La rentrée scolaire, voilà un moment que personnellement j’apprécie à sa juste valeur. Signe que je vais pouvoir à nouveau faire sonner les dernières sorties reçues sur la chaine Hi Fi du salon, au volume réglé à 11. Plus de souci à se faire sur la présence dans les parages des oreilles chastes de la descendance.
Le casque audio au gnouf ! Plus de censure en quelque sorte… Voilà d’ailleurs un concept qui n’a pas cours dans la rédaction, et j’espère bien que cela ne changera pas.
Depuis le 26 juin 2001, jamais un article s’est retrouvé censuré pour une raison quelconque. J’arrête tout de suite les trolls et boulets qui aiment se déverser dans les commentaires. Oui, vos déjections sont mises à la corbeille dès lors que vous vous adonnez à l’insulte. Si vous n’êtes pas d’accord avec un article, faites un effort, argumentez, et respectez le point du vue du chroniqueur. Sinon, du balai. Pour en revenir à la censure, quand bien même cela provoque des crises d’urticaire chez certains musiciens ou labels un peu susceptibles, on ne changera pas notre fusil d’épaule pour être bien vus. Ne comptez pas sur moi pour sacquer l’auteur d’un article qui chiffonne un artiste qui n’aime que la flatterie de l’égo. Je suis sur que ce dernier trouvera de quoi être satisfait sur d’autres sites sur la toile, qui censurent sans hésiter.
Et qu’on se le dise, il n’y a pas de bonne raison pour tailler dans une chronique et éviter qu’elle froisse. Cela n’a rien de responsable de brider la liberté d’expression. Sauf si l’on est sensible aux arguments sonnants et trébuchants des annonceurs, ou d’autres formes de chantage de tel ou tel label. Le degré de professionnalisme n’entre pas non plus en ligne de compte, nous demeurons pour notre part fidèle à la seule chose qui compte, dire franchement si tel ou tel album vaut plus que le silence. Ou pas. C’est notre modeste contribution à la liberté de la presse, ou la Belgique et la France, figurent respectivement en 23ème et 44ème place du classement 2014 de Reporters Sans Frontières. Pas folichon.

Dans un autre domaine pas folichon, on en a un peu marre dans la rédaction de ces sujets qui refleurissent à chaque rentrée (dans la presse on appelle ça un marronnier, ces articles qui brodent dans le vide), dont le lot commun, la « réunionite », qui accable les groupes dont le line up d’origine n’est plus. Pantera, Sepultura, Gun’s N Roses, on prend les même et on recommence… On peut comprendre l’agacement des principaux intéressés. D’autant que cela fait plusieurs décennies que certains s’acharnent à évoquer le sujet. Trop rares sont ceux qui ont la franchise de reconnaitre que l’intérêt artistique d’un tel évènement est très relatif, d’ailleurs quand un album sort, le chef d’oeuvre n’est pas au rendez vous, on doit se contenter au mieux d’une galette décente. En revanche la tournée mondiale de reformation sera bien entendu très lucrative. Faut bien vendre parait-il. Pour notre part nous limiterons au maximum les articulets sur le retour de la revanche de Led Zeppelin et autres vieilles gloires qu’il n’est pas forcément judicieux d’exhumer.

Hamster.