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9 Chambers – 9 Chambers

9 Chambers, un groupe basé à Los Angeles, constitué récemment, dont le line up aux noms alléchants donne une idée précise du potentiel, Greg Hampton (connu pour avoir bossé avec Alice Cooper) à la guitare et au chant, Ed Mundell guitariste émérite en rupture de Monster Magnet, Vinny Appice à la batterie (Dio, Black Sabbath, Heaven And Hell) et Jorgen Carlsson (Gov't Mule). Alors on va forcément penser qu'un tel line up ça ne produit pas de la soupe industrielle. C'est pas faux. Mais gardons la tête froide, en dépit du talent indéniable de la section rythmique et des riffs lourds posés par Ed Mundell, le sieur Hampton est un poil trop à la peine du côté du chant, et frôle parfois l'insupportable. 
Le groupe fait appel à nombre de références musicales que les plus jeunes d'entre vous n'ont pas connus. Des références entendues bien souvent en provenances des années 70 qui sonnent comme les deux décennies suivantes.
Du Hard Rock en somme. A l'ancienne. Avec suffisamment d'expérience pour faire agréablement passer des titres surannés et prévisibles entre les esgourdes (et je ne parle pas de la dégoulinante tirade de Can't Turn Your Back en guise de ballade, a la limite une faute de goût sur 14 titres ça pouvait passer).
Les plus anciens d'entre nous n'y seront pas insensibles (et pas seulement parce que la surdité est plus répandue à partir d'un certain âge !). L'ensemble est relativement solide à défaut d'emballer vraiment, la faute à un recyclage un poil trop appuyé de vieilles recettes qui font penser à un album de remixes. Et puis, malgré la briéveté des compos, cela donne l'impression de tirer sur la longueur un tantinet. Pas suffisamment accrocheur (sauf à de trop rares moments comme Bury Yourself) pour mériter vraiment l'appellation de "supergroupe". 
 
Hamster (05/10)
 
 
 
Samson Records / E1 Entertainment – E a r music – 2011 
 
01. Lives Moves On 02. Majik Bumber 03. One Thing Missing 04. Know Your Enemy 05. What’s It Gonna Get 06. All But Done 07. Bury Yourself 08. Can’t Turn Your Back 09. Other Side Of Time 10. Indeed The Sun 11. Use U Up 12. Cut – n – Runn 13. No Escape 14. Darker Side Of Sunshine 

Esoteric – Paragon Of Dissonance

Ce n'est pas le tubercule virulent de la rédaction qui va me contredire, mais en général, quand une chronique tarde à sortir, ce n'est pas bon signe. Exception faite de celles qui sont restées coincées dans les tuyaux à l'insu de notre plein gré.
Avec le groupe de Birmingham, il y a toujours un poil d'appréhension avant de faire le grand plongeon, d'autant que le groupe à encore une fois sorti un double album, à la durée imposante. Une heure et demie dans les tréfonds d'un Doom funéraire et abyssal. Il avait tout pour me plaire ce double album, d'ailleurs les âmes sensibles de la rédaction avaient décrété Esoteric instrument de torture officiel (chacun ses méthodes, mais un chroniqueur spécialisé uniquement dans le Heavy metal en spandex teuton après une séance d'écoute d'Esoteric, il rend ses chroniques en avance, et s'il le faut il invente des groupes pour rester occupé). Et pourtant ça coince, et il a fallu des séances d'écoutes intensives pour débusquer le malaise. 
Ce n'est pas la durée conséquente de l'album, quand on aime le Doom, ce n'est pas cet aspect qui pourrait rebuter, au contraire. Avec Esoteric on sait à quoi s'attendre, une apocalypse sonore qui s'étend au ralentit épaulée par une production massive. Les vocalises de Greg Chandler sont toujours aussi convaincantes (les hurlements sur Aberration hérissent les poils dans le bon sens). Quand le groupe enclenche le rouleau compresseur on se laisse broyer, et on en redemande.
Alors le malaise surgit, on se surprend à décrocher, à avoir une attention somme toute sinusoïdale.  Les parties atmosphériques, planantes n'accrochent pas, au point qu'on en est à attendre avec impatience le moment ou le groupe va en remettre une couche, c'est le cas sur Disconsolate. Quand Esoteric piétine les conduits auditifs, c'est irresistible. Est ce du à la moindre présence des claviers bien plus présents sur The Maniacal Vale ? Possible.  Le dépouillement avec des envolées à la sauce Pink Floyd et les solis de guitares, laissent un goût amer d'abus de sauce crème anglaise sur le pudding. Cela dit Paragon Of Dissonance possède à chaque morceau un passage intense et accrocheur. C'est tout le paradoxe de l'album qui laisse l'impression que l'équilibre n'a pas été totalement respecté. Une relative déception de la part d'un groupe qui nous à habitué à l'excellence en près de 20 ans d'existence.
 
Hamster (07/10)
 
 
 
 
Season Of Mist / 2011
 
Tracklist (93 minutes)
CD 1: 1. Abandonment 2. Loss of Will 3. Cipher 4. Non Being
CD 2: 1. Aberration 2. Disconsolate 3. Torrent of Ills
 

Black Sun Aeon – Blacklight Deliverance

Black Sun Aeon ? Une piqure de rappel, c'est une autre escapade solo de Tuomas Saukkonen qui est surtout connu pour son groupe Before The Dawn, pour ne citer que le combo le plus célèbre de ses 5 groupes actifs. L'étiquette doom dont le projet est parfois affublé est ici un tantinet exagérée, seul "Horizon" peut ici être catalogué Doom / Death avec son entame de pachyderme (mais ça ne dure pas, hélas). Non, tout au plus nous avons dans les conduits auditifs un metal sombre avec des vocalises à la sauce "beauty and the beast" et la noirceur à tendance à s'effacer rapidement au profit de mélodies accessibles au plus grand nombre. On accordera également le bénéfice du doute au morceau "Sheol", le plus percutant de l'album.
Il reste encore des moments sombres, moins nombreux qu'auparavant et c'est bien dommage, tant ils bien plus convaincants que les passages un poil mièvres au chant clair. Le problème c'est que les accords un brin convenus et prévisibles s'étirent en longueur, et ne sont pas des plus accrocheurs. De là à penser qu'à force de se disperser Tuomas se fourvoie, il n'y a qu'un pas. Blacklight Deliverance est une longue épreuve linéaire, pas intolérable n'exagérons rien, mais cette quarantaine de minutes défile sans laisser de traces probantes. A vous de voir si vous êtes fan du bonhomme. Intérêt somme toute relatif.

Hamster (05/10) 

www.myspace.com/aeonoftheblacksun

blacksunaeon.com/ 

Cyclone Empire / 2011

Tracklist (40 min. environ)

01. Brothers 02. Solitude 03. Sheol 04. Oblivion 05. Horizon 06. Wasteland 07. Nightfall