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Hamster Forever
Sep
24
Avouons-le tout de suite, crevons l’abcès dès la première ligne, histoire que les choses soient bien claires : les derniers albums d’Exodus me laissent de marbre. Merde, où sont passées la patate, l’énergie du groupe ? Il me suffit d’écouter à la suite Bonded By Blood et The Atrocity Exhibit A pour être pris par des pulsions de meurtre au vu de l’évolution du groupe. Dès lors, l’annonce de la sortie d’un side-project de Rob Dukes ne m’avait pas vraiment intéressé… jusqu’à avoir posé une oreille distraite sur ce premier opus. Et là, BAM, la révélation, la surprise, le une-deux-crochet-du-gauche-uppercut-du-droit dans la tronche.
Generation Kill ne fait pas semblant et envoie sacrément la purée et, même s’il ne s’agit pas de Thrash à proprement parler, ce Red White And Blood fait du bien par où il passe. Le principal atout de ce combo est l’efficacité au niveau des riffs de guitare. Pas de fioritures, de plans hyper compliqués (Generation Kill fait du crossover, pas du Dream Theater), l’accent est mis ici sur l’énergie brute (les deux morceaux d’ouverture en étant une excellente preuve) et l’urgence. Cependant, le combo ne s’enferme pas pour autant dans ce canevas et peut faire preuve d’une maîtrise intéressante, plus particulièrement sur un « Self-Medicating » ou un « Dark Days » presque déplacé sur l’album, tant il débute en rupture avec les autres compos. Vous l’aurez compris, que vous soyez fans de morceaux bourrins ou de compos plus travaillées, vous serez bien servis par Generation Kill. Au vu du CV des participants au projet, on pouvait s’attendre à du solide ou à une déception. Sur le coup, Generation Kill se range du côté des bonnes surprises en nous livrant un premier effort concluant. Curieux de voir ce que cela donnera en live…
Mister Patate (07/10)
www.generationkillband.com
www.facebook.com/GenerationKillOfficial
Season Of Mist / 2011
Tracklist (47:56)
01. Hate 02. Red White and Blood 03. Feast for the Wolves 04. Self-Medicating 05. Depraved Indifference 06. Slow Burn 07. Section 8 08. Walking Dead 09. Dark Days 10. Let Me Die 11. Wish (Nine Inch Nails Cover)
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Hamster Forever
Sep
13
Compte tenu des albums de moins en moins passionnants sortis par le groupe allemand ces dernières années, je n'étais guère emballé à la vue de ce nouvel arrivage. Un poil plus d'an après la sortie de Memorial Roots, qui n'avait pas grand chose d'inoubliable, ce neuvième opus est plutôt rassurant. Les fans seront une fois encore en terrain connu, Andy excelle toujours au chant et l'exécution est au poil avec un son qui dépote. A n'en pas douter Axel Heckert à fait un bon boulot derrière les manettes au "studio 22" à Ludwigsburg (près de Stuttgart).
Malgré tout, l'ensemble n'atteint pas la perfection que le groupe tutoyait il y a encore quelques années. La faute sans doute à un rythme de sorties d'albums intensif, qualité et quantité ne font décidement pas bon ménage chez Brainstorm. Le groupe réédite avec aplomb les mêmes fautes de gout (je ne parle pas de couvertures d'album), en démarrant (comme dans Memorial Roots) avec un titre poussif, guère accrocheur. Heureusement, en un clin d'oeil (humour Kolossal, oui, il y a un rapport avec le titre), la composition suivante, plus agressive relève le niveau.
"In These Walls" n'est pas le titre le plus approprié pour présenter l'album (c'est néanmoins celui ci qui a été choisi pour la première vidéo), mais au moins cette fois on ne se vautre pas dans la mièvrerie (rien à voir avec "Nailed Down Dreams" de Memorial Roots), il y a du mieux ! Au rayon lourdingue et manquant de souffle, les titres Temple Of Stone et My Own Hell n'ont pas d'arguments pour provoquer l'enthousiasme. Un brin banal, mais tenant la route Still Insane est efficace. En revanche, les amateurs les plus agités du groupe apprécieront les hymnes accrocheurs qui mettent les guitares agressives en avant, tels "Dark Life", "No Saint No Sinner" (et son intro trompeuse) ou le percutant "Where Your Actions Lead You To Live". "A life On Hold" devrait également convaincre avec sa tonalité proche de Judas Priest.
Brainstorm nous livre un album plus inspiré sans avoir laché de lest sur ses ingrédients traditionnels et ses travers. Les fans s'y retrouveront sans peine, et seront soulagés de voir que le groupe à beau dépasser largement les 20 ans d'existence, il a encore un peu de jus.
Hamster (07/10)
AFM Records / 2011
Tracklist (45:33) 1. Below The Line 2. In The Blink Of An Eye 3. Temple Of Stone 4. In These Walls 5. Still Insane 6. Dark Life 7. No Saint – No Sinner 8. Where Your Actions Lead You To Live 9. A Life On Hold 10. My Own Hell
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Hamster Forever
Sep
1
Avec une régularité de métronome, Nightrage se rappelle aux bons souvenirs des amateurs de Death Metal mélodique à la sauce suédoise en livrant un nouvel album studio tous les deux ans, quelles qu'en soient les circonstances. Qu'il pleuve, qu'il neige, que la moitié du groupe se barre pour jouer de la pop, rien n'entame la tenacité de Marios Iliopoulos qui demeure sans faille. Et cette fois le miracle à eu lieu, il n'a pas eu à reconstruire le groupe, fait assez rare pour être signalé, l'équipe qui avait enregistré "Wearing A Martyr's Crown" en 2009 est reconduite au complet pour "Insidious".
Mais à la différence de l'album précédent ou Marios avait fait une pause dans l'appel à une brochette de potes renommés, il a ressorti son carnet d'adresses et à ramené des invités emblématiques pour Nightrage. L'ancien guitariste du groupe Gus G. (OZZY OSBOURNE, FIREWIND) qui livre deux apparitions, Tomas S. Englund (EVERGREY) livre quant à lui des passages au chant clair et mélodique (sur les mêmes titres que Gus G, "Wrapped In Deceitful Dreams" et "Solar Corona"). Au chant également, Apollo Papathanasio (FIREWIND, SPIRITUAL BEGGARS), qui apparait sur trois titres (Delirium Of The Fallen", "This World Is Coming To An End", et "Photograph"). John K (BIOMECHANICAL) amène ses claviers sur deux titres ("Solar Eclipse" et "Emblem Of Light"). Et enfin (et surtout) Tomas Lindberg est présent sur trois titres et non des moindres ("Insidious", "Sham Piety", and "This World Is Coming To An End").
La présence des invités ne déséquilibre pas l'album, on aurait pu se retrouver avec un album bancal, ou les compos sans intervenant extérieur au groupe auraient sonné un ton en dessous des autres. Il n'en est rien : le titre le plus agressif et percutant "Cloaked In Wolf Skin" n'a pas d'invités, et l'un des plus mélodiques "Utmost Ends Of Pain" non plus. Enfin "Hate Turns Black" dont le refrain s'incruste aisément dans la cervelle n'a pas non plus d'invités. A la production Fredrik Nordström aux manettes livre encore une fois une copie au poil. L'ensemble tient solidement la route, et dans tous les registres.
Alors bien sur, il n'y a pas de surprise du côté de la musique, mais faut il encore rappeler que ce n'est pas la démarche de Nightrage qui reste délibérément campé sur ses positions ? Nightrage livre tambour battant une bonne dose de Death Metal agressif et un poil mélodique, accrocheur et efficace à défaut d'étonner. C'est le postulat du groupe depuis 2003, et il n'a jamais été question d'en déroger. Marios et ses comparses s'adressent exclusivement aux amateurs de Death Metal mélodique, point final. Dans la veine de ce que le groupe propose depuis ses débuts, le groupe devrait convaincre sans peine les amateurs du style et c'est bien l'essentiel.
Hamster (09/10)
www.nightrage.com
www.facebook.com/nightrage
Lifeforce records / 2011
Tracklist (en. 53 minutes) : 01. So Far Away (intro) 02. Delirium Of The Fallen (Apollo Papathanasio) 03. Insidious (Tomas Lindberg) 04. Wrapped In Deceitful Dreams (Gus G. and Tom S. Englund) 05. Hate Turns Black 06. Sham Piety (w/ Tomas Lindberg) 07. Cloaked In Wolf Skin 08. This World Is Coming To An End (w/ Tomas Lindberg, Apollo Papathanasio) 09. Utmost Ends Of Pain 10. Poignant Memories 11. Hush Of Night 12. Poisoned Pawn 13. Solar Eclipse (Prelude) (w/ John K) 14. Solar Corona (w/ Gus G. and Tom S. Englund) 15. Emblem Of Light (outro) (w/ John K) *16. Photograph (DEF LEPPARD cover; Apollo Papathanasio) * édition japonaise