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Chimaira – The Age Of Hell

Hamsterchimaira_The_Age_of_Hell1541120811Dans la rédaction, il faut bien avouer que ceux qui attendent avec impatience un nouvel album du groupe originaire de l'Ohio sont moins nombreux qu'auparavant. La faute en incombe sans doute à un cinquième album qui n'avait guère convaincu après le percutant "Resurrection" (2007). "The Infection" sorti en 2009 était un poil trop lourd, trop glauque et manquait singulièrement d'énergie.  D'une certaine manière, Chimaira s'était égaré sur de sombres chemins de traverses, et n'en est pas sorti totalement indemne. Au delà du changement de label, l'année 2010 s'est révélée pour le moins chaotique, le bassiste Jim LaMarca à quitté le navire le premier, suivi par le batteur Andols s'est fait de nouveau la malle, et enfin Chris Spicuzza (claviers et samples) met fin à 10 ans de collaboration avec le groupe. 

Dans une telle situation, l'alternative est simple, crever à petit feu ou rebondir. Pas de suspense insoutenable, Chimaira se sort revigoré par tous ces changements, et propose un sixième album plus accessible (mais pas moins brutal) que le précédent, aux oubliettes la lourdeur étouffante. Le titre éponyme ne laisse aucun doute sur la qualité de la mixture qui frappe fort d'entrée. 

Le rouleau compresseur reprend sa vitesse de croisière et l'on ne va pas déplorer cet état de fait ! Mieux encore, les compos plus lentes ne sont pas marquées par la torpeur qui envahissait The Infection, losing My mind, Time Is Running Out ou Beyond The Grave sont aussi accrocheuses et aggressives qu' l'entame musclée de The Age Of hell et d'autres missiles tels Born In Blood ou Trigger Finger. Le groupe ne se restreint pas à une seule atmosphère, et au fil de l'écoute de l'album, on ne peut que constater la solidité du nouveau line up. Le changement de section rythmique n'a pas entamé la puissance de feu du groupe. Chimaira conclut son retour en forme avec un titre instrumental Samsara, plutôt efficace, qui rappellera aux plus anciens fans l'album Impossibility Of Reason. D'ailleurs pas mal de détails rappellent cet album, son énergie, la variétés des compositions, les refrains accrocheurs (Losing My Mind) et une agressivité maîtrisée, sans pour autant virer à la copie carbone. En tout cas souhaitons que ce regain de vigueur ne soit pas un feu de paille. 

Hamster (08/10)

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E1 music – SPV / 2011

Tracklist (49:50)

1. The Age of Hell 2. Clockwork 3. Losing My Mind 4. Time is Running Out 5. Year of the Snake 6. Beyond the Grave 7. Born in Blood 8. Stoma 9. Powerless 10. Trigger Finger 11. Scapegoat 12. Samsara

 

 

Hackneyed – Carnival Cadavre

Hamsterneyed270720111156Hackeneyed avait fait sensation il y a quelques années en Allemagne, au point de faire jubiler Nuclear Blast, qui avait proposé un deal à ce jeune groupe dont la moyenne d'âge n'excédait pas 16 ans. Après l'album de la confirmation (chronique par ici), ce Bad 4 Good (groupe oublié dont le plus vieux membre était âgé de 16 ans) du death metal serait il aussi un feu de paille ?

Voilà le groupe désormais chez Lifeforce records avec un troisième album qui laisse sur sa faim. On part sur une bonne idée, mais qui masque difficilement le manque d'inspiration du groupe, on commence par un délire de fête foraine, teinté d'humour colossal et on balance une bonne pelletée de riffs gras et lourds. Croyez moi, le death pachydermique qui ratatine la tronche, en général je suis bon client mais là non. Désolé ça ne passe pas, c'est bouffi, pesant et un poil essouflé. Bourré de clichés déjà entendus ailleurs avec un poil plus de pêche. Paradoxalement ce sont les morceaux un peu dynamiques qui sortent du lot. Mais au beau milieu de cette pagaille, ils ne sont que quatre à vraiment accrocher les conduits auditifs : Raze The Curtain (bonne entrée en matière), Maculate Conception (qui sort du lot après trois morceaux poussifs), Magic Malignancy (très rapide et très efficace) et Feed The Lions. Au delà de ces morceaux, le groupe s'égare et manque singulièrement de souffle. A vous de voir.
 
Hamster (05/10)

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Lifeforce Records / 2011

Tracklist (41 min. environ) : 01. Raze The Curtain 02. Bugging For Mercy 03. Infinite Family 04. Damn (You’re Dead Again) 05. Maculate Conceptio 06. Coulrophobia 07. Circus Coccus Spirilly 08. Magic Malignancy 09. Feed The Lions 10. Cure The Obscure 11. Holy Slapstick 12. Extra Terroristical 10. Standing Necrovation

 

Sepultura – Kairos

Il y a toujours une sorte de délire un poil mystique qui entoure le groupe depuis le départ de Max cavalera un soir de décembre 1996. Un délire qui oscille entre espérance de voir le reste du groupe s'en relever et nous sortir l'album qui enterre tout sans contestation possible, et incrédulité.
Kairos, 12ème sortie du groupe n'y échappe pas. Depuis Against on a sans doute tendance à attendre beaucoup et de se retrouver systématiquement déçu. Alors forcément le rythme cardiaque augmente d'un poil quand on apprend la signature du groupe chez Nuclear Blast, et que plus tard le label teuton proclame qu'on va se prendre en pleine tronche LE retour aux sources qu'on attend tel le messie d'une secte improbable.
Alors Kairos est il le messie tant espéré ? J'aurais réellement aimé pouvoir l'affirmer haut et fort. Malheureusement c'est un poil plus compliqué que ça. Kairos, comme son nom l'indique laisse encore un peu de place à un album entouré de concept, mais beaucoup moins que son prédecesseur. Kairos, le mot, est lui même un concept, "le temps de l'occasion opportune". Vous voyez le topo ? Non ? Dans ce ce cas reportez vous à l'histoire de la Grèce Antique, aux alentours du IVe siècle pour y voir plus clair. 
Pour en revenir à la musique, le concept en questions s'illustre par la présence de 4 interludes instrumentaux sobrement intitulés "2011″, “1433″, “5772″ et “4648". Leur utilité est très relative. Outre les interludes dispensables, on ne peut pas dire que l'album démarre sur des chapeaux de roues, un Spectrum lent comme un pachyderme qui ne reste pas en mémoire. Kairos n'est guère plus convaincant, ça défile, c'est pesant (même à un rythme plus soutenu la sauce ne prend pas), Andreas flatte la fibre nostalgique sur Relentless mais rien n'y fait, on frole l'ennui.
Jusqu'à cette reprise qui soulève une paupière de surprise, mais que vient faire cette inutile cover de Ministry ? Et puis le soufflé retombe. Mais ne lâchons pas le morceau, l'album décolle (enfin) avec le morceau "Mask", tout en puissance. Passons l'interlude et on enchaine une bonne série "Seethe" et "Born strong" déboitent. L'ambiance retombe avec un poussif "Embrace the Storm", heureusement suivi par un "No One Will Stand" qui ébourriffe, et en guise de final une reprise de Prodigy, Firestarter et un Point Of No Return qui méritait plus que le statut de titre bonus. Le retour aux sources est un brin présent, le groupe flatte la nostalgie en déterrant la période Beneath The Remains / Arise. Mais cela ne produit que partiellement son effet. Nous voilà avec 5 morceaux vraiment accrocheurs qui valent l'écoute.  Parmi les points forts de l'album, on retiendra une production au poil, orchestré par le fameux Roy Z. Le groupe s'est adjoints ses services tout en conservant le studio ou l'album précédent A-Lex avait été enregistré en 2009 (Trama Studios à São Paulo). Mais nous avons un paquet d'interludes à oublier, une reprise sans intérêt, contre une autre un poil plus intéressante, et une pelletée de morceaux à la limite de l'indigence. Dommage.

Hamster (05/10)

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Nuclear Blast / 2011
Tracklist (45:51) 01. Spectrum 02. Kairos 03. Relentless 04. (2011) 05. Just One Fix [Ministry cover] 06. Dialog 07. Mask 08. (1433) 09. Seethe 10. Born Strong 11. Embrace The Storm 12. (5772) 13. No One Will Stand 14. Structure Violence (Azzes) 15. (4648) 16. Firestarter [The Prodigy cover] [Deluxe Edition bonus] 17. Point Of No Return [Deluxe Edition bonus] + making of DVD [Deluxe Edition bonus]