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Unearth – Darkness In The Light

unearth-darknessC'est dans les vieux pots qu'on fait, parait-il, la meilleure soupe. C'est pas faux comme dirait l'autre, mais à condition de l'épicer un maximum alors ! Je ne sais pas si la bande à Trevor Phipps s'y entend en matière cullinaire,  en revanche pour le Metalcore, il est de notoriété publique que leur savoir faire n'a rien d'une légende urbaine. Les pionniers du metalcore sont bien de retour, avec un cinquième album qui voit le jour 3 ans après le décevant  "The March" qui manquait de presque tout, d'inspiration, d'agressivité… il n'y avait guère que le son qui était pleinement satisfaisant. Si vous aviez apprécié le pilonnage intensif dans l'album "III In The Eyes Of Fire", Darkness In The Ligfht devrait vous ravir au point de faire du stage diving dans votre salon : le combo du Massachusetts revient aux fondamentaux du style, du metalcore agressif qui vous saute à la gorge, durant une petite quarantaine de minutes, il n'y aura pas de répit, à l'exception de quelques vocalises au chant clair un poil trafiquées (bien moins gênantes que l'abus de chant mielleux dont étaient coutumiers trop de groupes du même style). 
Comme en 2008, la production est bétonnée par le guitariste de Killswith Engage, Adam Dutkiewicz. Mais cette fois, les compos sont plus accrocheuses. A défaut d'innover, le groupe nord américain revient à ce qu'il sait faire de mieux, tabasser en cadence les esgourdes, sans négliger quelques siolis de guitare de haute volée. Seule réelle nouveauté qui s'entend nettement, l'apport du solide batteur de Killswitch Engage pour l'enregistrement de l'album. A l'évidence les similitudes avec Killswitch se font parfois entendre, mais heureusement, elles viennent pas ramollir outre mesure lq tonalité agressive de l'album. Les amateurs du groupe, les déçus de Killswitch Engage (parti à la dérive puis un bail), et de metalcore qui ne tortille pas de refrains langoureux pour passer à la radio à tout prix, seront sans doute emballés. Solide, efficace, du metalcore comme on aime en somme.
 
Hamster (08/10)

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Metal Blade Records / 2011

Tracklist (38:49) 01. Watch It Burn 02. Ruination Of The Lost 03. Shadows In The Light 04. Eyes Of Black 05. Last Wish 06. Arise The War Cry 07. Equinox 08. Coming Of The Dark 09. The Fallen 10. Overcome 11. Disillusion

 

Pain – You Only Live Twice

hamster-paintwice17162011Depuis le temps que Pain existe, il serait un poil injuste de considérer aujourd'hui encore que ce groupe n'est qu'un projet à côté d'Hypocrisy, alors que voici dans les bacs le 7ème album du groupe. Nappes de claviers consistantes en guise d'intro, grosses guitares saturées, accompagnés d'un tabassage en règle de la section rythmique et vocalises agressives, Let Me Out figure comme une entame efficace de ce nouvel opus. On ne pourrait pas en dire autant de Feed The Demons un brin poussive, mais signe de variété malgré tout. Comme d'habitude Peter Tägtren ne s'en tient pas à une seule facette. On retiendra surtout un refrain accrocheur. A l'instar de The Great Pretender qui ne laissera guère de trace mémorable, en dépit d'un ryhtme un peu plus enjoué, et à l'exception du refrain qui attire encore l'attention.
S'il n'y a qu'un titre de l'album à retenir ce serait à l'évidence "Dirty Woman", single accrocheur et détonnant (son chant qui rappelle AC/ DC, Accept du temps de sa gloire ?), imparable. Varié comme toujours, produit de main de maître par Peter en personne (pas d'essoufflement en vue sur ce point), You Only Live Twice est efficace et varié. Il devrait satisfaire sans peine les amateurs du groupe, mais tout de même cet opus laisse parfois un arrière goût d'inachevé, certaines compos baissent d'intensité et ne tiennent pas toujours leurs promesses, un poil balisées (un titre comme "We Want More", ou "Monster",  dynamiques mais un peu prévisibles par exemple). En attendant, ce sont surtout nos amis les brutes qui pourront se réjouir, la sortie de cet album de Pain est annonciatrice de bonne nouvelle, après tout c'est bientôt l'heure d'un nouvel album d'Hypocrisy ! 

Hamster (06,5/10)

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Nuclear Blast / 2011
 
Tracklist : 1. Let Me Out 2. Feed the Demons 3. The Great Pretender 4. You Only Live Twice 5. Dirty Woman 6. We Want More 7. Leave Me Alone 8. Monster 9. Season of the Reaper

 

Arch Enemy – Khaos Legions

Hamsteraekhoas062011Chroniquer un album d'Arch Enemy ce n'est vraiment pas une affaire simple qu'on torche entre deux apéros avec la horde de brutes wallonnes. Hélas non, c'est une séance qui nécessite un grand nombre d'écoutes attentives. C'est un impératif afin de pouvoir en déceler la substantifique moelle métallique, tant le groupe maitrise son propos et à, en l'espace d'une décennie, poussé au plus haut niveau ses standards pour produire ses compositions.

Pourtant, il serait aisé de flinguer l'apparente paresse intellectuelle des frères Amott, en taxant le manque d'inspiration de Khaos Legions par exemple. Ce serait un poil expéditif, et négliger le fait que le groupe propose une recette unique en son genre (la concurrence du même niveau ne se bouscule pas). Khaos Legions opére avant tout une synthèse entre les deux albums précédents, la tendance très mélodique de Rise Of The Tyrant, alliée à la brutalité mise en avant dans Doomsday Machine.

Et ce huitième album ne va pas décevoir les fans, après trois ans de longue attente, sans nouveau matériel digne de ce nom à se mettre entre les esgourdes (je fais volontairement l'impasse sur Root Of All Evil dont l'utilité demeure à ce jour très relative). D'emblée, le son est énorme, bonne nouvelle, la production est au poil. Comment pouvait il en être autrement avec le retour de Rickard Bengtsson aux manettes (rappelez vous, il s'était occupé du massif Doomsday…), sans oublier le fidèle Andy Sneap au mixage, garant de la signature sonore du groupe. Et ce premier point positif n'à rien de négligeable dans l'arsenal du groupe, cette fois la batterie n'a pas subi les outrages de l'album précédent (hé non je n'apprécie toujours pas la façon dont Fredrik Nordström s'en était occupé).

Angela et les garçons nous livrent un album efficace, certes sans (bonne ou mauvaise) surprise non plus diront les mauvaises langues. On retrouve la brutalité extrème de Doomsday Machine (« Bloddstained Cross » et « Cruelty Without Beauty » dépotent particulièrement). Cela dit en 15 ans d'existence, il est plus facile de renouveler sa garde robe que son stock de riffs. Il n'en demeure pas moins que les frères Amott font sonner leurs passages mélodiques comme personne et tabassent à coups de riffs thrash qui collent aux murs accompagnés d'une section rythmique implacable.

Aux vocalises, Angela n'en fait pas des tonnes. Ses textes demeurent dans la continuité de ce qu'elle écrit depuis Anthems Of Rebellion, un poil contre l'ordre établi qui saccage la planète. À défaut de faire du neuf, la routine est exécutée brillamment et efficacement. Arch Enemy use sans doute de vieilles ficelles, mais elles sont nombreuses, suffisamment accrocheuses et variées. Les fans devraient s'y retrouver sans peine. Les réfractaires en revanche ne pourront pas être convaincus, mais ça, ce n'est pas nouveau. Alors le manque d'inspiration de cet acabit, ça vaut assurément plus que le silence !

Hamster (08/10)

 

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Century Media Records / 2011

Tracklist : 1. Khaos Overture (instrumental) 2. Yesterday Is Dead and Gone 3. Bloodstained Cross 4. Under Black Flages We March 5. No Gods, No Masters 6. City of the Dead 7. Through The Eyes of a Raven 8. Cruelty Without Beauty 9. We Are A Godless Entity (instrumental) 10. Cult of Chaos 11. Thorns In My Flesh 12. Turn To Dust (instrumental) 13. Revenge Is Mine 14. Secrets