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Byfrost – Of Death

Byfrost-hamster-of-death-06011Le jeune trio de Bergen (Norvège) à encore frappé, après un premier album chaudemment acceuilli par la critique (certains allant jusqu'a clamer l'arrivée du nouvel Immortal dans l'arène, rien que ça !). Deux années après Black Earth, Of Death surgit dans les bacs. Avouons le d'emblée, on en a vu d'autres (et on s'est payé le luxe de zapper le premier album), et dans la rédaction personne ne s'est battu pour chroniquer cette galette de vikings passablement énervés. Pourtant le nom aurait du attirer l'attention de nos amateurs de vikings barbus, après tout Bifröst est le nom du pont qui relie  Midgard et Asgard… 
Rien n'y à fait et pour le coup, je dois bien avouer que je ne regrette pas l'absence de réaction de la meute brutale de la rédaction… Car la mixture est plutôt épicée et musclée. En premier lieu Byfrost bénéficie d'un gros son concocté par le groupe et avec l'aide derrière les manettes d'Herbrand Larsen et  Ice Dale (Enslaved). Ensuite, ajoutez des riffs Thrash – Death – Black metal administrés avec furie et talent, et une section rythmique à la précision redoutable. Et vous avez la nouvelle sensation en provenance de Norvège prête à tout dévaster sur son passage ! On retiendra également les vocalises d'HeavyHarms qui n'ont rien à envier aux vieilles gloires de Norvège. On regrettera avant tout la sobriété du groupe, 8 titres à se mettre sous la dent c'est un poil frustrant (Sorgh l'avant dernier est un instrumental en deçà du reste des munitions fourbies par les norvégiens). Venimeux, accrocheur, et solide, le deuxième album de Byfrost mérite une attention particulière des amateurs de Death, Thrash et Black metal. Très recommandable.

Hamster (08/10)

www.facebook.com/BYFROST

myspace.com/byfrostmetal

AFM Records / 2011

Tracklist (37 min. env.) 1. May The Dead Rise 2. Eye For An Eye 3. Buried Alive 4. Of Death 5. Full Force Rage 6. Shadow Of Fear 7. Sorgh 8. All Gods Are Gone

 

Buried In Black – Black Death

bib-hamster-06011Le nom du groupe et le titre de l'album ne laissent pas de doute sur la marchandise véhiculée par cette horde teutonne en provenance du nord de l'Allemagne. On a affaire ici à du Death Metal brutal (tendance Old School crade) qui tabasse sans répit, avec en prime des influences Black metal qui se font bien discrètes sur l'album (quelques vocalises pas vraiment marquantes, à l'exception des titres "Lest We Forget" ou "Act Of Caprice"). 
En fait si l'on n'est pas (trop) exigeant (et que l'on fait par la même occasion abstraction de la foule de groupe similaires), on peut se dire que  les teutons remplissent le contrat haut la main : on se prend dans les conduits auditifs durant une petite quarantaine de minutes un pilonnage intensif dont le défaut majeur est sans conteste un propos un poil linéaire. 
En bref ça manque un peu de variété, le groupe évite la moindre prise de risque pour se distinguer de la masse de groupes qui nous promettent chaque jour La boucherie ultime, l'équarrissage majeur et sanglant des cages à miel. Alors à défaut d'être original et captivant, Buried In Black tabasse. On doit au moins reconnaître que le groupe possède un savoir faire réel et maîtrise son Death Metal de bucheron sans peine. Seulement voilà on l'a déjà vu et entendu à maintes reprises ce genre de moulinage, du coup ça laisse sur sa faim. Après tout ce n'est que le premier album,  au moins on peut leur accorder le bénéfice du doute, ça laisse espérer que le groupe de Hamburg sorte des sentiers battus à l'avenir.
 
Hamster (06.5/10)

www.buriedinblack.de

AFM Records / 2011

Tracklist (40 min. env.) 1. The Bait 2. Parasite's Paradise 3. 7.405.928 4. One Life Left 5. A Vast Hereafter 6. Lest We Forget 7. Act of Caprice 8. Godseed 9. Violand 10. One Ate Seven

 

In Flames – Sounds Of A Playground Fading

InFlms190511Contre

In Flames est un peu la base, la fondation de ma découverte du death dit mélodique (même s'ils ne sont pas les seuls) et lorsque les décriés Reroute to Remain et ses successeurs sont arrivés à mes oreilles, je n'ai jamais renié le groupe, bien au contraire je considère même qu'ils ont poursuivi leur propre parcours de maturation, l'âge aidant, leur musique a évolué tout en conservant une certaine dose de rage dans un melting pot de metal dit moderne aux forts apports de choses synthétiques, de rythmiques grosses comme le poing de Mike Tyson dans la gueule avec une production mettant en exergue les basses et un chant bien plus éloigné des fondements death du combo.

Un genre de musique pour les "djeunz" en mal de sensation de la part de quelque trentenaire prêt à ne pas se laisser déborder par les modes. In Flames ne suit pas la mode, il la crée (!). Aujourd'hui Jesper Strombläd, l'homme à l'origine de ce groupe suédois, n'en fait plus partie laissant certes des anciens tenir le groupe, des musiciens présents depuis quinze ans, et pourtant dès l'entame de Sounds Of A Playground Fading quelque chose se brise. On comprend alors que le blondinet s'en soit allé, son départ ne peut pas être uniquement dû à son addiction à l'alcool. Ce dixième album sort chez Century Media, les concurrents du label historique du groupe Nuclear Blast, et on se prend à croire que c'est le label lui même qui s'est débarrassé de son poulain prolifique et accessoirement pourvoyeur d'euros.

Sounds Of A Playground Fading est la pause récréative du quintet, un album cassant vingt ans de carrière où les mélodies sont impossibles à retenir faute d'inspiration, où le chanteur s'époumone pour rien, où les riffs sont trop pompés sur le passé ainsi que la dynamique des morceaux que l'on veut nous faire croire crue et puissante. Le grand mal de cet opus c'est sa mollesse prédominante même si quelques sursauts d'énergie figurent en bonne place soit en début de morceau soit de façon générale comme sur un calamiteux « The Puzzle » c'est un feu de paille qui laisse rapidement place à un manque d'inspiration doublé d'un cruel ressenti popisant. L'intro de « All for Me » sonne l'espoir du passé mais le constat est vite fait sur la tromperie, ce titre s'embourbe. « The Attic » est un instru tout mou et inutile tout comme l'interlude moisi « Jester's Door ». Seuls le très dynamique « Fear Is The Weakness » et le richement structuré « A New Dawn » avec ses violons peuvent espérés sauver les meubles. Quand arrive le très pop et sans âme « Liberation », on se dit : « Finalement, c'est bien mieux ainsi, la délivrance nous est livrée directement par le groupe sans devoir quémander la permission de sortir… ». Un triste résultat et un constat amer pour une sommité du metal… (04,5/10) Clayman

Pour

L'amertume n'est pas toujours là ou on le croit… Quand Clayman à poussé son râle d'agonie en livrant ses premières impressions sur le dixième opus des suédois, je craignais le pire et repoussais l'écoute. Pour finalement me retrouver avec une bonne surprise entre les esgourdes ! Il faut se faire une raison, une bonne fois pour toutes, In Flames ne fait jamais ce qu'attendent les fans du groupe au risque parfois de dérouter sérieusement nombre d'entre eux. En particulier les plus anciens qui attendent désèspérement un album à la sauce episode 667 dans la tronche.

Cela fait un bon moment que le groupe s'est éloigné du Death Métal mélodique d'antan, les choses étaient pourtant claires à la sortie de Reroute To Remain. A l'évidence, le groupe était une fois encore attendu au tournant, l'absence de Jesper Strombläd allait-elle laisser des traces ? Soyons clairs oui et non. Ce dixième album sort sous l'égide de Century Média, le groupe s'est affranchi définitivement du label Nuclear Blast après l'avoir viré au profit de Ferret Records il y a quelques années (le label teuton aura tout de même profité pendant 10 ans des retombées des ventes, pas loin de 2,5 millions mine de rien). On retrouve la griffe sonore d'In Flames, au rayon agressif des relents thrashs et un bon paquets de titres dynamiques qui ne sont pas boursouflés par des tonnes d'effets (reportez vous à Reroute To Remains), un retour organique mais pas au point non plus de nous ressortir un Episode 666 version 2011, en revanche The Puzzle, Darker Times, Enter Tragedy tabassent au poil et cela n'a rien d'un feu de paille au milieu d'un océan de guimauve ! L'album dure pas loin d'une heure mais pas une seule fois l'envie de zapper d'un titre à l'autre à la recherche d'une dose de speed, l'album accroche. Retour à ton organique, des compos variées, on peut tout de même regretter Jesper sur certains passages de guitare rythmique, mais dans l'ensemble Bjorn relève le défi et s'en tire bien.

Il est certain que des fans y trouveront (comme toujours) matière à ne voir là qu'une soupe indigeste. In Flames ouvre un nouveau chapitre un poil plus mature, sans se renier. Difficile au bout de 20 ans de carrière d'être totalement novateur, pourtant le groupe parvient à changer de cap en conservant cette identité qui fait qu'on reconnait d'emblée le groupe (pas comme The Haunted qui à bien déféqué dans la colle récemment). Le son est musclé, le ton organique, ce sont des faits qui sautent aux oreilles, ce n'est pas du cinoche qu'on voudrait nous faire croire. In Flames livre un dixième album solide, il ne s'agit pas d'une soupe mièvre avec deux morceaux croustillants qui surnagent (autant dire qu'ils n'ont rien faut de valable depuis 15 ans dans ce cas). Pas de reniement, comme d'habitude depuis un moment le groupe lâche un titre vraiment faiblard, Liberation, de la trempe molllassonne d'un "Chosen Pessismist". Au delà de cette faute de goût; pas de quoi hurler au scandale…. Soyons clairs sur un point si vous n'avez pas aimé les derniers albums, FUYEZ, les autres y trouveront de quoi satisfaire leurs cages à miel.

Hamster (08/10)

Site Officiel :  www.inflames.com

Facebook :  www.facebook.com/inflames

Myspace Officiel :  www.myspace.com/inflames

Century Media / 2011 

Tracklist (53:49)
1. Sounds Of a Playground Fading 2. Deliver Us 3. All For Me 4. The Puzzle 5. Fear Is The Weakness 6. Where The Dead Ships Dwell 7. The Attic 8. Darker Times 9. Ropes 10. Enter Tragedy 11. Jester’s Door 12. A New Dawn 13. Liberation