"The plague of primitive nuclear doom". On ne peut mieux résumer cet obscur objet en provenance du Nevada, un trio qui balance un produit hautement radioactif et qui devrait défriser à grande vitesse toute sorte de mélomane maniaque qui n'admire que les productions sonores propres sur elles et bien léchées. Lecteur, lectrice, si tu veux tenter l'expérience d'un doom post nucléaire, barré, post apocalyptique, qui décrit par le menu le chaos et l'agonie des survivants d'un holocauste nucléaire, alors tu vas être servi(e). Une dizaine de compos en comptant l'intro instrumentale, et du doom crade et psychédélique. Pas de concession, une production aride et minimaliste qui souligne un propos qui ne l'est pas moins. Côté inspiration, on peut retenir un Black Sabbath, ou du stoner ayant subi une bonne dose de radiations. Au delà de ça, c'est féroce et accrocheur les amateurs du genre qui n'ont pas froid aux yeux. Et cela pourrait convenir comme bande son pour tout joueur de Fallout New Vegas ou Stalker qui ne craint pas l'immersion ultime. Pour garder un poil de cohérence avec son univers, le groupe propose l'album à la vente en cassette audio. Un trio promis à un bel avenir, un poil sombre mais intéressant, comme le promet le titre final un peu décalé (dans un style qui détonne), Ride The Light. Seul regret pour ma part, c'est un exercice un poil trop court.
Hamster (08/10)
deadneon.bandcamp.com/releases
Ecophagy Records – Clawhammer / 2010
Tracklist (une 'tiote trentaine de minutes) 1. Advisory 2. Downwinder 3. Cratered 4. Irradiated Heart 5. Black Ash 6. Wastelandesque 7. Doom Town 8. Cancer Eater 9. 100 Suns 10. Ride The Lignt
Il n'y a pas 36.000 façons de traiter l'épreuve du best of dans le marché du disque, soit on le fait par dessus la jambe en vitesse et sans l'approbation du groupe pour ramener un peu de jus dans la cash machine et histoire aussi d'expédier un contrat qui part en sucette… Ou alors on le fait sérieusement pour célébrer l'existence du groupe, et en l'occurence c'est dans le second cas de figure que nous nous trouvons avec les allemands de Crematory qui ne se sont jamais aussi bien portés depuis leur reformation en 2003. Certes le groupe à mis un poil d'eau dans son vin, du Death un poil Doom des débuts au metal Gothique, il n'empêche que ce groupe est une quasi institution outre Rhin, et le chauvinisme seul n'explique pas tout. D'accord, le groupe à déjà été soumis à ce genre d'épreuve il y a 10 ans, mais bon, Remind en 2001 c'était un live agrémenté de quelques démos et de chutes de studio (pas toujours à tomber à la renverse d'admiration). Force est de constater que là ils ne font pas semblant, le gâteau d'anniversaire est plutôt fourni. Deux Cd pleins à craquer et assez représentatifs de la carrière du groupe, et un DVD tous les clips vidéos (et l'air de rien y en a un paquet !) et deux concerts. 