Author Archive

Monster Magnet – Mastermind

Hamster_Magnet-2010Est il vraiment nécessaire de présenter ce groupe culte, né du temps ou les démos s'enregistraient encore sur des cassettes audio ? Alors, ou est le groupe aujourd'hui ? Pour Dave Wyndorf l'overdose de médicaments semble un lointain souvenir, tandis que le guitariste Phil Caivano est bien revenu au bercail et surtout, il est toujours là. Le groupe à signé un deal avec Napalm records en 2009, et voilà dans les bacs Mastermind qui est le huitième effort du groupe, 3 ans après 4 Way Diablo qui n'a pas vraiment marqué les esprits.
Le groupe du New jersey, qui s'est fait connaitre il y a bien longtemps comme un groupe de stoner, s'en est bien éloigné au fil des ans, plus précisément le combo s'est bonifié en élargissant ses figures de style.  A propos de stoner d'ailleurs, il fleure bon le démarrage de Mastermind qui sonne un poil comme un retour aux sources, avec cette basse que ne renierait pas un Black Sabbath en grande forme, "Hallucination Bomb" est une belle entrée en matière. Côté son, c'est Matt Hyde (Staid, Slayer, Hatebreed) aux manettes, et ça sonne juste comme il faut. Mais Monster Magnet ne se contente pas de ressortir sa vieille carte de visite fripée, on a droit aussi à du rock dur qui tape fort, la grosse cylindrée rugit comme au bon vieux temps, ni vieilli,  ni usé, ni fatigué,  c'est pas le genre de la maison, on garde le rythme sur Bored With Sorcery ou 100 Million Miles,  tout fan du groupe aura du mal à faire la fine bouche (sauf les deux irréductibles grincheux qui ne jurent que par  Dopes To Infinity et leurs trois potes qui croient dur comme fer que le groupe est mort depuis God Says No…).

Non, désolé on parle de Monster Magnet pas d'un one shot band sorti par une émission de télé, Mastermind est bien accroché à la route, le groupe balance des riffs imparables (et les solis inspirés ne sont pas en reste sur le titre éponyme, ou 100 millions Mile pour ne citer qu'eux…), la section rythmique écrabouille tout sur son passage. Tout au long des écoutes successives on se demande si le groupe va faire un faux pas, en creusant on peut tiquer sur le cinquième titre, The Titan Who Cried Like a Baby, le plus court mais pas le plus convaincant, trop dégoulinant de claviers. Mais il pèse bien peu face à la pelletée de titres variés et accrocheurs qui figurent en bonne place dans l'album. Si l'on devait n'en retenir qu'un, When The Plane Fall From The Sky est une petite merveille épique. Un retour réussi alors qu'on n'attendait plus grand chose du groupe qui semblait à court de jus ces dernières années. 

Hamster (08.5/10)

www.zodiaclung.com

myspace.com/monstermagnet

Napalm Records (2010)
 
Tracklist (60 mn env.)
1. Hallucination Bomb 2. Bored With Sorcery 3. Dig That Hole 4. Gods and Punks 5. The Titan Who Cried Like A Baby 6. Mastermind 7. 100 Million Miles 8. Perish In Fire 9. Time Machine 10. When The Planes Fall From The Sky 11. Ghost Story 12. All Outta Nothin'

 

Cataract – Killing The Eternal

CataractKilling2010Tous les deux ans, les suisses de Cataract reviennent dans les bacs des disquaires tenter le braquage du siècle. Sixième tentative cette année, et aucun changement dans la mixture balancée rageusement par le groupe toujours influencé par Hatebreed, Slayer. Percutant, le groupe assure toujours de ce côté là avec un son énorme (Tue Madsen à encore sévi pour le meilleur), de ce point de vue là on peut saluer la constance du combo suisse.
En revanche, il est sûr et certain que le groupe ne bougera plus d'un iota et ne tentera pas de sortir des clichés et des titres impersonnels, il n'y a pas de titre qui sorte vraiment du lot. Dommage, s'échapper du metalcore c'était une bonne initiative au bout de trois albums, et puis le savoir faire est là. Mais c'est encore et toujours désagréable cette impression depuis Kingdom d'écouter un groupe qui aurait pu élever le débat mais qui se contente du statut de clone d'Hatebreed. Si vous appréciez le groupe depuis son tournant thrash, l'album devrait faire l'affaire néanmoins.
 
Hamster (06,5/10)

www.cataract-collective.com

myspace.com/cataract

Metal Blade / 2010

Tracklist 1. Never 2. Lost Souls 3. Reap The Outcasts 4. Killing The Eternal 5. Failed 6. Urban Waste 7. Makind's Burden 8. Hollow Steps 9. Drain, Murder And Loss 10. The Faith You Have Misused 11. Black Ash 12. Spawned By Illusions 13. Allegory To A Dying World (digipack bonus track)

 

City of fire – City of Fire

cityofhamster07102010City Of Fire c'est avant tout le rejeton de Byron Stroud, le bassiste de Strapping Young Lad, Zimmer's Hole et Fear Factory… on voit ce projet reconstitué en 2008 susciter un peu d'intérêt. Après tout, ce n'est que la reformation d'un obscur groupe culte des années 90. De là à penser que l'arrivée de Burton C Bell au chant, explique cela, il n'y a qu'un pas… Il est vrai qu'au delà de Fear Factory les deux compères ont un peu de temps libre et trouvent du boulot pour des potes (Terry Murray et Ian White aux guitares, Bob Wagner à la batterie), le temps d'enregistrer l'album fin 2008. Et l'album sort peu à peu de l'ombre. Difficile d'échapper à une tentative de comparaison lorsqu'on retrouve Bell derrière le micro.

Pourtant il n'y a guère que quelques lignes de chant qui peuvent évoquer l'usine à peur et paradoxalement c'est un titre comme Spirit Guide qui opère le rapprochement, surtout par sa puissance et sa noirceur un poil doom. On peut éventuellement établir une inspiration commune, une atmosphère de famille, mais la structure en revanche ne s'y prête guère. En clair si vous cherchez du Fear Factory qui tâche et tabasse allez écouter  Mechanize (l'effort le plus décent de Fear factory depuis un bail). Néanmoins on ne parle pas ici d'un album pop, c'est du metal lourd, souvent mid tempo et il n'y pas de quoi amuser la gallerie. Là ou le bas blesse, c'est le sentiment que le groupe manque un poil d'inspiration (le titre "Rising" est un brin poussif, et on peut faire le même reproche à un titre comme "Hanya"), et on peut regretter que le groupe ne passe pas vraiment à la vitesse supérieure par exemple sur "Coitus Interruptus" qui porte malheureusement bien son nom. Quand on croit que ça y est on va enfin accélérer la cadence, le titre s'arrête net. Frustrant. L'intermède instrumental acoustique Emerald, n'apporte pas grand chose. Seule surprise, la reprise de Rain (The Cult) en conclusion de l'album assez  accrocheuse. Pour autant, ce qui ressort avant tout, c'est un potentiel pour envoyer un mouflon sur la planète mars mais on reste en permanence sur sa faim. Dommage.

Hamster (06.5/10)

myspace.com/thecityoffire

Candlelight Records / 2010

Tracklist (47:37) 1. Carve Your Name 2. Gravity 3. Rising 4. A Memory 5. Spirit Guide 6. Coitus Interruptus 7. Hanya 8. Emerald 9. Hollow Land 10. Dark Tides 11. Rain