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Black Label Society – Order Of The Black

BLSham01092010Un an après la compilation Skullage, qui permettait aux martiens qui ignorent encore l'existence du fameux porteur de chemise à carreaux de bûcheron de découvrir Black Label Society , voici donc une nouvelle galette de Zakk Wylde qui débarque dans les bacs. Shot to hell (2006) n'avait pas été un album à tomber à la renverse, entre chansons guimauve, compos musclées, efficaces mais un brin prévisible. Hélàs, Order of The Black souffre dans l'ensemble des mêmes symptômes, un poil attenués par le temps écoulé entre les deux albums studio : 
Du côté des compos qui tapent et qui décrassent les cages à miel, on peut ranger "Crazy Horse" (qui démarre l'album en trombe), "Overlord" (une perle dans cet album), "Parade Of The dead", "Black Sunday", "Southern Dissolution", "Godpseed Hellbound" (qui tabasse au poil celui là), "War of Heaven", l'étonnant titre instrumental et relevé Chupacabra, et Riders Of the Damned.
Dans la catégorie, dispensable, guimauve, peut mieux faire… "Darkest days" (la ballade qui passe le moins mal à l'écoute), "Time waits For No One" (là ça dégouline carrément, il rêvait secrètement de faire une ballade à la sauce "like a candle in the wind" ?!), "Shallow grave", "January " et les deux reprises mollassonnes de Black Sabbath et Neil Young. Soit au total 6 titres à éviter, et 9 titres qui, malgré le manque d'inspiration qui se fait parfois ressentir, devraient combler les fans les plus assidus.
Un bilan un poil moins catastrophique que Shot to Hell, mais  cela fait déjà sept ans qui se sont écoulés depuis The Blessed Hellride, qui demeure à mon humble avis la dernière tuerie en date de Black Label Society, et ça commence à faire long ! Néanmoins, on s'en contentera en espérant mieux la prochaine fois…
 
Hamster (07/10)

blacklabelsociety.com

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Roadrunner records / 2010

Tracklist (49:03) 1. Crazy Horse 2. Overlord 3. Parade of the Dead 4. Darkest Days 5. Black Sunday 6. Southern Dissolution 7.Time Waits for No One 8. Godspeed Hell Bound 9. War of Heaven 10. Shallow Grave 11. Chupacabra 12. Riders of the Damned 13. January *14 Junior's Eyes (Black Sabbath) *15. Helpless (Neil Young)
* édition limitée.

 

Avenged Sevenfold – Nightmare

a7x2607101220Voilà donc que débarque de nouveau le groupe californien sous l'égide de Roadrunner pour le marché européen. Allez on la fait courte, une surprise (une seule !) figure au rendez vous, Mike Portnoy de Dream theater à enregistré les parties de batteries de l'album, on apprend (quoique les fans hardcore le savaient déjà) que c'était ni plus ni moins que le batteur favori de feu Jimmy Sullivan (décédé à l'âge de 28 ans en décembre 2009). Trève de rubrique nécrologique, passons à l'autopsie de cet album… Dans l'ensemble on y trouve de tout pour le meilleur (rarement) et surtout le moins bon, il est clair que Nightmare -cauchemar- porte bien son nom pour ceux qui détestent le groupe, tandis que les fans les plus fleurs bleues devraient y trouver de quoi satisfaire leurs conduits auditifs.
 
Ok, le titre épnonyme commence l'opus en fanfare, grandiloquent et la tendance est à l'artillerie lourde, les munitions enrobées par une production bétonnée.  C'est du ricain coco, l'emballage dépote, néanmoins, si le groupe porte sa douleur en bandouillère, justifiant un poil de sombreur dans ce monde de brutes, la recette n'a pas fondamentalement changé, des gros riffs, un soupçon d'amour pour Slash, les Gun's en général (guitares, choeurs, quel hommage !) et Metallica pour le riff un brin thrash metal qui claque en embuscade (mais qu'on voit venir de loin quand même), et des refrains enjoliveurs chanté par beau gosse présentable pour la belle famille, si c'est pas beau le rêve américain c'est à n'y rien comprendre !
Soyons fair play, "fucking" nightmare n'est pas indigent loin de là, "Welcome to the family" hausse le ton au couplet, le refrain un peu plus guimauve, lui, ramollit le titre. Avenged Sevenfold se la joue cheval vapeur, c'est lent au début mais attention on monte en puissance ! Faites attention à vos chastes oreilles habituées au metal, le pire n'est pas encore survenu à ce moment précis de l'album.
 
"Danger Line", entretien l'espoir de la montée aux enchères du groupe dans l'agressivité, intro dynamique ,  et un titre qui dépote un peu plus, et là le groupe trébuche, on sort le piano, on sifflote et voilà le moment langoureux qui casse complètement la dynamique du morceau… reste à attendre le titre suivant pour espérer une pitance sonique un peu plus musclée.
 
Helàs, Buried Alive est une grosse ballade, comme le groupe en à déjà commis à la pelle… passons, et tiens on se réveille enfin avec Natural Born Killer (on se doutait que là , on n'allait pas causer de l'amour de la profession de fleuriste), on serait presque prêt à leur pardonner leur mollesse passée, mais le refrain n'est décidément pas très convaincant et plombe un brin le titre.
 
"So far Away", encore une ballade, prétexte à la sortie des guitares accoustiques, si l'avenir de A7X c'est de courir après Nickelback ou Disturbed, avec ce genre de titre, ils pourraient même les surpasser, mais le metal, il est aux abonnés absents (c'est loin city Of Evil…).
 
"God hates Us" ne relève le gant qu'après 50 secondes d'intro interminables, à la limite on hurlerait circle pit dans son salon, une demie heure pour enfin retrouver un brin de rage dans cet album trop sucré, il était temps…
"Victim", le retour de la revanche des ballades, ça frise l'indigestion, malgré tout c'est loin d'être la plus insupportable de l'album, en dépit de son allure prévisible. " Tonight the World Dies", accoustique, ballade, avec un brin de musique d'ascenseur, accoutumance au fil de l'album ou pas, elle passe à l'écoute (avec un peu d'indulgence aussi). "Fiction" n'améliore pas le tempo et alouridt le quota de ballades, du piano un poil pompeux.
Avec "Save me", il est plus que temps de conclure, les guitares électriques sont ressorties, et le groupe renoue avec quelques riffs musclés et efficaces, mais il aura fallu absorber auparavant une quantité astronomique de niaiseries (tant sur le plan musical, que sur les textes). Nightmare laisse à penser que les petits gars d'orange county sont restés des ados prépubères un peu révoltés de temps à autre, mais dont le principal exutoire, est la ballade à outrance, alors qu'ils avaient auparavant les arguments pour canaliser un peu d'agressivité, le retour au metal du groupe à ce train là, ce n'est pas pour demain…
 
Hamster (04/10)

www.avengedsevenfold.com

www.facebook.com/AvengedSevenfold

Roadrunner Records / 2010

Tracklist (66:49) 01. Nightmare 02. Welcome To The Family 03. Danger Line 04. Buried Alive 05. Natural Born Killer 06. So Far Away 07. God Hates Us 08. Victim 09. Tonight The World Dies 10. Fiction 11. Save Me

 

Soilwork – The Panic Broadcast

panicbroadh2010

A l'annonce du nouvel album de Soilwork, ce n'était pas l'affolement dans la rédac', d'une manière générale l'indifférence, voire quelques sarcasmes sur le thème « alors ils vont réussir à commettre une production vraiment pourrie cette fois ci ? ». On a connu plus d'enthousiasme chez nous, il est vrai cela dit que le temps caniculaire qui s'abat sur l'Europe au moment de la sortie de cet album n'incite pas à une débauche d'énergie particulière.

Pourtant du côté du groupe suédois, les bonnes nouvelles s'annoncent du côté du line up, avec le retour de Peter Witchers et l'arrivée de Sylvain Coudret (guitariste de Scarve). On ne va pas tourner autour du pot, dès le premier titre c'est une énorme baffe qu'on se prend dans la tronche, Dirk Verbeuren parlait d'intensité à propos de la batterie, c'est bien le mot qui convient à l'ensemble de cet album, ou l'on retrouve le niveau technique de Stabbing The Drama sur tous les points, oublié le côté brouillon de l'album précédent ! Cette fois, la production ne donne pas l'envie frénétique de trafiquer désespérément sa chaine hi fi à la quête du son ultime.

Le tabassage des cages à miel est asséné à la perfection. Les compos sont accrocheuses et variées, et s'impose comme une évidence à quel point Peter Witchers avait manqué par son absence.

Dans la discrétion Ola Flink et Sven Karlsson se tirent toujours la bourre (quoique, en y prenant garde on entend parfois le clavier et la basse, notamment sur « Night Comes Clean » qui rappelle l'atmosphère de Natural Born Chaos). La batterie est une démonstration de maestria aux fûts, ni plus ni moins, et les guitares sont redevenues mélodieuses et agressives comme il se doit. Reste un Strid au sommet de sa forme au chant (quel que soit le registre, clair ou hurlé). C'est le soulagement l'écoute de cet album, pas de temps mort, le groupe suédois revient au premier plan, alors qu'on pouvait craindre le délitement il y a 3 ans.

On retrouve la brutalité efficace des débuts du groupe alliée à des passages mélodiques qui surgissent à point nommé. Un retour en forme et force plutôt rassurant, qui devrait sans peine combler les fans. On restera un poil dubitatif sur les deux titres bonus, autant « Sweet Demise » est accrocheur et dans la veine de l'album, mais le remix de « Distance » (Stabbing The Drama) est une bouse tiède.

Hamster (08,5/10)

 

Site : www.soilwork.org

Myspace : www.myspace.com/soilwork

Nuclear Blast / 2010.

Tracklist (57 minutes) 01. Late For The Kill, Early For The Slaughter 02. 2 Lives Worth Of Reckoning 03. The Thrill 04. Deliverance Is Mine 05. Night Comes Clean 06. King Of The Threshold 07. Let This River Flow 08. Epitome 09. The Akuma Afterglow 10. Enter Dog Of Pavlov 11. Sweet Demise (bonus) 12. Distance (bonus electro remix de brin)