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The Hysteria – Trojan Horse EP

oshy_09082013_Th_HysterDans le genre bien bourrin et complétement barré voici les biélorusses de THE HYSTERIA. Ah vous aussi vous trouvez qu’un groupe originaire de Minsk n’est pas si commun. Et leur musique non plus n’est pas commune, un mathcore expérimental. Chacun de ces mots a de quoi donner des frissons et les deux en même temps, attention à la catastrophe.

Amis lecteurs, vous ne trouverez pas de note en bas de cette chronique car je suis absolument incapable de noter cet EP. Musicalement je dois avouer être dépassé par cette musique qui m’apparait sans queue ni tête. Rien que le chant est un bonheur. Victor, de son petit nom, éructe et vocifère sur scène, passant d’un instant d’un chant clair à des sonorités porcines dignes de la scène Grind. Oui cela joue vite, le son est lourd et puissant mais j’ai besoin d’une ligne mélodique directrice pour m’en sortir. THE HYSTERIA se fait un malin plaisir à brouiller les cartes et surprend constamment l’auditeur. Pourquoi pas, il en faut pour tous les goûts. La production est claire et très puissante, du beau travail de ce côté-là.

Si vous aimez THE DILLINGER ESPACE PLAN et IWRESTLEABEARONCE, la musique de THE HYSTERIA vous parlera sans doute. Désolé mais moi je passe mon tour sur ce coup-là.

Oshyrya

 

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Memorial Records / 2013

Tracklist (22:05 mn): 01. Letter To God 02. Revolution In Our Hearts, Revolution In Your Hands 03. Trojan Horse 04. Black Cat Wailing At The Moon 05. Pornstar

oshy_09082013_Stick_BoOk là-dessus je ne suis pas très fier, je me réveille plus d’un an après la sortie de cet album mais mieux vaut tard que jamais dit l’adage populaire. Et puis nous ne l’avons pas reçu à la rédac et c’est à l’occasion d’un sympathique interview récemment avec deux membres du groupe (interview ici) que je me suis un peu plus intéressé à leur cas. Première élément, ils sont français mais on voyant la pochette et en écoutant l’album, il pourrait bien être australiens, américains ou scandinaves que cela serait pareil. C’est un compliment pour moi tant le cd est professionnel à tout point de vue.

La pochette tout d’abord est superbe, ultra flashy et très hard rock déjanté. Cela change des photos ou des dessins un peu pourris qui illustrent tant d’albums de nos jours (cela a surtout un prix mais cet investissement vaut le coup selon moi). Après la forme, le fond. Le titre de l’album dit tout et nos 3 compères n’ont pas d’autre ambition que de proposer un bon rock n’roll bien speed et bourré d’énergie. Leurs influences sont clairement à aller chercher du côté de l’Australie avec cette patte AC/DC, ROSE TATOO mais aussi des touches de MOTORHEAD par ci par là. Les riffs sont bien trouvés et entrainants, les refrains font souvent mouche et un furieux headbanging s’impose au bout de quelques secondes. Il suffit d’entendre « Rock’n’Roll Nation » ou « Miss Saturday Night ». Le son est très bon, Francis Caste a fait un sacré bon boulot au studio Ste Marthe. Avec des chansons calibrées autour des quatre minutes, une pêche d’enfer et ces chœurs omniprésents, l’auditeur a franchement de quoi s’éclater à la maison, en voiture ou au taf à l’écoute de This Is Rock'n'Roll. Et puis cerise sur le gâteau, les mecs sont sympas et ne se prennent pas au sérieux. Les pubs pour la SNCF et Converse en sont la preuve éclatante. Les grosses couilles sont bien là mais pas encore la grosse tête.

Avec cet album, STICKY BOYS se positionne d’entrée parmi les groupes à suivre sur cette scène rock n’roll. Etre immédiatement au niveau d’un AIRBOURNE mérite le respect. A défaut d’être original, il font du rock n’roll et ils le font bien. La preuve, dans quelques jours ils auront le plaisir immense d'ouvrir les festivités et d'inaugurer la 7e édition du MOTOCULTOR FESTIVAL Open Air. Déjà une belle consécration !

Oshyrya (08/10)

 

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Listenable Records / 2013

Tracklist (39:49 mn): 01. This Is Rock’n’Roll (intro) 02. Rock’n’Roll Nation 03. Bang That Head 04. Great Big Dynamite 05. Girls In The City 06. Big Thrill 07. Miss Saturday Night 08. The World Don’t Go Round 09. Night Rocker 10. Fat Boy Charlie 11. The Way To Rock’n’Roll

oshy_09082013_Ski_RoSans que l’on s’y attende vraiment voici que les américains de SKID ROW refont parler d’eux en proposer un EP, United World Rebellion Chapter One. Après sept années de silence depuis Revolutions Per Minute (2006) on pouvait s’attendre à mieux qu’à un simple EP de cinq titres et vingt minutes de musique. C’est un peu chiche messieurs. Si j’ai bien compris, SKID ROW a prévu trois chapitres qui doivent sortir tous les dix-huit mois. Si vous voulez mon avis, cela sent plus le test pour savoir si quelqu’un s’intéresse encore au groupe. Soyons honnêtes, la période de gloire est terminée depuis bien longtemps et le groupe ressemble plus à un bateau ivre sans réel cap qu’à un projet solide et pérenne. On verra bien ce que l’avenir nous réserve.

Donc cinq nouvelles chansons avec toujours Dave "The Snake" Sabo fermement à la barre. Seule nouveauté dans le line-up, l’arrivée de Rob Hammersmith à la batterie en avril 2010. Ce n’est pas après 26 ans de carrière que les américains vont changer de style. Le rock proposé ici reste enlevé, rapide et technique. Cependant SKID ROW s’est assagi et les touches thrash de Slave to the Grind et Subhuman Race ont disparu. Il semble que les américains se la jouent radio friendly et proposent une musique à même de contenter la majorité. La pseudo ballade « This Is Killing Me » enfonce le clou et « Get Up » ou « Stiches » nous ramènent directement dans les années 80. Avec des chansons calibrées à 3-4 minutes, SKID ROW souffle le chaud et le froid et tente maladroitement de contenter le plus grand nombre. Le métier et l’expérience sont bien là et évitent les fausses notes.

Finalement avec United World Rebellion Chapter One, SKID ROW est devenu très (trop ?) sage et le souffle magique du début des années 90 semble définitivement disparu. Bach déclarait en 2012 qu’il était prêt à retravailler avec ses ex-petits camarades. Pas sûr que cela suffise à rallumer la flamme tant la poursuite d’une gloire passée est vaine. SKID ROW est rentré dans le rang.

Oshyrya (06/10)

 

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UDR Music – Replica Promotion / 2013

Tracklist (20:03 mn): 01. Kings Of Demolition 02. Let's Go 03. This Is Killing Me 04. Get Up 05. Stiches