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oshy_09082013_Luci_DreamiComme se plait à souligner la bio qui accompagne cet album, ces dernières années ont été riche en opéras métal. A une autre époque, tout un chacun parlait d’album concept avec guests. A partir du moment où Lucassen a ouvert la voie du renouveau avec AYREON, nombreux sont ceux à s’être engouffrés dans la brèche pour le meilleur et le pire. Pour le meilleur, AVANTASIA vient à l’esprit mais ce n’est pas la seul. Dernier prétendant, voici LUCID DREAMING, l’ambitieux projet réalisé par Till Oberboßel, connu dans son voisinage pour être le guitariste d’ELVENPATH.

Afin de proposer un univers et une histoire cohérente, notre ami guitariste a choisi comme base Les Chroniques de Prydain. Il s’agit d’un cycle de littérature fantasy pour la jeunesse en cinq volumes écrit par Lloyd Alexander. Paru entre 1964 et 1968, il raconte les aventures d'un jeune homme nommé Taran, qui vient d'obtenir le titre d'Assistant gardien de cochon mais rêve de devenir un grand héros, avec l’aide de ses compagnons. Vous connaissez peut-être cette histoire à travers l’adaptation au cinéma sous la forme d'un long-métrage d'animation des studios Disney, Taram et le Chaudron magique, en 1985. Et pour mener à bien The Chronicles Pt. I, Oberboßel s’est entouré d’une flopée de seconds couteaux (je ne veux pas être méchant mais je n’en connais aucun, ni eux ni leurs groupes respectifs). Même constat au niveau des chanteurs qui interprète les différents personnages de l’hisoite. Ce sont tous de joyeux inconnus au bataillon. Jugez plutôt: Alexx Stahl (ROXXCALIBUR), Jutta Weinhold (ex-ZED YAGO, JWB), Thassilo Herbert (DRAGONSFIRE) et Leo Stivala (FORSAKEN).

Cela ne dit pas grand-chose sur la qualité de cet album même si on devine que le niveau assez moyen des compositions n’a pas dû pousser des grands noms à contribuer. Lucassen pour son premier disque n’avait pas non plus de guests clinquants mais le qualité était telle qu’il a pu réunir un beau casting pour la suite. LUCID DREAMING est un projet résolument Power Métal et les allemands revendiquent de proposer une musique puissante et directe sans lourdes orchestrations et multiples fioritures. Choix intéressant mais qui nécessite des compositions solides et attrayantes. Ici, il y a de quoi être déçu car dans leur majorité les chansons proposées manquent d’impact et d’intérêt. Au mieux, l’auditeur se retrouve avec une série de titre Power métal sympathiques mais plats, sans l’ombre d’une nouveauté à l’horizon. Les chanteurs sont assez moyens et peinent à donner corps à leur personnage respectif. Il faut attendre la moitié de The Chronicles Pt. I et « To Caer Dathyl », la pièce de résistance de l’album avec ses onze minutes et ses touches folk pour prendre un peu de plaisir. Et encore les performances vocales et uns et des autres est loin d’être extraordinaire.

Soixante-seize minutes de musique peuvent sembler interminables quand on écoute un album déjà entendu 225 fois. La performance passable de certains chanteurs n’arrangeant rien. L’impression qui se dégage de l’écoute de ce The Chronicles Pt. I n’est vraiment pas très possible. Cela a du représenter une somme considérable de travail mais le résultat n’est pas à la hauteur de l’attente. Souhaitons à LUCID DREAM qu’ils aient l’opportunité de proposer une deuxième partie pour relever la tête.

Oshyrya (05/10)

 

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Limb Music / 2013

Tracklist (76:19 mn): 01. Introduction 02. Motherless Child 03. The Quest For The White Pig 04. Side By Side 05. To Caer Dathyl 06. Swords For Prydain 07. Land Of Darkness 08. Where Evil Rides 09. The Price 10. No Turning Back 11. Farewell

Tarja – Victim of Ritual EP

oshy_08082013_TarjVictim of Ritual est un EP qui présente un premier extrait, « Victim of Ritual », du nouvel album à venir de Tarja Turunen (ex-NIGHTWISH) Colours In The Dark. La vie de son ancien groupe ne semble pas être très simple (départ d’Anette Olzon en 2012) mais la finlandaise n’en a cure et poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin de son côté. Je dois bien avouer ne pas avoir été très impressionné par ses précédents albums solo, mais je changerai peut-être d’avis avec celui à venir.

Spécificité de cette chanson, « Victim of Ritual » a été inspirée par un mouvement de la célèbre œuvre classique de Ravel, le Boléro. Même si comme moi vous êtes une bille en musique classique vous connaissez forcément cette musique de pub de banque. Sans grande surprise, les deux univers classique et métal se mêlent assez bien même si il faut avoir l’estomac solide pour digérer cette chanson. Les orchestrations sont magnifiques, les rythmiques de guitares apportent une puissance et une emphase supplémentaire à la musique. Maintenant le chant de Turunen peut surprendre, elle en fait des tonnes avec sa voix lyrique et fini un peu par écœurer. Le premier contact est rude et puis on finit par s’y habituer pour profiter à fond de la musique.

Histoire de ne pas paraître chiche, ce premier single est accompagné de trois autres titres. La version démo du single est amusante mais pas franchement indispensable tant les bases sont là à l’exception de quelques orchestrations & arrangements. Sinon vous trouverez ici deux chansons live enregistrées au Luna Park, un extrait de chacun de ses albums précédents : son hit « I Walk Alone » et le très floydien « Underneath ». Les enregistrements sont très bons et feront plaisir aux fans.

Avec « Victim of Ritual », reconnaissons que la finlandaise réussie de façon spectaculaire à dépoussiérer ce Boléro de Ravel. Si l’album est du même tonneau, aussi ambitieux que cette premier chanson, Colours In The Dark sera spectaculaire. Cet EP avec les deux titres lives et la version démo est loin d’être honteux et reste une bonen façon de patienter en attendant l’album.

Oshyrya (7,5/10)

 

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earMUSIC – Replica Promotion / 2013

Tracklist (20:18 mn): 01. Victim of Ritual 02. Victim of Ritual (First Demo) 03. I Walk Alone (Live Luna Park) 04. Underneath (Live Luna Park)

oshy_08082013_Twin_CreComme le disait ma grand-mère, il faut savoir se préserver et ne pas être trop présomptueux sous ces fortes chaleurs estivales. Quand le thermomètre dépasse les 35 degrés dehors, prenez vos précautions et éviter l’isolation. Ceux qui ne travaillent pas vivent à l’ombre et au ralenti et ce comportement s’applique aussi à la musique. Pour éviter un claquage neuronal ou un torticolis dû à un headbangning frénétique, les suédois de TWINS CREW vous propose un album facile, sans prétention et sans risque de provoquer une fatigue aigue chez l’auditeur. Qu’ils en soient remerciés.

TWINS CREW est né en 2007 sous l’impulsion des jumeaux Dennis et David Janglöv après qu’ils aient accompli avec succès le cursus du Guitar Institute of Technology à Hollywood, USA. Après avoir trouvé des camarades de jeu, ils enregistrent un premier album, Judgement Night, en 2010. Les tournées en Suède et en Europe s’enchainent alors et débouche sur un groupe revigoré prêt à écrire le deuxième chapitre de l’histoire. Voici donc le deuxième opus, The Northern Crusade, publié chez Scarlet Records.

Comme je le précisais en débutant cette chronique, vous ne risquez pas d’être déboussolé à l’écoute de ce disque tant il est reprend les éléments d’un Heavy/Power métal classique. Les deux frères s’en donnent à cœur joie à la guitare pour pondre des riffs tranchants et des rythmiques bien senties. La majorité des chansons sont exécutées pied au plancher avec une basse/batterie au taquet. Le chant énergique et aigu d’Andreas Larsson ainsi que quelques nappes de claviers ici et là finissent de compléter le tableau du parfait heavy métal tendance mélodique. La pseudo ballade mid-tempo n’a bien sûr pas été oubliée avec « Under the Morning Star », un des meilleur titre de The Northern Crusade d’ailleurs. A défaut de surprendre, ce plat suédois se veut riche et vous retrouverez selon les bouchés des morceaux d’IRON MAIDEN JUDAS PRIEST, HELLOWEEN ou STRATOVARIUS. Ce n’est pas mauvais, parfois gouteux mais cela manque nettement d’assaisonnement et d’épices. TWINS CREW d’avère fade, sans caractère. Les suédois proposent à boire et à manger afin de plaire au plus grand nombre. Moi j’ai vite calé.

Le dicton populaire dit que « c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe ». C’est sans doute vrai mais à force, attention à l’indigestion. Par son classicisme, TWINS CREW en devient reposant. Mais on passe vite à autre chose tant l’impression de déjà-entendu est prégnante.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Scarlet Records / 2013

Tracklist (45:10 mn): 01. Last Crusader 02. Blade 03. Unholy Grail 04. Dr. Dream 05. Loud and Proud 06. Under the Morning Star 07. Kings of Yesterday 08. Heaven Awaits 09. Take this Life 10. Angels Fall