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oshy_05082013_4_DecibLe groupe 42 DECIBEL introduit un nouveau concept pas très courant, le hard-rock australien venu d’Argentine. Pas mal hein ? En France nous avons STICKY BOYS et à Buenos Aires, ils ont Nicko Cambiasso & co. Il suffit d’environ 4 secondes pour se dire que nos amis argentins ont beaucoup écouté AC/DC surtout, les classiques du rock LED ZEPPELIN, ROSE TATOO et les grands du rock sudistes comme ZZ TOP et LYNYRD SKYNYRD. Le groupe est né en janvier 2010 et après une démo 7 titres, les voici avec un premier véritable album, Hard Rock’n’Roll.

Ne cherchez pas l’originalité ou la surprise, Hard Rock’n’Roll s’inscrit dans la tradition des groupes cités ci-dessus et ne cherche pas à s’en distinguer. Dès le premier riff, l’ombre d’Angus Young & co plane lourdement sur 42 DECIBEL. On s’attend à tout moment à entendre la voix de Brian Johnson déchire les enceintes. A la place, nous trouvons Junior Figueroa, le guitariste-chanteur des argentins. Dans un registre plus aigu que Johnson, il évoque plutôt Bon Scott. « Smokin’Fire » évoque plutôt les désert du Texas avec sa guitare slide omniprésente. Le son général est bon et les compositions tiennent la route. Par contre nous restons assez loin de la qualité des ténors du genre et nous cherchons désespérément un single immédiat, le titre fort qui par son refrain imparable et son riff killer clôt tous les débats. Les argentins sont très appliqués à leur tâche mais il manque ce petit je-ne-sais-quoi qui fait toute la différence. Et 42 DECIBEL souffre forcément de la comparaison avec les autres groupes leaders de cette nouvelle vague rock comme AIRBOURNE ou THE ANSWER.

Sans faire preuve de chauvinisme mal placé, je préfère pour ma part l’énergie et les compositions ultra accrocheuses des STICKY BOYS. 42 DECIBEL ne fait que reprendre les recettes de passé et d’autres font beaucoup mieux qu’eux.

Oshyrya (05/10)

 

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Steamhammer – SPV / 2013

Tracklist (60:08 mn) 01.Scotch Drinker 02.Smokin' Fire 03.Long Legged Woman 04.The Real Deal 05.Take Me 06.I`m Gonna Give You All 07.Drinkin' Margaritas 08.Addicted To Rage 09.Born To Ride Alone 10.Rocker Soul 11.Drunk Love (Bonus Track) 12. Gimme A Drink (Bonus Track)

Oliva – Raise the Curtain

oshy_05082013_OlivCet album de Jon Oliva me semble bizarrement être "marketé" par le label, AFM Records. Ils claironnent joyeusement qu’il s’agit là du premier album solo de l’américain, après plus de 30 ans de carrière. Franchement c’est un peu tiré par les cheveux tant les autres projets du chanteur/claviériste sont aussi marqués par sa patte si familière. Ne venez pas me dire que JON OLIVA’S PAIN tout en étant un groupe ne constitue pas en effet un projet solo. Bref il ne s’agit là que de sémantique mais la ficelle marketing me semble un peu grosse.

Très ému par le décès de Matt LaPorte, un des piliers de JON OLIVA’S PAIN, Jon Oliva est un peu déboussolé et fini finalement par collaborer avec son ami Dan Fasciano sur un nouveau projet qui devient finalement ce Raise the Curtain. L’avantage c’est qu’Oliva nous présente ici toute la palette de son talent et tous les genres dans lesquels il excelle. Sa patte est immédiatement identifiable mais il n’est pas enfermé dans les carcans et les codes spécifiques à un SAVATAGE, TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA ou JON OLIVA’S PAIN. Il passe ainsi d’un style à l’autre, d’un rock progressif très teinté des années 70, à un métal mélodique plus classique. La musique de l’américain reste toujours très visuelle et spectaculaire, ambitieuse et larger than life. Ses détracteurs trouvent cela fatiguant et écœurant, il en faut pour tous les gouts.

C’est amusant d’écouter ce Raise the Curtain avec la voix de Jon Oliva comme fil conducteur. On se dit que telle partie pourrait appartenir à TSO ou SAVATAGE ou que telle autre s’adapterai bien à JOP. Le sens de la mélodie est toujours là, les refrains font mouche et il y a de quoi vraiment prendre son plaisir. En plus de la guitare, les claviers sont bien sûr omniprésents, en particulier un son type orgue hammond assez typé seventies. En interview, Oliva précise aussi qu’il a utilisé dans cet album les dernières notes en sa possession composées par son frère Criss disparu en 1993. Un bien bel hommage.

Très riche et pompeux, Raise the Curtain ravira les fan du travail d’Oliva. Que vous aimiez SAVATAGE, TSO ou JPO, vous retrouverez ici la voix et le style si caractéristiques de l’américain. Cet album est une belle synthèse de son talent.

Oshyrya (08/10)

 

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AFM Records / 2013

Tracklist (56:52 mn) 01. Raise The Curtain 02. Soul Chaser 03. Ten Years 04. Father Time 05. I Know 06. Big Brother 07. Armageddon 08. Soldier 09. Stalker 10. The Witch 11. Can’t Get Away 12. The Truth (Bonus Track)

Angels of Babylon – Thundergod

oshy_03082013_Angel_o_BabyloIl est toujours périlleux de relancer la machine après avoir fait partir d’un groupe d’envergure. Les exemples sont nombreux de retours ratés ou pathétiques. L’ombre de MANOWAR continue forcément de planer au-dessus de Rhino et le label n’oublie jamais de rappeler cette partie de la carrière de son poulain. Rappelons que Rhino, de son vrai nom Kenny Earl Edwards a été le batteur de MANOWAR. Scott Columbus l'a contacté en 1992 afin de lui proposer de le remplacer à la batterie pour qu'il puisse se consacrer à son fils malade. Il a accepté l'offre et a participé à l'enregistrement de l'album The Triumph of Steel ainsi qu'à de nombreux concerts avant de rendre sa place à Scott en 1995. Après avoir diapsru assez longtemps des écrans radars, il est de retour à partir de 2008 via son nouveau projet ANGELS OF BABYLON. Après un premier album, Kingdom of Evil, paru en 2010, voici la suite, Thundergod.

Spécificité du groupe, le power trio compte deux line-up différent, un pour l’Amérique du nord et l’autre pour l’Europe. Bien entendu le capitaine reste à chaque fois Rhino qui assure batterie et chant. ANGELS OF BABYLON décrit sa musique comme du métal mélodique et épique. Ses racines sont très classiques et plongent dans le power métal US ou allemand. Prenez une grosse rythmique, des guitares lourdes et une mélodie vocale assez simple. Ajoutez quelques nappes de claviers pour renforcer les ambiances, secouez le tout et vous obtenez une musique… pas très excitante et assez clichée. Le chant de Rhino pouvait laisser craindre le pire et pourtant il assure honnêtement ses parties sans avoir à rougir. Sa palette vocale est assez restreinte mais cela ne porte pas vraiment préjudice à ces chansons. Que l’on veuille ou non, ANGELS OF BABYLON reprend le côté épique et guerrier, assez martial de MANOWAR. Deux différences majeures cependant, la basse reste ici à sa place, elle n‘écrase pas le mix et Rhino n’est pas Eric Adams au chant. Pour être plus précis, les errements de Joey deMaio & co depuis quelques années leur font joyeusement dégringoler de leur piédestal et ils se frottent désormais à des groupes de qualité moyenne comme ANGELS OF BABYLON.

Tout n’est pas à rejeter ici, on trouve quelques bons moments, quelques pépites dans tout ce sable. Un chanson simple et mid-tempo comme « Sondrio » passe bien et permet de taper joyeusement du pied. Quelques refrains ici et là font mouche. Mais pris dans sa globalité, Thundergod manque de relief et tourne un peu en rond. Les nostalgiques de la grande époque de MANOWAR pourront trouver ici quelques motifs de satisfaction mais il vaut mieux oublier le passer et prendre ANGELS OF BABYLON pour ce qu’il est, un groupe honnête mais franchement moyen.

Oshyrya (06/10)

 

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Scarlet Records / 2013

Tracklist (48:40 mn) 01. Thundergod 02. Sondrio 03. Queen Warrior 04. What Have You Become 05. White Star Line 06. The Enemy 07. True Brothers 08. Redemption 09. King Of All Kings 10. Turning To Stone 11. Bullet