Ce Ten Stories de Jef Scott est une belle collection de dix chansons typiques du style AOR des années 80. Trente ans après sa parution en vinyle en 1986, Yesterrock vous offre l’opportunité de découvrir des notes depuis longtemps oubliées. La carrière de Scott début véritablement à son arrivée à la fin des années 70 à Los Angeles. Il rejoint GEISHA, un groupe de hard rock qui compte parmi ses rangs Tony Kaye, le futur/ex-claviers de YES. Sa chance vient en 1984 quand il signe en tant qu’artiste solo avec Epic Records. Cette relation débouche deux ans plus tard avec la sortie de ce Ten Stories.
Ayant pris en charge la quasi-totalité des instruments pour enregistrer cet album on peut dire que Jef Scott avait un vrai talent pour composer des chansons attachantes et efficaces. Toujours très mélodiques, il fait mouche avec «One By One» ou encore «Mega-Millionaire». Cela reste de l’AOR, un rock accessible, très FM et toujours propre sur lui, à même de plaire au plus grand nombre sous le beau soleil de Californie. La guitare mène les débats avec un accompagnement aux claviers et de nombreux chœurs sur les refrains. Ten Stories contient son lot de hit single potentiel qui aurait pu faire un carton sur les radios US et même européennes. Le timbre de voix de Scott, assez proche d’un Bryan Adams, fait également des merveilles.
Bien sûr il faut que la fibre nostalgique des années 80 joue à plein pour que vous tombiez sous le charme de Jef Scott mais ce Ten Stories est vraiment une belle pépite injustement oubliée. Pour une raison inconnue, la carrière de l’américain souhaite s’être arrêtée avec ce Ten Stories et c’est bien dommage car le potentiel était là. Mieux vaut tard que jamais pour lui rendre hommage trente ans après la parution de son unique album. Une belle surprise.
Oshyrya (7,5/10)
Yesterrock – GerMusica / 2013
Tracklist (37:58 mn) 01. One By One 02. I Watch My City Sleep 03. Mega-Millionaire 04. You Are The Only One 05. Relative To You 06. Graceland 07. Only You 08. I’m Only Sleeping 09. New Found Pounder 10. It’s Not Funny Anymore
LOST WEEKEND est un groupe de classic rock britannique qui roule maintenant sa bosse depuis plus de 18 ans dans son pays mais aussi en Europe à travers quelques tournées ses dernières années. Plutôt dans l’ombre, ils ont connu leur heure de gloire en assurant la première partie d’une tournée de Bob Catley (MAGNUM) et en écrivant pour lui un album, Spirit of Man. En état de stase depuis 2010/11, les anglais reviennent plus que jamais revigorés en 2013 à travers un nouvel opus, Evermore. Avec l’aide d’Irving Parratt aux claviers et de Martin Kronlund (ALLIANCE, HEARTLAND, HAMMERFALL).derrière la console, LOST WEEKEND retrouve ses racines rock de ses débuts avec un touche presque progressive en plus.
En effet, cela n’est jamais mentionné mais Evermore avec son rock inspiré et cette présence omniprésente des claviers évoque forcément la scène néo-prog britannique. La musique proposée n’est pas si éloignée que cela d’un PENDRAGON ou d’un JADIS. Bien sûr les racines rock/hard rock à la DOKKEN, MAGNUM, THUNDER ou UFO sont bien présentes et continuent de constituer les fondations de la musique des britanniques. Rapides et hyper mélodiques, des compositions comme « Reach for the Sky » ne peuvent faire que mouche et faire battre les fans d’un rock super accessible, entres FM et prog. Au jeu des comparaisons, Evermore me fait aussi penser à ASIA avec ses mélodies aux petits oignons, de l’horlogerie de précision. Avec tant d’expérience concentré dans une groupe, nous pouvions leur faire confiance pour nous proposer un bien bel album. En plus de Parratt, Paul Uttley.au chant et Dave Thompson à la guitare font des merveilles. On reprochera à Evermore quelques longueurs ici et là ainsi que quelques compositions en peu plus passe-partout.
A la croisée de bien des chemins, entre FM, hard-rock et progressif, LOST WEEKEND réussi à tirer son épingle du jeu et impressionne par sa fraicheur et sa maitrise. L’écoute d’Evermore fait un bien fou et donne une belle énergie en ces temps de chaleur anesthésiante. Voici une bande-son très recommandable pour cet été.
Oshyrya (7,5/10)
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AOR Heaven – GerMusica / 2013
Tracklist (61:47 mn) 01. Reach For The Sky 02. Love Will Find You 03. Be Who You Wanna Be 04. Got To Make It Through 05. Angel Sublime 06. Perfect Day 07. The Real World 08. Live For Tomorrow 09. Falling By The Wayside 10. Do You Remember 11. Evermore 12. Ain't No Friend Of Mine.
Je vais être très méchant et mauvaise langue mais pour moi Matt Sinner est un musicien honorable mais aussi le représentant via son groupe SINNER d’un métal allemand assez ennuyeux, cliché et répétitif. Ah oui vu comme cela, cette chronique ne démarre pas sous les meilleurs auspices je vous l’accorde. Après avoir été un des pontes de Nuclear Blast (label manager), tout est parti en sucettes et il s’est depuis accoquiné avec AFM Records. Pour être tout à fait honnête, Mat Sinner a su agréablement m’étonner ces derniers temps avec PRIMAL FEAR et surtout ses contributions à Somerville/Kiske par exemple. Comme quoi il faut se méfier de ses propres préjugés. Mais revenons à nos moutons et à ce Back to the Bullet, album véritablement solo de Mat Sinner paru à l’origine en 1990. AFM Records semble vouloir ressortir la discographie du blond bassiste.
Pour cet effort solo, Sinner s’est entourée d’une belle équipe qui compte par exemple dans ses rangs Alex Beyrodt (VOODOO CIRCLE, ex-SILENT FORCE) et Tom Naumann (ex-SINNER, ex-PRIMAL FEAR). Ici , Mat Sinner ne tient pas la basse mais assure le chant. Petite surprise, vous n’aurez pas ici votre dose de power métal à la sauce ACCEPT mais un plutôt hard-rock classique avec chœurs de rigueur, grosses rythmiques et soli tranchants. Principal compositeur, Sinner fait la preuve d’un sens inné de la bonne mélodie et du refrain efficace. Par contre la recette est toujours la même et fini franchement par être fatiguante. Un peu de variété aurait été appréciable. Notons une reprise de « Crazy Horses » des OSMONDS. La performance de l’allemand derrière le micro est franchement pro et impressionne par sa maîtrise. Il ne manquera de mettre en avant son petit brin de voix dans ses différents projets par la suite.
Vous aimez la rigueur allemande et une musique calibrée et précise comme un métronome ? Mat Sinner devrait vous combler tant il correspond à cette description. On peut difficilement lui reprocher de faire ce qu’il sait faire le mieux et que réclame le public de son pays. Personnellement je continue de rester sur ma faim et préfère largement quand il compose pour les autres.
Oshyrya (05/10)
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AFM Records / 2013
Tracklist (45:34 mn) 01. Back To The Bullet 02. Tear Down The Wall 03. Every Second Counts 04. Call My Name 05. Crazy Horses 06. In The Name Of Rock'n'roll 07. Wildest Dreams 08. Down Under Cover 09. Face To Face 10. Crying In The Wires 11. She's Got The Look