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Dark Moor – Ars Musica

oshy_26072013_Dar_MooEtonnant destin que celui du groupe espagnol, DARK MOOR. Formé en 1993 dans la région de Madrid, ils parviennent petit à petit à creuser leur trou au sein de la scène Power métal symphonique dominée à cette époque-là par les transalpins. La chanteuse, Elisa C. Martin apporte, il est vrai, une belle fraicheur. Trois albums voie le jour avant une refonte du line-up qui verra trois de ses membres quitter le groupe pour fonder DREAMAKER. La vie continue pourtant et les espagnols enchainent les sorties avec de nouveaux camarades de jeu. En octobre 2012, le groupe annonce un retour au New Sin Studios pour l'enregistrement d'un nouvel album, le neuvième. Intitulé Ars Musica, l'album poursuit la lignée entamée par Ancestral Romance.

Les gimmicks Power métal sont bien présents mais l'accent a encore une fois été sur le côté orchestral et mélodique. Les arrangements sont nombreux et donne beaucoup d'emphase aux chansons proposées ici. Ajoutez à cela de très nombreuses nappes de claviers, des chœurs et un chanteur qui met beaucoup de lui-même dans sa performance et vous obtenez une quasi musique de film ou un album aux airs d'opéra rock. On dirait que l'expérience aidant, DARK MOOR n'a plus peur de faire les choses en grand et se lâche dans le grandiloquent. Dommage que cette évolution s'accompagne d'un ralentissement du rythme ou de l'intensité. Difficile parfois de vraiment parler de Power métal, nous sommes souvent plus proche du hard-rock ou même du rock tout court. La musique proposée devient rapidement trop gentillette et manque nettement de puissance. L'ennui fini par poindre le bout de son nez alors que seulement 4 ou 5 titres sont passés. Dans ses conditions difficile de se farcir et d'apprécier Ars Musica de bout en bout.

DARK MOOR est-il allé trop loin dans sa démarche ? C’est en tout cas mon avis tant mon intérêt pour cet album s'est évanoui tout au long de son écoute. Toute douceur sucrée devient écœurante à la longue et je suis arrivé vite à saturation avec Ars Musica.

Oshyrya (05/10)

 

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Scarlet Records / 2013

Tracklist (55:51 mn) 01. Ars Musica 02. The First Lance Of Spain 03. This Is My Way 04. The Road Again 05. Together As Ever 06. The City Of Peace 07. Gara & Jonay 08. Living In A Nightmare 09. El Último Rey 10.Saint James Way 11. Asturias 12. The Road Again (Acoustic version) 13. Living In A Nightmare (Orchestral version)

Civil War – The Killer Angels

oshy_26072013_Civi_WaOn savait que SABATON et en particulier son chanteur, Joakim Brodén, adorait parler de guerres et de batailles. Force est de constater que ce n'est pas le seul ou qu'il s'agit d'un gimmick reproduit par les membres de CIVIL WAR. Rappelons que le 30 mars 2012, SABATON annonce sur sa page Facebook et son site officiel que le line-up actuel est démantelé, les guitaristes Oskar Montelius, Rickard Sundén, le batteur Daniel Mulback et le clavier Daniel Myhr quittent le groupe. Ils ne tardent cependant pas à se lancer dans une nouvelle aventure, CIVIL WAR. Le line-up est rapidement completé de Stefan "Pizza" Eriksson (VOLTURYON) à la basse et de Nils Patrik Johansson (ASTRAL DOORS, LION'S SHARE) derrière le micro.

On ne connait pas la dynamique de groupe au sein de SABATON mais quitter un groupe a succès pour immédiatement se lancer dans un nouveau projet qui doit faire ses preuves laisse bien des interrogations. En tout cas, les suédois reprennent les choses là où Coat of Arms les avait laissées. CIVIL WAR propose un heavy/power métal mélodique est enlevé. Rien de très nouveau sous le soleil. Les guitaristes bataillent avec entrain, Myhr distille avec talent ses claviers… Finalement le plus grand changement concerne le chanteur. Johansson et Brodén ont des voix bien différentes et cela change beaucoup de choses. On passe d'une voix grave et puissante à un chant plus aigu et criard à la Johnny Gioeli (AXEL RUDI PELL). Et il faut bien avouer que la mayonnaise prend nettement moins. Sans démériter, les compositions sont aussi un peu moins fortes et catchy par rapport à SABATON, il manque ce souffle guerrier si appréciable chez Brodén & co.

The Killer Angels est un bon album mais sonne comme un erzatz de SABATON. On a déjà connu pire mais l'intérêt d'avoir deux groupes au lieu d'un reste encore à prouver. Ce premier essai est respectable mais il faudra faire mieux pour réellement convaincre.

Oshyrya (06/10)

 

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Despotz Records / 2013

Tracklist (52:20 mn): 01. King Of The Sun 02. First To Fight 03. Saint Patrick's Day 04. Rome Is Falling 05. Sons Of Avalon 06. I Will Rule The Universe 07. Lucifer's Court 08. Brother Judas 09. My Own Worst Enemy 10. Gettysburg 11. March Across the Belts

PYG – We Live We Die

oshy_14072013_PYBon, les métalleux, allez faire un tour dehors une heure ou deux car là nous allons rester entre progueux, entre esthètes adaptes du bon gout. Les brutasses dehors ! Voilà, maintenant que nous sommes entre personnes civilisées abordons le cas de PYG. Non, il ne s’agit d’une faute d’orthographe. PYG signifie Projet Yvan Guillevic. Pour revenir aux origines de ce projet, en 2010, Yvan Guillevic décide de monter un projet musical en tant qu'auteur/compositeur et bien sûr guitariste. Fort du succès immédiat obtenu en 2011 par un premier opus, End of the World (Brennus/Keffren Publishing), Guillevic poursuit l'aventure de PYG avec un deuxième album, We Live, We Die, toujours entouré de la même équipe.

Difficile de ne pas penser à PINK FLOYD à l’écoute des premières minutes de cet album via l’instrumental qui ouvre cet album. Virevoltant entre un rock progressif et un métal très accessible, PYG se singularise par le présence de deux chanteurs, une homme et une femme, qui mêlent et démêlent en permanence leurs voix. Les harmonies ainsi créées sont assez efficaces mais on regrettera que l’accent français soit parfois assez évident.

Le point fort du groupe est bien sûr la technique des musiciens et en particulier les pirouettes de Guillevic avec sa guitare. Le monsieur est loin d’être manchot et fait sur la preuve de son talent tout au long de We Live We Die. Certaines compositions comme sortent du lot comme « Ocean Chaser » et son refrain hyper efficace ou « Song of the Werewolf ». Le solo de claviers de ce dernier impressionne. PYG a aussi su faire appel à des talents extérieurs via les contributions d’invités comme le guitariste Pat O'May, la harpiste celtique Clothilde Trouillaud et Jorris Guilbaud (SHADYON).

Bien que le ton ce soit un peu durci, alourdi depuis le premier album, PYG continue de proposer une musique très accessible à même de plaire à un large public. Gageons que We Live We Die permettra au groupe d’accueillir de nouveaux fans. Parfois un peu maladroit et avec une production encore largement perfectible, PYG a encore bien du pain sur la planche. Un projet à suivre de près.

Oshyrya (07/10)

 

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La mouche production – Coop Breizh / 2013

Tracklist (52:20 mn) 01. We Live, We Die, Pt. 1 02. We Live, We Die, Pt. 2 03. Ocean Chaser 04. The Dog Who Wants to Play 05. Easy Livin 06. Tonight I'll Kill a King 07. Beyond the Last Gate 08. I Won't Let You Go 09. Hey Woman 10. On the Wall 11. Song of the Werewolf