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NitroVolt – Pänzer

oshy_23062013_NitroVVoici le deuxième album des allemands de NITROVOLT. Il suffit de voir le nom de l’album et sa pochette pour deviner que la subtilité et la délicatesse ne sont pas au menu de ce soir. Formé en 2004 à Cologne, les teutons se sont spécialisés dans le punk / speedrock pas très malin mais assez jouissif quand il est bien fait. Après un premier album, Rock 'N' Roll Commando, en 2011, ils reviennent avec le deuxième chapitre, Pänzer. Douze chansons en 34 minutes, NITROVOLT ne s’embarrasse pas de subtilités et de fioritures. Pour replacer le groupe dans son contexte, en dehors de quelques tournées en Allemagne et dans les pays limitrophes, ils se sont spécialisés dans l’accompagnement de combats de catch. Chacun ses loisirs vous me direz et il faut bien vivre.

La recette est simple, aller à l’essentiel, jouer très vite et proposer les mélodies les plus attrayantes et catchy possibles. Simple sur le papier mais diablement compliqué à mettre efficacement en pratique. Je ne suis peut-être pas assez imbibé au moment de rédiger cette chronique mais la musique de NITROVOLT m’a laissé de marbre. Il manque le petit plus qui transforme de simples chansons en hymnes rock intemporels. Pour les chansons dépassant les trois minutes, on pense évidemment à un AIRBOURNE mais malgré l’énergie dépensée par les teutons, l’auditeur reste un peu sur sa faim. On ne parlera pas ici d’originalité tant ces champs ont été déjà maintes fois labourés mais simplement d’un défaut de feeling et d’inspiration. Ces riffs et ces refrains sonnent déjà entendus mille fois et peinent à accrocher l’auditeur. Alors bien sûr en support d’un vrai show avec gros son, lumières et alcool tout passe mieux et on peut prendre du plaisir à écouter NITROVOLT. A jeun, un dimanche pluvieux dans son salon, la magie n’opère pas. Tout n’est pas à rejeter, on peut passer ici et là de bons moments (« Twisted Shot Of Booze » ou « Lie To You ») mais cela ne suffit à convaincre.

Ce Pänzer peut être apprécié mais un certain nombre de conditions doivent préalablement être remplies. Le taux d’alcool dans le sang n’est pas le plus négligeables d’entre elles.

Oshyrya (05/10)

 

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Mausoleum Records – Rock n’Growl Promotion / 2013

Tracklist (33:51 mn) 01. Pay The Price 02. Rock It Out 03. Don’t Let Go 04. Twisted Shot Of Booze 05. Lie To You 06. Into The Night 07. Hardröck Queen 08. Going Down 09. Born To Love 10. Get Rid 11. So You Die 12. Hail Hail

Grenouer – Blood on the Face

oshy_23062013_GrenoueCette chronique s’apprête à nous réserver bien des surprises. L’origine du groupe d’abord, ce n’est pas tous les jours que nous faisons face à des rejetons de Saint-Pétersbourg. La scène russe est peut-être foisonnante mais vu d’Europe occidentale, le seul représentant se nomme ARKONA. La pochette ensuite qui évoque plus le métal extrême qui tâche que le rock alternatif et enfin la carrière du groupe qui a débuté en 1992 et qui propose ici pas moins que son septième album.

A l’écoute des compositions de Blood on the Face, difficile de croire que GRENOUER a commencé dans un registre death métal. Comme quoi, en vingt ans de carrière, tout le monde évolue. Le son de cet album sonne très moderne et les russes impressionnent par leur maitrise. Franchement, il est difficile de deviner leur origine géographique à l’écoute de ces chansons. Tout est bien en place, très professionnel et laisse une impression très positive sur l’auditeur bienveillant. Les ambiances sont soignées et prennent l’auditeur par la main pour un voyage tumultueux. Les riffs de guitares construisent la charpente des compositions et le chant de Ind fait le reste. Ajoutez à cela une belle section rythmique et quelques claviers et vous obtenez des titres forts comme « Blood on the Face » qui ouvre l’album. Dans la veine des KARNIVOOL et autres THE INTERSPHERE, GRENOUER sait être à la fois puissant et délicat et crée un beau contraste entre la lourdeur des rythmiques de guitares et la légèreté du chant. La surprise vient de l’introduction d’une partie presque rappée au sein de « Midday Show » ou de la simplicité d’un « Golden Years ».

En variant beaucoup les rythmes et les styles, GRENOUER a réussi à proposer un album solide bout en bout sans fausse note ni baisse de régime. Seule la pochette fait figure d’erreur de casting tant elle évoque un style de musique différent et pourrait desservir le groupe une fois l’album exposé dans les bacs des revendeurs. Blood on the Face tient toutes ses promesses !

Oshyrya (7,5/10)

 

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Mausoleum Records – Rock n’Growl Promotion / 2013

Tracklist (40:18 mn) 01. Intro: Thunder Phase 02. Blood on the Face 03. Sands of Silence 04. Midday Show 05. Golden Years 06. Rejected 07. Fix Your Life / A Few Miles from Paradise 08. The Taste of Misery 09. Brain Fever 10. See No Sun 11. Last Stop 12. All in the Suit That You Wear

oshy_23062013_Zombi_SaLe genre rock/métal horrifique commence à prendre de l’ampleur et les groupes se multiplient. Il faut dire que tout ce qui touche les zombies en particulier est à la mode en ce moment, les exemples au cinéma, dans les jeux-vidéos ou les bandes dessinées sont désormais très nombreux. Sur le plan musical, aux côtés des ROB ZOMBIE, MISFITS, GOTHMINISTER et CADAVERIA il faut compter désormais sur un nouveau joueur ZOMBIE SAM. Ce projet est né au début 2011 sous l’impulsion du guitariste / compositeur / arrangeur Zombie Sam. Son but est de composer une musique qui lierait ses passions, les films d’horreur, le style de Tim Burton, la puissance des guitares et la subtilité sombre des orchestrations. En mars 2012, il propose un premier EP puis cette année un premier album, Self Conscious Insanity. Pour mener à bien son projet il a su s’entourer d’une belle équipe avec des musiciens expérimentés et la fine fleur de l’écurie Coroner Records. L’album a été produit par Alessio Neroargento aidé d’Ettore Rigotti (DISARMONIA MUNDI) pour le mixage et le mastering. Sophia (ex-BLOOD STAIN CHILD).

A l’image de ses collègues cités précédemment, ZOMBIE SAM doit proposer une musique très catchy pour que la sauce prenne. Le cocktail n’est pas très original : une musique basée sur de grosses rythmiques typées indus, de multiples nappes de claviers pour installer l’ambiance et une ligne de chant mélodique et attrayante. On peut dire que le pari est dans l’ensemble réussi avec des titres comme « A Hallow Tale » avec son côté enfantin et ces sonorités dissonantes ou « Stay Away from Me » et ses rythmes hypnotiques. Les italiens jouent aussi sur un petit côté baroque, néo-classique assez sympathiques et cela donne une saveur supplémentaire à Self Conscious Insanity. L’ombre dans DEATHSTARS n’est jamais non plus très loin même si les suédois gardent encore un belle avance sur ZOMBIE SAM.

Difficile de ne pas taper du pied ou dodeliner de la tête à l’écoute de la majorité de ces chansons. Pas de quoi réveiller les morts mais une musique solide, sérieusement mise en œuvre et aidée d’une production claire et solide. Cet album constitue une bonne surprise et ravira les déçus d’un GOTHMINISTER en panne d’inspiration.

Oshyrya (07/10)

 

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Coroner Records / 2013

Tracklist (43:07 mn) 01. A Hallow Tale 02. Woman In White 03. Never Betray 04. Family Portrait 05. Through The Looking Glass 06. Retry 07. The Awake 08. Brake The Fate 09. A Beautiful Zombie 10. Stay Away From Me 11. Unreal 12. The End, For Now…