Author Archive

Tristania – Darkest White

oshy_16062013_TristanDans la continuité de ses précédents opus et tout en réaffirmant bien haut son identité métal gothique, les norvégiens de TRISTANIA propose un nouvel album extrêmement riche et surprenant de variété. Après Rubicon, un album fort et rassurant voici Darkest White le septième effort du groupe. La page Vibeke Stene est définitvement tournée et Mariangela "Mary" Demurtas bien que plus discrète, marque cet album de son empreinte.

Avec « Number », TRISTANIA passe d’entrée à l’offensive et présente son visage le plus agressif et tranchant. A l’image de la pochette de ce Darkest White, nous ne sommes pas là pour amuser la galerie et le chant torturé de Anders Høyvik Hidle annonce la couleur. Un mur de guitares et une rythmique puissante accompagne ces vocaux hargneux. Le chant féminin et un break plus mélodique au milieu de la chanson apporte un peu d’apaisement dans ce maelstrom de violence. Tout au contraire, « Darkest White » la seconde composition sonne presque entrainante avec son refrain imparable. Plus d’hurlements ici mais un chant clair masculin très inspiré et parfaitement maitrisé par un Kjetil Nordhus en grande forme. Difficile de ne pas succomber dans ces conditions aux charmes des norvégiens. S’en vient ensuite « Himmelfall » un titre très rock et direct où les chants masculins et féminins font des merveilles… Vous l’aurez compris, Cet albums passe son temps à surprendre l’auditeur selon les avatars choisis par des norvégiens plus protéiformes que jamais. Loin de nous déplaire, ce choix apporte une fraicheur et un renouvellement régulier qui évite la lassitude. Tous les ingrédients typiques du son TRISTANIA sont bien présents: les atmosphères lourdes, l’alternance des voix féminines et masculines et des types de chants, des chansons aux refrains finement ciselés…

Rubicon avait été un amuse-bouche savoureux mais le plat de résistance s’avère être tout aussi délicieux. Les norvégiens ont appris à regrouper leurs forces et concentrer au maximum leur talent à travers des compositions entre 4 et 5 minutes, loin des chansons à tiroirs du passé. Les fans auront à boire et à manger en abondance. Tant mieux, nous en redemandons !

Oshyrya (8,5/10)

 

Site Officiel

FaceBook Officiel

 

Napalm Records / 2013

Tracklist (49:55 mn) 01. Number 02. Darkest White 03. Himmelfall 04. Requiem 05. Diagnosis 06. Scarling 07. Night on Earth 08. Lavender 09. Cypher 10. Arteries

Fedj – Nagelfar

oshy_16062013_FejFEJD est un groupe de Folk métal né en 2001 à Göteborg en Suède de l’initiative de deux frères, Patrik et Niklas Rimmerfors. Parler de folk métal est parfois un peu exagéré tant la musique proposée met l’accent sur l’usage d’instruments traditionnels et médiévaux eu détriment des grosses guitares. Ici, la mélodie prend le pas sur la puissance et l’agressivité. Les suédois ont jusqu'à présent réalisé 3 démos et 2 albums et présentent également la particularité de chanter dans leur langue d'origine.

L’authenticité passe ici avant tout et en dehors de la batterie, de la basse et de quelques claviers bien contemporains, il faut ici parler de musique folklorique. Cela n’enlève rien aux qualités des FEDJ mais habitués aux approches plus directes des KORPIKLAANI ou TYR ou à l’agressivité des ELEVUITIE et ARKONA les fans pourraient être déboussolés à l’écoute des premières chansons. Sans faire de comparaisons trop hasardeuses, FEDJ est assez proches de certains groupes traditionnels celtiques de Bretagne par exemple. Le résultat est très agréable et rafraichissant, à même de plaire au plus grande nombre. FEDJ peut s’adresser à un public large, de 7 à 77 ans et sort des carcans du métal. Les frères Rimmerfors font étalage d’un vrai talent pour proposer de belles mélodies accrocheuses et le chant en suédois apporte un petite touche d’exotisme sympathique.

Nagelfar n’est cependant pas exempt de défaut. Le chant un peu limité manque de variété et fini par lasser. Quelques titres auraient également mérité d’être un peu travaillés pour mettre à l’honneur certaines mélodies et certaines sonorités peu communes de ces instruments traditionnels. Cela n’enlève rien au plaisir que l’auditeur prend à l’écoute de ce troisième album. Cette douceur et cette approche simple fait du bien aux oreilles mais surtout à l’âme.

Oshyrya (7,5/10)

 

Site Officiel

FaceBook Officiel

 

Napalm Records / 2013

Tracklist (44:18 mn) 01. Ulvsgäld 02 Sigurd Ring 03. Nagelfar 04. Dis 05. Den skimrande 06. Jordens smycke 07. Fjärrskådaren 08. Vindarnas famn 09. Häxfärd

Lacrimas Profundere – Antiadore

oshy_16062013_Lacrim_profundVingt ans de carrière, les allemands de LACRIMAS PROFUNDERE fête de la plus belle des manière ce bel anniversaire en sortant leur dixième album, Antiadore. Depuis Burning: A Wish (2001) le métal mélodique tendance gothique est d’actualité et ce nouvel opus ne démentira pas ce choix. En douze titres calibrés autour des 3-4 minutes, les teutons se rappellent à notre bon souvenir et, sans révolutionner le genre, font encore preuve de beaux restes malgré les années.

Loin des rivages doom metal des débuts, LACRIMAS PROFUNDERE aura su sentir les modes et se positionne depuis longtemps aux côtés d’un MONO INC. enrichi de quelques légères touches plus extrêmes. Oliver Nikolas Schmid continue de tenir fermement la barre du navire. Les mélodies sont soignées et les claviers viennent impulser la mélodies principales et soutenir les rythmiques de guitares. Les refrains se veulent catchy et dans l’ensemble le contrat est rempli. Dans une formation resserré à quatre membres, les allemands ont regroupé leur énergie et sont allés à l’essentiel. Les ballades comme «Still In Need» ou encore «Head Held High» répondent aux plus lourds et rapides «Abandon» et «What I´m Not». La voix grave et expressive de Rob Vitacca continue à faire des merveilles même si les titres finissent par se ressembler sur la longueur. Et puis pour être honnête ; mes groupes évoluant sur ce créneau commence à être assez nombreux et peinent à se démarquer les uns des autres.

Antiadore est un album soigné et agréable. Nous n’en attendions pas moins de LACRIMAS PROFUNDERE qui a su maintenir certains standards tout au long de leur carrière. De là à hurler au génie, il y a un très grand pas que nous ne franchirons pas mais les fans seront heureux et les autres pourront jeter une oreille bienveillante à ces chansons.

Oshyrya (6,5/10)

 

Site Officiel

FaceBook Officiel

 

Napalm Records / 2013

Tracklist (46:54 mn) 01. My Release in Pain 02. Antiadore 03. What I´m Not 04. All For Nothing 05. Dead To Me 06. Abandon 07. Still In Need 08. Deny For Now 09. Head Held High 10. My Chest 11. Remembrance Song 12. A Sigh