Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Warmblood – God Of Zombies

La scène metal italienne a décidément le vent en poupe avec nombre de groupes qui commencent doucement à s’exporter hors de leur pays. Certains sont déjà arrivés à se faire un nom tel Fleshgod Apocalypse ou Hour Of Penance dans une moindre mesure et d’autres commencent seulement comme Warmblood qui sort ici son troisième opus.

Passons outre l’intro tirée en longueur et qui n’amène pas grand-chose à l’album qui joue sur des ambiances assez différentes et concentrons-nous sur les différents brûlots qui compose cet album. Si vous recherchez les compos alambiquées, vous serez déçus : Warmblood nous vomit son metal à grande vitesse dans les esgourdes. Les passages mid-tempo et les soli qui vont avec amène un peu de répit mais bien vite, les italiens repartent à l’assaut et nous assène un death metal couillu, avec les bons breaks typés « live » (Contagium Escalation fera à coup sûr très mal en live). Mais que ceux que le death pur souche rebute soient rassurés : les italiens ont la bonne idée d’ajouter une grosse dose de mélodie à leurs compos pour aérer et varier leur musique. Mais ce qui frappe surtout à l’écoute de cet opus, c’est le groove que le combo parvient à amener, même sans bassiste. En effet, depuis le départ de leur bassiste en 2006, le trio italien ne l’a jamais fait remplacé. Comme quoi, une basse n’est parfois pas nécessaire quand on a un bon deuxième guitariste. Au niveau des thèmes abordés, pas grand-chose de neuf à se mettre sous la dent, le groupe ressort les thèmes habituels du genre et nous livre un manuel complet sur les zombies, la religion ou encore la mort. Seule nouveauté peut-être, le tout est fait en s’inspirant du cinéaste Lucio Fulci, spécialiste du film d’horreur italien.

Mis à part une intro discutable (au même titre que l’instrumentale de fin), Warmblood nous livre un bon album de death, qui, même s’il n’est certes pas très original et qu’il ne dévie pas des codes habituels du death metal, a au moins le mérite d’être bien fait et de mériter que l’on prête une oreille attentive à ce groupe.

(7/10) Supercastor

Facebook officiel

Myspace officiel
 
The Spew Records / 2014

Tracklist : 1.  Intro (Zombie Genesi) 2. Post Mortem Transfiguration 3. Contagium Escalation 4. Eucharist Dead Flesh 5. Unfaithful Celebrant 6. God of Zombies 7. Replaced by Death 8. Culmination of Final Transformation 9. Zombinferno 10. Ite Missa Est

 

On ne sait que peu de choses concernant  Anarkökvlt, un quatuor australien qui est originaire de la région d’Adelaïde. Ils n’ont pas l’air signés et à part une page Bandcamp et Facebook nous avons rien d’autre sur le net.  Sigillise the Downfall of Capitalism…  ressemble donc à une autoproduction et serait sorti le 24 octobre dernier. Il faut d’ailleurs que j’en profite  pour remercier mon padawan Yann aka Death Beer sans qui je ne serais pas en train d’écrire ces lignes à propos de Anarkökvlt. Selon les dires du groupe, le style pratiqué serait un Crust Punk infusé d’émanations  Black Metal (ou Blackened Crust si on parle nov langue Metal). Le nom évocateur de cet EP a aussi beaucoup attisé ma curiosité en flattant mes  aspirations de sale gauchiste. Je me suis dit avant de lancer la lecture pour la première fois : «  Vais-je être comblé par ce skeud sur le fond et la forme ? »

 
Les corrélations entre les scènes Black Metal et Punk sont nombreuses mais un exemple précis me vient à l’esprit et comme il va servir mon propos, je me permets un bref aparté. J’aime le Crust et plus particulièrement celui de Driller Killer. Son frontman Cliff Lundberg ne cachait pas son attirance pour le Black Metal puisque il arborait dès 1995  dans le clip de From Out to Nowhere un T-Shirt du True Mayhem. De Mayhem, il en est question dans le propos musical que  Zach& son escadrille distillent tout du long des treize brûlots qui composent ce EP et ce de deux façons. La musique m’évoque ce que Mayhem pouvait faire dans sa période Deathcrush. Une certaine urgence qui transpire des compostions n’est certainement pas étrangère à ce fait mais aussi les intonations de la voix de Zach qui ne sont pas sans rappeler celles de Maniac. Mais Anarkökvlt ne se borne pas qu’à être un vulgaire clone de Mayhem car il sait varier les plaisirs. Je ne sais pas si c’est dû au mix Crust / Black ou si c’est le fait que le groupe ait voulu rendre hommage à certains groupes comme Dark Throne ou Carpathian Forest, mais le rendu de certains passages sonne Black’n’Roll. C’est un plus dans la musique du groupe et ça rend l’ensemble très accrocheur au final. Ca groove quoi !

Les titres s’enchaînent à vitesse grand V puisque les morceaux ont une durée éclair autour de la minute. Du coup on ressent très vite comme un goût de reviens y et ce sera là mon seul bémol : Cet EP est bien trop court ! Les Textes ont l’air très importants pour le groupe car chose rare ils sont fournis avec les morceaux quand on les télécharge via le Bandcamp. Je pense que le groupe veut par ce fait insister sur leurs portées politiques. En effet, si pour la forme Anarkökvlt balance quelques poncifs et références à l’occultisme par le biais de titres comme Belial, Astaroth ou Lilith : c’est pour mieux nous exposer ces revendications qui se veulent ouvertement antifascistes, féministes ou libertaires. Le tout se fait saillant comme une volée de cocktails Molotov lors d’une nuit d’émeutes !

Au final on a un EP de Crust/Punk/Black Metal qui fait le travail avec le peu de moyen d’une auto production mais avec une conviction énorme et ça s’entend. Il y à une bonne matière première pour que le groupe se façonne un son propre et un style. Moi J’encourage et je soutiens !

FalculA (07/10) 

Facebook Officiel

Bandcamp où le EP est en streaming


Auto production / 2014

Tracklist (13 minutes) 1. LHP 2. Belial 3. Sigillise the Downfall of Capitalism 4. Astaroth 5. Lilith 6. Abbatoirs 7. Black Magick Black Bloc 8. When Oppressive Relationship Models are Replaced with Mutual Aid and Voluntary Association 9. Hex the Pigs 10. Chaote 11. Chaote II 12. Racism is Fucked 13. Anarchy is Love I

oshy_09112014_Mo_RulJ’ai l’impression de me répéter chronique après chronique mais les allemands de MOB RULES sont un des groupes de power mélodique les plus sous-estimés de la scène européenne. Sans faire beaucoup de bruit dans nos contrées ils ont toujours su proposer des albums inspirés et solides et si vous cherchez bien vous trouverez bien nombre de pépites au sein de leur discographie. La sortie de ce coffret anniversaire pour les vingt ans de carrière va en être le parfait exemple.

L’aventure a commencé en 1994 sous l’impulsion du guitariste Matthias Mineur et du bassiste Thorsten Plorin. Il ont d’emblée s’entourer d’une belle équipe avec un particulier la présence derrière le micro de Klaus Dirks, un chanteur avec un voix assez typée qui a pu en refroidir, à tort, certains. Dès le début, les claviers ont également été très présents aux côtés des guitares donnant un caractère très mélodique et accessible aux chansons proposées. Ayant tapé dans l’œil de Limb Music qui a su décèler le potentiel et faire naître à la lumière de grands noms comme les italiens de RHAPSODY. MOB RULES fait également partie de ces belles découvertes. Et depuis vingt ans donc les disques s’enchainent sans aucune fausse note. Ce n’est pas toujours absolument génial mais les allemands ont su conserver des critères de qualité très élevés. Les deux premiers opus, Savage Land (1999) et Temple Of Two Suns (2000) sont des merveilles tout comme le dernier en date, Cannibal Nation (2012), qui montre un groupe réfléchi et mature.

Le premier cd de ce coffret rassemble un florilège du meilleur de ces sept albums studios. Le choix des chansons tient la route même si « tubes » semblent manquer à l’appel comme « Secret Signs » et « Eyes Of All Young ». Mais chaque fan ferait sa propre sauce, il fallait bien trancher. La qualité du travail saute aux oreilles et après cette écoute, si vous n’êtes pas convaincu, il y a de quoi désespéré. Cependant, pour les fans, la deuxième galette concentre tout l’intérêt de ce coffret. MOB RULES a invité des amis ou des personnes qui ont comptées dans le développement du groupe à les rejoindre pour reprendre avec eux certains classiques du groupe, quelques reprises ou encore deux toutes nouvelles chansons composées spécifiquement pour cet anniversaire. Parmi les invités, nous pouvons ici mentionner : Udo Dirkschneider (U.D.O.), Bernhard Weiß & Marco Wriedt (AXXIS), Amanda Somerville & Sascha Paeth (AVANTASIA), Peavy Wagner (RAGE)…

Il serait trop long de tous les mentionner mais vous trouverez quelques représentants de la fine fleur de la scène métal d’outre-Rhin. Ces relectures, très proches des originales, restent sympathiques et permettent de se pas se retrouver avec un simple best-of agrémentés de quelques bonus. Et c’est un plaisir de retrouver des artistes un peu disparus de nos radars comme Chitral Somapala (ex-FIREWIND, RED CIRCUIT). Les deux nouvelles chansons font honneurs au groupe. Nous ne nous prononcerons pas sur la qualité du livret et sur le contenu du DVD puisque nous n’avons pas eu l’occasion de les voir.

MOB RULES mis les petits plats dans les grands à travers de coffret célébrant leur vingtième anniversaire. Les fans en auront pour leur argent avec du connu, du surprenant et de l’inédit. Face aux coffrets anniversaires souvent sans saveur ni véritable valeur ajoutée il faut saluer le travail réalisé ici. Les deux nouvelles chansons donnent l’eau à la bouche et il ne reste plus qu’à patiemment attendre le futur opus des allemands. Allez, on se dépêche !

Oshyrya (08/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

Steamhammer – SPV / 2014

Cd1 (79:08 mn): MOB RULES TIMEKEEPER – THE BEST 01. Temple Fanfare 02. Pilot of Earth 03. Black Rain 04. Cannibal Nation 05. Astral Hand 06. Close My Eyes 07. Dead Man`s Face 08.Among The Gods 09. In The Land Of Wind Rain 10. Hollowed Be Thy Name 11. Last Farewell 12. Ice And Fire 13. Lord Of Madness (Live) 14. With Sparrows 15. Rain Song (Live) 5:37

Cd2 (48:39 mn): MOB RULES TIMEKEEPER – FRIENDS 01. Insurgeria (new recorded, w/ Udo Dirkschneider & Marco Wriedt) 02. Celebration Day (new recorded, w/ Bernhard Weiß) 03. Lights Out (new recorded, w/ Peter Knorn) 04. End Of All Days (new recorded, w/ Amanda Somerville & Corvin Bahn) 05 .Broken (new Track) 06. All Above The Atmosphere (new recorded, w/ Herbie Langhans & Herman Frank) 07. Coast To Coast (new recorded, w/ Michael Ehré, Stephan Lill & Chity Somapala) 08. How The Gypsy Was Born (remastered, w/ Peavy Wagner) 09. Run With The Wolf (new recorded, w/ Sascha Paeth) 10.My Kingdom Come (new Track, Orchestral Version, w/ Corvin Bahn)

Cd3 (09:52 mn): SINGLE 01. My Kingdom Come 02. Meet You In Heaven (Live at Pumpwerk, Wilhelmshaven, 2005, prev. unreleased)