Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Malkavian n’avait pas grand-chose au départ pour séduire le matou ronchon et soupe au lait que je suis parfois. Je suis tombé par hasard sur la musique du groupe au détour d’une publication Facebook qui m’a redirigé vers leur Bandcamp. En faisant une brève recherche  on peut remarquer qu’il s’agit d’un jeune groupe,  puisque The Worshipping  Mass n’est que leur premier album, originaire de la région nantaise et catalogué  Thrash / Groove Metal. Votre humble serviteur (moi)  a débuté ses pérégrinations métalliques dans les années 90 et a donc déjà  beaucoup écouté ce genre de choses comme Pantera, Machine Head, Pro-Pain ou Grope. Les trucs à la mode Dagoba très formatés et bourrés de poncifs à la mode américaine merci mais très peu pour moi car j’ai déjà donné ! Alors c’est un peu avec le museau en arrière que j’ai actionné leur player  Bandcamp pour la première fois…

Là,  quelle ne fût pas ma surprise de voir des morceaux assez longs pour le genre que le groupe est censé pratiquer. Je me suis dit et je retranscris mot pour mot ma pensé : « Putain ! S’ils tombent dans les travers que je crains, je ne suis pas sorti du sable et ça va être un véritable calvaire ! ». Et bien non en fait ! J’avais sacrément tort et autant vous le dire tout de suite, j’ ai pris un certain plaisir à écouter les compositions Thrashcore  /Thrash  Death /Groove Metal de Malkavian ! Les morceaux de ces nantais sont longs soit,  mais comme ils abordent leur musique de manière progressive, versatile et avec une technique instrumentale  irréprochable, ça  passe tout seul ! "The Dust" le morceau d’ouverture en est un bon exemple. Il part de  loin sur une guitare lead Heavy interrompue par des riffs tranchants et une batterie jouant sur un rythme de marche. Vous voyez !? Comme à la belle époque du Thrash  Metal  des 80’s ! Mais ce n’est pas fini puisque la rythmique s’emballe à grands galops accompagnée d’une succession de riffs Thrash, de breaks, de chœurs dignes d’une ambiance de stade de Foot (comme dans le NY Hardcore) , de parties Heavy voire presque Death Metal.  Tout un éventail vous est balancé à la face mais de manière méthodique et avec énormément de feeling  musical.  Tout est diablement efficace. Quant à la voix c’est un atout majeur de cet album. Elle suit la versatilité de la musique avec brio puisque  Romaric , leur chateur, va puiser dans différents registres.  Je le trouve brillant passant sans encombre d’un timbre de voix proche de celui de Phil Anselmo à des vocaux typés Thrash /Hardcore presque  Death sur certains passages. Il a même à certains  moments, et ça a parachevé de me séduire, une voix me rappelant furieusement celle de Grope que j’ai cité plus haut. 
 Une brève aparté maintenant  chers amis lecteurs de MetalChroniques.fr :  Grope était le groupe de Thrashcore Groove Metal de Tue Madsen  le propriétaire du  Antfarm Studio qui a produit des tas de bons albums de Aborted,  Dark Tranquillity, Dagoba ( tiens, la boucle est bouclée) , etc. Per Abdrup était le chanteur de Grope sur "Primate "(1994) et "The Fury" (1996).
 Bon je peux reprendre le fil de ma chronique. Puisque on parlait de son, parlons un peu de la production de The Worshipping Mass. Je ne peux parler que de ma perception puisque  je n’ai pas eu d’infos à l’heure où j’écris ces lignes sur la manière dont a été produit l’album. En tout cas elle est parfaite pour un premier essai. Pour finir les compositions sont taillées pour le live . Malkavian ayant déjà une bonne petite expérience dans ce domaine,  ils ont fait le Motocultor Fest et assuré la première partie de nombreux groupes de Nantes  comme Suicide Silence. Ça peut faire mal aux dents  à l’arrivée si le groupe arrive à retranscrire l’alchimie qui se dégage des compositions de The Worshipping Mass !

Ce skeud m’a plu et j’ai passé un agréable moment à l’écouter. C’est d’ailleurs la raison qui m’a poussé à les programmer récemment dans mon émission pour Radio Kaos Caribou. Donc je mets une  bonne note car The Worshipping Mass et un bon album de Metal contemporain. Le groupe sait d’où il vient. J’attends désormais avec impatience les prestations live et le prochain album pour pouvoir vous dire où il ira… 

FalculA  (8/10) 

www.facebook.com/Malkavianmetalfr

http://malkavian.bandcamp.com/

Finisterian Dead End  2014 

Tracklist (60 minutes) 1.The Dus 2. Ultimatum 3.The Worshipping Mass 4. I Suggest… 5.Out of Madness Pt. 1 6. Out of Madness Pt. 2 7. The Black Hand 8. The Wreckage 9. Drag'em Down 10. Wolfpack 11. The Rotten Conspiracy

 

 

 

Unearth – Watchers Of Rule

unearth_watchersA l'heure de fêter le 10ème anniversaire du débarquement de la "New Wave Of American Heavy Metal", force est de constater qu'elle a pris un sacré coup dans l'aile. On ne compte plus les groupes de la première heure qui sont passés de vie à trépas. Et la foule de groupes sortis du garage dans la foulée ne se porte guère mieux. Au beau milieu de ce paysage post apocalyptique, Unearth, l'un des pionniers du genre, sort 10 années après "The Oncoming Storm", un sixième album qui remet les pendules à l'heure.
Pas de metalcore formaté et calibré ici, pas de chant clair larmoyant bourré de vocoder, pas de concours de coupes de cheveux improbables. Mais de la testosterone en barre, du ravage à tous les étages, Unearth revient dans la course et se jette dans l'arène avec 9 titres ramassés, compacts, qui ont tous en commun une énergie débordante et une grande générosité dans le tabassage des esgourdes.
Avec quelques solis de haute volée au beau milieu du carnage. Rassurant de voir qu'Unearth est capable du meilleur, alors que le groupe a aussi connu une période moins convaincante. 9 compositions inspirées, solides et bien ficelées. On en oublie vite cette intro un peu bateau qui pouvait laisser craindre une suite à poil molle du genou. Il n'en est rien. Unearth au sommet de son art balance 35 minutes de furie implacable. Le patron du genre est de retour, les pales copies peuvent ranger leurs jouets au garage et aller chez le coiffeur. Pas de metalcore frelaté ici, une mise au point bienvenue d'un pionner qui n'a rien perdu de sa force de frappe. On pourrait regretter que l'album ne dure que 35 minutes, mais vu son intensité, les plus accrocs pourront le laisser défiler en boucle (pour le plus grand désespoir du voisinage réfractaire aux décibels). Le faux pas de "The March est décidément bien loin, après un solide "Darkness In The Light", Unearth récidive dans le bons sens et affiche une rage intacte, de quoi susciter l'appétit des amateurs de metalcore qui frappe.

Hamster (09/10)

http://unearth.tv

www.facebook.com/unearthofficial

Century Media / 2014

Tracklist (35 minutes) 01. Intro 02. The Swarm 03. Lifetime In Ruins 04. Guards Of Contagion 05. From The Tombs Of Five Below 06. Never Cease 07. Trail To Fire 08. To The Ground 09. Burial Lines 10. Birth Of A Legion 11. Watchers Of Rule

 

 

 

Medan Agan – Lacrima Dei

Palestinians school buys walk on the rubble of a building destroyed during earlier Israeli bombardment, as they make their way to their nearby school in Gaza City, on November 24, 2012, three days after a truce was declared between Israel and Hamas. Gaza's children, virtually absent from the streets since the violence, are beginning to return to school after a truce between Israel and Gaza's Hamas rulers ended eight days of deadly bombardment. Photo by Ashraf AmraContre vents et marées, malgré l’adversité du quotidien, les grecs de MEDEN AGAN poursuivent l’aventure et ouvrent un nouveau chapitre avec un troisième album sous le bras, Lacrima Dei. Diman Koutsogiannopoulos a fait sienne la maxime de Jean de la Fontaine, le roseau plie mais ne rompt pas, et su géré toutes les embûches qui se sont dressées devant lui depuis la sortie du très convaincant Erevos Aenaon (chronique ici). La Soprano Iliana Tsakiraki a quitté le navire et a été avantageusement remplacée par Maya Kampaki qui évolue vocalement parlant dans le même registre et possède elle aussi de belles qualité de chanteuse. Après un bref hiatus, Panos Paplomatas est également de retour derrière la batterie.

On ne change pas une recette gagnante et Lacrima reprend les mêmes (très bons ingrédients) d’Erevos Aenaon. MEDEN AGAN fait preuve d’un vrai talent pour pondre des mélodies et des refrains supers accrocheurs. Vous n’êtes pas près d’arrêter de siffloter « Embrace The Sorrow » ou « Lacrima Dei ». Les guitares s’en donnent à cœur joie bien épaulées par des claviers omniprésents et une solide section rythmique qui imposent de très solides fondations. Ajoutez à cela une prestation franchement bluffante de Maya Kampaki dans un registre lyrique et ce disque prouve qu’il possède bien des atouts.

Lacrima Dei possède un petit côté suranné speed métal du début des années 2000 qui est loin de me déplaire. Au petit jeu des comparaisons, évidemment on pense à NIGHTWISH ou à l’école néerlandaise à travers le chant lyrique féminin mais MEDEN AGAN apporte une touche supplémentaire, comme un croisement entre la vitesse d’un STRATOVARIUS et le côté grandiloquent et sombre d’un THERION. Belles références, n’est-ce pas ? Le lien avec la Finlande est bien présent puisque Lacrima Dei a été masterisé aux Finnvox Studios par Mika Jussila et bénéficie donc d’un son solide, à la fois clair et puissant.

Les hellènes progressent album après album et après avoir travaillé en autoproduction, les voici signés au sein d’un label grec No Regrets Records. Vous auriez tort de passé à côté de ce disque si vous aimez le genre car MEDEN AGAN suit de près les ténors du genre cités ci-dessus aux côtés des espagnols de DIABULUS IN MUSICA. Espérons que, grâce à cette belle carte de visite, les grecs puissent passer la vitesse supérieure et multiplier les concerts en Europe pour se faire connaître plus largement. Ils le méritent (boutique ici).

Oshyrya (08/10)

 

FaceBook Officiel

 

No Regrets Records / 2014

Tracklist (44:51 mn) 01. Divine Wrath 02. Lacrima Dei 03. Embrace The Sorrow 04. Portal Of Fear 05. Everlasting Pain 06. Web Of Shadows 07. Nuntii Belli 08. Loss 09. Devoid Of Sanity 10. Commemorate The Fallen