regardeRegarde les Hommes Tomber. Je ne fais plus que ça. Regarder, la gabegie autours de moi. Je n'attends plus qu'une chose, que les digues cèdent et que l'on se repaisse du spectacle. Sous les hourras de fascination pour la fin des choses. Forcément quand un groupe et son premier album portent ce nom, j'attends au tournant.

La chute commence par un prélude qui donne le ton. La double martèle le rythme. Les guitares occupent le reste du spectre. Puis elles éclatent en plein lyrisme. On a la tête sous l'eau. Le morceau suivant nous maintient encore en apnée. En effet « Wanderer of Eternity » est une giclée de joules qui tourne en circuit fermé. Boucle infernal de puissance. Pluie de cendre dans les cieux. L'atmosphère est lourde mais avec un putain de groove. Le combo basse/guitare/batterie tabasse en rythme. Comme si Céleste et Cowards se foutaient sur la gueule dans une arène. On fait pire comme spectacle.

Pour autant, une certaine pesanteur commence à se faire sentir. Ouais, elle était facile celle là. Mais c'est réellement une impression qui perdure au long de mes écoutes. Certains passages trainent peut être un peu trop en longueur. Donner dans le contemplatif ne me dérange pas. Mais parfois on décroche. C'est l'inconvénient d'être rapidement pousser au bord de l'asphyxie. Les premiers morceaux sont très intensifs et les accents plus atmosphériques qui suivent gagneraient à être distillée de façon plus intelligente.

Cela n’entache en rien le travail fournit sur les ambiances. Un très bel effort de création a été mené dans ce domaine. Pour dire on passe par des influences qui vont de Deathspell Omega à Alcest. On retrouve d'un coté, des ambiances très pures, avec un son de guitare ample. Et en face de cela une noirceurs totalement black. Le véritable point d'orgue est de parvenir à faire coller la musique avec les concepts d'élévation et de déclin. Une atmosphère très travaillée, ravagée et torturée avec un chant éraillé et des riffs aiguisés. Le chaos est distillé de façon à rompre un équilibre établit.

Ça fait très ange déchu, ouais SATAN. Oups, pardon, réflexe conditionné.

Un album qui est à l'image de son artwork au final. Ce dernier a d’ailleurs été réalisé par Førtifem, étoile montante du graphisme Parisien. Cela donne un écrin vraiment envoûtant au groupe. Sans lequel il aurait été plus difficile d'être convainquant. L'ensemble est très prometteur pour la suite.

Ymishima (07/10)

 

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LADLO Production / 2013

Tracklist (38:59) 1. Prelude 2. Wanderer Of Eternity 3. Ov Flames, Flesh and Sins 4. Sweet thoughts and visions 5. Regarde les Hommes Tomber 6. A Thousand Years of Servitude 7. The Fall