Deux ans après Chatterbox (chronique ici) qui avait su sous séduire par ses compositions rock/pop sucrées et hyper accrocheuses, les toulousains de SIDILARSEN remettent le couvert avec un nouvel opus sous le bras, Dancefloors Bastards. Bon tous les goûts sont dans la nature mais cette pochette ne fait franchement pas envie, qu’est-ce que c’est que ce truc ? Enfin, cela rappellera aux plus anciens le visuel de Biotop, leur premier album publié en 2003.
Le style de SIDILARSEN reste toujours assez difficile à décrire, du métal fusion entre heavy et électro à la sauce du sud-Ouest. Les comparaisons avec MASS HYSTERIA ne risquent pas de s’éteindre d’aussi tôt même si SIDILARSEN pousse le trip boucles électro un cran plus loin que les parisiens. Le quintet n’a ici pas changé de formule des titres directs et très calibrés. L’auditeur se doit d’être tout de suite immergé dans le maelstrom du groupe et n’en ressortir, la tête à l’envers, que cinquante minutes plus tard. Dancefloors Bastards ouvre sur les chapeaux de roue avec des titres plus rapides et énergétiques les uns que les autres. Comme sur Chatterbox avec « Comme on vibre », SIDILARSEN tente de vous prendre en otage avec un « Spread It » qui a toutes les caractéristiques du tube potentiel. La vélocité monte ensuite crescendo avec une triplette « Dancefloor Bastards », « Frapper la Terre » et « Go Fast » à décorner les bœufs. SIDILARSEN n’a pas la langue dans sa poche et continue de dénoncer les maux contemporains de notre société de « Guerres à Vendre » à « Méditerranée Damnée », tout un chacun comprendra les prises de position des toulousains. Ils démontrent une fois de plus leur talent pour pondre à la chaine des titres forts et séduisants, à mêler avec malice métal et électro.
Qui a déjà vu SIDILARSEN sur scène sait que les toulousains n’ont pas leur pareil pour mettre en quelques secondes le feu au public et transformer la salle en piste de danse géante. Efficace sur disque, leurs chansons prennent une nouvelle dimension ultra-festive lors des concerts. Nos amis sont lancés depuis de longues semaines maintenant dans une large tournée hexagonale (et Belgique) et se produiront même en Russie. Elle est pas belle la vie ? A ne pas rater, près de chez vous !
Oshyrya (7,5/10)
Site Officiel
Facebook Officiel
Verycords / 2016
Tracklist (54:05 mn) 01. Spread It 02. Dancefloor Bastards 03. Frapper la Terre 04. Go Fast 05. Guerres à Vendre 06. Le Jour Médian 07. Walls of Shame 08. Méditerranée Damnée 09. Religare 10. Sois Mon Rêve 11. Au Maximum 12. I Feel Fine 13. 1976
Le premier contact avec ce disque peut être assez abrupt. Comment ne pas se dire que les allemands d’UDR exagèrent et qu’ils auraient pu un peu attendre avec de capitaliser sur la mort de Lemmy Kilmister. Et puis à regarder de plus près, la démarche du label apparait et tous les fans pourront apprécier cette sortie. Les 20 et 21 novembre 2015, au Zénith de Munich en Allemagne, UDR Records a pris la decision d’enregistrer ces deux concerts sold-out des britanniques. Et ce Clean Your Clock s’avère être le dernier témoignage enregistré de ce dont MOTÖRHEAD était capable sur scène, leur environnement naturel, là où le trio pouvait s’épanouir et donner son meilleur.
L’écoute et la vue de cet album s’avère être une expérience assez étrange. Difficile de ne pas ressentir à la fois un plaisir certain à voir ces chansons jouées de main de maître par un ces musiciens exceptionnels et un certain malaise devant la maigreur et la fatigue évidente de Lemmy. Ce dernier n’est déjà plus le bassiste et chanteur flamboyant que tout le monde connaissait, la maladie a fait ses ravages. En grand professionnel, il ne lâche rien et offre une très belle prestation aux fans rassemblés devant lui mais, à posteriori, une pointe de regret nous saisit le cœur.
Cinq titres et puis s’en vont. Clean Your Clock n’a pas à rougir, ce témoignage de qualité aussi bien au niveau audio que vidéo possède sa place dans votre discothèque. Il s’agit d’un beau témoignage du monument qu’était MOTÖRHEAD. Ce ne sera sans doute pas le dernier.
Oshyrya (07/10)
Site Officiel
Facebook Officiel
UDR / 2016
Tracklist (68:23 mn) 01. Bomber 02. When the Sky Comes Looking for You 03. The Chase Is Better Than the Catch 04. Lost Woman Blues 05. Overkill
Le 23 décembre 2012 quand l’ESPRIT DU CLAN annonce se mettre en pause, nous sommesq nombreux à ne pas donner cher de la peau du groupe. Malgré leur déclaration, quand des musiciens annoncent que la flamme créatrice a disparue, cela sent franchement le sapin. Et pourtant, l’absence n’aura duré que trois années, la transition normale pour bien des groupes. Cependant, cette pause n’aura pas été sans conséquence au niveau du line-up puisque Shiro (Chant) et Clem (Basse) qui sont présents depuis le début, ne font plus partie des rangs. Le premier apparait quand même sur le titre « Sur Les Murs » histoire de s’effacer en gentleman.
Avec tous ces changements, L’ESPRIT DU CLAN était attendu au tournant mais le quintet va rapidement rassurer ses fans. Nos amis n’ont rien perdu de leur talent et de leur hargne. Ils proposent treize nouvelles déflagrations metalcore. Les titres se veulent courts et directs, affichant en majorité entre trois et quatre minutes au compteur. Les hostilités débutent immédiatement avec un « Céleste » du meilleur tonneau. Les guitares de Chamka et Ben tissent leur toile avec un son vif, assez brut. La section rythmique consolide efficacement ces fondations avec qu’Arsène ne termine le travail de son chant hargneux. L’ESPRIT DU CLAN n’est pas là pour amuser la galerie et enchaine les salves avec rapidité. Ce n’est pas nouveau mais pour ce Chapitre VI, les franciliens ont un nouvelle fois tenté de mêler puissance et agressivité sans oublier de proposer des refrains fédérateurs et accrocheurs. Cela ne marche pas à chaque coup mais dans l’ensemble, le groupe montre un joli savoir-faire. Arsène devait lui aussi prouver qu’il allait pouvoir tenir la baraque à lui tout seul sans la présence de son compère de toujours. « Sur les murs » laissent des regrets mais reconnaissons qu’Arsène fait le boulot sans fléchir ni trembler. Le disque passe à tout allure, sans temps mort à l’exception des quelques intro samplées, et vous aurez à maintes reprises secoué la tête et tapé du pied.
Avec Chapitre VI, L’ESPRIT DU CLAN rassure et reprend les choses là où Chapitre V: Drama les avait laissées. De nombreuses dates arrivent et elles feront office de juges de paix pour le nouveau line-up. Depuis le départ de Shiro et Clem, l’hécatombe continue depuis la sortie de ce nouvel opus. Nicolas Bastos, le batteur des franciliens depuis onze ans a lui aussi annoncé son départ. Il est remplacé par Vincent Wallois (DARKNESS DYNAMITE). Mais ces difficultés ne les arrêteront pas, Fluctuat nec mergitur
Oshyrya (7,5/10)
Facebook Officiel
Verycords / 2016
Tracklist (49:34 mn) 01. Céleste 02. Le Dernier Homme 03. Testa Dura 04. Hymne Au Silence 05. Rat Des Villes 06. Or Astral 07. Le Roi Est Mort 08. Zenon 09. L'art Est Grand 10. Sur Les Murs (Feat. Shiro) 11. Melasse 12. Des Volcans 13. L'ivoire De L'os