Korn The Nothing - pochetteKorn affiche 25 ans au compteur (et des dizaines de millions d’albums vendus à travers la planète). De quoi effrayer ou provoquer un accident vasculaire cérébral à ceux qui, il y a un bail, ne voyaient dans ce groupe qu’un feu de paille au son épouvantable et qui maltraitait sans honte des guitares a 7 cordes. Sans oublier ce manque de respect pour les codes auxquels les metalleux de tous poils étaient habitués.

The Nothing, treizième effort du groupe, flatte d’emblée les fans les plus anciens (mais dont le pouvoir d’achat est toujours plus intéressant que les jeunes accros aux diverses plateformes de streaming), nous sommes en 2019, et le groupe confirme qu’il peut toujours livrer des compositions efficaces. Korn ne fait pas dans le message subliminal, cornemuse en hors d’oeuvre, un « You’ll Never Find Me » point fort de l’opus, dont la recette ne peut que prendre aux tripes les fans, suffisamment accrocheur pour se payer le luxe de convaincre au delà.
Il ne manque rien pour flatter la nostalgie. Tout ce qui fait la marque de fabrique du groupe est là : production en béton, gros riffs, chant torturé de Davis… et textes à la hauteur ou il déballe ses états d’âmes, et la douleur de la perte d’un être cher. Travaillant avec soin les parties de chant , Jonathan Davis à expliqué à ce sujet qu’il aurait pu tout boucler en deux semaines et qu’il a préféré prendre deux mois pour livrer avec authenticité ce qu’il a traversé à travers des textes cathartiques.
The Nothing est un album solide et accrocheur qui figure en bonne place dans la discographie du groupe, qui met un point d’honneur à varier les styles en mettant un poil de mélodies entre les riffs de mastodonte.  Des allures de dinosaures, certes, mais pas au point d’être fossilisé pour autant. Il va sans doute décevoir les quelques amateurs de Dubstep ou les esprits chagrins qui trouveront le groupe pusillanime voire un poil fainéant. Il n’empêche, Korn affiche en 2019 une fraîcheur intacte. Il faut s’y faire, le quintet de Bakersfield n’a pas l’intention de raccrocher les gants.

Hamster – 07/10

Roadrunner 2019 / 45 Minutes
01. The End Begins 02. Cold 03. You’ll Never Find Me 04. The Darkness Is Revealing 05. Idiosyncrasy 06. The Seduction of Indulgence 07. Finally Free 08. Can You Hear Me 09. The Ringmaster 10. Gravity of Discomfort 11. H@rd3r 12. This Loss 13. Surrender to Failure

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