Archive for juillet, 2009

Alverg – Elde

Alverg_-_EldeAu vu de la tracklist et du nom, pas de doute, on va aller en Scandinavie et brûler des églises nom de Satan ! Fin, on va en Norvège pour écouter du Black metal quoi. Mais ici, on ne se retrouve pas face à un trve black mitool ov Hell basique, sans surprise et horripilant mais au contraire, Alverg nous propose ici une galette qui nous offre un black metal inspiré, bien qu'assez contradictoire. En effet, par moment, le black de Alverg se fait trVe, crade, du black metal pur et dur, sans concession (tout en restant assez crédible sans virer à une parodie de black metal. Et à d'autres, leur musique évolue, se fait plus originale et devient mélodique. 

Côté production, pas de surprises, on fait dans le black, alors, on a droit à une production assez sale, crade mais sans être fouillie pour autant. On en vient même parfois à avoir l'impression d'une production très propre mais enregistrée au travers d'un mur. 

Bien sûr, côté ambiance, on est servi, tantôt guerrière, martiale, tantôt mélodique voire mélancolique, dépressive. Mais tout cela est étrangement imprégné d'une simplicité énorme. Attention, pas simple dans le sens "basique" du terme mais simple car le black melodique d'Alverg n'a pas ce côté alambiqué que peut parfois avoir Dimmu par exemple. Ici, tout semble totalement naturel, tout coule de source, tout parait extrêmement facile. Et c'est d'autant plus déroutant que nos Norvégiens font preuve d'une maturité rare pour un groupe aussi jeune (formé certes en 2002 mais premier opus sorti en 2009). Ils semblent avoir fait et surtout gagné un excellent pari qui n'était pas aisé à priori : attendre un peu plus longtemps entre la première démo et le premier full-length mais proposer une galette qui n'est pas du one-shoot, quelque chose que l'on entend et dont on ne retient rien la minute d'après. Gageons et espérons fortement qu'il ne s'agit ici que d'un premier pas, un premier opus d'une longue série qui permettra à Alverg d'être enfin reconnu…

Supercastor (08/10)

www.alverg.com 

myspace.com/alverg

Soulseller Records – Innovative Promotion / 2009

Tracklist  :
1. Alverg 2. Gudsforlatt 3. Livets Skygger 4. En Pike På Seng av Hvitt Linne 5. Syvfold 6. La Meg Fryse 7. Smerte 8. Svarthammeren 9. Towards the Kingdom of Alverg

 

 

Si Cinderella est toujours en activité depuis sa reformation il y a dix ans de cela, il semble bien que le groupe US ait le plus grand mal à pouvoir réaliser un nouveau disque studio. À cela des raisons bassement matérielles puisque le groupe aurait du mal à trouver un label ayant été abandonnés par Sony (ce qui leur occasionna jadis des soucis juridiques par ailleurs). Donc le combo de Philadelphie en est réduit à accumuler les disques live : voici ainsi le septième enregistrement en concert de Cinderella. C'est dire que l'attente envers ce type de réalisation ne doit pas être bien élevée du côté des amateurs. Par ailleurs, comme ce Live At The Mohegan Sun n'est pas de première fraîcheur et date de 2005, il sera licite de s'interroger sur l'opportunité d'une telle réalisation. 

À la décharge du groupe, on reconnaîtra qu'il est très efficace sur scène : le subtil croisement de glam, de Hair Metal, de Hard seventies et de blues que propose Cinderella depuis plus de vingt ans est très efficace en concert. Et une avalanche de singles comme « Shake Me », « Gypsy Road » ou la ballade « Nobody's Fool » ne peut créer qu'une une dynamique en live très appréciable. On reprochera toutefois à Cinderella, sur ce point, d'avoir un peu trop joué la carte de la facilité : les deux premiers disques sont très représentés et le dernier disque, Still Climbing, est quasiment passé à la trappe. En outre on aura lieu de s'inquiéter quelque peu sur le chant de Tom Keifer, ici un peu enroué. Il est vrai que les vocalises félines du bonhomme ne sont jamais faciles à reproduire sur scène. On pourra voir où en est le chanteur/guitariste lors d'une tournée européenne prévue pour 2010. Enfin ! 

Baptiste (7/10)

 

Frontiers / 2009

Tracklist (61:01) : 1. Intro 2. Night Song 3. The Last Mile 4. Somebody Save Me 5. Heartbreak Station 6. Coming Home 7. Shelter Me 8. Nobody's Fool 9. Gypsy Road 10. Don't Know What You Got (Till it's Gone) 11. Shake Me 12. Fallin' Apart at the Seams 13. Push Push 14. Still Climbing

 

Bloody Mary – We Rock, You Suck

BloodyMary_WeRockYouSuckDu hard rock français. C’est déjà quelque chose en soi de poser son oreille sur une galette fraîchement sortie des fournils de notre beau pays dont le hard rock est un peu trop souvent vu comme limité à Trust. Mais pas de faux pas, ici on ne parle pas d’un chant en français, d’années ’80 ayant plus ou moins bien vieillies selon les avis… Ici le patriotisme fait rapidement un pas en arrière pour laisser la place au côté international des influences, à la modernité résolue et à la puissance d’une production faite maison. 
Parce que ce groupe envoie du lourd, il fallait le dire vite, mettre les choses au clair. Et tout cela prend encore plus d’importance quand on découvre que le son tiens le choc, et est même plutôt très bon. Malgré, il faut le souligner, une voix qui gagnerait à être plus chouchoutée de temps à autres.
Alors pourquoi Bloody Mary peut aisément se revendiquer comme international ? Premièrement, et il faut le souligner, la scène française a un peu trop souvent tendance à être taxée d’amateurisme, mot qui n’a pas sa place ici. Les musiciens poutrent sévère, maîtrisent leur sujet et n’ont strictement aucun complexe à avoir. Le chant en anglais est excellent, la guitare posée avec justesse, et avec un guitariste reconnu (prof au MAI) qui se reconvertit pour l’occasion au bassiste, on sait que le son bien posé de la batterie sera soutenu avec brio.
Deuxièmement, il est impossible de passer à côté de l’élégant travail fourni par le groupe pour faire de cet album, de ce premier essai, quelque chose de virevoltant. On retrouve ainsi les bases du bon vieux hard rock à l’européenne, modernisé pour l’occasion, et difficile de ne pas penser à de très gros calibres comme Shakra dès les premières notes… De ne pas relever les chœurs millimétrés à la façon du Crüe ou encore des jeunes flingueurs que sont les suédois de Hardcore Superstar et Crashdïet. Difficile également de ne pas se laisser emporter par les rythmes posés, précis, par ce sens du riff à l’américaine qui fleure bon le Lies des Guns n’ Roses, l’esprit de Poison, de Cinderella…
Le groupe s’articule comme un power trio, et assume ce choix en proposant une approche à leur musique dépouillée (à prendre dans le bon sens), directe, sans compromis. Tout fonctionne, et les riffs s’enchaînent avec une facilité déconcertante, parfois étonnante. On pourrait parler d’une nonchalance bluesy, d’un rock qui ne se cherche pas mais se trouve à chaque instant. Sur les mélodies entraînantes de Big City Lights, la baisse de tempo limite stoner de Living it Large qui emportera sûrement avec le temps la palme de meilleur morceau de l’album. Une ballade s’est fait une petite place obligatoire sur la septième piste, mais Restland ne dénature pas l’ensemble, il vient s’intégrer naturellement et solidement. Reste un On My Own tubesque et un Love is Addictive qui fait figure de single, et qui justifiera cette appellation en s’ancrant dans votre tête pour de longues heures dès la première écoute.
Un album résolument intéressant donc, vivant et précis, plaisant et concret. Il ne lui manque qu’une chose à cette petite galette, la chaleur du live pour un groupe qui doit à coup sur prendre une toute autre dimension une fois installé sur scène.

Necrogunslinger (08/10)

myspace.com/bloodymaryrockband

Autoproduction / 2008

Tracklist (45 minutes) : 01. Mary go round 02. On my own 03. Llove is like addictive 04. This time tomorrow 05. Showtime 06. Hollywood 07. Restland 08. Tequila 09. Big city lights 10. Living it large