Archive for janvier, 2013

Otep – Hydra

OTpHydFaut avouer que le monde actuellement est plutôt pas jouasse. Entre crise économique presque mondiale, foutages de gueules intempestifs de la part des gens sensés nous diriger, guerres à gauche et à droite, on nage un peu dans la merde, et encore bien, en remontant à contre courant. Seulement, au milieu de cet enfer quasi Hollywoodien, une bonne nouvelle a pointé le bout de son nez : Otep arrête la soupe. Mais il ne faut pas se leurrer, une bonne nouvelle arrive rarement seule. Elle est souvent accompagnée d'une mauvaise. Et cette fois-ci, ça ne loupe pas, la blonde tatouée décide que, bon, quand même, on arrête mais on lâche un dernier truc dans l'arène, histoire de marquer le coup et de faire une dernière tournée. Le pognon sans doute. D'autres diront "la musique c'est comme la drogue". Mais je préfère la version pognon.

Pourquoi tant de méchanceté d'entrée de jeu ? Parce que, autant l'avouer, je n'ai jamais aimé Otep. Otep fait partie des groupes qui m'ont toujours prodigieusement emmerdé. J'ai quand même cru que les américains allaient, en guise de dernier album, sortir un truc bien. Mais non, c'eut été trop facile. Hydra est nul, parfaitement nul.

Pour commencer, il est mou. Mais vraiment mou hein. Pas "lent" comme pourrait l'être le Doom. Non. Mou. Une véritable diarrhée musicale, du Flamby. C'est bien simple, sur 13 titres, plus de moitié sont simplement remplis de discours de la dame Otep et l'autre moitié de riff d'une mollesse à faire pâlir Team Sleep ou A Perfect Circle, avec une différence notable, ces deux groupes font un super taf. Tout le contraire d'Otep. On retrouve bien quelques titres un brin enervé (« Blowtorch Nightlight », « Crush » ou encore « Necromantic » ) mais soyons honnête trentes secondes : ce n'est pas quelques passages à 150 BPM qui font un bon album de metal. Et en plus, c'est tellement bateau que ça ne mérite aucune attention supplémentaire.

Ensuite, les fameux discours dont j'ai déjà parlé au paragraphe plus haut sont d'une niaiserie affolante. Du rebel en carton pâte, du collégien français manifestant, du piposophe de comptoir de bar-tabac. Voyez plutôt : "Houlala, la télé c'est mal, on vous manipule, tout ça". Alors bien sur, tout ça est tourné sur un fond de nouvelle ("novel", le style littéraire) écrite par la blondasse, mais on sent bien la critique à peine déguisée du monde moderne. Evidement, le problème n'est pas tellement l'idée générale que le véritable matraquage dont l'album fait preuve. En fait, c'est bien simple, il y a plus de blabla que de musique.

Mou, chiant, c'est déjà pas mal. Mais, comme je l'ai dit, l'album fait aussi 13 titres. En plus, il est long. Si vous rajoutez au tableau une voix bien trop retravaillée (Auto-tune ? Ableton ? Mmmh, j'hésite) pour être honnête, une ambiance sois disant "pesante" et "noisy" tellement cliché qu'on se facepalm littéralement et qu'on a honte pour le groupe, et bien, Otep sort de scène au propre comme au figuré, et par la petite porte. Je ne suis même pas sur que les fans vont apprécier ce truc. C'est bien simple, si Otep n'était pas un groupe plus ou moins installé, ces treize titres ne seraient sans doute jamais sorti du studio, ou uniquement via un obscur label et on en aurait jamais entendu parlé. Et quand je pense qu'il a fallut plus de deux années pour écrire ça, je me demande si on ne se fou pas un peu de notre gueule à tous. La question qui demeure, a mon avis, est celle-ci : mais qu'est-ce qu'ils branlent chez Victory ?

Poney (2/10)

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Victory Records – 2013

Tracklist: 1. Rising 2. Blowtorch Nightlight 3. Seduce & Destroy 4. Crush 5. Hematopia 6. Necromantic 7. Quarantine 8. Voyeur 9. Apex Predator 10. Feral Game 11. Livestock 12. Hag 13. Theophagy

Hatebreed – Divinity Of Purpose

HB-DOP2013

Il ne fait guère de doute que le sixième album studio du groupe originaire du Connecticut va encore susciter des controverses dignes d'un circle pit enragé sur l'intérêt de la part d'un combo de livrer toujours et encore la même soupe. Il n'empêche, on a nos habitudes avec ce groupe, et on commençait à trouver le temps long, 4 ans se sont écoulés depuis l'album Hatebreed. La recette éprouvée depuis 1994 retrouve un poil de lustre d'entrée avec l'énergique "Put It To The Torch" qui remet les pendules à l'heure.

Si l'inspiration manque parfois au rendez vous ("Own Your World", "Indivisible", le poussif "Idolized and Vilified") et laisse l'impression que le groupe mouline à vide, l'expérience du combo est telle qu'il demeure encore capable de balancer un hymne direct, simple et efficace comme au bon vieux temps avec " Nothing Scars Me." Choeurs virils, gros riffs et section rythmique qui tabasse, le tout enveloppé par une production bétonnée.

Et ce n'est pas le seul sursaut d'orgueil, " Before The Figths Ends You" , le très inspiré par le Thrash Metal " The Language " ne manquent pas d'arguments teigneux pour déclencher un circle pit. Prévisible en somme, sans surprise aucune, le groupe prouve avant tout qu'il est vivant et capable de frapper pour faire mal. Les fans y trouveront matière à satisfaction avec le grand retour de leur défouloir favori, en revanche ceux qui n'apprécient pas le groupe n'y verront absolument rien de convaincant. Hatebreed fait ce qu'on attend de lui, et il rend une copie conforme. Ni plus, ni moins.

Hamster (07/10)

http://hatebreed.com/

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http://www.myspace.com/hatebreed

Razor & Tie Recordings – Nuclear Blast / 2013

Tracklist (37 minutes) 1. Put It To the Torch 2. Honor Never Dies3. Own Your World 4. The Language 5. Before the Fight Ends You 6. Indivisible 7. Dead Man Breathing 8. The Divinity of Purpose 9. Nothing Scars Me 10.Bitter Truth 11. Boundless (Time to Murder It) 12. Idolized and Vilified

 

Jorn – Symphonic

Jorn-Symphonic

Que pouvait encore inventer Jorn Lande pour dynamiser une carrière solo honorable mais très loin d'éclipser les disques d'Ark ou de Masterplan ? Après des lives, des albums de reprises, un disque d'hommage à Dio, pointait évidemment la tentation de l'album symphonique ; une tentation à laquelle plus personne n'échappe sauf quelques thrasheurs puristes. Ce Symphonic propose des morceaux issus de la carrière solo de Jorn, parfois remixés et systématiquement affublés d'arrange-ments symphoniques mis au points par Lasse Jensen. On grincera donc les dents de ne pas entendre les titres originaux clairement réinterprétés avec un orchestre. D'où une certain impression de facticité. 

Une fois ceci mis de côté, il faut reconnaître que le travail a été très bien fait et que beaucoup de titres profitent énormément de ces réarrangements. « Visions Eyes » et « Man Of The Dark » sont particulièrement réussis. On goûtera même avec plaisir à la reprise de Dio, « Rock 'n' Roll Children », alors que franchement les a priori étaient là tant Jorn nous a déjà fait mille fois le coup de l'hommage au chanteur trop tôt disparu. Malgré la démarche éculée, le disque s'écoute très bien.

Un essai peut-être mercantile mais qui mérite assurément l'attention.

Baptiste (6,5/10)

 

Frontiers / 2012

Trackist (71:11) :  1. I Came To Rock 2. Rock And Roll Children 3. The World I See 4. Burn Your Flame 5. Man Of The Dark 6. My Road 7. Time To Be King 8. Black Morning 9. Like Stone In Water 10. Vision Eyes 11. War Of The World 12. Behind The Clown 13. A Thousand Cuts 14. The Mob Rules.