Archive for septembre, 2014

Le groupe Empty Yard Experiment (progressif) à publié le titre  »  Greenflash », extrait du nouvel album « Kallisti » dont la sortie est prévue le 29 septembre 2014 :

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Abinchova – Wegweiser

oshy_08092014_AbinchovReconnaissons aux petits suisses (oui c’est facile mais il fallait la faire… j’ai honte) une belle dose de courage ou d’inconscience c’est selon pour sortir leur nouvelle album quasiment en même temps que leurs compatriotes d’ELUVEITIE, un des leaders de cette scène folk métal celtique.
ABINCHOVA donc, puisque c’est d’eux ont il s’agit ici, est un groupe de death/folk métal mélodique originaire de Lucerne, en Suisse. Plus on est de fou plus il y a du riz (oui j’ai honte aussi) comme dit l’adage populaire et ABINCHOVA ne manque pas de forces vives avec pas moins de sept membres actifs. Là aussi, le syndrome ELUVEITIE sans doute. Après une première démo, Hörensagen, en 2009 et un premier album, Versteckte Pfade (chronique ici), lui aussi autoproduit en 2011 les voici de retour avec un nouvel opus, Wegweiser. Autre preuve que nos amis ont des gonades (masculines et féminines) bien en place, ils n’ont pas hésité à solliciter leurs fans pour financer l’enregistrement de ce nouveau disque. Pari gagné car la somme d’argent réclamée a été réunie et que les fans ont désormais entre les mains l’objet de leur contribution.

Wegweiser débute de façon très traditionnelle avec une petite introduction acoustique et un texte déclamé que ne renierait pas IN EXTREMO. Et cela n’empêche pas nos amis de débuter sur les chapeaux de roue en assénant un « Handgeschrieben » enthousiasmant. Les suisses ne sont pas venus amusés la galerie et surprennent à travers ces harmonies complexes de guitares que ne renierait pas les finlandais de CHILDREN OF BODOM. Le son est tout bonnement excellent et la touche folk apportée par les instruments à cordes s’avère particulièrement rafraîchissante. Ajoutez à cela un chant à deux voix à la fois bien bourrin mais maîtrisé d’Arnaud et des interventions ponctuelles plus douces de Nora et vous obtenez un cocktail détonnant (mais proche d’ELUVEITIE encore et toujours). Cette approche plus directe, plus death metal mélodique va à ravir à ABINCHOVA. « Wandlung » montre un visage plus traditionnel et attendu dans une veine folk métal. Dommage que les violons sonnent un peu en retrait dans le mix et perdent un partie de leur impact par rapport aux guitares.

Difficile de savoir si cela a été fait à dessein, mais le groupe semble sans cesse avoir balancé entre ces deux approches : tantôt death metal mélodique (tendance viking metal) tantôt folk métal canonique. C’est loin d’être désagréable et surtout la première option éloigne un peu les suisses de l’ombre forcément encombrante de leurs compatriotes d’ELUVEITIE. Certains riffs ou soli d’un « Sturmgeweiht » surprendront l’auditeur en bien et casseront encore un fois les codes attendus pour le groupe. Très directe cette chanson comporte bien sûr son lot d’influences folk constitutives de l’identité ABINCHOVA mais cela reste subtil et discret.

Comme pour le premier album, ABINCHOVA impressionne par la qualité du travail accompli, la maturité et la maîtrise qui se dégage des Suisses. Ils n’ont pas hésités à prendre des risques et ce choix s’avère payant. Le groupe a su conserver son identité tout en évoluant et en proposant autre chose par rapport à Versteckte Pfade. « Unter der Erde » ne dépaillerait pas par exemple sur un album d’ENSIFERUM. Espérons que les projecteurs qui seront braqués sur le groupe lors des concerts à venir (dont un en première partie d’ELUVEITIE à Lausanne) permettront au groupe de se faire remarquer et de toucher un plus large public hors de leur Suisse natale.
Oshyrya (8,5/10)

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Autoproduction – SAOL / 2014
Tracklist (47:16 mn) 01. Präludium 02. Handgeschrieben 03. Wandlung 04. Vom grünen Grund 05. Flaschengeist 06. Sturmgeweiht 07. Unbenannt 08. Unter der Erde 09. Felsenfrass 10. Echo

Manigance – Volte-Face

10384603_10152509350578188_6864925133878708453_nAlors qu’une oreille peu attentive aurait pu facilement croire que Manigance avait disparu de notre paysage musical hexagonal de par une absence prononcée depuis Récidive en 2011, le groupe continue bel et bien sa croisade power metal, fournissant à coup de concerts et maintenant d’un nouvel album le métal d’une époque ou riffs heavy et chant français fleurissait encore au soleil des années 1980.

Manigance s’est toujours placé dans une poche de l’histoire musicale française en décalage avec ce que l’on attend de nos disquaires aux idées fixes, mais cela ne les a pas empêchés de se développer, de grandir et de marquer nos oreilles de leur son si particulier. Et c’est bien cela que l’on se demande en écoutant pour la première fois Volte Face : le groupe a-t-il finalement décidé de pousser son son vers l’avant plutôt que de se reposer sur les fantastiques riffs et idées de leur Ange ou Démon ? La réponse n’est pas si facile à donner.

Si des titres commes « Le Côté Sombre » ou « Planète Zemlya » ont tout ce qu’il faut pour nous satisfaire et nous montrer l’évolution d’un groupe de qualité, on ne peut pas en dire autant d’un très mal choisi « Pur Sang » qui ouvre le bal aux notes d’une mélodie qui aurait tout aussi bien pu se trouver sur n’importe quel autre album du groupe et rester oublié entre une b-sides ou un bonus track. Le côté épique de « Leader » aide à nous rappeler pourquoi ce groupe a toujours gardé une place si spéciale dans nos cœurs mais est loin de nous emmener dans de nouvelles contrées et ce malgré une qualité certaine dans la composition. Il faut aller chercher plus loin, laisser l’album grandir pour finalement voir surgir des idées neuves, des parties de chant surprenantes, des subtilités dans l’écriture qui nous rappellent le meilleur du Gamma Ray de Hansen.

Au final, après trois ans de retraite et un retour relativement discret au manque de promotion non proportionel à la volonté des fans de se procurer cette galette, Volte Face aurait pu avec certaines de ces compos s’imposer comme une nouvelle réussite heavy de la part des français, mais certains titres faibles (dont cette très décevante reprise de « Say It Ain’t So » qui n’a vraiment pas sa place sur le disque) les empêchent de se faire une place au soleil dans notre liste d’écoute, tout au plus nous revenons vers les premiers titres cités ici (« Le Côté Sombre » à nouveau, que l’on attend d’entendre live avec une impatience non dissimulée, « Planète Zemlya » et sa véritable aventure auditive) en évitant soigneusement une poignée de morceaux qui auraient mieux fait de rester en développement, histoire de grandir un peu plus loin de l’ombre de ces prédécesseurs.

Necrotaupeslinger (6/10)

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Verycords / 2014

Tracklist: 1. Pur Sang 2. Leader 3. Le Côté Sombre 4. Apparence 5. Ultime Atome 6. Sans Relache 7.  Planète Zemlya 8. Say It Ain’t So 9. Le Mirage 10. Parjure