Archive for septembre, 2008

Il faut avouer que la vie n'a pas spécialement été un long fleuve tranquille pour LANFEAR depuis ses débuts. Pour mémoire, le groupe a été créé en 1993 (« Lanfear » est un personnage de la série La Roue du Temps, un cycle de littérature fantasy écrite par Robert Jordan). Leur premier album Towers sorti en 1996, fut une autoproduction. Le groupe trouve enfin un label en 1999 pour, le second album, Zero Poems. La fin de l'année 2000 est marqué par le départ de Stefan Zoerner, leur clavier et chanteur attitré. Très peu de temps après, LANFEAR trouva un excellent claviériste, Richie Seibel (CHARISMA, IVANHOE). Puis suivra l'arrivée du nouveau chanteur Tobias Althammer (Painful Faith). Le troisième album, The Art Effect sort en 2004. Début 2006 nouveau changement de line-up avec l'arrivée du chanteur actuel Nuno Miguel de Barros Fernandes (du groupe ANGUISH). OUF !!!!!!!!!!!!!!!!!

En 2008, le groupe signe avec Locomotive Records et sort son cinquième album qui nous intéresse ce soir X to the Power of Ten en Europe et aux States. Sur la lancée de aNother gOlden rAge, son précédent opus, LANFEAR nous propose un métal bien burné avec quelques touches mélodiques savamment distillées par les claviers de Seibel. LANFEAR enfonce le clou en adoptant une approche plus agréssive, on est désormais loin des expérimentations progressives de l'album Zero Poems. Cependant, ils savent encore nous étonner avec «Decryption» par exemple et son intro très électro pour un titre finalement quasi FM.

Markus Ullrich, le guitariste, s'en donne à cœur joie en balançant des riffs de plomb, bien épaulé en cela par la section rythmique en grande forme. On sent bien que les titres ont été très travaillés, ils sont léchés et pour la plupart assez efficaces. Il suffit d'écouter pour s'en convaincre les deux premiers titres du Cd, de loin les plus réussis, « Enter Dystopia » et « My Will Be Done ». Le chanteur laisse éclater son talent. Il sait judicieusement monter dans les aigus quand cela est nécessaire.

Malgré tout, X to the Power of Ten a du mal à tenir la longueur. A partir du 8ème titre, on s'ennuie copieusement. Le disque manque d'homogénéité. Dommage… Mais cet album reste agréable et je vous le recommande avec plaisir.

[07/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.lanfear.eu/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/thelanfear

 

2008, Locomotive Records / Underclass

Tracklist (51:25 mn) 01. Enter Dystopia 02. My Will Be Done 03. Decryption 04. Brave New Men 05. The Question Keeper 06. Synaptogenesis 07. Jugglin' at the Edge 08. Just Another Broken Shell 09. A Twin Phenomenon 10. The Art of Being Alone 11. Seeds of the Plague

Amon_Din_-_Where_the_dream_no_longer_existDans le monde du death metal, les pays de l’Est ont fortement tendance à rester dans le old school. Amon Din est originaire de Serbie est le constat est de suite éloquent, leur death prend définitivement son emprise dans le passé. Leur désir n’est pas de renouveler un genre mais d’impacter fortement l’auditeur dès la première écoute.
Puissant et malsain, ce second album (le premier fût édité en 2000 en cassette puis réédité sous format CD en 2006) n’invente rien mais le travail effectué est accrocheur. Les titres sont imparables, en live la machine Amon Din doit détonner et ils doivent rivaliser aisément avec certaines têtes d’affiche qu’ils ont pu accompagner en première partie comme Vital Remains, Morbid Angel ou Vader.
Where The Dream No Longer Exist est un album efficace. Doom Of The Centuries marque par son riff principal accrocheur. Ime I Krv est un morceau plus recherché teinté de Doom aux atmosphères pesantes. 
Abysmall Ignorance propose un travail technique sur les guitares. Of Cadavers And Scum est une explosion courte mais détonante. Zavet (The Pledge) est une variation rythmique bien vu entre le lancinant et le brutal. Amon Din ravira les porteurs de l’étendard du death, dans le classisicme les serbes sont loin d’être dépassés et propose un album recommandable.

Clayman (06.5/10)

myspace.com/amondin

Manitou music – Pervade Productions / 2008

Tracklist (46:18)
1. Intro/ Doom Of The Centuries 2. Where The Dreams No Longer Exist 3. Murder Begins 4. When The Sky Is Bleeding 5. Beast Of Nihilism 6. Intro II/Ime I Krv 7. Abysmall Ignorance 8. Sleepless Demise 9. Of Cadavers And Scum 10. Zavet (The Pledge)

 

Airtime – Liberty Manifesto

La séparation entre Triumph et Rik Emmett datera bientôt de vingt ans et les chances semblent toujours aussi basses que nous revoyons la résurrection du trio canadien. La carrière solo d'Emmet et l'investissement de Gil Moore dans son studio Metalworks tracent deux voies bien différentes. En outre, les disques solo du guitariste-chanteur s'éloignaient jusqu'alors du heavy rock chromé de Triumph au profit d'influences jazz ou folk d'aspect peu électrique et plutôt intimiste. Peut-être que l'électricité a commencé à manquer au guitariste, mais ce dernier a décidé d'opérer un retour à cette dernière par l'intermédiaire de ce projet, Airtime, dont le logo évoque en certains points le design de celui du Triumph. 

Dire qu'associé avec le batteur-claviériste Michael Shotton, Emmet ferait revivre la musique de son groupe précédent serait excessif même si l'idée n'est pas farfelue : on retrouve bien là quelques influences seventies qui remonte aux premiers pas des Canadiens (les lourds et puissants « Midnight Black And Blue » ou « Addicted »), des apartés à guitare acoustique fréquents chez Triumph  (« Headstream »)  mais aussi une accroche et un sens de la mélodie relevant plutôt du métal des années 80 qui virent le succès maximum. Par ailleurs, débarrassé de toute perspective commerciale, Emmett ne cherche plus l'accès au radio et a produit une musique plus riche que de coutume. Les influences progressives déjà présentes chez Triumph, s'expriment plus que jamais ici, que ce soit à travers une richesse rythmique virevoltante (« Edge Of Your Mind ») ou par des harmonies vocales de la plus belle tenue (« Liberty » et ses chœurs à la Queen). 

Il ne s'agit là que d'un échantillon des voies suivies par ce Liberty Manifesto si bien nommé puisqu'au détour du disque, l'on peut trouver des rythmiques funky sur «  Code 9 » ou des titres à la Triumph, très orientés AOR comme ce « River Runs Deep ». L'homme varie les genres avec le talent attendu de sa part. 
Un bouquet musical varié, colorié et très jouissif au final. 

Baptiste (8/10)

 

Escape–Underclass / 2007

Tracklist : 1. Edge Of Your Mind 2. Midnight Black and Blue 3. Liberty 4. Headstream 5. Rivers Runs Deep 6. Find Your Way 7. Addicted 8. Code 9 9. Rise 10. Moving Day 11. Transmutation 12. Crying Shame