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Mister Patate
Juin
8
Et revoici le plus suédois des groupes tchèques, celui qui avait su presque me tromper à tel point il maîtrise l'art du Swedeath Metal, j'ai nommé Brutally Deceased. Après un Dead Lovers' Guide bien maîtrisé mais en panne de personnalité et un split avec Interment, les Tchèques reviennent avec un deuxième album qui peut être considéré à la fois comme une réussite et un échec.
Une réussite parce que Black Infernal Vortex remplit son contrat. En 30 minutes et 9 morceaux, Brutally Deceased aligne les morceaux de pur death suédois old school comme on l'aime tant, avec du groove, un son de gratte qui grésille un peu, ces rythmiques pas forcément pied au plancher mais tellement entraînantes et un ours en rut derrière le micro. En somme, Brutally Deceased a respecté sa part du marché, ça tient la route.
Mais Black Infernal Vortex est aussi un échec, une incapacité à faire preuve d'originalité, une absence totale de personnalité propre. Plutôt que de se démarquer, Brutally Deceased se fond dans la masse, copiant-collant ses idoles et livrant un album qui, s'il est efficace, est aussi prévisible au possible. Sur certains morceaux, on peut même faire un décompte "3 – 2 – 1 – mid tempo" tellement le tout est téléphoné. D'accord, le death suédois old school n'est pas aussi imprévisible que le tech death, mais le groupe verse ici franchement dans la facilité. Dommage, car ils ont suffisamment de talent pour nous proposer mieux que cette pâle copie peu inspirée.
Mister Patate (4/10)
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Doomentia Records / 2014
Tracklist (30:52) 1. Divinity and Decay 2. Devil's Tarn 3. Day of Darkness 4. Black Hammer of Satan 5. Serve the Labyrinthine Tombs 6. Regurgitation of Blood, Devoured Flesh and Gastric Juices 7. Below the Adversary 8. Prelude to Deathwish 9. Deathwish
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Mister Patate
Juin
8
Trente ans de carrière et onze albums au compteur : si Vader est toujours là aujourd'hui, ce n'est pas vraiment grâce à quelques albums cultes sortis il y a des années et suivis par une ribambelle de galettes plus ou moins inspirées. Au contraire : après un passage à vide, le groupe avait su revenir de manière plus convaincante, notamment avec un Welcome To The Morbid Reich qui avait fait du bien par où il passe. Trois ans plus tard, l'armada polonaise est de retour avec un Tibi Et Igni qui a un peu de mal à convaincre autant que son prédécesseur.
Bon, soyons honnêtes : Tibi Et Igni reste un album plus que correct dans l'absolu, et beaucoup vendraient père et mère pour proposer quelque chose de cet acabit, mais Vader nous fait le coup du groupe pèpère, qui déroule sans vraiment forcer. Là où Welcome To The Morbid Reich cognait fort et juste, Tibi Et Igni semble un poil moins percutant.
Sur l'autoroute du Death Metal, Vader est le petit vieux qui fait du 105 sur la bande du milieu : suffisamment rapide pour distancer les poids lourds asthmatiques qui peinent sur la bande de droite, tout en laissant le champ libre aux grosses cylindrées et aux petits jeunes dont les albums ne laissent aucun répit. Pas nul, mais pas inoubliable. Allez, à dans trois ans pour le numéro 12, hein !
Mister Patate (7/10)
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Nuclear Blast Records / 2014
Tracklist (42:02) 1. Go to Hell 2. Where Angels Weep 3. Armada on Fire 4. Triumph of Death 5. Hexenkessel 6. Abandon All Hope 7. Worms of Eden 8. The Eye of the Abyss 9. Light Reaper 10. The End
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Mister Patate
Mai
29
On le savait, Eyehategod ne nous veut pas du bien. En 8 ans, le groupe nous avait craché quatre brûlots qui fleuraient bon la misanthropie pure, avant de s'éteindre au tournant du millénaire. Et après ? Pas grand-chose, un split ou un EP à l'occasion, histoire d'entretenir le suspense, mais pas d'album, à tel point qu'on commençait à la trouver saumâtre. Le décès de Joe LaCaze (qui avait déjà enregistré ses parties de batterie pour cet album avant de nous quitter) aurait pu sonner le glas du groupe… et c'est pourtant maintenant que le groupe renaît de ses cendres avec ce cinquième album qui fleure bon la haine. Prêts pour un nouveau fix de colère ?
Dès le premier morceau, la bande à Mike Williams nous prend par les couilles, avec un "Agitation! Propaganda!" ravageur qui flirte presque avec le punk, histoire de bien capter l'attention avant de nous emmener dans un sludge boueux, sale et gluant. Les pistes se succèdent et l'ambiance distillée par le groupe s'infiltre par tous les pores de ta peau. Eyehategod n'a pas besoin de hausser le ton ou de renforcer le propos : son sludge a beau avancer à un train de sénateur, il n'en reste pas moins implacable, comme la montée des eaux dans un marécage de Louisiane, et on se retrouve jusqu'aux genoux dans une mélasse qui colle aux basques et ne compte pas te lâcher de sitôt.
Quatorze années marquées par de nombreuses épreuves n'ont pas pu entamer la hargne de Eyehategod. Là où certains auraient déjà baissé les bras, EHG semble puiser son énergie de ces coups durs pour nous livrer un album sans concessions. Une sacrée gifle !
Mister Patate (8,5/10)
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Housecore Records / 2014
Tracklist (43:14) 1. Agitation! Propaganda! 2. Trying to Crack the Hard Dollar 3. Parish Motel Sickness 4. Quitter's Offensive 5. Nobody Told Me 6. Worthless Rescue 7. Framed to the Wall 8. Robitussin and Rejection 9. Flags and Cities Bound 10. Medicine Noose 11. The Age of Bootcamp