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Overtorture – At The End The Dead Await

363171En voilà un qui pourrait servir de "Petit Manuel pour faire du Death à la Suédoise", tant il est plus proche du pot-pourri de tout ce que la Suède nous a donné depuis le début des nineties que de l'album vraiment original. Prenons la checklist : riffs en béton ? Check. Petite touche de mélodie ? Check. Groove ? Check. Section rythmique qui cogne comme un bûcheron ? Check. Ours en rut au micro ? Check. Au moins un membre en provenance d'un grand nom du genre ? Double check (en l'occurence Grave et Coldworker). 

Et me voici donc devant un dilemme. D'un côté, c'est terriblement bon, tout ça. En suivant le manuel à la lettre, Overtorture nous colle un premier album ravageur d'un point de vue de l'efficacité. Le coup de massue sur une brique, ça pulvérise l'obstacle et ça soulève beaucoup de poussière. D'un point de vue du résultat, l'objectif est donc atteint. Toutefois, le groupe aurait pu atteindre le même résultat en faisant preuve d'originalité. Remplacer la massue par une grenade. Ou un éléphant, histoire de surprendre un peu, de sortir des sentiers battus. 

Deux écoles s'affrontent en matière de Death old school : ceux qui trouvent que rien ne vaut une bonne massue, et les curieux qui recherchent une nouvelle manière de faire autant de dégâts tout en marquant davantage les esprits. Overtorture fait clairement partie de la première catégorie. L'efficacité est au rendez-vous et il y a fort à parier que pas mal de fans du genre apprécie(ro)nt cet album. Personnellement, c'est mon cas, même si je regrette un peu ce manque d'originalité qui caractérise toute cette scène. Puis, je me rappelle que ce même syndrome frappe toute les scènes.

Mister Patate (7,5/10)

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Apostasy Records / 2013
Tracklist (40:44) 1. Black Shrouds of Dementia 2. Murder for the Masses 3. Slaves to the Atom 4. The Outer Limits 5. Targets    6. The Strain 7. The Coming Doom 8. Towards the Within 9. Suffer as One 10. At the End the Dead Await

Audrey – Lost In Promises

Audrey-Lost-In-PromisesLe temps passe et nous rapproche lentement mais sûrement de la mort du Metalcore. Oui, je sais, on peut toujours rêver, mais quand je vois la vitesse à laquelle le Neo s'est vautré à l'époque, je me dis qu'il reste encore de l'espoir. D'ici là, il faudra encore se farcir chaque mois un bon lot de sorties de ces albums anecdotiques aux tons rosâtres et au goût sucré-acidulé. Et le pire, dans l'histoire, c'est qu'ils nous relancent pour avoir leur chronique ! They were asking for it…

Audrey, donc, est une tache de chocolat sur la nappe immaculée de l'autel du Metal italien, un mélange entre la hargne de Blink 182 (SARCASM) et tout ce que le Metalcore américain a de mauvais : textes niais, chant autotuné, riffs en carton. Les fans appellent ça de la Popcore. J'appelle ça la petite sœur adolescente du Deathcore. C'est tout aussi creux, mais bien plus inoffensif. Et dire que ces gars se vantent de puiser leurs influences dans le hardcore, le rock et le Metal des années 80… Putain, mais de quelles années 80 ils parlent ? La seule influence qu'exsude ce groupe est le Metalcore des années '10.

Lost In Promises n'a aucun intérêt. Son manque d'originalité est criant. Sa force de frappe équivaut à celle d'une ado de 14 ans (son public-cible, soit dit en passant). Je suis sûr que Guimauve B. l'a précommandé.

Mister Patate (diabète/10) 

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This Is Core Records / 2013
Tracklist (xx:xx) 1. Black Angel 2. Live In A Jump 3. The Bride 4. Eternal 5. Wake Up 6. Lost In Promises 7. And I Fall 8. Parts Of You 9. The Black Lodge 10. Mad 11. Swinging London

 

Pestilence – Obsideo

386959Quand Pestilence a balancé sur la toile le premier "single" de son nouvel album, "Necro Morph", deux pensées se sont télescopées dans mon esprit : "bordel, ça sonne directement plus couillu que les deux albums précédents" d'une part et "euh… DJENTilence ?" d'autre part. Ce son de gratte 8 cordes, cette rythmique décalée et écrasante, ce mur de son : "Necro Morph" pue le (bon) Meshuggah à trois bornes. En tout cas, c'était la bonne occasion de montrer la force de frappe de la nouvelle section rythmique, composée de Georg Maier à la basse et de David Haley (Psycroptic, The Amenta, etc.) derrière les fûts. Mais ce premier aperçu est-il représentatif de l'ensemble de l'album ?

Non. Heureusement, aurais-je envie de dire. Si vous voulez un vrai rip-off de Meshuggah, farcissez-vous le dernier In-Quest dans les esgourdes. Pestilence a le bon goût de varier les plaisirs et, si la touche Meshuggienne est bien présente sur certains passages, elle n'éclipse pas pour autant la patte Pestilence. Le groupe a beau avoir connu de nombreuses variations, tant au niveau du line-up ou du groupe, il a su proposer, par le passé, des albums cohérents et réussis, quel que soit le style, et c'est justement là qu'on reconnaît les musiciens doués, capables de s'adapter et de sortir d'un cadre dans lequel on voudrait les placer. 

Après deux albums en demi-teinte depuis leur retour en 2008, Pestilence reprend des couleurs. Sans atteindre le niveau des albums pré-split du groupe, Obsideo présente des qualités indéniables, tant au niveau de la composition que du son. C'est lourd, c'est complexe, c'est percutant et, contrairement à ses deux prédécesseurs, il suscite un certain plaisir (et même un plaisir certain) à l'écoute. Cinq ans après son retour effectif, Pestilence vient enfin de retrouver ses marques et de nous proposer un album digne du reste de sa discographie pré-93.

Mister Patate (7/10)

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Candlelight Records / 2013
Tracklist (35:16) 1. Obsideo 2. Soulrot 3. Transition 4. Necromorph 5. Laniatus 6. Distress 7. Superconcious 8. Aura Negative 9. Saturation 10. Displaced