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Mister Patate
Oct
8
Autopsy, c'est quand même un gros morceau, quoi qu'en disent certains. Severed Survival fait ainsi partie de mes classiques du Death ricain, à l'instar des premiers Cannibal Corpse, des premiers Morbid Angel et autres Immolation. Résultat : j'avais été assez heureux de leur retour en 2011 avec Macabre Eternal et je me disais que, finalement, ce retour n'écornait pas le « mythe ». J'aurais dû me taire.
En effet, The Headless Ritual n'est pas sorti du même tonneau que son prédécesseur, loin de là. Dès le premier morceau, Autopsy trébuche sur un « Slaughter At Beast House » qui n'en finit pas. Certains groupes mettent le paquet dès le premier morceau pour surprendre l'auditeur et le scotcher sur place, Autopsy se traîne péniblement et livre un opener lourdaud. Et la suite ? De vraies montagnes russes : le groupe enchaîne les hauts et les bas, certains passages faisant agréablement dodeliner de la tête et taper du pied, tandis que d'autres sombrent dans l'ennui le plus total (la palme revenant à l'instru qui ne sert strictement à rien et qui clôture l'album en queue de poisson). Pour un groupe qui a su, par le passé, pondre un album du calibre de Severed Survival, une telle incapacité à garder un niveau de qualité constant est inacceptable.
Morbid Angel a déçu une grosse frange de sa fanbase en s'écartant trop de son Death Metal traditionnel. Autopsy fait de même, mais en courant en vain après sa gloire d'antan et en versant dans l'auto-parodie. C'est moche, les comebacks ratés.
Mister Patate (3/10)
Facebook officiel
Peaceville Records / 2013
Tracklist (44:15) : 1. Slaughter at Beast House 2. Mangled Far Below 3. She Is a Funeral 4. Coffin Crawlers 5. When Hammer Meets Bone 6. Thorns and Ashes 7. Arch Cadaver 8. Flesh Turns to Dust 9. Running from the Goathead 10. The Headless Ritual
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Mister Patate
Oct
8
Il aura fallu un sacré bout de temps pour que j'arrive enfin à pondre cette chronique du dernier effort des Norvégiens de Crest Of Darkness. Remarquez, d'après Metal-Archives, il est déjà sorti 8932 albums depuis le 01/01/2013 à l'heure où j'écris ces lignes. Et fatalement, parmi tous ces albums, ils arrivent que certains prennent bien plus de temps à être décortiqués par notre équipe, certainement quand ils n'ont rien de franchement spécial à proposer.
L'intro peut sembler sévère, mais le constat est indéniable : en 6 albums, Crest Of Darkness n'a pas encore su proposer ne fût-ce qu'un album-phare, un moment de bravoure musicale. Crest Of Darkness est dans le ventre mou du classement des formations de Black Metal norvégiennes, loin derrière les grands noms qui ont fait la réputation de cette scène. Oh, leur musique n'est pas mauvaise, certes, mais tout est si convenu, si prévisible, si… moyen. In The Presence Of Death ronronne tranquillement, presque sans ambition, à tel point qu'on se demande pourquoi le groupe persiste à aligner les sorties sans donner l'impression de mettre les tripes sur la table, comme si ce n'était qu'un passe-temps fait en dilettante.
Au final, on ne retient pour ainsi dire rien de cet album, si ce n'est un riff par ici, une petite envolée par là. Pour le reste, RAS. Peut-être satisfera-t-il les moins exigeants parmi nous. Personnellement, je dois avouer que la lassitude aura eu raison de moi après de (trop) nombreuses écoutes.
Mister Patate (4/10)
Facebook officiel
My Kingdom Music / 2013
Tracklist (40:42) 1. Intro 2. In the Presence of Darkness 3. Demon Child 4. Redemption 5. The Priest from Hell 6. Welcome to My Funeral 7. Womb of the Wolf 8. Vampire Dreams 9. From the Dead 10. The Day Before She Died
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Mister Patate
Oct
4
Avec un deuxième album ambitieux et franchement original, les Norvégiens de Vulture Industries avaient frappé très fort. L’étape suivante – et logique – était donc la signature avec un label de plus grande envergure et un troisième album susceptible de confirmer définitivement l’originalité et le talent de ce groupe. Nous les retrouvons maintenant chez Season Of Mist (qui a décidément le nez fin quand il s’agit de signer des formations dignes d’intérêt) et avec un nouvel opus sous le bras. Et le résultat ?
Une nouvelle fois, Vulture Industries a su mettre à profit son originalité pour nous proposer une expérience à part. D’aucuns continuent à évoquer la filiation avec Arcturus, certains évoquent aussi dans un même souffle une touche de Faith No More, mais Vulture Industries, en fait, a son propre univers, son propre style, sa propre identité. Dès l’opener – l’excellent « The Tower » –, le groupe nous prend par les tripes en nous livrant un Metal avant-garde varié, un kaléidoscope d’influences et de sons parfaitement cohérent. Guitares, piano, saxophone, basse et batterie s’unissent en une folle farandole pour nous proposer neuf longues plages passionnantes, un univers où toutes les limites et toutes les étiquettes auraient été abolies, où tout est permis… et surtout maîtrisé d’une main de maître. Cerise sur le gâteau : le chant (certainement l’argument le plus utilisé pour justifier la comparaison avec Arcturus)… ou plutôt devrais-je dire les chants, tantôt enjôleur, tantôt hargneux, mais toujours juste.
Une fois de plus, Vulture Industries marque les esprits avec un album frais et original. Dans cet univers de la musique où tout semble tellement formaté, des formations de ce calibre font un bien fou. Espérons que leur signature chez Season Of Mist leur permettra de toucher un public plus large, tant ce groupe mérite à être connu.
Mister Patate (9/10)
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Season Of Mist Records / 2013
Tracklist (54:27) 1. The Tower 2. Divine – Appalling 3. The Hound 4. Blood on the Trail 5. The Dead Won't Mind 6. A Knife Between Us . The Pulse of Bliss 8. Sleepwalkers 9. Lost Among Liars