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Tear Out The Heart – Violence

ViolenceC’est une manie chez ces connards de jeunots d’utiliser des mots méchants dans leur titre d’album ou le nom de leur groupe : après le merdique Hate de Thy Art Is Murder, nous avons droit aussi à Violence (hu hu hu) de Tear Out The Heart. On aurait pu espérer qu’un combo de brutal death colombien aurait déjà réservé ce nom. Hélas, il aura fallu qu’une bande de taches méchues passent par là et mettent la main sur ce patronyme qui, soyons honnêtes, avait une certaine classe…

Si seulement leur musique n’était pas si merdique…

Je sais, on va encore me reprocher le jugement facile, le délit de sale gueule, mais putain les gars, ouvrez les yeux : un groupe qui sort son album en vinyl rose, ça vous met pas la puce à l’oreille ? TotH fait du Gay-core : sous des dehors méchants vilains (l’équivalent musical du célèbre cuir-moustache-képi) se cachent en fait de tendres pousses aux tendances « touche-pipi dans les vestiaires ». Ha, j’ai rien contre les homos, hein : plus d’homos, plus de chances pour les hétéros de pécho de la meuf (nos vraies ennemies sont les lesbiennes, n’oubliez pas cela, de la vraie concurrence déloyale : placez une lesbienne bien roulée et un gars comme nous devant une jeunette encore incertaine sur ses goûts – comprenez par là qu’elle hésite encore entre le hot-dog et les fruits de mer – et je vous parie une bière que le gars va pouvoir se la coller sur l’oreille).

Mais pourquoi je parle de gouines, moi ?

Ha ouais, le chant clair putassier. C’est tellement sucré et mielleux que j’en ai attrapé le diabète. J’ai lu que le diabète rendait aveugle. Putain, j’aurais préféré devenir sourd. Il est temps que je me remette à la masturbation.

Bordel, pourquoi je parle de masturbation, moi ?

Ha ouais, l’album. En fait, il n’y a rien à dire sur cet album : c’est mauvais. Du Djeune-Core dans toute sa splendeur, avec le soupçon de chant autotuné qui fait dresser le kiki des ados en pleine découverte de leur corps et davantage de t-shirts hideux que d’albums… Dire que ce genre se propage à la vitesse d’une épidémie de chlamydia dans un lycée technique… et je crains qu’il soit tout aussi difficile de s’en débarrasser.

Si vous me cherchez, je vais me rincer les conduits auditifs, je me sens sale.

Mister Patate (please die in a fire/10)

Facebook officiel 

Victory Records – 2013
Tracklist 1. Dead By Dawn 2. Infamous Last Words 3. Crucified 4. Undead Anthem (ft. Caleb Shomo formerly of Attack Attack!) 5. Violence 6. Feed Me A Stray Cat 7. Coffin Eyes (ft. Dan Marsala of Story Of The Year) 8. Eternal Shadows 9. Closure 10. Only Posers Die 11. Darker Tides

Thy Art Is Murder – Hate

352932Tiens, c’est marrant : avant-hier, je parlais d’un groupe de Metalcore positif. Aujourd’hui, nous parlerons d’un combo de Deathcore auparavant misogyne et prônant désormais la violence et le meurtre. Et pourtant, ils ont tous les deux un point commun : ILS FONT DE LA MERDE !

Toutefois, le registre est différent. Ici, pas de chant de puceau, pas de tripotage de zigouigouis entre adultes efféminés, mais du gros Deathcore sous anabolisants en direct live du pays des Kangourous. Niveau délicatesse, les méchus repasseront, les gars de TAIM se la jouent tough guy de l’outback, « regardez, c’est moi qui ait le plus gros kiki de la scène Deathcore ». Beh vous savez quoi, les gars ? On s’en branle de votre kique, on s’en tartine la raie de votre nouvel album qui, en plus, n’est même pas nouveau. C’est ça le pire : la maison Donzdorf régale avec un « nouvel » album qui circule déjà sur le net depuis novembre 2012. Merde, le macchab’ est même plus tiède, il est congelé ! On me jettera sûrement à la face le fameux argument « Nuclear Blast réédite cet album pour qu’un public plus large puisse en profiter »… Ca mérite des poursuites au pénal pour crime envers l’humanité et cruauté envers les Metalleux. On a pas mérité ça, bordel, pas justement pendant le mois où Machine Head a lourdé son bassiste et où Dave Lombardo s’est fait jeter par Kerry Konnard King pour la tournée australienne !

Moi, excessif ? Si peu. C’est eux qui ont commencé, en usant et en abusant de tous les clichés du genre, en forçant tellement le trait qu’ils font passer Annotations Of An Autopsy pour un groupe de Death technique. C’est nul. Archi-nul. C’est convenu. Archi-convenu. La Syrie a Bachar El-Assad, la Corée a Kim-Jong-Un… L’Australie a Thy Art Is Murder, et elle exporte sa merde, en plus !

Putain, il est loin, le temps où Nuclear Blast me mettait des étoiles plein les yeux à chaque sortie. Remarquez, ils font leur beurre, ils répondent aux lois de l’offre et de la demande : voilà ce qui arrive quand le business passe avant la passion…

Mister Patate (that album gave me cancer/10)

 

Myspace officiel

Nuclear Blast Records / 2013

Tracklist (37:11) : 1. Reign of Darkness 2. The Purest Strain of Hate 3. Vile Creations 4. Shadow of Eternal Sin 5. Immolation 6. Infinite Forms 7. Dead Sun 8. Gates of Misery 9. Defective Breed 10. Doomed from Birth  

Beyond The Shore – Ghostwatcher

BeyondTheShore-GhostwatcherMetal Blade nous l’annonce sur son site : « il est rare de trouver parmi tous ces groupes une formation qui délivrent un message positif ». Voilà qui est pour le moins intéressant : du Metalcore positif. Un peu comme le SIDA, quoi, et vu la vitesse à laquelle se propage ce genre, je vais finir par croire qu’il est aussi contagieux. La nouvelle sensation s’appelle donc Beyond The Shore, nous vient des States et a réussi à se faire signer par Metal Blade avec à son actif un maigre EP sous le bras. Pas étonnant : le Metalcore est dans l’air du temps, tout label qui se respecte signerait un groupe de chèvres si elles avaient des mèches, des chemises à carreaux et savaient pondre une moshpart.
 

Pour un premier effort, on pourrait dire que Beyond The Shore se débrouille bien. Ou plutôt qu’ils ont bien saisi les ficelles du genre : breakdowns à gogo, riffs en béton, production clinquante, petits bidouillages électro, un chanteur qui manie les différents registres indispensables (au choix : ours en rut, ado écorché, chant clair)… Vous l’avez compris, ça pue le Metalcore formaté qui plaît tant à nos chères têtes blondes.

Ghostwatcher vient s’ajouter à la cohorte d’albums pas foncièrement mauvais mais plutôt inutiles, qui n’apportent rien de neuf et se contentent de singer avec plus ou moins de succès les efforts de leurs mentors. Le plus triste dans l’histoire ? Cet album n’a aucun relief, aucun moment fort. Il se laisse écouter docilement, sans marquer les esprits. Toute cette scène manque cruellement de personnalité et semble à tout prix vouloir rentrer dans la « case » qui lui est réservée, sans faire d’histoires…

Mister Patate (3/10) 

Myspace officiel 
Facebook officiel 

Metal Blade Records – 2013
Tracklist 1. Dividers 2. Half Lived 3. Transitions 4. Homewrecker 5. Glass Houses 6. Milestone 7. #Dreamkiller 8. Visions 9. Breathe on Ice 10. Ghostwatcher