On avait de bonnes raisons de s’inquiéter après le dernier EP des Sorciers Électriques et ses deux titres presque anecdotiques. Electric Wizard sombrait dans la redite, Electric Wizard ne faisait plus autant vibrer, Electric Wizard masquait son incapacité à secouer nos tignasses derrière un gros rideau de fumée. Deux ans et un changement de label plus tard (adios Rise Above Records, ze label doom d’outre-Manche), Electric Wizard revient avec Time To Die qui marque un retour gagnant.
Dès l’opener « Incense For The Damned », Jus et ses deux compères nous servent un doom enfumé de qualité supérieure, avec supplément de riffs king size au son bien grésillant. Les cervicales s’échauffent, les têtes dodelinent, le tempo est un poil plus énervé qu’à l’accoutumée. Niveau textes, on navigue dans l’archi-convenu, la Mort, Satan, la drogue, « I wanna get high before I die », mais un album d’Electric Wizard sans cette ambiance serait-il bien un album d’Electric Wizard ? Le titre éponyme lève un peu le pied, avec un ajout d’orgue Hammond bien pensé et une mélodie de guitare qui rappelle les efforts précédents sans que l’on puisse pour autant facilement identifier le morceau d’origine (pas comme « Legalise Drugs And Murder » qui affichait honteusement sa filiation avec « The Chosen Few »). Et la suite ? Un album solide, cohérent, avec un interlude presque parfait avec ses samples et ses lignes d’orgue et son outro qui reprend les éléments de l’intro pour venir boucler la bouche. On regrettera juste quelques petites longueurs sur « We Love The Dead » (les autres morceaux ont beau être aussi longs, ils parviennent à maintenir une certaine tension, à ne pas sombrer dans l’ennui), mais dans l’ensemble, Time To Die vient remettre les pendules à l’heure.
Mister Patate (8/10)
Spinefarm Records / 2014
Tracklist (65:26) 1. Incense for the Damned 2. Time to Die 3. I Am Nothing 4. Destroy Those Who Love God 5. Funeral of Your Mind 6. We Love the Dead 7. SadioWitch 8. Lucifer's Slaves 9. Saturn Dethroned
C’est assez marrant. À chaque fois que tu penses avoir enfin touché le fond, le destin met sur ton chemin la preuve que l’on peut toujours faire pire, que l’on peut descendre encore plus bas. Sortez les pelles, n’oubliez pas les lampes sur vos casques, parce qu’aujourd’hui, pour rejoindre Amaranthe, on va atteindre des profondeurs abyssales.
Nunc Est Bibendum avait marqué un nouveau départ pour Onkel Tom, qui s’écartait des reprises de chansons à boire pour proposer des titres inédits et ma foi assez plaisants. Trois ans plus et avec un line-up entièrement remanié, Onkel Tom revient avec un nouvel album sous le bras avec, comme son prédécesseur, des titres inédits et pas de reprises. Le précédent m’avait plu… HELD parviendra-t-il à en faire autant ?