Author:
Mister Patate
Juil
13
Tankard a toujours été la cinquième roue du carrosse du Big Four allemand, un gros cran en-dessous de ses trois compères/concurrents que sont Sodom, Kreator et Destruction. Bon, ne crachons pas dans la chope de Weizenbier : la bande à Gerre a su, par le passé, sortir son lot de morceaux foutrement efficaces, mais sans l’agressivité propre à un Mille Petrozza, par exemple. Puis, au fil des années, et alors que Kreator et Destruction ont su retrouver un second souffle et pètent le feu, Tankard s’est petit à petit enlisé dans sa routine, avec des albums plus ou moins intéressants mais loin d’être indispensables… et ce n’est pas R.I.B. qui viendra relancer la machine, malheureusement.
La comparaison avec ses concurrents est inévitable, et elle fait mal. Rien qu’au niveau de la production, R.I.B. fait « petits bras » face à un Hordes Of Chaos. Les guitares manquent de mordant, la batterie est presque discrète par rapport à celle de Destruction sur les deux derniers efforts, et Gerre… C’est moche à dire, mais il ne donne pas l’impression d’un frontman qui met les tripes sur la table. Production un peu faiblarde, une hargne toute relative : vous l’aurez compris, la force de frappe de R.I.B. est limitée, et le groupe ne peut même pas vraiment compter sur un « hymne » qui tirerait l’album vers le haut. Même Onkel Tom – qui n’est à l’origine qu’un side-project de Sodom – est plus affûté que Tankard. C’est moche.
Big 4 allemand ? Au vu de l’état de santé de ces groupes, on devrait plutôt parler de Big 2,5, avec un Sodom vieillissant et un Tankard émoussé. Heureusement que Kreator et Destruction sont toujours là pour maintenir le niveau. On se consolera en se remettant « Empty Tankard » dans les esgourdes.
Mister Patate (4/10)
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Nuclear Blast Records / 2014
Tracklist (xx:xx) 1. War Cry 2. Fooled by Your Guts 3. R.I.B. (Rest in Beer) 4. Riders of the Doom 5. Hope Can’t Die 6. No One Hit Wonder 7. Breakfast for Champions 8. Enemy of Order 9. Clockwise to Deadline 10. The Party Ain’t over ‘Til We Say So
Author:
Mister Patate
Juil
12
Lorsque j’ai vu cet artwork, mon petit cœur de brute épaisse a raté un battement. Non mais vous avez vu cette pochette ? Dans la série blasphématoire, Devangelic a frappé un énorme coup et fait presque passer les derniers artworks de Vital Remains et de Deicide pour des coloriages du cours de catéchisme du mercredi après-midi. Que ce soit au-niveau de l’illustration ou des couleurs, la pochette de Resurrection Denied a un petit je-ne-sais-quoi qui accroche l’œil et est porteuse de nombreuses promesses. « Allez, viens, écoute-moi, tu verras, tu vas prendre cher et tu vas aimer ça ». Dans la pile d’albums sortis ces derniers temps, Devangelic ressortait du lot sur la simple base d’un visuel, mais j’ai rapidement dû déchanter…
Parce qu’au final, le visuel conditionne en quelque sorte l’auditeur avant même la première note. Là où je m’attendais à quelque chose qui flirte avec Deicide ou Vital Remains, je me retrouve avec une galette de Brutal Death banale. Les morceaux se succèdent sans véritable variation, comme si le but premier (voire l’unique but) du groupe était de nous abrutir sous une avalanche de pistes interchangeables. On retient de temps en temps un passage plus efficace, oui, mais dans l’ensemble, c’est moyen sur un plan musical… Et ce n’est pas le chant linéaire au possible qui viendra sauver les meubles. Au contraire, on dirait que le frontman se contente de growler sans entrain, sans vraiment pousser, et on peut l’imaginer dans le studio, un feuillet de paroles à la main, en train de dégueuler ses lignes de yaourt avec l’air indifférent.
Devangelic n’est pas franchement mauvais, mais l’adage « l’habit ne fait pas le moine » se vérifie à nouveau ici. Resurrection Denied est une surprise plutôt saumâtre. Resurrection Denied est la paire de chaussettes que votre frangin vous a offerte à Noël après l’avoir emballée dans la boîte d’un iPod : elles vous tiendront les pieds au chaud, ouais, mais avouez que vous aviez espéré plus…
Mister Patate (4/10)
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Comatose Music / 2014
Tracklist (xx:xx) 1. Eucharistic Savagery 2. Crown of Entrails 3. Disfigured Embodiment 4. Unfathomed Evisceration 5. Entombment of Mutilated Angels 6. Perished Through Atonement 7. Desecrate the Crucifix 8. Apostolic Dismembering 9. Devouring the Consecrated
Author:
Mister Patate
Juil
11
En voilà qui ont été bercés sur les douces mélodies de Nasum et de Rotten Sound. Remarquez, comme influences, on a déjà plus dégueulasse. Quelque part dans ce monde, il y a peut-être d’ailleurs un gars qui espère devenir le nouveau Guillaume Bideau. Vous imaginez ça, vous ? Enfin, revenons-en à nos moutons, qui pour l’occasion s’appellent The Drip. Au menu, un premier EP chez Relapse, fournisseur officiel de défouloirs sonores depuis des années. Comme évoqué ci-dessus, les influences sont claires, on lorgne vers le grind scandinave passablement énervé, avec supplément de vociférations et de blast. En 6 morceaux, la messe est dite et on se retrouve avec des sentiments partagés.
Parce que bon, The Drip a beau être animé des meilleures intentions (en gros : nous enfoncer la face à coups de botte), il n’en reste pas moins que 1) on a pas grand-chose à se mettre sous la dent, même aux normes du grind et 2) on ne peut pas dire non plus que ces petits gars aient de nombreux arguments pour nous convaincre. Oui, il y a de l’énergie, il y a de l’envie… mais il y a aussi leurs grands frères, ceux qui ont forgé le genre il y a des années. Peut-être serais-je plus indulgent si The Drip nous avait proposé un album complet. Ici, j’ai à peine le temps d’entrer dans l’ep qu’il est déjà temps de réappuyer sur Play.
Avec cette première prise de contact, The Drip répond tout juste à mes attentes de base. Malgré le potentiel, il y a trop peu pour vraiment me séduire. J’attends donc avec impatience quelque chose de plus consistant, histoire de voir si ces gars sont en mesure de passer à la vitesse supérieure et de me convaincre pleinement.
Mister Patate (6/10)
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Relapse Records / 2014
Tracklist (xx:xx) 1. Catalyst 2. Rise to Failure 3. Bygones Only Burn Once 4. Black Screen 5. Siren 6. Lash in, Lash Out