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Deathchain – Ritual Death Metal

365948Déjà six albums au compteur pour les Finlandais de Deathchain et, comme à l’accoutumée, une référence à la mort dans le titre de la galette. Finlande + Mort + Metal, oui mes amis, ces lascars ne sont pas une bande de dépressifs comme on les trouve par douzaines là-bas mais bien un combo de Death Metal. Pas de larmes, donc, mais on compense par une bonne dose de sang et de sueur.

Malgré leur longévité, il s’agit ici de mon premier contact avec le groupe. Difficile donc de dire s’ils ont su rester fidèles à leur son ou s’ils ont évolué dans un sens ou un autre. Je sais, je pourrais passer par Google, lire des chroniques rédigées par nos concurrents au sujet des albums précédents, mais comme je ne crois que ce que j’entends et que je ne leur fais pas confiance, il faudra faire avec… et au final, c’est peut-être mieux : je pars d’une feuille blanche, sans a priori ni attente particulière, et ce que j’entends ici me plaît.

Deathchain n’a pas opté pour la simplicité. Regardez un Skineater, par exemple, qui opte pour la brutalité pure, le bas de plafond dans toute sa splendeur : simple, efficace, réaction immédiate, cervicales en compote. Deathchain s’est plutôt engagé dans la voie de l’ambiance, le truc casse-gueule par excellence. Si tu ponds un morceau de trois minutes qui cogne sans arrêt, tu peux difficilement te gourer. Si tu te lances dans une plage de 7 minutes avec variations de rythmes, cassures et ambiances pesantes, tu sais que tu devras accrocher l’auditeur pour ne pas le perdre en route, et c’est ce que Deathchain parvient à faire tout au long de l’album. Là où certains pondent un pavé bien rugueux pour te défoncer la face, Deathchain donne l’impression d’un tailleur de pierre minutieux qui réalise le pavé cubique parfait, lisse, équilibré, avant de t’écraser le crâne. C’est réfléchi, c’est équilibré, c’est lourd tout en gardant quelques passages plus aériens – comme l’intro de « Like Worms Upon The Land » – et la petite touche finale vient de la présence de LG Petrov en guest sur un morceau.

Au final, Ritual Death Metal m’a clairement convaincu, à tel point que je compte rapidement me pencher sur le reste de leur discographie. C’est un peu comme ça qu’on reconnaît un bon groupe : il laisse toujours ce sentiment de trop peu, cette envie d’en découvrir plus…

Mister Patate (8/10)

Site officiel
 
www.facebook.com/deathchainband


Svart Records / 2013 
Tracklist (45:55) 1. Voice of Sharur 2. Stele ov the Vultures 3. Seven Asakku Shadows 4. Our Lady Under the Earth 5. King Pazuzu 6. Like Worms upon the Lands 7. Tiamat´s Eyes of Death 8. Abzu Doom

 

Blood Red Throne – Blood Red Throne

370990On peut se poser la question de la pertinence de conserver à tout prix le nom d’un groupe alors que son line-up n’a été qu’un défilé de visages, une succession de musiciens et de chanteurs autour d’un seul membre initial. Soyons honnêtes : cette question est la première qui me vient à l’esprit quand je pense à Blood Red Throne, qui a vu se succéder dans ses rangs des pointures telles que Tchort et Erlend Caspersen et des beugleurs comme Vald. Du premier line-up, il ne reste que Død et ce dernier mène sa barque lentement mais sûrement en nous proposant son septième opus, Blood Red Throne. Vu la qualité des sorties précédentes, on pouvait s’attendre à du solide, mais comment le groupe a-t-il digéré le départ conjoint de Vald et d’Erlend ?

Après plusieurs écoutes de cet album éponyme, j’aurais envie de dire : plutôt bien. Au niveau de la basse, Ole Bent Madsen passe certes un petit peu plus inaperçu que son prédécesseur (dont le jeu était plus stéréotypé), mais sa prestation n’a pas grand-chose à envier à celle d’Erlend. C’est au niveau du chant que Blood Red Throne enregistre le plus gros changement, avec l’arrivée de Bolt. Un sacré bestiau, le Bolt, du coffre à revendre, un registre varié (peut-être même plus varié que Vald, mais ça se discute)… à ce niveau, le groupe n’y a pas perdu au change, au contraire !

Pour le reste, Blood Red Throne n’a pas vraiment changé. Certains trouvaient Brutalitarian Regime moins réussi, moins percutant : je suis persuadé que ce nouvel album éponyme devrait leur rendre le sourire. Son massif, compos percutantes, le groupe ne fait pas dans la dentelle et colle des torgnoles. Amis de la finesse, vous repasserez, les Norvégiens ont décidé de nous montrer que leur pays n’est pas uniquement un pourvoyeur de Metal noir et que le rouge sang leur va aussi très bien… Une des grosses claques du premier semestre, sans le moindre doute !

Mister Patate (8,5/10)

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Sevared Records / 2013
Tracklist (xx:xx) 1. Soulseller 2. In Hell I Roam 3. Hymn of the Asylum 4. Primitive Killing Machine 5. Deatholation 6. Torturewhore 7. Exoneration Manifesto 8. Dødens Makt 9. March of the Undying

 

Straight On Target – Pharmakos

pharQuand un album pourrit trois mois dans la pile des arrivages, il est rare qu’il s’agisse d’une pépite égarée par erreur au milieu d’une meule de foin. Si je vous dis qu’il est en plus question de Deathcore ici, je pense que vous voyez déjà vers où nous nous dirigeons…

Alors, sortons la checklist Deathcore… Logo illisible ? Check. T-shirt blanc avec illustration moche et logo illisible ? Double-check, my dear. Production mastoc qui masque difficilement le manque d’inspiration ? Check. Breakdowns à foison ? Check. Allures de méchants de la mort qui tue sur les photos promotionnelles ? Presque check, il va falloir faire un effort sur ce point, les cocos. Et passer par la case tatouages sur les bras.

Vous l’aurez compris, je pourrais continuer comme ça pendant des pages et aligner les méchancetés sur ce groupe transalpin, mais en valent-ils la peine ? Non. C’est basique, mille fois entendu, et pas particulièrement bien exécuté par-dessus le marché. C’est médiocre. Du Médio-Core, pour paraphraser ces braves gars de NOFX…

Mister Patate (2/10)

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Bakerteam Records / 2013
Tracklist (xx:xx) 1. Theta 2. Ostrakon 3. Demonized 4. Wake The Apathetic 5. Dreadful Eyes 6. Initiation 7. He Spreads Hypocrisy 8. Synesthesia 9. Palm Leaves Readers