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Soutenons Le Rock Fort Show

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A l'heure où la culture et le divertissement sont sous le joug de mécènes, il est plus que nécessaire de conserver des espaces de liberté et de libre expression. Le Rock Fort Show en est un depuis 32 ans. Cette émission devenue culte se bat pour que le metal, dans toutes ses formes, soit diffusé au plus grand nombre.

L'émission est une institution (n'ayons pas peur des mots) qui a permis à plusieurs générations de découvrir des groupes œuvrant pour la bonne cause métallique. Elle représente énormément et constitue cet indispensable espace de liberté où la passion de la musique prévaut.

Aujourd'hui, le Rock Fort Show est menacé de disparaître de la grille des programmes d'Aligre FM (93.1 Mhz, à Paris et en Île-de-France) en septembre 2015.

La raison ? Une économie souterraine se serait développée au détriment d'Aligre FM. Étrange accusation, quand on sait que l'émission est, et a toujours été, constituée de bénévoles (dont votre serviteur a fait partie). A souligner, Phil Em All, éminence grise du RFS, s'est toujours décarcassé pour que ses auditeurs soutiennent, par le biais de dons, Aligre FM. Il est donc inadmissible que le Rock Fort Show soit accusé de la sorte.

Ceci est donc un appel à la mobilisation contre le retrait de l’émission le "Rock Fort Show" diffusée sur Aligre FM à Paris. Ne les laissons pas se faire virer sous de faux prétextes. Pour soutenir le Rock Fort Show, il vous suffit dans l'immédiat d'envoyer vos messages de soutien pour le maintien de l'émission à la station de radio Aligre FM via les adresses mails suivantes :

aligre.secretariat@yahoo.fr et rockfort@aligrefm.org

Plus d’informations bientôt sur les prochaines actions concernant cette mobilisation. On compte sur vous pour relayer l'info ! Merci à tous !

Metalchroniques apporte son soutien inconditionnel à Phil, animateur et âme damnée du programme, et à son équipe…

Pour que le Rock Fort Show vive !

Nico.

306de25e7949ca39a8b181870fb455Lunatic, le précédent album de PITN, avait jeté un pavé dans la mare du metal français. Nous possédions enfin un groupe capable de rivaliser avec des pointures telle Atheist, ou encore le Pestilence des grands jours. L’effort était bluffant et personne n’était en mesure, à l’époque, de rivaliser avec ces virtuoses. Hélas, le groupe entra tout de suite dans une spirale négative. Frictions internes suivies du départ de leur chanteur ; puis un contrat avec une maison de disques sur le point de fermer boutique n’a pas aidé à un développement exponentiel. Résultat : neuf années de quasi silence, où même les plus optimistes ne donnaient plus cher de la peau des Franciliens. Pugnaces, ces fiers musiciens se sont relevés. Ils livrent cet ambitieux second album : Equanimity.

Quelques secondes suffisent pour s’apercevoir que le quatuor n’a rien perdu de son panache. Avec « Crawling », Equanimity démarre sur les chapeaux de roue. Le morceau est speed, complexe et termine son chemin en terre progressive. C’est un titre étonnant et scotchant ; c’est aussi la meilleure des entrées en matière. La suite est tout aussi réjouissante. Pittbulls in the nursery ne se ménage pas et nous livre des morceaux imparables. Il propose un nombre d'idées incalculables à la minute : breaks improbables, riffs décalés, pause prog. C'est un bonheur pour les oreilles. Mieux, le groupe nous propose de vraies chansons. Et le nouveau vocaliste Tersim Backle fait oublier sans problème Panda. Son chant, uniquement anglophone, est dynamique et colle parfaitement à l'ensemble. C'est du tout bon.

Avec Equanimity, Pittbulls in the nursery prouve qu'il faut toujours compter sur lui. A l'instar d'un Trepalium, dans un style différent, il nous démontre que l'on peut mêler technique, intensité musicale, sans être démonstratif et prétentieux. C'est rare. En tous cas, ce second album inespéré est la belle résurrection de 2015. Et un sérieux challenger pour le titre d'album de l'année.

Nico (9/10)

Site Officiel: http://www.pitbullsinthenursery.com/

Klonopshère 2015

01. Crawling 02. Rule the plight 03. The oath 04. Reality 05. Interlude 06. Insiders 07. Conspiracy 08. Soulbones 09. Your dream’s not mine

Inutile de ressortir le wagon de louanges que nous avons déjà adressé à Tagada Jones. De toutes façons, vous le savez déjà : sur scène comme sur album, les Bretons sont irréprochables. L'autre soir, nous en avons encore eu la preuve. Tagada Jones était remonté comme un coucou suisse et s’est emparé de la petite scène d’un Trabendo trop peu rempli. Pas grave, les absents ont toujours tort.

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Le quatuor ne s’embarrasse pas de bonnes manières. Tagada Jones prend le public à bras le corps pour ne plus le lâcher. « De l’amour et du sang » nous colle la première beigne de la journée. C’est imparable et efficace. Le public, mis en bonne condition, bouillonne et ne débandera pas un seul instant.

Metalchroniques

 

En presque une heure, le groupe de Niko et Stef nous donne une bonne leçon de punk métallique, à l’ancienne. Bon nombre de titres, tirés de l’excellent Dissident, respirent une urgence salutaire. Mieux encore, les inédits, jetés en pâture à un pit consentant, augurent le meilleur pour un futur album (« Le chant des résistants »). C’est du pain béni et on en reprend sans sourciller. L’affaire se termine avec un « Karim et Juliette », pic enfiévré du dernier album. Cet hommage évident aux Béruriers Noirs met l’assemblée sur les genoux. C’est de l’excellent travail, comme d’habitude. On n’en attendait pas moins de Tagada Jones qui est, sans aucun doute, au summum de sa carrière.

Changement de plateau : c’est aux New-yorkais de Biohazard d’investir le Trabendo. Le quatuor est dans une forme exceptionnelle. La suite du très bon Reborn in defiance se faisant cruellement attendre, il est bien agréable de voir Biohazard se rappeler ainsi à nos mémoires.

Metalchroniques

En concert, Biohazard a toujours été une machine de guerre. Ces tauliers du hardcore « made in NYC » nous prouvent que les années n'ont pas émoussé leur virulence musicale. Ils tiennent leur baraque avec brio. Billy Graziadei mène son affaire, charismatique comme pas deux. Il est soutenu par un groupe irréprochable : le débonnaire Danny Schuler cogne fort, Bobby Hambel riffe à n'en plus pouvoir tandis que Scott Robert remplace en toute crédibilité Evan Seinfield.

« Wrong side of the track » ouvre le bal. Le groupe est tendu, le public aussi. Le pogo est violent, certains n'en ressortent pas indemnes. Les tubes (« How is it », « Love Denied ») s’enchaînent sans discontinuer, c'est à peine si on a le temps de respirer. Nous assistons à une leçon de hardcore dans la plus pure tradition. C'est vif et lourd à la fois. Fortement inspirée par le hip-hop, la musique de Biohazard reste dynamique et traverse les années sans perdre de son intérêt. Il ne nous reste plus qu'à attendre un nouvel album qui, s'il équivaut à cette prestation, risque de bousculer le monde du hardcore. Biohazard reste un pilier du genre et mérite tout le respect.

Nico.