Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Nous nous étions vu en 2013 pour la sortie d’IRON MASK. Quoi de neuf depuis ?

Dushan : Un nouvel album ! Après la sortie d’IRON MASK nous avons pu donner quelques concerts mais finalement mais choisi de travailler très tôt sur ce nouvel opus de MAGIC KINGDOM. J’avais déjà pas mal d’idées sous la main au moment de la sortie de l’autre disque en 2013.

 

02. Comment te sens-tu à quelques semaines de la sortie de Savage Requiem ?

Je dois dire que je suis très content, les gens qui aiment l’album l’apprécie vraiment beaucoup, il n’y a pas de demi-mesure. Bien sûr nous ne pouvons pas plaire à tout le monde et certains n’apprécieront pas mais nous restons bien confiants et tous ceux que j’ai rencontrés aujourd’hui à travers cette journée promo ont été enthousiastes. Nous sommes restés fidèles à nos idées et à notre marque de fabrique. Mais tu ne sais jamais comment vont réagir les gens.

Quand je compose j’essaye toujours de faire au mieux et de donner mon meilleur mais il n’y a pas de recette miracle. Les chroniques publiées jusqu’à présent me poussent à l’optimisme. Avec l’expérience tu peux ressentir au sein d’un disque les chansons qui pourront avoir un bel impact et celles qui mettront plus de temps à être acceptées. Après avoir composé quelques titres speed, tu veux to poser et alterner avec un titre plus calme. Un album s’avère être, en réalité, un exercice d’équilibriste entre les ambiances et les rythmes. Il faut de la variété.

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03. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Savage Requiem ? Tu as enregistré dans quatre endroits différents ?

Oui le nouveau batteur étant anglais (Michael Brush), nous sommes allez là-bas pour mettre en boite les batteries à Birmingham. C’est un très bon musicien, il s’est préparé pendant six mois et était fin prêt au moment d’enregistrer. En deux jours tout était réglé. Nous sommes revenus en Belgique, entretemps j’ai finis mes guitares, la basse et les orchestrations. Le chanteur (Christian Palin) est venu de Finlande en Belgique et nous sommes tous partis en Italie pour enregistrer le chant.

J’ai confiance dans l’ingénieur son là-bas et nous avions déjà bossé avec lui sur le dernier IRON MASK. Et puis c’est un endroit super, près de la plage donc après le boulot tu peux en profiter. J’ai bien aimé cette façon de faire car rien ne remplace de voir le chanteur faire ses prises en face de toi. Tu juges ainsi mieux et te permet d’avoir encore plus d’énergie et de passion sur l’album au final. Je pense continuer à bosser de cette manière avec le même ingénieur son. Nous avons peut-être une possibilité d’obtenir la collaboration d’un orchestre du Sud de l’Italie pour enregistrer les orchestrations et donc cette perspective fait vraiment envie. On verra.

 

04. Tu nous disais en 2013 : « Cette fois-ci je présenterai huit ou neuf chansons plus de titre de trente minutes ultra-orchestré. J’espère proposer un bon album de speed symphonique ». Pari tenu ! Pourquoi était-ce important pour toi ne pas tomber dans la démesure d’un titre fleuve ?

L’album précédent de MAGIC KINGDOM était double avec un titre de trente minutes. J’étais alors aller au bout de cette idée et cela n’aurait eu que peu d’intérêt ici. Là je voulais revenir à la base et à des choses plus simples et directes. Cela ne présage pas de la suite car si je parviens à bosser avec un orchestre de nouvelles perspectives s’ouvriront alors à moi. Pour ce disque je voulais un disque proche de ceux des années 80 avec huit ou neuf morceaux pointus, soignés. Que le fan puisse avoir le plaisir de réécouter tous ces titres, tous très bons, encore et encore sans se lasser. Et il faut donc que ce ne soit pas trop long, que tu puisses l’écouter partout, dans ta voiture…

Et il était temps d’avoir un nouvel album de MAGIC KINGDOM, le dernier quand même de cinq ans ! Composer n’est jamais facile, cela peut-être aussi compliqué de proposer une chanson courte et attrayante qu’une longue pièce complexe. Tu ne cherches pas à atteindre les mêmes objectifs dans les deux cas. Pour les titres fleuves les orchestrations sont complexes, entremêlées et les couches doivent s’harmoniser entre elles. Dans les deux cas, je me lance un défi et je donne mon meilleur. Nous voulions ce disque direct, rentre-dedans, « in your face » malgré une dimension néo-classique très marquée.

 

05. Au niveau du chanteur, as-tu recontacté Olaf Hayer ?

Oui j’ai parfois de ses nouvelles mais là ce n’était pas possible. Il a eu des problèmes familiaux et donc ce n’était pas tant qu’il n’était pas disponible mais plutôt qu’il est un peu déconnecté. Pour l’instant je pense qu’il est en dehors de tout cela et cela fait longtemps qu’il ne fait pas de la musique professionnellement. Et moi je ne peux plus me permettre d’attendre encore cinq ans. J’avais envie d’un gars avec de la passion.

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06. Tu as presque changé de chanteur avec presque chaque album. Est-ce un besoin pour toi ?

Non ce n’est pas voulu, plutôt subi. Je veux désormais que le mec avec qui je bosserai en live, il soit sur le cd. Les gens finissent à la fin par avoir une mauvaise image du groupe car ce ne sont jamais les mêmes par rapport au disque qu’ils ont aimé. Je voulais revenir à l’esprit des débuts, une équipe soudée, ensemble, des frères qui jouent dans des grands clubs ou des petites salles. Mais avec certains gars ce n’était pas possible. Pareil pour IRON MASK.

 

07. Pourquoi avoir fait le choix de Christian Palin (ex-Adagio) comme chanteur ? Ce dernier ne semble pas très stable et Stéphan Forté n’avait à l’époque pas de mots assez durs contre lui. Cela s’est-il bien passé ?

Je ne sais pas, je le connais de réputation. Maintenant à l’époque Christian était fort jeune avec ADAGIO. Je pense que maintenant il est plus calme, il s’est assagi et je n’ai pas eu de mauvaise surprise jusqu’à présent. Il est calme, il écoute ce que je lui dis et l’enregistrement s’est bien passé. On verra ce qu’il nous réserve ne live. J’espère qui ne va pas trop déconner. C’est un mec qui a du cœur et vraiment un bon fond. Maintenant il peut toujours péter un plomb. Peut-être qu’il se soigne aussi (rires) ! Pour l’instant tout va bien.

 

08. Tu reviens avec régularité tous les 5 années avec un nouvel album de MAGIC KINGDOM sous le bras. Est-ce le délai idéal pour toi pour te ressourcer et retrouver l’inspiration ?

C’est le hasard car comme je te le disais le deuxième album était prêt à peine un an après le premier. Mais avec les problèmes légaux que nous avons eus il a pris du retard. Et puis l’album d’IRON MASK a vraiment bien fonctionné ensuite et donc on a joué partout. Il me faut aussi du temps pour composer mais ce sont principalement des aléas de la vie et du business qui explique ce délai assez long. Il était temps d’avoir un MAGIC KINGDOM après deux albums consécutifs d’IRON MASK. Je ne sais pas de quoi sera fait le futur, je me fixe le défi de bosser sur les deux projets en parallèle mais cela s’annonce ardu.

Il est important pour moi de vraiment séparer les deux projets car chacun évolue dans un style propre même si la famille s’avère être la même. IRON MASK est plus hard rock parfois FM alors que MAGIC KINGDOM prend une orientation plus speed et symphonique. Quand je compose je me fixe sur un genre et quand je compose pour IRON MASK je ne peux pas faire du MAGIC KINGDOM et inversement. Pour le prochain IRON MASK j’ai déjà une composition de prête et aussi le titre de l’album. On verra.

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09. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment et pourquoi travailler avec Stan W Decker ? Est-ce important pour toi de maintenir une identité visuelle différente pour tes deux groupes (Genzoman pour IRON MASK) ?

Son nom ne le dit pas mais l’artiste pour MAGIC KINGDOM est français. Et oui il est important pour moi de bien séparer les deux univers visuels. Pour MAGIC KINGDOM notre mascotte est plutôt à chaque fois un dragon. Après deux albums d’IRON MASK ou j’ai collaboré avec Genzoman je voulais avoir quelqu’un d’autres pour MAGIC KINGDOM. Cela donne un souffle d’air frais et c’est une belle pochette. Je lui ai dit que je voulais un dragon qui explose une cathédrale et il est revenu avec cela. Nous l’avons alors retravaillé pour ajouter des anges par exemple. Difficile parfois de tout caser mais il a fait du très bon boulot.

 

10. Vous tournez régulièrement des clips. Quid de cet album ?

Oui c’est prévu et d’ailleurs c’est déjà mis en boite. Cela devrait bientôt arriver. Il s’agit de la chanson « Dragon Princess ». Nous avons fait à l’ancienne dans une tour du XIIIème siècle. Le tournage a eu lieu en décembre et nous avons gelé dans les environs de Bruxelles. Pas de fond vert mais un décor réel. Ce n’est pas la grande production hollywoodienne mais cela reste un beau produit.

11. Comme pour IRON MASK, tu as changé de label pour MAGIC KINGDOM laissant Limb Music pour passer chez AFM Rec. Décidemment ce sont tes nouveaux partenaires….

Avec Limb ce fut intéressant pour une certaine période du groupe mais finalement le label est devenu plus petit qu’avant, il investissait moins. Etant déjà chez AFM avec IRON MASK j’ai pris ma chance et heureusement ils ont accepté et nous ont aussi signés. Sinon je serais peut-être en train de chercher un label. Cela s’est fait vite, il avait apprécié notre collaboration sur IRON MASK, ils utilisent le même distributeur que Limb en Allemagne, Soulfood, et donc pouvaient avoir les chiffres pour juger en connaissance de cause. Ils avaient l’historique. Et ils nous ont autorisés à proposer nous-même une version collector très limitée dédié aux fans purs et durs. Tout est dispo sur mon site et notre page Facebook.

 

12. Qui s’est chargé des claviers sur cet album ? Tu avais fait appel à Philippe Giordana (FAIRYLAND) pour le précédent…

Non c’est moi qui m’en suis chargés, Christian aussi pour quelques petites parties ici et là. A l’origine Giordana devait aussi s’en chargé mais il a eu un accident et n’était plus disponible. Mais apparemment il va mieux, je le lui souhaite en tout cas. Je suis déjà intervenu en guest pour des groupes pas très connus, des solos par exemple. Quand j’ai le temps j’accepte avec plaisir.

 

13. Quelle est la suite ?

Pouvoir jouer le plus possible car nous aimons vraiment cet album-là. Pour moi, c’est vraiment un des tout meilleurs que j’ai pu proposer. Nous travaillons avec le label pour monter une tournée à l’automne avec d’autres groupes mais rien n’est encore gravé dans le marbre. Nous avons un line-up solide, celui qui apparait sur le disque et je suis confiant.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

Facebook

1. Avant de commencer et afin de faire plus ample connaissance, peux tu te présenter aux lecteurs de Metalchroniques et nous expliquer le rapport que tu as avec notre courant musical ? Exemples : La pratique d'un instrument ? Comment êtes-vous venus à la musique ? A quelle période de votre vie personnelle ? Depuis combien de temps vous en écoutez ? Vos styles de prédilections ? Quelle est votre implication au sein de la scène Metal  (autre que l'activité au sein de votre groupe) et la musique en général (si il y en a) ?
Aurélien (chant lead) : Large question ! J'ai toujours écouté de la musique, aussi longtemps que je me souvienne. Il paraît que j'adorais l'Ave Maria de Schubert quand j'avais deux ans. Durant mon enfance c'était chanson française à texte chez ma mère (Brel, Ferré, Ferrat, Renaud…), jazz/gospel chez mon père, plus classique chez les deux. De mon côté j'ai découvert le rap avec Prose Combat de Mc Solaar et ça m'a énormément marqué. J'ai commencé à pratiquer le chant à partir de la sixième – j'étais alto dans la chorale de mon collège – et je n'ai jamais arrêté depuis. J'ai découvert le métal au collège via un ami qui m'a fait découvrir Iron Maiden et Manowar. Ensuite j'ai creusé dans le heavy et le power (Angra, Stratovarius, Helloween et autre trucs gays) avant de découvrir Machine Head, Korn, SOAD et Slayer via un autre ami. Et là ma vie a changé… entre autres parce que j'ai capté que c'était beaucoup plus facile pour moi de faire du Robb Flynn avec ma voix que du Andre Matos. En parallèle j'ai découvert Dream Theater avec Scenes From A Memory qui a été une énorme claque, et du coup mes deux styles préfères étaient le néo-métal et le métal progressif. Donc l'envie de faire du néo-metal progressif m'est venue assez naturellement. Mes dernières influences marquantes en termes de chant sont Poun de Black Bomb A et Julien Cassarino de Psykup, qui m'ont énormément influencé pour les divers registres hurlés. Quant à mon implication dans la scène métal, j'ai fondé le webzine Les Éternels en 2007 et j'ai quitté sa direction en 2011.


Alexandre (basse) : Mon rapport à la musique et mon évolution en son sein est fait de claques prises en pleine face. J'ai été élevé au classique et à Maxime Le Forestier ; et j'ai fait deux ans de conservatoire au piano entre 6 et 8 ans. Puis je me suis pris Doc Gynéco en pleine tronche, pif, Louise Attaque, paf. Ma plus grosse patate a été la découverte du métal : un après midi chez un pote, début de 3e "Tiens, c'est ce que j'écoute en ce moment." :  Cannibal Corpse, Gallery of Suicide. BAM ! J'ai commencé à jouer de la guitare et à décortiquer les instrumentations de la musique que j'écoutais. Pendant longtemps, je n'ai écouté que du gros métal qui tache, je ne considérais pas la basse, voire me questionnait sur l’intérêt de cet instrument. Jusqu'au jour ou j'ai rencontré CE pote de fac ; un mois plus tard, j'achetais une basse ! Après il y a eu d'autres claques : John Zorn, Gâtechien, Shai Maestro récemment,… qui m'ont façonné et font qu'aujourd'hui je suis l'heureux bassiste de Human Vacuum, et que j'aimerais bien faire du jazz également. J'ai été chroniqueur chez Soil Chronicles pendant quelques années, j'ai même un peu aidé à sa sortie de terre. Mais maintenant c'est fini, je laisse faire les gens qui savent écrire.


Baptiste (guitare, chant, programmation) : Alors, déjà niveau musique, j'ai commencé avec le violon dès l'âge de six ans, en me farcissant le conservatoire pendant une dizaine d'années, et me suis mis en autodidacte à la guitare durant le collège, puis ai eu ma première guitare électrique au lycée vu que ça pouvait se brancher dans un ampli, que sur un ampli on peut mettre de la disto et ça tombait bien, j'aimais bien ça les guitares avec de la distorsion, un peu comme chez Mark Knopfler (mon Papa aime beaucoup Mark Knopfler. Ma maman c'est plus les Beatles) mais en moins vieux monsieur. Puis entretemps un copain en classe de 6è m'avait fait découvrir Rhapsody et ça collait bien avec mes lectures de bouquins de fantasy. Au début du collège, je suis tombé dans la composition sur ordinateur, n'en suis jamais ressorti et vers la fin du collège, j'ai découvert la scène extrême, avec une préférence pour le black metal, avant de découvrir réellement le néo avec Limp Bizkit, dont le guitariste Wes Borland s'est vite imposé à mes yeux comme une référence en terme de jeu personnel. Je n'ai pas tellement de style de prédilection, là par exemple, tout en répondant, j'écoute à fond Florence + The Machine, parce que c'est super bien. Mais mon groupe préféré reste Indochine. Dans le cadre du metal en dehors de Human Vacuum, j'ai été chroniqueur chez Les Éternels durant quelques années et sinon je compose dans le projet öOoOoOoOoOo avec Asphodel au chant (qui avant était dans Pin-Up Went Down et chante sur le prochain album de Penumbra).


Wojtek (batterie) : Petit, j'ai été nourri à grosses louches de Beatles (merci frérot !) 4 ans de piano pour faire plaisir aux parents (mais j'aimais bien en fait). Enfin mes 14 ans arrivent, mes hormones se réveillent, je troque 10 doigts contre 2 baguettes, je garde mes pieds sur des pédales, transition en douceur, moins pour mes parents, je m'exile au sous-sol. Après quoi j'apprends sur le tas, je prends tous les CD et K7 qui me passent sous le nez (rock/funk/post-rock), et je joue par dessus en essayant de faire pareil… Je me suis mis au métal début 2000, en découvrant SOAD, Papa Roach, Limp Bizkit, Incubus, 311 (merci les amis de Newborn)


2.  Quelle a été la genèse de HUMAN VACUUM ? Comment  vous êtes vous rencontré ?  Vous pouvez  aussi en profiter pour vous présenter et nous dire les rôles respectifs de chacun au sein du groupe.
Aurel : J'ai fondé le groupe avec la bassiste originelle Alexandra en 2009. Nous étions collègues et nous faisions des reprises acoustiques, jusqu'au moment où nous avons capté que nous voulions tous les deux faire du métal. J'ai recruté Wojtek (notre batteur) via le taf, sa compagne était une collègue à Alexandra et moi. Baptiste était chroniqueur pour les Éternels et je savais qu'il avait des goûts très éclectiques, on se retrouvait pas mal sur nos analyses musicales et j'ai eu envie de travailler avec lui. Alexandra a ensuite quitté le groupe pour raisons perso et a été remplacée par Olivier (qui joue sur l'album), qui a lui-même quitté le groupe pour raisons perso avant d'être remplacé par Alexandre. Au niveau des rôles dans le groupe, j'assume la fonction de dictateur non-musical : en gros je fouette les gens pour faire avancer le projet. Je suis celui qui a les dents qui rayent le parquet, qui veut jouer à Bercy, devenir une star et me vautrer dans des montagnes de coke. Du coup je fais souffrir les autres pour arriver à ça ! En termes de composition Baptiste et moi apportons le plus de matériel brut mais nous n'avons pas une position privilégiée pour autant : la règle dans HV est que chaque plan doit être validé par tous, sans exception. Donc si j'amène un riff ou un pattern de batterie et qu'il ne plaît pas ne serait-ce qu'à un autre membre je le remballe sans discuter, et c'est la même chose pour chacun.
Alex : Ma genèse, c'est il y a à peu près un an et demi quand un pote a vu HV en concert au moment ou Olivier quittait le groupe. Il a alors proposé de me les faire rencontrer et après invitation et verre de l'amitié, il y a eu entente. C'était une rencontre idéale, après 2/3 ans de célibat musical, j'avais envie de retrouver une dynamique de groupe. C'est assez drôle parce que j'y suis allé au tout début parce que j'avais envie de jouer, la musique de HV n'était pas vraiment mon trip. Mais aujourd'hui, il m'est impossible d'imaginer ma vie musicale sans ces trois zozos. Tout s'est goupillé à merveille et maintenant on partouze tous les samedi matin. Qui plus est, le fait d'être dans cette dynamique "communiste" ou chacun a voix égale au chapitre me convient parfaitement. J'ai toujours fonctionné de même dans mes groupes précédents et je suis donc dans mon élément et créatif et relationnel.
Baptiste : Aurélien et Alexandra m'ont proposé de faire de la musique et j'ai dit "Ouais, super !", parce que j'avais un autre groupe à l'époque et que je me disais qu'être dans plusieurs groupes à la fois c'était rigolo et qu'en plus c'est des gens bien. Au sein de Human Vacuum, je m'occupe de la guitare et je bricole des samples en plus de faire parfois des harmonies de voix avec Aurélien. Puis j'ai des idées et je crie fort.
Wojtek : en arrivant en 2004 sur Paris, j'ai continué un peu la musique, mais rien de bien sérieux, (avec Olivier notamment, qui est devenu ensuite second bassiste de HV), et puis en effet je rencontre ce petit groupe de cinglés. Après le départ d'Alexandra je propose à Oliv de se remettre à la basse et de nous rejoindre. Il a pris quelques G également, et ce fut bien cool.

  
3. Vous avez sorti votre premier album en novembre dernier, je voulais savoir si les compositions dates toutes de la même période car on peut voir que la période de réalisation de l'album s'est étalée sur près de deux ans (décembre 2012 à mai 2013) ? Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet et revenir sur la réalisation de votre album ?
Aurel : Effectivement la période de composition a été très longue, et s'explique entre autres par le changement de bassiste. Quand Alexandra est partie nous avons dû attendre qu'Olivier aie assimilé les titres existants pour composer avec lui. On retrouve sur l'album les premiers titres composés par le groupe, soit "Les gens qui parlent seuls", " The Grain" et "Néo". Ils figurent d'ailleurs sur notre première démo dispo sur notre site officiel et sur Soundcloud. Si ça amuse les gens de comparer ils peuvent d'ailleurs écouter les évolutions entre les versions démo et les versions album, il suffit d'aller dans la section " audio" de www.humanvacuum.net ! L'enregistrement a également été long car nous devions trouver des jours de dispo pour aller enregistrer au studio Zoé von H. à Vanves, il fallait que Zoé soit dispo aussi… ça s'est étalé, quoi. De plus je voulais absolument qu'Asphodel soit avec moi en studio pour coacher mes prises de chant, donc il a aussi fallu attendre qu'elle puisse se libérer une semaine et monter à Paris depuis Lyon.
Alex : J'ai découvert HV avec l'album, qui n'était pas encore sorti officiellement. Il y a des petits problèmes de production, certes, notamment la basse sous-mixée (je prêche évidemment pour ma paroisse), mais j'ai fini par être conquis.  Et pourtant, ce n'était pas un style qui m'attirait de prime abord. Il y a vraiment un beau boulot de créa. Hurrayyy Zoé et HV ! 😀
Baptiste : L'essentiel a déjà été dit par Aurélien, je trouve.


4. Parlez-nous des divers intervenants extérieurs à Human Vacuum que l'on retrouve dans la réalisation de Enter The Playground. Je pense notamment aux guests bien sûr mais aussi du  studio Zoé von H. et de son propriétaire ainsi que de la personne qui s'est chargé de votre artwork et Olivier Guyot.

Aurel : J’ai rencontré Zoé quand j’étais chroniqueur pour les Eternels. Il faisait la promo de son groupe Herrschaft et de The Outburst dont il était le bassiste à l’époque et on a réalisé qu’on habitait à cinquante mètres l’un de l’autre. Du coup il est passé, on a bu des bières, on a écouté de la zique et on est devenus potes. Je savais que c’était un producteur de talent suite à son boulot sur Entertainment de The Outburst et les albums de Herrschaft, donc vu que son home-studio est à côté de chez moi ça s’est imposé. Nous avons commencé par enregistrer notre première démo chez lui et vue l’expérience on a rempilé pour l’album. Il a été précieux pour nous : non seulement il aime vraiment ce qu’on fait (ou alors il fait très bien semblant), mais en plus il a proposé des idées d’arrangements ici et là qui ont en partie fini sur l’album. Il est toujours calme, toujours positif, il ne met pas la pression aux zicos et fait en sorte que tout le monde soit à l’aise. Et malgré le manque de confiance que pourrait inspirer ses diverses coupes de cheveux, il est techniquement très bon. Olivier était notre bassiste au moment de l’enregistrement et a mis en boîte toute les parties de fretless de l’album parce qu’il a un toucher de malade de ouf. Sur les parties de basse “classique” on s’est partagé le taf lui et moi pour des raisons pratiques. Il nous a quittés en très bon termes vu que c’était vraiment sa vie de famille qui lui prenait trop de temps, y’a eu zéro prise de tête et on s’aime toujours d’amour humide. C’est à part ça un photographe de très grand talent et je vous invite tous à aller voir son taf. Quant à l’artwork, j’avais un concept en tête depuis longtemps qui aurait dû mettre en scène des salles de classe (cf. les paroles de “Enter the Playground”) mais je n’ai pas pu trouver de lieu. J’ai fini par abandonner mais comme je voulais quand même une référence à l’enfance et à l’école j’ai cherché dans les sites d’images payantes, et j’ai trouvé cette marelle qui collait parfaitement. Notre graphiste de l’époque Tiphaine Larue  s’est chargée d’intégrer notre logo à l’image avec l’aide de Baptiste.
Alex : Un peu dur pour moi de parler de ça. Je suis arrivé un an après que l’album soit fini et je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer Zoé et Aspho. Petite chose quand même, c’était très plaisant de jouer “Unicorns Represent” au festival des Éternels en compagnie de Nicolas Muller (Helioss) qui est le créateur et performer du solo de ce morceau sur l’album. Quant à Olivier, je suis heureux de prendre sa succession dans ce groupe qui déchire ! 🙂
Aurel : Pour Asphodel c’est une rencontre qui date de 2008. Je l’avais interviewée pour les Eternels à la sortie de 2 Unlimited de Pin-Up Went Down et on est devenus potes à partir de ce moment. Nicolas Muller c’est un chroniqueur des Eternels (oui, ce webzine a été très précieux pour HV) qui a tendance à composer des projets de métal extrême mâtiné de musique baroque tout seul dans son coin, des chansons avec 1523 pistes qu’il enregistre et envoie à la face du globe avant de repartir dans sa cave. Il m’avait engagé au chant pour un projet appelé Arkness et je connaissais ses capacités à la guitare. Donc quand il a fallu un solo outrageusement excessif et néoclassique pour “Unicorns Represent”, j’ai tout de suite pensé à lui. Son groupe principal est désormais Helioss et son nouvel album One With The Sun sort très bientôt. Je suis guest sur deux titres. La famille, le crou, la bande, le possi, tu vois ?
Baptiste : Asphodel est venue sur Paris pour coacher Aurélien durant ses prises de chant (ainsi que moi pour quelques morceaux). La veille de l’enregistrement des voix du morceau “Tout s’efface”, Aurélien lui avait proposé  auparavant de faire un duo dessus. Du coup, nous nous sommes posés à trois dans la piaule d’Aurel, on a posé les harmonies des lignes de chant et répété le morceau deux-trois fois avec une guitare acoustique pour s’accompagner. Le lendemain, Asphodel a plié ses voix en quelques prises et le résultat est super cool.
L’autre truc cool c’est qu’environ un an après, elle m’a proposé de monter un projet avec elle, chose que j’ai acceptée d’office et que nous avons baptisé öOoOoOoOoOo (et qui se prononce “chenille” en français), dans un genre bien différent de Human Vacuum.


5. En ce qui concerne votre musique je l'ai volontairement qualifiée de Fusion Metal typé 90s dans ma chronique de Enter The Playground. Comme Baptiste le dit un peu plus haut on retrouve ce jeu aérien de lead guitares assez caractéristique de Limp Bizkit ainsi que ce chant au flow hip hop, j'ai aussi parlé du groupe 311 ou SOAD  mais vous métissez toujours ce propos musical avec d'autres courant assez improbable comme certaines instrumentations de Rammstein ou le Metal Progressif de Opeth. Comment voyez-vous la chose et expliquez-nous votre démarche musicale ? Êtes-vous d'accords avec ce terme Fusion Metal 90s ? Quel est votre secret pour que ça sonne si bien à chaque fois ?
Aurel : Déjà merci pour le compliment et oui, on est grave d’accord avec ce terme fusion métal des nineties ! Et Wojtek (notre batteur) étant très fan de 311, il sera fort heureux que tu y fasses référence.  Il y a plusieurs éléments qui font notre son: déjà le fait qu’à la base, Human Vacuum ce sont deux métalleux au chant et à la gratte et deux fans de wesh-groovy-yo à la section rythmique. Ça a changé depuis l’arrivée d’Alex à la basse qui écoute du Cannibal Corpse et mange des bébés, mais l’idée est là. Après il n’y a pas de recette de composition chez nous, c’est super différent d’un morceau à l’autre. On peut partir d’un riff, d’un pattern de batterie, d’un texte (“Néo” par exemple, le texte a précédé l’instru), de n’importe quoi… le seul truc récurrent c’est que je pars très souvent d’une intention alors que Baptiste est beaucoup plus instinctif. J’adore les exercices de style, les what if, le principe de consciemment essayer de faire rentrer tel ou tel style dans notre formule. Baptiste, lui, il se branche et il joue.
Baptiste : Et surtout on parle, on voit ce qui nous plait ou non, on rejoue, on laisse reposer et on rattaque. En ce qui concerne le terme “Fusion Metal 90’s”, perso je suis assez d’accord, même si de par les mélanges que l’on fait, le “90’s” n’est pas forcément toujours présent, par exemple sur des morceaux comme “The Void Ahead” ou encore “Tout s’efface”.

Aurel : Pour le “ça sonne bien” (et merci encore), je pense que c’est aussi du au fait que chaque plan doit être validé par chaque personne, sans exception. Je pars du principe qu’une musique est forcément meilleure quand tout le monde kiffe tout ce qui est joué, à tout moment.
Alex : Entre nous soit dit que je ne mange pas de bébés, mais je bois du jus de choux (si si, ça existe, c’est allemand). Je suis encore novice en dans mon cursus “composition dans un groupe qui fait beaucoup de bruits de plein d’inspirations différentes”, je n’ai pas complètement trouvé mes marques. Pour ce qui est des riffs, je suis énormément Baptiste et Aurélien, mais la réflexion commune apporte le confort d’un morceau vraiment composé ensemble.

Wojtek : YEAH, 311 POWER !!! J'adore ce groupe (et surtout le batteur et sa caisse claire qui claque), du rap, du groove, de purs zikos (même s'ils ont l'air de teenagers éternels), est c'est vraiment le rap/fusion/métal que j'affectionne, une batterie qui penche largement plus vers le groove que vers les rafales de kick. C'est clairement ma contribution à HV : ne pas utiliser de double (ils ont bien tenté de m'en acheter une, je l'ai mise sous verre).


6. Ça fait maintenant quelques mois que l'album est sorti. Pouvez-vous tirer un premier bilan par rapport aux retours que vous en avez ?

Aurel : Pour l’instant c’est bonheur sucré, tout le monde le kiffe ou presque ! On a eu une chronique négative d’un mec qui n’avait visiblement pas écouté l’album plus que ça (sinon il aurait su qu’il n’y a pas de prière adressée à une licorne sur le disque, par exemple), et toutes les autres chros sont bonnes voire dithyrambiques. Ça fait vraiment très plaisir. La plupart des défauts soulevés par les gens qui ont vraiment écouté le truc concernent des points sur lesquels je suis moi-même pas forcément satisfait en plus. Il y a la basse que l’on n’entend pas assez, mon chant qui est largement perfectible, des subtilités du jeu de Wojtek (notre batteur) qui sont passées à l’as dans le mix… des défauts de jeunesse qui ne demandent qu’à être corrigés ensuite, quoi. Concernant mon chant je suis par exemple très heureux qu’on ait enregistré une version acoustique de “The Void Ahead” pour Youtube parce que c’est comme ça que j’aurais voulu sonner sur l’album. De toutes façons j’essaye de progresser sans arrêt, donc ça signifie logiquement être toujours insatisfait a posteriori… mais aussi pouvoir mesurer ses progrès de sortie en sortie, ce qui est très agréable.
Alex : Que du bon ! Les retours que j’ai sont ceux de mes proches. Petite chose très drôle, suite à “j’ai intégré un groupe de métal”, dans ma famille, on m’a regardé en coin. Mais maintenant tout le monde me dis “Mais en fait… c’est bien !?” 😀 Jusqu’à mes grands parents, 95 et 100 ans avec toute leur tête !!

Baptiste : Mis à part la chronique tièdasse dont Aurélien a parlé, les retours sont globalement remplis de kiff et d’amour. Mes parents à moi n’aiment pas du tout par contre, donc je ferai pas écouter à mes grand-parents parce que bon, voilà, j’ai envie qu’ils vivent encore longtemps.
Wojtek : Avec mon précédent groupe métal, ma mère était déjà bien vaccinée ! Elle préfère même HV me dit elle ! J'ai eu quelques critiques sur le son, le côté trop années 90, les morceaux trop compliqués. Mais bon, si on voulait faire du mainstream, ça se saurait… Mon grand regret est en effet la batterie, beaucoup de choses perdues au mapping. Le prochain album sera avec une batterie acoustique, ou ne sera pas !


7. Je voulais savoir si vous aviez déjà  travaillé sur de nouvelles compositions et si oui savoir à quoi peut-on s'attendre ?

Aurel : Yup, on a déjà deux compos de bouclées que nous jouons déjà sur scène. “Here We Go Again (Motherfucker)” venait d’une volonté perso de commencer le futur nouvel album par une compo pied au plancher où on aurait hurlé comme des porcs. J’avais décrit l’intention à Baptiste et quelques jours plus tard il avait maquetté une chanson de A à Z. C’est notre chanson la plus violente et la plus courte, et elle marche à mort en live. “Shattering” est plus expérimentale et ambiancée, avec des couleurs electro, c’est une compo que Baptiste avait maquettée depuis longtemps et qu’on a utilisée telle quelle. Perso j’ai plusieurs idées de compo sous le coude dont une qu’on essaye de mettre en forme quand on a le temps, une tentative d’intégrer du tango dans la formule HV qui s’appelle “Dance of Extinction”. Après les seules directions claires et précises que j’ai en tête concernant le nouvel album, c’est que j’aimerais tenter de nouveaux mélanges musicaux et augmenter la dose d’harmonies vocales avec Baptiste
Alex : Oui, oui, oui ! On a du morceau ! Et du qui envoie ! Notamment un, non finalisé, un peu jazzy (exclu ! :)). J’ai du mal à savoir si pour l’instant j’arrive à apporter ma patte à HV, plutôt jazzy justement, mais je peux vous dire que c’est du bon !
Baptiste : Et il y a encore d’autres trucs en stock et en réserve, maquettés ou non, qui n’attendent que l’approbation ou les modifications de toute la bande. Je nuancerais par contre le terme “electro” concernant le morceau “Shattering” dans le sens où il ne faut pas s’attendre à de la dance ou quoique ce soit. Maintenant, j’en dirai pas plus, il faudra venir aux concerts pour entendre tout ça si vous êtes intéressés.
Wojtek : Faut juste qu'on arrive à trouver le bon équilibre entre compos / préparations de concerts, parce que ces derniers mois ça a pas été évident.


8. Vous avez récemment participé au Headbang Contest un tremplin Metal en compagnie de Waverly Lies North, Flying Dogs, A Million Shells, One Last Shot, Heal Heaven, Aanod, ADRENALINE, Monolyth, ArtWeg, Icon Of Destruction, MagoYond et Ethmebb. Comment avez-vous vécu l'aventure et qu'en avez-vous retenu ?
Aurel : C’était génial, et ça a été génial tout du long. Le premier round au Klub était un peu rude parce que le son n’était pas top, mais le second au Zèbre était absolument orgasmique. Je pense d’ailleurs sincèrement que le concert du Zèbre était un des meilleurs qu’on ait donné durant notre courte carrière. Le feedback des gens, l’ambiance générale, la scène, le son… c’était ouf. Quant à la finale parisienne, elle nous a donné l’occase de partager la scène avec nos brothers of steel de One Last Shot qui ont remporté une victoire bien méritée vu qu’ils ont absolument tout défoncé. C’était la première fois qu’on rejouait avec eux depuis que je ne suis plus leur bassiste et c’était vraiment cool. Sinon c’était aussi plein de rencontres, comme Julien de Monolyth à qui je fais une grosse bise baveuse ainsi que Cyril et Manu de l’orga qui ont été des modèles de professionnalisme et de disponibilité. Très, très bonne expérience… et l’année prochaine on gagnera !


Baptiste : De très chouettes conditions de jeu, une ambiance générale très bon enfant, loin de tout côté compétitif et une orga vraiment sympa et pro. Et effectivement, le concert au Zèbre était un très bon moment à passer, bien que trop court. Au Petit Bain aussi c’était chouette, malgré des problèmes de son assez handicapants, mais le public avait l’air d’être réactif – ils ont fait un wall of death sur un plan reggae, si ça, ça n’est pas de l’amour – du coup le kiff était présent en masse.
Alex : Que dire de plus ? Le Zèbre était Le Kiff et le Petit Bain était un super moment également, malgré les soucis de son. On a d’ailleurs eu la possibilité de se revoir grâce aux potos d’OLS qui nous ont prêté leur Go Pro et en toute humilité, on a déchiré ! Des supers rencontres et encore une fois un gros big up à Julien de Monolyth. Un bukkake de bonheur en somme.

Wojtek : Tout est dit. Gros kiff, le seul bémol sont les conditions pour nous pauvres batteurs ! On monte sur scène, et pendant que le chanteur branche son micro, moi j'ai quelques minutes pour virer la moitié de la batterie précedente et la remplacer par mon kit. Une fois que c'est fait et qu'il faut commencer à jouer… tada ! tout est de travers, la grosse caisse fout le camp, la caisse claire se met à pencher, une cymbale se dévisse… c'est vraiment pas les meilleures conditions pour jouer. Sinon grosse claque au Zèbre, ambiance de folie.


9. Quels sont les projets de Human Vacuum dans un futur proche ou plus lointain, notamment le live ?
Aurel : Nous avons une date au festival “Sons d’ici” de Châtenay-Malabry le 29 mai, une date avec Kera, Fallen Eight et Deflesher à Bastille le 5 juin et nous ferons la fête de la musique à Châtenay Malabry le 21 juin, ce qui est un retour aux sources fort agréable vu que notre tout premier concert était là-bas. La date du 5 juin avec Kera est un bon exemple des retombées positives du fait d’avoir fait le Headbang Contest : le mec qui nous a contacté pour nous la proposer était un des juges du premier tour, il nous avait repérés à ce moment-là et avait besoin d’un groupe pour compléter son plateau. C’est le gros bonus de ce genre d’évènement : l’exposition. Et nous sommes toujours partants pour jouer, donc SI TU ES TOURNEUR, ORGANISATEUR DE FESTIVAL, SI TU MONTES UNE DATE QUELCONQUE, ENVOIE-MOI UN MAIL A L’ADRESSE CONTACT(AT)HUMANVACUUM.NET TU VAS VOIR ON VA CAUSER ÇA VA ÊTRE BIEN. 
Sinon vu que nous avons rejoint le collectif la Voix des Hères qui est basé à Rennes, notre objectif à moyen terme est d’aller jouer en province. Nous avons déjà joué en Italie mais pas en Bretagne, c’est quand même couillon !


10. Encore merci de nous avoir accordé un peu de votre temps. Un dernier mot pour les lecteurs de Metalchroniques ?

Aurel : Ben merci à toi de nous avoir encensé comme tu l’as fait surtout ! J’invite les lecteurs de Metalchroniques à nous écouter vu que tout l’album est dispo en streaming sur Bandcamp ET Deezer ET Spotify ET j’en passe et des meilleures. Vous pouvez d’ailleurs utiliser Enter The Playground pour renforcer votre aura sociale :  “Unicorns Represent”, “La vérité”  et “Néo” feront rire vos copains en soirée et “Tout s’efface” devrait vous permettre de choper de la gothique plus facilement. Essayez, vous m’en direz des nouvelles. Cheers !
Baptiste : Mille mercis tout d’abord pour la chronique et pour cette interview. Si vous aimez l’album tant mieux, sinon c’est pas grave, je ne vous en voudrai pas. Je sais où vous et votre famille habitez, mais je ne vous en voudrai pas.
Alex : Ayez toujours l’album dans votre mp3, ça peut toujours sauver un mariage ou la surboum de votre petite soeur. Et puis bien sûr, viendez nous voir sur scène et n’hésitez pas à emmener votre petite soeur !
Wojtek : Merci pour l'hospitalité de cette interview !! Ecoutez l'album, mais surtout, venez aux concerts (qu'on espère de plus en plus nombreux) C'est là que HV prend toute sa dimension.

 

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01. Pouvez-vous présenter le groupe et ses membres ? Pourquoi avoir changé de nom pour passer de SNAKEBITE à STONEGHOST ?

Jason: Alors moi je suis Jason Smith le chanteur et voici Cris Finniss à la batterie. Manque ici avec nous Jamie Nash à la basse et Andrew Matthews notre guitariste. Le nom de SNAKEBITE date déjà de bien longtemps. A l’époque j’avais 15 ans et je fréquentais pas mal les bars. Je ne sais pas si vous buvez cela en France mais en Grande-Bretagne il s’agit d’un cocktail fait à base de bière, cidre et un peu de cassis. Et je te pris de croire que je ne buvais que cela à l’époque. Et j’avais donc 15 ans, assis dans un bar et alors que je cherchais le nom d’un groupe, ce cocktail s’est imposé à moi.

Cris: Et je te prie de croire que c’est difficile de se faire connaître et se faire remarquer quand tu t’appelles SNAKEBITE car ce nom s’avère beaucoup trop commun. Le label nous a même dit qu’ils ne nous auraient pas signés si nous avions conservé ce nom. Si tu tapes « Snakebite » dans un moteur de recherche sur internet tu as des dizaines de milliers de réponses et nous ne serions jamais apparus parmi les premiers. La leçon que nous avons apprise et de ne pas choisir le nom d’une boisson pour ton groupe, mauvaise idée.

Jason: Changer était aussi un moyen pour nous de grandir et de sortir de cette adolescence. Nous avions vieillis nous avions des responsabilités familiales, il nous fallait gagner notre vie et voir si nous pouvions vivre de cette activité artistique. Donc nous nous sommes dits, nous ne décollions pas vraiment avec SNAKEBITE, asseyons une dernière chose, changeons de nom, redémarrons l’aventure et alors nous saurons si nous avons un avenir dans ce business. Nous avons mis tous les atouts de notre côté en bossant avec un très bon producteur et le sort en était jeté.

 

02. Le nom est-il une référence à ce système de surveillance global entre USA, UK, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande ?

Jason : (rires), si nous avions des cerveaux fonctionnels, nous aurions pu délibérément choisir ce nom pour faire référence et dénoncer ce type de systèmes. Mais en toute honnêteté, il s’agit là d’un pur hasard. C’est tout d’abord le nom le plus cool que nous avons pu trouver et le seul qui ne semblait déjà associé à aucun autre groupe.

Cris : En réalité le nom d’un groupe n’est finalement qu’une étiquette pour la musique que propose ton groupe. Donc il fallait que cela sonne bien, nous n’avons pas cherché midi à quatorze heure pour trouver un nom très symbolique avec beaucoup de sens caché.

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03. Votre second album sort en avril, quel est votre sentiment vis à vis de cette nouvelle aventure ?

Jason : La situation est plus compliquée que cela. Ce qui sort en avril c’est bien notre premier album mais cette fois-ci réédité par notre nouveau label. Mais notre sentiment est un peu fou. Jusqu’à présent tous les retours ont été positifs. Bien sûr nous sommes nerveux, en particulier aujourd’hui car nous n’avons jamais ait cela, nous produire en live à la télévision (Une dose de métal sur l’Enorme TV). Devoir interpréter dans les conditions du direct ne m’inquiète pas, nous en avons l’habitude et nous sommes performants mais ajouter à cela la vidéo complique les choses. Tu peux alors être scruté pour tous les détails. L’expérience fut très intéressante et enrichissante et si l’avenir tourne dans notre sens nous pourrions bien nous prêter souvent à ce type d’exercice.

Cris : Et nous faisons cette première en France, à Paris, au sein de la seule émission métal dans le paysage audiovisuel national s’avère extraordinaire pour nous. C’est une grande fierté pour nous.

Jason : Malgré mes inquiétudes, nous n’aurions jamais refusé de faire cette émission et d’apparaître ainsi en vidéo mais ce fut une première pour nous et la nervosité entre nous a atteint des sommets. Ce stress peut te galvaniser et te pousser à donner une prestation encore meilleure ou il peut te paralyser. C’est très différents de la scène devant un public car les gens en face de toi s’investissent et il y a un échange d’énergie, tu peux t’appuyer sur les réactions ou le regard des gens. C’est la première fois que nous sommes sous les lumières d’un show TV donc pour nous cela représente vraiment une belle étape de notre carrière. Une fois l’image enregistrée elle ne t’appartient plus et donc il y a parfois de quoi devenir un peu parano…

 

04. De votre point de vue, quelles sont les évolutions majeures entre Created from Nothing et New Age of Old Ways ?

Jason : Avant, avec SNAKEBITE, nous faisions d’énormes efforts pour sonner comme ci ou pour sonner comme ça. Nous voulions sonner métal, nous voulions donner aux gens ce qu’ils avaient envie d’entendre. Mais au bout d’un moment tu te rends compte que cela ne fonctionne pas ainsi. Tu grandis, tu gagnes en maturité. Avec New Age of Old Ways nous avons arrêté d’agir avec cette mentalité et nous avons composé ce que nous voulions, en nous disant que si le résultat contenait la passion et l’énergie que nous sommes capables d’y insuffler, les fans seraient heureux. Nous avons décidé simplement d’être honnêtes, d’être nous-mêmes en arrêtant de nous prendre la tête. Si j’avais l’envie de mettre un putain de chœur de gospel sur tel ou tel refrain et bien je le faisais. Qui aurait le droit de nous dire il faut ceci ou cela alors que nous sommes les compositeurs et les paroliers de nos chansons ? Et nous n’avons pas eu peur de mettre beaucoup de diversité dans notre musique. Nous avions peur que les gens nous reproche cette approche éclectique mais en réalité ce fut l’inverse, cela a joué pour nous. Ensuite certains aimeront d’autres pas et ce n’est pas si grave. Certains nous ont dit qu’ils détestaient l’album sauf une chanson (rires) !

Criss : De mon point de vue, beaucoup de groupes contemporains que l’on peut écouter actuellement sur les ondes suivent des tendances qui sont sensés plaire aux gens. Si un groupe dans un genre rencontre le succès, d’autre vont tenter de copier la même recette. JE ne pense que nous ayons peur de la réaction des gens, de savoir s’ils aimeront ou pas. Si cela ne leur plait pas, que peux-tu y faire ? Il faut d’abord que nous soyons heureux et fiers nous-mêmes du résultat et ensuite, espérons, les fans. Nous sommes un groupe de métal, du rock n’roll si tu veux et nous ne voulons pas être coincés dans une boite disant groupe hardcore. Nous composons ce que nous voulons composer.

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05. Vous avez travaillé avec un producteur très expérimenté, Russ Russell (NAPALM DEATH, EVILE, DIMMU BORGIR…). Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous appris ?

Jason : Ce fut une très belle expérience et pour être transparent cela n’a pas été forcément notre choix, nous avons fait confiance à notre manager qui nous a conseiller de bosser avec lui. Il nous a dit que si voulions maximiser nos chances pour cette dernière tentative, c’était la bonne personne qui allait faire un super boulot. Et nous avons fait confiance, nous voulions simplement pouvoir jouer notre musique pas perdre du temps à chercher le bon producteur. Et ce fut un choix sage car Russ parvient à te faire sortir le meilleur de toi. Sans agressivité ni malice, il te pousse dans tes derniers retranchements. Avant d’entrer en studio pour enregistrer mon chant j’étais au milieu de ma période SOUNDGARDEN avec un Chris Cornell au sommet de son art. Et donc en studio j’ai essayé un peu de copier ce dernier sur mes prises de chant.

Et Russ m’a vite calmé et ramené à la réalité, me demandant d’utiliser l’ensemble de ma voix, pas que mes notes les plus hautes mais aussi profiter de mon registre plus grave. Et je le remercie pour cela car désormais je connais ma zone de confort vocale et les erreurs que je peux facilement commettre. Je sais où je peux être le plus performant. Russ te donne son opinion te propose de faire les choses d’une autre façon mais si tu ne veux rien entendre il fera comme tu le souhaites, même s’il pense que tu as tort. Il discute beaucoup, tente d’orienter les choses mais il n’impose rien. Et si tu restes sur ton idée il fera de son mieux pour que celle-ci sonne du mieux possible.

 

06. Comment se passe le chimie dans le groupe pour composer ? Le compromis reste la règle ou un des membres du groupe impose son choix ?

Jason : Nous discutons beaucoup entre nous dans notre local dans de répétition, toutes les semaines jusqu’à ce que tout le monde soit heureux et fiers du résultat. Bien sûr cela amène des disputes, parfois épiques, mais cela ne dure pas. En fois la solution trouvé, nous restons meilleurs amis et après quinze minutes nous allons tous boire une bière ensemble. Nous crevons l’abcès immédiatement. Et c’est grâce à ce fonctionnement, parfois long et compliqué, que nous avons pu progresser et atteindre notre statut actuel.

 

07. A propos des paroles, pensez-vous avoir par ce biais un devoir moral ou social en tant qu’artiste, dénoncé telle chose ou tel évènements ?

Jason : Tu ne trouveras pas un message unique comme un fil conducteur sur la totalité de cet album. Chaque titre raconte sa propre histoire et véhicule donc certains sentiments, certaines leçons. Cette variété est importante à mes yeux, je ne voudrais pas diffuser qu’un message unique. Sur une chanson comme « Let Sleeping Beasts Lie » je regrette un peu le temps où le monde recelait encore bien des mystères et les histoires, superstitions que se créaient les gens pour vivre dans ce monde. Comme à l’époque médiévale par exemple. Actuellement, et de plus en plus, nous ne découvrons plus rien sur notre planète et au contraire nous allons explorer Mars ou l’espace en général. Une certaine magie a disparu.

Par contre, « Faceless Ghost » s’avère être un titre beaucoup plus personnel, où je fais part de mes peurs et de l’insécurité que je ressentais alors car j’allais être père et que j’allais avoir encore plus de responsabilités. Finalement ce fut une bénédiction car j’ai été obligé de faire le point sur ma vie, savoir ce que je voulais faire et le chemin que je devais alors emprunter. Je pesais le pour et le contre quant à ma présence au sein de STONEGHOST, savoir si le groupe devait ou pas faire partie de mon futur. Mon engagement devait être total ou cela ne valait pas la peine.

Criss : Au niveau des paroles bien sûr nous en discutons entre nous mais Jason garde la décision finale pour cet aspect-là. Mais pour répondre à ta question, j’écoute moi-même des groupes qui ont su me faire apprendre certaine chose mais ce n’est pas notre responsabilité d’enseigner quoi que ce soit aux gens. Nous ne pouvons qu’exprimer ce que nous pensons de telle ou telle réalité. Et si quelqu’un peut progresser à l’écoute des paroles de Jason, ce n’est pas une mauvaise chose. Il est naturel que celui qui chante soit en charge des paroles et puisse ainsi croire en ce qu’il chante.

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08. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel comme la pochette ?

Jason : Je suis l’auteur de l’ensemble des visuels de l’album et par chance notre label Mascot a accepté que je me charge de cet aspect-là. Nous avons un control complet au niveau créatif. En fait j’ai redessiné la pochette pour cette réédition. Ces chansons ont déjà environ un et demi et à l’époque j’avais effectivement proposé cette tête de Méduse. Quand Mascot nous a approchés pour rééditer le disque, nous avons dit ok mais je voulais refaire la pochette. En tant qu’artiste, tu deviens rapidement sensible à tous les détails et ce premier dessin réalisé dix-huit mois plus tôt ne me convenait plus.

Entretemps j’étais devenu meilleur, avec plus de technique et je voulais utiliser ces progrès. En fait la pochette n’est en réalité qu’un petit morceau d’un dessin beaucoup plus grand et tu pourras voir la scène complète en dépliant l’album une fois celui-ci sorti. Le dessin complet est assez grand, il m’a fallu un mois pour en venir à bout. Tout a été fait aux crayons. Je l’ai fait encadrer et il est exposé chez moi.

 

09. Que pensez-vous de la scène britannique ?

Criss : La situation est difficile et il me semble que vous gérez cela bien mieux sur le continent. En Allemagne le public aime la musique métal et donc les groupes sont soutenus et les catégories ou les étiquettes ont moins d’importance. Il est fatiguant d’être constamment rangé dans un tiroir et de ne pas pouvoir en sortir. Nous faisons du rock, avec l’assurance de passer un bon moment, avec beaucoup d’énergie à partager. Donc écoutes, profites et bourres-toi la gueule, tu auras passé une bonne soirée.

Jason : L’avantage outre-Manche c’est que, quand le public t’aime, ils deviennent vraiment dingues. Sinon ils te regardent poliment et rien ne se passe. Quand nous avons fait le Wacken, les gens ne nous connaissaient pas et pourtant ils se sont investis dans notre concert, sautaient partout et ce fut un super concert.

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Et enfin "Le Quizz de Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Jason : “In The Woods Somewhere” d’HOZIER

Criss : impossible à dire.

 

02. Premier album rock acheté ?

Jason : Cowboys from Hell de PANTERA

Criss : The End Of All Things To Come de MUDVAYNE

 

03. Dernier album acheté ?

Jason : le dernier Ozzy

Criss : AMERICAN HEAD CHARGE, le dernier EP, Shoot, je crois

 

04. L’étincelle qui a créé ta volonté d’être un artiste ?

Jason : Régulièrement Roadrunner proposait un DVD de ses groupes. Et je me souviens d’un clip de TYPE OF NEGATIVE « Black N°1 » très impressionnant ! Cela m’a donné envie avec cette voix si grave…

Criss : MUDVAYNE sans aucun doute, leur DVD

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l’album ici

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