Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?

Margarita Monet : Nous sommes un groupe de heavy metal, notre son se veut agressif tout en restant très mélodique. Nous faisons très attention de proposer des rythmes battants avec de grosses guitares mais aussi des éléments classiques et symphoniques. Nos chansons s’avèrent dynamiques, avec parfois une dimension théâtrale et nous vous invitons à un petit tour de montagnes russes 🙂 Nous sommes ensembles depuis trois ans et et nous publions très bientôt, en mai 2015, un nouvel album, Immortal Waltz.

 

02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?

Epique, Sonique et Carnavalesque 🙂 

Epique car nous ne proposons rien de petit, notre son de veut gros et dynamique, nos concerts sont visuels et assez marquants et quand nous nous réunissons tout devient rapidement plus épique ! 🙂 

Sonique car tout cela sert uniquement la musique

Carnavalesque car note musique se doit d’être inattendue et pleine de surprises tout en restant très amusate. Nous vous garantissons de passer un super moment en notre compagnie 🙂

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03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?

Nous voulons proposer une musique qui puisse vivre et passer le test du temps, créer un son qui définirait EDGE OF PARADISE et bien sûr faire la conquête du monde ! 🙂

 

04. Que pouvez-vous nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?

La première chanson composée pour cet album est “In a Dream” et ce titre a ouvert le voie et nous à montrer le chemin à prendre sur le reste du disque. Cela nous a aidés à trouver là où nous voulions emmener notre son. Il s’agit d’une de ces chansons qui s’écrit, d’une certaine manière, toute seule. Et nous savions qu’il nous fallait alors trouver quelqu’un d’exceptionnel pour en assurer le mixage, quelqu'un qui comprendrait notre vision. Michael Wagener a été notre idole pendant notre adolescence et après qu’il ait accepté de s‘occuper de cette chanson, nous avons su qu’il devait également d’occuper du reste de l’album.

Il a apporté une immense contribution à notre son et travailler avec lui a été une expérience incroyable, une grande inspiration. Cela nous a pris du temps pour finaliser toutes les chansons car nous tournions en même temps avec de nombreux aller/retour nécessaires. Mais nous avons travaillé sans pression, sans deadline et nous avons donc pris le temps nécessaire pour ajuster au mieux notre son et donner pleine vie à ces chansons.

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05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?

Nous ne nous fixons pas de limite, nous voulons simplement continuer à composer la meilleure musique possible, tourner, partager notre musique avec les gens et nous faire connaître le plus possible. Et nous avons un super groupe et tout se passe pour le mieux entre nous, avec Dave Bates à la guitare, John Chominsky à la batterie et Nick Ericson à la basse. Nous adorons ce que nous faisons et jusqu’à présent nous avons été très chanceux car le retour du public a été incroyable. Cela compte beaucoup pour nous et nous inspire. Espérons que le monde d’EDGE OF PARADISE continue de grandir à la vitesse de la lumière 🙂

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

C’est une question diffiicle, j’en ai tant ! Je pense que je me dois de répondre BLACK SABBATH avec Heaven And Hell car j’adore BLACK SABBATH and j’adore DIO et cette chanson est géniale ! Nous avons d’ailleurs proposé une reprise du "Children Of The Sea" de DIO, une autre de mes chansons favorites. Ce sera une chanson bonus du CD.

 

02. Premier album acheté ?

Je pense qu’il s’agit de LED ZEPPELIN III

 

03. Dernier album acheté ?

AVENGED SEVENFOLD, Hail To the King

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

Je jouais du piano depuis l’âge de trois ans, la musique est une grande part de moi et de ma vie, j’ai toujours su que je voudrai suivre cette voie. Mais je me souviens avoir un jour vu un DVD live de LED ZEPPELIN, frappée d’admiration, sans jamais avoir pensé me lancer dans une telle aventure. Après avoir fait la rencontre de Dave, d’un coup je suis la chanteuse d’un groupe de métal. Et je n’ai jamais été autant en amour avec mon activité actuelle, créant de la musique, la partageant. Je pense qu’il s’agit de la meilleure expérience !

 

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs WILDPATH ?

Marjolaine Bernard : C’est un groupe de métal qui existe depuis un peu plus de dix ans. Nous avons jusqu’à présent publié quatre albums dont le dernier est sorti début février. Avec le line-up contemporain nous évoluons depuis 2008, tous les six ensembles et nous avons pu compléter trois albums.

 

02. Quel est votre état d’esprit trois semaines après la sortie du nouvel opus, quels sentiments dominent sur ce disque avec le recul ?

Pierre Mahier : Pour nous ce n’est ni du stress ni un soulagement car l’aventure de ce nouvel album ne fait que commencer, cela ne se termine pas avec la sortie. Oui l’album est sorti, nous avons de très bons retours.

MB : Oui car il est sorti début février mais nous le proposons en prévente depuis décembre en réalité. Et en plus, nous avons donné un concert en janvier et donc avoir un retour direct du public à cette occasion-là. Donc cela nous donne un peu de recul.

PM : Maintenant nous sommes dans une dynamique nous vous voulons vraiment le défendre, le promouvoir, le présenter sur scène, le présenter encore plus sur les réseaux sociaux, en vidéos, via des bonus. Notre objectif c’est de faire de 2015 l’année Disclosure, toute l’année Disclosure, pas de problème (rires).

MB : oui nous ne l’abandonnons pas, le disque ne vit pas tout seul et c’est à nous de le pousser encore et encore. En ce qui concerne la prévente, nous étions d’accord avec Brennus qui l’a tout à fait accepté, ce serait-ce que par l’état du marché du disque. Au final il s’agit d’autoproduction, Brennus en fait la diffusion et nous avions donc besoin de pouvoir le vendre au plus tôt pour pouvoir organiser des concerts et avancer sur d’autres projets. Et cela a été parfaitement compris et nous avons été soutenus dans ce choix. Le disque n’est pas prêt depuis six mois non plus, nous avons vraiment pris notre temps sur celui-là, on voulait de peaufiner chaque détail, être heureux de chaque note qui sortirait.

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03. Vu de l’extérieur, on se dit que le groupe se réunit au moment d’attaquer un nouvel album et discute de l’orientation musicale à venir. Est-ce que cela se passe ainsi pour vous et quelle était votre démarche pour ce nouvel opus ?

PM : On s’est tous assis et on a discuté. Depuis Underneath, nous sommes vraiment très soudés mais si un bon esprit régnait déjà auparavant en interne. Nous sommes désormais très proches, vraiment une famille, une bande de potes et nous visons tous à cent mètres les uns des autres. WILDPATH est une vraie petite communauté. Donc nous nous sommes tous retrouvés et nous sommes posés la question de savoir ce que nous voulions faire pour le prochain album.

Et nous sommes vite mis d’accord sur un point en particulier, nous voulions que le disque « tabasse » et que l’on arrête de se mettre des barrières dans un style prédéfini. Nous ne voulons pas coller au métal symphonique, au métal lyrique. Même au niveau du chant, arrêter de vouloir trouver des notes impossible, essayer dans une voie plus grave, avec plus d’impact et de chaleur.

MB : Et c’est une chance car nous sommes dix et donc trouver un terrain commun peut être difficile, chacun ayant ses affinités et son évolution personnelle qui pourraient être très opposés. Et là non, nous étions tous d’accord pour dire que le speed ne nous amusait plus autant qu’avant et on changeait les tempos, quelquechose de plus lourd, un côté électro aussi car nous en écoutons tous par ailleurs et donc nous sommes allés emprunter un peu de ce côté-là car cela nous plait tout simplement. Donc je confirme ton idée, le processus est bien passé par une réunion autour d’une table.

 

04. Comment s’opère la magie au sein du groupe et nait une nouvelle chanson ?

MB : Eh bien ce sont Alexis, claviériste, et Olivier, guitariste, qui sont les compositeurs et paroliers de WILDPATH et qui nous proposent une première mouture généralement déjà assez aboutie et nous derrière ils nous laissent une grande liberté pour retravailler nos parties chacun pour se les approprier, les apprendre, les aimer pour que nous puissions nous reconnaître dedans. Et on les retravaille avec eux et avec l’ensemble du groupe.

Chacun peut donner son avis, si moi je trouve qu’un truc sur la batterie ne me plait pas trop, j’en parlerais à Pierre. Le but du jeu c’est que nous soyons tous les six fiers de l’album dans sa globalité. Donc oui à la base, Alexis et Olivier travaillent mais cela reste au final un produit qui nous ressemble tous.

 

05. Oui mais sincèrement, c’est possible la démocratie dans un groupe ?

PM : Nous avons notre propre système démocratique, ce n’est pas un vote pour un choix mais plusieurs votes pour plusieurs choix.

MB : C’est beaucoup de discussions, nous sommes beaucoup en communication les uns avec les autres et ne pas avoir de frustration.

PM : Et si cela bloque et bien nous trouvons une autre idée pour dépasser ce blocage et qu’à la fin tout le monde soit heureux et fier du résultat. Il n’y a pas eu un moment pour nous six, à la dernière écoute de l’album, au moment de le valider, où l’un de nous a tiqué sur un aspect ou un détail en particulier qui pourrait le gêner. Car c’est déjà arrivé sur d’autres albums et que l’on s’est dit que ce n’était pas possible. C’est notre bébé et donc il faut que cela nous corresponde à six. Et on en est fier et donc on va le défendre jusqu’au bout.

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06. Et en termes de calendrier combien de temps avez-vous pris pour finaliser chaque étape ?

MB : Eh bien cela a été finalement assez long mais nous avons la chance de pouvoir bénéficier des Wildpath studios là où nous travaillons, là où Alexis et Olivier travaillent, ce qui nous permet d’être assez souples sur la calendrier. Bien sûr nous nous fixons nous-mêmes des deadlines mais si nous les explosons ce n’est pas si grave. Nous ne réservons pas un studio quinze jours ou trois semaines et cela coûte très cher et donc tu dois tout finir dans le temps imparti. Donc cela s’est fait un plusieurs étapes.

Nous avons eu une première période de composition de quelques mois je pense, ensuite nous avons enregistré un premier morceau histoire de voir comme il allait sonner, puis nous en avons travaillé d’autres mais on les a beaucoup répétés, joués ensemble… Donc difficile de découper la période en moments définis : composition, maquettes, enregistrement… Précédemment nous avions travaillé plus en séquences, compo puis enregistrement.

PM : Pour Disclosure nous avons modifié toute notre méthode et c’était possible car comme le disait Marjo, nous avons la chance d’être en autoproduction et donc de pouvoir tout contrôler du début jusqu’à la fin, de ne pas avoir de limite de temps… Le désavantage reste bien sûr la limite de budget mais bon comme le studio nous appartient, on peut maîtriser, tant que nous ne sortons pas de ce studio, ça va. On a vraiment pris notre temps, toute la méthode de composition a changé, à l’époque Olivier et Alexis écrivait tout l’album puis chacun de nous arrivait pour poser son instrument, écrite sa partie. Nous sommes beaucoup dans l’écriture chez WILDPATH.

Là, ils ont choisi une méthode différente, il ont pris une idée pour chaque instrument et pour chaque morceau, à chaque fois, et ce qui a pu donner vie. « Ah tiens je verrai bien pour tel morceau une guitare qui ferait ça. ». Donc la guitare fait tel riff et chacun est venu se greffer là-dessus. Au lieu de partie d’une base symphonique, nous sommes partis d’une base instrumentale et métal en ajoutant le symphonique à la fin. Donc tout le processus a été mené à l’inverse ce qui, du coup, certes prends plus de temps mais on gagne en impact à la fin, d’autres couleurs ressortent alors.

MB : Cette méthode nous convenait à ce moment-là, on avait envie de prendre le temps de découvrir les morceaux, de les jouer ensemble… Maintenant on verra pour le prochain si cette méthode fait encore sens ou si nous prendrons une autre voie, nous restons très libres.

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07. Il me semble que vous avez accentué le côté froid, dur, artificiel très différent de l’ambiance d’Underneath.

PM : Nous avons eu la remarque sur « Unearthed » et donc du coup sur Underneath fatalement que c’était le premier album de WILDPATH qui sonnait joyeux. Et Alexis s’est pris la tête pendant des jours car cela n’avait pas du tout été notre impression. Donc à partir de là nous avons eu une solide remise en question. Mais en tout cas oui sur cet album, nous le voulions froid, une ambiance différente, ne serait-ce qu’à travers la pochette, un grand bâtiment blanc qui donne le vertige, l’utilisation du noir et blanc…

Il y de longues recherches sur les sons, je peux parler de la batterie pour moi. Depuis trois albums, Non Omnis Moriar, nous cherchons le son de batterie, qui sonne réel, pas de batterie synthétique et ce n’est pas facile d’enregistrer une batterie. Donc nous avons beaucoup essayé: enregistrer les cymbales à part, puis que les fûts… On a pris vraiment notre temps et nous trouvons le son de la batterie adapté, peut-être un peu froid mais si mon jeu montre beaucoup de nuances.

 

08. Dans le métal symphonique en particulier, les comparaisons avec Floor Jansen ou Tarja Turunen arrive vite pour une chanteuse. Surtout au début, est-ce que cela a pu être un frein pour toi au niveau du chant ?

MB : Je chante du métal depuis longtemps, déjà ado dans des petits groupes et donc j’ai écouté ces chanteuses et elles m’ont clairement inspirées à un moment. Cela reste des références mais désormais ce n’est pas forcément ce que j’écoute et je ne me perçois pas vraiment dans cette veine métal symphonique en tant que chanteuse. J’ai l’impression d’être une musicienne parmi d’autres musiciens mais moi je travaille simplement avec ma voix. Bien sûr il y a forcément des comparaisons, il suffit de lire les chroniques mais finalement il fois que tu as accepté que tu as un timbre, le tien, et qu’il faut travailler avec, les choses deviennent plus simples.

Bien sûr tu peux beaucoup progresser, enrichir sa technique vocale mais ton timbre reste ce qu’il est, il faut l’assumer. Ensuite tu y vas avec ta personnalité. Donc non je ne pense pas que ce soit castrateur, je ne suis pas Tarja dans le bon et le mauvais sens. Ce qu’elle fait c’est très bien mais je n’aspire forcément à cela non plus. L’essentiel est que les mélodies vocales de nos chansons nous plaisent. Que cela ressemble à X ou Y, on s’en tape. Sur ma voix, d’un album à l’autre, je ne vais pas forcément utiliser les mêmes choses. Sur ce dernier album j’ai voulu travailler plus dans les graves. Mais je ne me suis pas dit alors que je risquais d’être comparée à X ou Y.

J’avais envie de faire cela. Si tu te poses trop de questions, au bout d’un moment cela te bloque et il faut y aller sincèrement, avoir l’envie de se dépasser, on se fixe des petits défis pour avancer entre nous. Et tu espères que cela sera bien reçu mais je ne fixe pas de barrières de ce genre.

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09. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel comme la pochette ?

MB : Alors WILDPATH c’est une famille et nous faisons tout nous-même. Donc tous les graphismes ont été réalisés de A à Z par Alexis. Et puis pareil, même processus, la démocratie WILDPATH à l’œuvre, ils proposent des idées et ensuite on les retravaille, ils modifient etc… Bien sûr beaucoup de ce visuel est relié au concept de l’album, cela illustre ce qu’il avait en tête. Il est merveilleux.

PM : cela explique aussi la durée de genèse de l’album, il ne peut pas être au four et au moulin, et composer et travailler les visuels et faire le master, et faire le mixage final…

MB : Il y a onze visuels, un par chanson. Nous sommes partis sur un univers théâtral et donc chaque chanson a son affiche. Et elles seront d’ailleurs peut-être imprimées un jour.

 

10. Et le clip de « Petrichor » ?

PM : Et bien un des réalisateur ALLUME Prod, la boite de réalisation, n’est autre que mon frère, Edouard Mahier. Et il travaille avec Yann Philippe et ils ont tous les deux fait des études dans la réalisation de films et de courts-métrages. Ils avaient envie de travailler pour un clip, après celui déjà réalisé pour notre précédent opus (« Buried Moon »), mais nous n’avons pas appliqué les mêmes méthodes de travail. Pour l’album précédent, ils voulaient que tout soit écrit, scénarisé, des scripts, des pages et des pages car fond vert et beaucoup d’effets visuels.

Par exemple, toute la neige est faite par ordinateur, il faut se rendre compte du boulot colossal que cela représente. C’est de la folie et donc pour le deuxième ils nous ont dit vouloir quelque chose de plus « cool » avec moins de post-prod. Ils voulaient un clip beaucoup plus épuré, un beau lieu avec une mise en scène préparée, le plaisir de la belle image. Nous étions entièrement d’accord. Et donc avec Alexis, on s’est mis à écrire des idées de tableaux, des personnages qui représenteraient un caractère, une image simple et symbolique.

MB : Notre chance c’est qu’il s’agit de personnes extrêmement talentueuses et qu’elles font le maximum pour nous aider. Cela nous coûte donc le minimum, sinon nous serions incapables d’avoir un tel résultat. Pour te dire, le premier clip a été bouclé avec 2000 euros, ce que nous avions eu via Ulule, tout le reste étant du bénévolat et de l’aide, des heures de travail cadeaux. Et pour « Petrichor », nous devons être à moins de 1000 euros avec des amis pour figurants, bref des personnes qui nous soutiennent mois après mois.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

PM : un titre de Devin Townsend dans Physicist

MB : DEAD CAN DANCE “Sanvean” sur Toward the Within

 

02. Premier album rock acheté ?

PM : un MUSHROOMHEAD, bien bourrin !

MB : NIGHTWISH Angels Fall First

 

03. Dernier album acheté ?

PM : je passe par Spotify… THUNDERCAT le dernier album

MB : BENIGHTED SOUL Kenotic

 

04. L’étincelle qui a créé ta volonté d’être batteur ?

PM : Michael Jackson, “Billie Jean” je pense.

MB : je ne sais pas j’ai fait de la musique très tantôt, le piano au début. Puis j’ai vu un concert d’enfant et j’ai eu envie de faire de la chorale. Et depuis je n’ai jamais arrêté de chanter.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l’album ici

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01. Avec BEYOND THE STYX, de quel côté l’auditeur doit-il se placer, du côté des vivants ou de celui des morts ?

Emile Styx : C’est plutôt à l’auditeur de se poser cette question, nous essayons simplement de l’inviter au voyage. C’est une descente aux enfers, certes, mais certains en sont revenus, l’aller / retour est possible.

 

02. Peux-tu présenter à nos lecteurs BEYOND THE STYX ?

Le groupe est composé de cinq personnes et nous proposons un métal hardcore alternatif, on parle alors de post métal hardcore histoire d’interpeler les gens. Tu trouveras donc batterie, chant, basse, guitare lead et guitare rythmique. Nous sommes actifs depuis 2011 et nous comptons à ce jour une soixantaine de concerts à notre actif et nous sommes originaires de Tours. Nous essayons donc de conjuguer toutes ces influences pour créer une chimère musicale.

 

03. Je fais appelle à votre esprit de synthèse, pourriez-vous me résumer le groupe en trois mots :

Adrien X : je dirais, humain pour les valeurs et le contact, l’échange, le groupe… et puis une expression pour bien nous résumer : « qui veut arracher ». Ce n’est pas très français mais cela résume bien notre esprit et notre démarche. On veut y aller, montrer ce que nous savons faire. Il y a un côté défouloir, que les gens s’amusent à nos concerts et que nous nous amusions aussi de notre côté sur scène.

Emile Styx : je dirais intègre, authentique et chimérique.

 

04. Quel est votre état d’esprit une semaine après la sortie de Leviathanima, quels sentiments dominent sur ce disque avec le recul ?

Emile Styx : je dirais l’impatience…

Adrien X : Oui l’impatience de pouvoir enfin le défendre vis-à-vis du public et aussi une certaine satisfaction du travail accompli.

Emile Styx: Vraiment l’impatience de pouvoir rencontrer les gens, de pouvoir leur présenter notre travail, certains voudront écouter avant de nous voir sur scène, d’autres ce sera l’inverse. Une fan est venue nous voir en nous disant je l’ai votre album mais je voulais vous voir avant de l’écouter sur disque. On a des gens bizarres qui nous suivent (rires).

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05. Comment s’opère la magie au sein du groupe et nait une nouvelle chanson ? Au niveau des paroles quel message voulez-vous mettre en avant ?

Adrien X : on fonctionne toujours un peu de la même manière avec des guitaristes qui arrivent avec des idées, des riffs, et qui imbriquent déjà un peu tout cela. Nous écoutons tous ensembles et ensuite tout est retravaillé avec chacun qui apporte sa touche, oui non, nous faisons des arrangements et nous avançons jusqu’à trouver le résultat final qui plait à tous.

Emile Styx : Moi je ne suis pas tout à fait d’accord. Il y a effectivement une phase de pré-composition avec les guitaristes et moi. Là c’est étincelle, mais déjà un travail collaboratif. Après la base rythmique apporte son grand de sel et tisse l’enveloppe, l’ossature et parfois aussi vient déstructurer l’ensemble pour que cela puisse convenir à tout le monde. Et par la suite, le chant arrive, il arrive en dernier alors que, oui tu as raison, je suis partie prenante dès le début. L’angoisse de la page blanche je l’ai par moment mais cela m’arrive moins. Et je pensais avoir peu de temps et finalement douze titres en dix mois environs c’est pas mal.

Nous avions douze titres et finalement nous en avons retirés deux. Cela s’est bien fait pour la rédaction des paroles. Pour cela j’ai pas mal de manière de procéder. Il y a parfois des thématiques que je n’ai jamais abordé et que j’ai envie de voir traitées par le groupe, d’autres que je me suis forcé à aborder car comme je le dis souvent je suis avant tout un interprète de la musique. Oui je suis impliqué dès le début mais tout part quand même d’abord de la musique et j’estime que cette musique appelle en moi au développement de certains thèmes, comme si je lisais entre les notes.

Mais je comprends que cela puisse paraitre farfelu mais c’est pourtant ainsi que je vois les choses. J’ai des carnets, oui, des notes, des citations, je note des phrases de livres, de films, de choses qui m’interpellent ici ou là. Je travaille dans mon coin mais il y a ensuite un rendu et une communication, des échanges avec le reste du groupe. Ils ont un droit de regards dessus et jusqu’ici j’ai toujours eu carte blanche mais si un élément des paroles bloquait, je serai prêt à le retravailler.

Adrien X : Si besoin personnellement, je pourrais intervenir sur le rythme, le phrasé que sur le contenu même des paroles. Pour cela, le groupe à toute confiance dans son chanteur. Je ne touche pas au texte lui-même. Sur les chœurs par exemple nous travaillons plus tous ensembles.

 

06. Avez-vous eu à un moment donné, à vos débuts par exemple, de chanter en français ?

Adrien X : Non pas du tout.

Emile Styx : Non effectivement mais si moi, personnellement, j’ai pu avoir cette tentation sur une chanson, mais je ne l’ai jamais proposée. La grande majorité du temps, j’écris en français et ensuite je traduis en anglais. Il est arrivé que je rédige direct en anglais mais cela reste l’exception et cela reste moins concluant. Il est important de travailler dans ma langue natale car je métaphorise beaucoup. Mais cela reste compliqué d’adapter ces images françaises à la langue et l’univers culturel anglais. Cela ne fonctionne pas du tout de la même façon. Sans vouloir paraître immodeste, le rédige sous forme de poème, pas de simple parole et cela complique donc encore, souvent, la transposition en anglais.

Donc j’ai pu avoir la tentation mais je n’ai jamais osé me lancer car la musique, celle qui m’a été proposée ne s’y prêtait pas je trouve. Mais si j’avais eu l’occasion, je pense que je serai alors allé jusqu’au bout de ma démarche. Un jour peut-être. Mais cela ne sonne pas pareil. Il n’y a pas de calcul mercantile derrière ce choix, RAMMSTEIN a prouvé que l’on pouvait connaître le succès en chantant en allemand. Cela peut être pareil avec le français, regardes Mireille Matthieu ou même Patricia Kaas ! (rires). Plus sérieusement, ce serait pour moi un peu trop m’exposer. Je me cache derrière l’anglais et il faudra que je sois prêt à me dévoiler avec un super texte, qui peut faire mal, pour passer au français. Cela serait une mise à nues, très écorché.

 

07. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de Leviathanima et le calendrier de réalisation ?

Adrien X : Neuf mois pour composer l’album, avec un rythme très intense, trois répétitions par semaine pour travailler encore et encore les chansons. Vu notre manière de travailler, le procédé expliqué précédemment, afin que tout le monde puisse intégrer sa patte dans nos, chansons, cela prend du temps. Une chanson prend en moyenne un mois, on ne sait pas faire mieux pour maintenir nos standards. On jette des choses, on avance et puis à certains moments, nous revenons en arrière, nous changeons de direction… Donc neuf mois pour composer l’album, dix-huit jours d’enregistrement pour mettre en boite toutes les prises et puis départ pour les États-Unis pour le mixage environ quinze jours.

Il y a forcément une émotion particulière au moment de recevoir les pistes mixées. J’avais moi les prises brutes car je me suis chargé de les envoyer pour le mixage. Je les avais bien écoutées pour les garder bien en tête. Nous avions bien sûr tout écouté en studio mais, avec quinze jours de recul je pouvais avoir une oreille neuve sur notre travail. Et puis les envoyer aux USA en se demandant comme cela allait revenir…

Dès que j’ai vu que Jamie King nous avait renvoyé les pistes, j’étais super excité. Nous avons dû recevoir le tout à 11h30 du matin et dès que je suis sorti du boulot, à 12h01, j’avais tout téléchargé et j’étais en train de l’écouter alors que j’étais encore au boulot mais ce n’était pas grave. Nous avions donné à la personne en charge du mixage quelques pistes en lui disant que « ça ou ça nous aimerions bien mais c’est toi qui est derrière les manettes donc nous te laissons faire ».

Emile Styx : Il y avait bien sûr un risque, mais nous l’avions limité en lui faisant parvenir l’EP, il avait écouté et nous avait répondu que cela lui plaisait. Donc même si le style était clairement différent, car on est passé sur quelque chose de plus incisif, l’esprit était là et la confiance aussi.

Adrien X : Nous avions confiance en lui et d’ailleurs même si finalement, il nous avait proposé autre chose, par rapport à ce que nous avions en tête, cela aurait pu être intéressant de réfléchir à cette autre façon d’aborder nos chansons. Cela aurait pu aussi parfaitement fonctionner. On se pose beaucoup de question, in reste une forte incertitude sur chaque chanson, nous étions ouverts.

Nous avons fait le choix des morceaux en pré-production sur les douze et nous n’avons fait mixer que les dix titres choisis. Les deux chansons laissées de côté ne sont pas jeter mais elles sont rangées. Pour un disque de face B si un jour un label le propose pourquoi pas.

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08. Avez-vous changé votre façon de travailler par rapport à Sloughing off the Shades ?

Adrien X : oui car à l’époque déjà nous ne composions pas tout à fait pareil. Du temps de l’EP nous n’avions pas le même line-up donc une philosophie et des moyens pas identiques. Nous répétions moins et les enjeux d’égo étaient différents. Pour l’EP j’étais sur place, pour composer et ensuite j’ai dû bouger sur Paris pour des besoins professionnels. J’étais moins présent la semaine et là plus les week-ends. On a fonctionné différemment sur ce disque.

 

09. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel comme la pochette ?

Emile Styx : L’artiste qui a réalisé le visuel de cet album était déjà en charge de celui de notre précédent EP. Pour ce premier disque nous avions clairement une volonté chimérique mais le visuel était, à mon sens, très réussi mais trop matérialisable. Là, l’idée était vraiment de rendre la chimère diffuse, clairement perdre le visuel dans les méandres, tous ces nœuds, ces hexagrammes. Chacun regarde la pochette avec sa sensibilité et voit ou pas un sens à ce maelstrom. Nous n’avons pas caché de symbolique cachée dans la pochette à moins que l’artiste nous cache certaines choses. Par contre le choix de la couleur, le turquoise, était fait pour casser les codes.

Adrien X : Avec Ghislain pour l’EP nous lui avions donné de la matière, il avait écouté les morceaux et il nous a alors fait plusieurs propositions. Là pour l’album, nous avions l’envie de retravailler avec lui et nous lui avons juste dit que musicalement nous avancions, nous progressions et nous changions donc qu’il fallait qu’il nous propose quelque chose pour le groupe actuel, pas du passé. Et il est arrivé avec une planche et c’était d’emblée la bonne. Rien n’était à ajouter.

Emile Styx : Bien sûr il y a eu quelques ajouts, adaptations. Vous avez eu la version digipak qui était interdit à la vente et depuis le visuel a légèrement évolué. Il y a un livret à l’intérieur qui n’existe pas sur le promo. La couleur et le côté un peu « pourri » avec ces tâches de bleu sont voulus. Certains fans nous ont écrit en nous demandant si c’était normal que leur CD soit tâché et oui c’est normal. Cela peut interpelé mais l’idée était vraiment de casser, casser avec ces codes de noirs, rouges, blancs même si nous ne faisons pas du stoner psychédélique.

 

10. Et le tournage de la vidéo SanctuarINK, vous aimez cet exercice ?

Adrien X : Pour moi, c’est comme en studio, faire des choses pour avoir une finalité. C’est sympa sur une journée mais au bout d’un moment cela pourrait être trop fatiguant. Deux jours et moi j’étais présent sur toutes les prises su début jusqu’à la fin. Nous avons joué le morceau je ne sais plus combien de fois et à la fin de la journée tu satures quand même. Mais cela reste agréable d’avoir ce clip à la fin.

Emile Styx : Ce que j’ai trouvé de plus difficile a été de faire avancer la partie scénarisée. Elle n’est pas gigantesque et pourtant tout n’a pas pu être gardé car certaine chose ne rendait pas comme souhaité et là tu découvres une part de frustration. Sur certaines images que j’étais ou que certains attendaient… Nous avons tourné de nuit, pas trois ou quatre degrés. Quand on voit en débardeur sur une chaise sous une ruine de prieuré, il ne fait pas super chaud. Quand il y a de la brume, parfois c’est effectivement de la vraie brume pas de la fumée créée pour l’effet.

Donc cela fait partie du jeu de faire et de ne pas le conserver si cela ne convient pas. Mais cela me donne envie de poursuivre. Et Alban nous a bien épaulé et nous a sauvé un peu la mise car ce n’était pas le réalisateur prévu à la base sur ce scénario. Nous avons eu un problème de dernière minute avec l’équipe du réalisateur et donc nous avons du changer de réalisateur à la dernière minute. Le travail en amont sur les détails est gigantesque. Avoir un gros portefeuille, contrairement à nous, aide bien sûr.

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11. Comment as-tu abordé ton chant car ta palette reste assez impressionante…

Emile Styx : J’ai beaucoup évolué au niveau de mon approche car techniquement j’ai dû me renouveler. L’expérience des concerts m’a obligé à travailler et gagner en coffre. Je ne voulais pas avoir la même voix en chant criard tout au long de l’album, je voulais pouvoir apporter autre chose. Pour le chant guttural, j’ai tenu à en mettre un peu moins et à côté de cela à pouvoir l’agrémenté à d’autres moments avec du pig squealing par exemple plus proche du grind sur certains titres.

Mais ce fut complétement volontaire car cela avait du sens. Certains n’aiment pas le changement de voix, cela les saoulent et je peux le comprendre. Certains n’aiment pas non plus ma voix tout court. Donc tant qu’à faire autant que je me fasse plaisir quitte à faire chier les gens. Donc tout cela va créer de la discussion donc de l’échange. Je partage quelque chose, que les gens se rencontrent.

 

12. Vous venez d’attaquer le Rootless Tour. Comment cela se passe-t-il ?

Adrien X : Cela se passe très bien. La toute première date était super importante car il s’agissait aussi de notre release party. Nous avions fait le choix artistique d’être dans une vraie salle de concert pour cette release pour avoir le son et l’espace scénique nécessaire. Les deux shows suivants ont été eux aussi très positifs, de bons retours, donc pour l’instant, tout va bien. On ira ne Suisse, on Belgique également…

C’est un peu spécial car jusqu’à juin, nous n’allons tourner que des jeudis, vendredis et samedis pour des questions d’emploi du temps. Donc les dates se déroulent chaque semaine mais pas tous les jours. Et nous avons déjà fait des tournées avec des concerts qui s’enchaînent chaque jour. Mais nous préparons une autre tournée pour un peu plus tard.

 

13. Comment voyez-vous la scène métal française ?

Adrien X :Une grande diversité avec un problème lié au manque d’endroits de petie configuration pour jouer. Les cafés concerts se meurent pour des raisons budgétaires. Il manque beaucoup de dsalle autour de 150 places pour accueillir plusieurs groupes. En tournant nous voyons la richesse de notre scène nationale, beaucoup de groupes locaux de grande qualité.

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview :

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

“My Own Summer (Shove It)”, le premier titre d’Around the Fur des DEFTONES

 

02. Premier album rock acheté ?

Un MARYLIN MANSON je pense, Hollywood, je pense.

 

03. Dernier album acheté ?

THE ACACIA STRAIN avec Coma Witch

 

04. L’étincelle qui a créé ta volonté d’être batteur ?

C’est mon père qui est lui-même batteur, il a une formation plutôt jazz. Et il m’a donné envie en le voyant. J’ai fait 15 ans de piano avant mais la batterie m’attirait beaucoup.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l’album ici

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