Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs THE TREATMENT ?

Nous sommes un groupe jeune et bourré d’énergie qui vit, respire et saigne rock n’roll ! Nos influences vont d’AC/DC à JUDAS PRIEST, les SEX PISTOLS et même ELO

 

02. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce nom de groupe ? Pourquoi ce choix ?

Nous aimerions pouvoir dire que nous avons une grande histoire derrière le choix de ce nom mas pour dire la vérité, nous en apprécions juste la sonorité. Nous sommes des fans de Dr. Feelgood et nous voulions un mot ou expression du registre médical. Donc ce nom s’est imposé naturellement. Je suppose que nous sommes le traitement contre la musique moderne de merde !

 

03. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Running with the Dogs ?

Nous n’avons pas changé notre façon de travailler par rapport au premier album. Toutes les guitares et le chant ont été enregistré dans le studio de notre manager, chez lui. Ensuite, nous sommes allez à nouveau dans le studio de Steve Harris pour faire les prises de basse et de batterie puis faire le mixage là-bas. Ce disque a été produit par Laurie Mansworth et mixé par Tony Newton.

 

04. A quelques semaines de la sortie de ce deuxième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Nous sommes très heureux de constater que l’album sonne vraiment bien. C’est une étape cruciale pour nous. Avec les années nous regarderons ce disque en nous disons que nous aurions pu faire telle ou telle chose différemment mais actuelklement nous l’aimons beaucoup et nous sommes très impatients de connaître vos réactions quand vous pourrez, très bientôt, l’écouter.

 

05. De ton point de vue, quelles sont les principales évolutions musicales entre This Might Hurt & Running with the Dogs ?

Pour dire les choses simplement, tout a changé et évolué ! Les chansons sont meilleurs, la production est meilleure, nous jouons bien mieux et c’est comme cela pour tous les aspects de l’album. Nous pensons que Running with the Dogs est un pas en avant majeur pour nous.

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06. Que pouvez-vous nous dire de la pochette plus sérieuse que pour le premier disque…

Avec cette pochette nous voulions quelque chose de simple, fort et très symbolique. Un visuel que tu pourrais voir au dos d’une veste d’un gang de motards ou de mauvais garçons. Et nous sommes particulièrement content du résultats.

 

07. Qu’avez-vous appris en partageant une tournée récemment avec AIRBOURNE ?

Les mecs d’AIRBOURNE sont vraiment adorables ! Nous nous sommes très bien entendus avec eux, nous partageons la même philosophie : jouons le meilleur rock n’roll et nous emmerdons tout le reste. Leur niveau d’énergie est dingue. Ils donnent vraiment tout ce qu’ils ont dans chaque chose qu’ils font et c’est fou de constater tout ce que nous pouvons avoir en commun avec eux. Ils nous ont donné beaucoup de conseils et comment gérer les gens qui te disent de changer et d’abandonner tes idéaux. Comme nous ils ne succombent pas aux modes et restent intègres.

 

08. Vous avez tourné récemment une vidéo pour la chansons “Emergency”. Comment cela s’est-il passé et appréciez-vous ce type d’exercice ?

La vidéo “Emergency” avec ses paroles est vraiment cool ! Nous sommes très heureux du résultat et nous apprécions particulièrement de réaliser des clips tant que nous pouvons travailler avec des réalisateurs sui comprennent vers quoi nous voulons aller. Le réalisateur de ce clip n’est quatre que Mikee du groupe SIKTH et il a su saisir nos objectifs et notre patte artistique.

 

09. Quelles sont vos principales influences, à vos débuts et maintenant ?

Nos références sont à chercher du côté des groupes classiques de rock. Tout ce que tu peux trouver d’AC/DC à JUDAS PRIEST, jusqu’aux SEX PISTOLS et même ELO. Nous écoutons des groupes très différents les uns des autres mais nos principales influences restent des groupes de classic rock.

 

10. Du rock des années 70 joué par des mecs qui n’étaient même pas nés à l’époque, êtes-vous originaires de la quatrième dimension ? Appréciez-vous la scène rock contemporaine ?

Absolument ! Nous aimons beaucoup de groups modernes. Certains parmi nous sont de gros fans de métal et d’autres non. Ce n’est pas parce que nous jouons un certain type de musique que nous n’écoutons pas des genres musicaux très variés.

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11. Que pensez-vous de la scène rock britannique ?

La scène rock britannique est vivante mais elle doit encore grandir et favoriser l’émergence de groupes jeunes. Si un vieux groupe rock sort un album fort qui marche bien, tu trouveras beaucoup de fans de rock en Grande-Bretagne. Mais c’est très dur pour les nouveaux groupes comme partout ailleurs. A un moment donné, les groupes classiques auront disparus et ils faudra bien que d’autres formations prennent la relève.

 

12. Vous avez enregistré votre premier disque dans le studio de Steve Harris (IRON MAIDEN). Pouvez-vous nous en dire plus sur cette expérience ?

Le studio de Steve est génial ! Nous savons qu’il a jeté une oreille sur ce que nous avons enregistré là-bas et apprécié la musique. C’est bien sûr pour nous l’avis le plus important et crucial que nous pouvions avoir…

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview.

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

C’est impossible pour moi de faire ce choix. Peut-ête que la chanson la plus profonde et véridique s’avère être « It’s a long way to the top » d’AC/DC !

 

02. Premier album acheté ?

Mon premier disque est Live and Dangerous de THIN LIZZY. Un super disque !

 

03. Dernier album acheté ?

Black Dog Barking d’AIRBOURNE, encore un super album !

 

04. Quel son ou bruit aimez-vous ?

La corde la d’une guitare jouée à travers un bloc Marshall réglé à 10 ! Le paradis…

 

05. Quel son ou bruit détestez-vous ?

La musique indie

 

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Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

Site internet

 

 

 

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01. Vous êtes actuellement en tournée avec VOLBEAT. Comment cela se passe-t-il et qu’avez-vous pensé du concert d’hier à Paris ?

Jon Schaffer : Cette tournée est absolument géniale !

Stu Block : Oui absolument, les concerts sont excellents, le public répond bien, nous gagnons de nouveaux fans à chaque fois, c’est cool.

 

02. Constatez-vous des différences entre les publics selon les pays ou les continents ? Vos fans européens ont-ils un comportement différents de vos fans américains ou japonais ?

JS : Oui il existe forcément des différences.

SB : Leurs yeux sont différents bien sûr, la couleur de peau aussi parfois (rires..)

JS : Mais l’esprit reste le même, nos fans sont géniaux, parfois sauvages mais toujours là pour nous soutenir et nous donner leur énergie. La passion est toujours là. Il est vrai que dans certains pays, certains endroits ta musique est vécue différemment. Je ne sais pas pourquoi c’est bizarre et je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi mais l’Europe du Sud est plus intense par exemple, les Grecs sont dingues, pareil pour Chypre. Pareil pour l’Amérique du Nord, si nous allons jouer au Mexique les gens deviennent fous lors des concerts et développent une énergie folle, c’est toujours de la passion mais exprimée d’une autre manière.

Je ne te parle même pas du Brésil qui nous met à chaque fois sur le cul, le Chili a été énorme, à Santiago c’était vraiment fou. Mais parfois de façon moins exubérante nous trouvons aussi cette passion chez nos fans américains ou canadiens, partout en Europe et en Scandinavie, nous sommes vraiment bénis.

 

03. Comment avez-vous construit votre setlist ? Il doit être difficile de ne piocher que neuf chansons dans votre répertoire tout en conservant l’équilibre entre les classiques et les nouvelles chansons… Quelles sont été les réactions du public face aux nouvelles compositions (« If I Could See You » & « Plagues of Babylon ») ?

JS : Les gens viennent avant tout pour voir VOLBEAT et donc nous apportons une petite pierre à cette tournée et nous avons une petite contribution quant au nombre de tickets vendus. Et nos fans savent aussi que nous revenons vous voir en tête d’affiche en janvier 2014. Donc nos fans sont aussi là mais notre idée est aussi de nous faire connaître et de séduire de nouveaux fans. Donc finalement les réactions du public sont difficiles à lire et n’ont pas grande importance car la majorité d’entre eux ne connaissent en tout cas pas la musique d’ICED EARTH. Donc nous pouvons jouer des nouveaux titres ou d’anciens titres et cela ne fait pas grande différence pour eux. L’essentiel est de savoir si c’est bon ou pas.

 

04. Avez-vous donc proposer une setlist très différent de votre habitude et avez-vous fait des choix pour séduire ce public de VOLBEAT parfois moins heavy que vous ?

JS : En fait, au début de cette tournée, Michael (Poulsen de VOLBEAT) a dit que nous proposions en fait trop de ballades. Et donc nous avons été surpris et nous lui avons répondu que nous nous adaptions à son public. Et il nous a alors précisé que son public voulait aussi justement des trucs heavy. Nous en avons parlé avec lui avant le premier show, il est venu dans les loges et nous en avant discuté. Et il a avait raison. Mais je crois que nous avons un bon mélange, nous ne pouvons pas proposé un clin d’œil à chacun de nos disques, en 45 minutes c’es trop court mais nous proposons vraiment certains points forts de de nos disques les plus représentatifs de notre style. C’est un concert très dynamique avec beaucoup de mélodies, des balades mais aussi des chansons épiques comme « Plagues of Babylon ».

SB : et nous voyons les gens progressivement s’immerger dans notre musique.

JS : Il a raison, chaque soir nous voyons les gens apprécier petit à petit notre musique alors qu’ils sont plutôt méfiants vis-à-vis de nous avant le show. Qui sommes-nous, qu’allons-nous proposer avec VOLBEAT. A la fin du show ils sautent et crient, c’est cool ! Mais atteignons concert après concert notre but de toucher plus de gens. Il est difficile de mesurer cela à travers nos ventes de merchandising par exemple car la situation est désormais très différentes, les gens n’ont plus autant d’argent disponible que dans le passé. Nous pouvons le mesurer à travers le trafic internet généré autour de notre site web, la réalité de ce nouveau public apparait là. Nos pages Wikipédia et Facebook et notre site internet voient tous leur chiffre monter nettement. Nos travaillons tous les quatres très dur pour continuer à grandir avec cette tournée et le nouvel album.

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05. Sauf erreur de ma part, ce nouvel album devait à l’origine sortir en octobre 2013 avant d’être repoussé à janvier 2014. Pourquoi ce choix ?

JS : Je voulais vraiment pouvoir sortir l’album pour cette tournée avec VOLBEAT mais dans ce cas-là nous n’aurions pas pu bénéficier d’une bonne sortie, dans de bonnes conditions. Au niveau du label tout aurait dû être accéléré de façon inconsidérée à partie du moment où j’avais livré le master final du disque. Ils l’auraient fait mais j’ai discuté avec mon manager et nous avons fini par définir un plan solide et cool avec un EP limité pour cette tournée. Et ce qui est aussi cool c’est que la label a accepté de sortir le nouvel album 15 jours à l’avance sur Spotify. Donc autour de Noël les gens pourront découvrir notre nouvel opus et ça c’est génial. Ils auront un avant-goût avant la tournée alors que le disque sortira en magasin tout début janvier.

Cette stratégie est la bonne. J’en avais discuté avec Michael alors que nous commencions à discuter de cette tournée avec VOLBEAT et il m’a alors assuré que cela n’avait pas d’importance pour eux, nouvel album ou pas pour cette tournée. Ton catalogue est largement suffisant. Nous avons fait tout ce qui nous pouvions mais à la fin de la journée ce n’était pas faisable. Nous comptons beaucoup sur cet album et il faut laisser du temps au label pour pouvoir bien le bosser.

 

06. Quelles étaient vos ambition pour ce nouvel album après la période Dystopia ?

SB : A la fin du chapitre précédent nous voulions nous confronter au sujet de l’apocalypse et des zombies. Nous sommes tous fans de films d’horreurs et donc cela nous inspirait.

JS : Je ne parviens pas à écrire en tournée, il faut que je pose tranquillement chez moi pour que l’inspiration vienne. Pondre des riffs est une chose. Si je trouve un riff sympa, je l’enregistre et le stocke sur mon téléphone. Mais écrire une chanson est une activité très sérieuse pour moi, je passe presque en mode ermite parce que je ne veux pas de distractions ou être embêtés par ceci ou cela. Je dois être concentré. Michael Poulsen écrit beaucoup sur la route et c’est cool mais ce n’est pas mon truc, la façon dont ma tête fonctionne. Et pour ce disque nous avons travaillé rapidement en fait. Finalement, nous travaillons bien, efficacement sous pression. Sous la menace d’un flingue tu donnes ton meilleur. Stu et moi avons écrit ce disque sur une période assez courte, quelques mois pour ensuite répéter en Allemagne pendant quelques temps avant d’enregistrer. Nous avons eu quinze ou seize jours pour tout mettre en boite. Finalement une dizaine de jours pour le mixage et quelques jours de plus pour le mastering.

Tout est booké à l’avance et donc cet agenda nous obligent à bosser vite et bien. Et finalement, avec l’expérience, nous devenons doués pour planifier les choses quelques années à l’avance. Nous travaillons dès à présent sur le prochain cycle, nous essayons en tout cas. Mais encore hier, je disais hier à mon manager que j’ai vraiment besoin d’une pause. Nous avons des projets jusqu’aux festivals d’été, jusqu’à la fin août et ensuite je prendrai du temps pour moi, partir un peu et me ressourcer. Mais après ces vacances, nous retournerons en studio et nous planifions déjà cela. Et cela pourrait être en France, le prochain enregistrement, chez Lenny Kravitz peut-être, nous verrons bien…

 

07. Pourquoi enregistrez-vous en Europe désormais ?

JS : les précédents avait été mis en boite à Tampa en Floride ou même chez moi en Indiana. Enregistrer en Europe était plus simple cette fois-ci pour nous car nous étions ici pur des festivals dans tous les cas donc autant en profiter pour travailler lors des week-ends entre les festivals. Et je ne veux pas que cela devienne la règle car nous sommes loin de chez nous et la maison reste essentiel à nos yeux.

 

08. Comment vous êtes-vous partager le travail dans le groupe sur ce nouvel album ?

JS : En réalité nous avons utilisé exactement la même formule que pour Dystopia.

SB : Nous avons travaillé sur les mélodies, les rythmes et les paroles. Jon prend en charge une grande partie du travail de création des nouvelles chansons.

JS : Avec Stu nous produisons de bonnes démos avant de réunir tout le groupe et de travailler tous ensembles. Nous habitons tous dans des villes différentes et donc nous devons utiliser ce processus alors qu’il serait idéal de pouvoir jammer tous ensembles pour créer notre musique. Mais ce n’est pas possible donc nous devons fournir un produit bien avancé aux autres pour qu’ils puissent apprendre les chansons et les travailler. Et quand nous nous retrouvons nous faisons des ajustements pour encore peaufiner ces compositions et chacun apporte sa personnalité.

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09. Internet et la possibilité de s’échanger des fichiers audios dans le monde entier entre les membres du groupes, voyez-vous cela comme un progrès ou une régression sur le plan artistique ?

JS : C’est cool de pouvoir utiliser ces nouvelles méthodes car sans elles il faudrait que tous les membres d’un groupe vivent proches les uns des autres. Avec Stu nous pouvons boucler une chanson en démo une journée et l’envoyer le soir même à Troy et Luke pour qu’ils s’ne imprègnent. Mais il existe une magie spéciale également de pouvoir réunir tout le monde au même endroit et bosser tous ensembles. Et cela fait des années que les membres d’ICED EARTH ne vivent pas proches les uns des autres. Depuis je pense, le milieu des années 90 donc nous avons l’habitude de bosser loin les uns des autres.

 

10. Quelles évolutions de votre point de vue entre Dystopia (2011) & Plagues of Babylon (2014) ?

JS : Pour moi tu trouveras sur ce disque une dimension beaucoup plus épique à cause du sujet abordé, un côté plus théâtral puisque les six premières chansons forment une concept entre elles. Mais la chimie est la même en ce qui concerne la composition des chansons.

SB : Nous avons exploré de nouveaux horizons, beaucoup de choses se passent aux niveaux des thèmes mélodiques, des rythmiques… Cet album est génial et unique dans son genre et son approche. Nous avons donné notre meilleur, c’est du pur ICED EARTH.

 

11. Pour l'artwork de ce nouvel album, vous avez travaillé à nouveau avec Eliran Kantor. ICED EARTH est connu pour de superbe pochette (The Dark Saga de Todd McFarlane). De manière générale, comment travaillez-vous avec l'artiste chargé du visuel de l'album ?

JS : Cet aspect-là est effectivement très important et j’ai à chaque fois une idée très précise de ce que je veux voir sur la pochette de nos disques. Je dois donc écrire un email très détaillé et fourni à l’artiste en charge. Donc je lui donne l’esprit du disque, le contexte et je décris la scène que je veux voir. Pour McFarlane cela a été différent car l’artwork que tu vois devait être à l’origine la pochette du cinquantième numéro de Spawn avant que cela devienne une image centrale du comics en question. Et il nous a donné cette image comme échange pour avoir aidé à promouvoir son personnage en Europe, un échange de bons procédés. Mais c’est la seule pochette pour laquelle je n’ai pas supervisé sa création.

Le travail d’Eliran est génial, c’est vraiment un artiste super talentueux. Il comprend le groupe, c’est un métalleux, il aime le métal, Death métal… Il a illustré les paroles des chansons à un point presque effrayant. Les visuels à l’intérieur du livret sont super cools.

 

12. Comment comprendre le fait que ce soit particulièrement brutal comme visuel ?

JS : cela fait partie de son style, tu sais. C’est un artiste avec une touche réaliste et cela donne ce résultat. Ce que je voulais c’était une scène avec Set entouré de zombies tenus par des chaines au cou comme s’il était le maître près à libérer les plaies de Babylone. D’abord j’avais pensé proposer le job à Nathan et Felipe comme dans le passé (NDLR : Nathan Perry & Felipe Machado Franco) mais Eliran a toujours voulu faire une de nos pochettes et j’avais vu son travail. C’était cool mais je devais voir comment il allait dessiner une scène entière. Il l’a fait et je me suis dit ok c’est assez effrayant. Dès sa première ébauche son approche de cette scène était cool.

Et ce fut un long processus, crois-moi, nous avons passé beaucoup de temps sur cet artwork. Il nous comprend et le visuel intérieur de l’album est top lui aussi. Le crédit lui revient, Eliran a fait un super boulot, je lui ai envoyé les paroles dès que Stu et moi les avons achevé et il bossé superbement bien. Il n’a découvert la musique que lors de notre session avec les journalistes en studio. Toutes les pièces du puzzle se sont alors imbriquées parfaitement. Le package est génial.

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13. Pour Dystopia vous avez réalisé une tournée mondiale. Avez-vous les mêmes ambitions pour ce nouvel album, Plagues of Babylon ?

JS : Oui et il y a un sacré nombre de show à venir. Nous jouerons en Afrique du Nord, en Israël, en Russie à Moscou et St-Petersburg, une première pour nous et c’est cool. Colombie, Nouvelle-Zélande, de nouveaux marchés pour nous.

SB : Nous voyons à nouveau les choses en grand et les pays visités seront encore plus nombreux.

JS : L’Amérique centrale, l’Amérique du Sud, l’Asie également mais tout n’est pas encore fixé car nous souhaitons intégrer ces dates entre l’Europe et l’Australie/Nouvelle-Zélande. ICED EARTH n’a jamais joué au Japon, j’y suis allé en promo mais jamais en concert. Le Japon est une longue histoire…

 

14. Jon n’es-tu fatigue de devoir gérer encore et encore des changements du line-up ?

Oui finalement tu es le capitaine du navire et le garant du son d’ICED EARTH et voilà bien l’essentiel ? JS : A la fin de la journée, ce n’est pas si important. Il faut trouver des gens clé, motivés et qui sont là pour les bonnes raisons. Dans l’ensemble nous avons cela avec le line-up actuel. Nous continuons à avancer et c’est là l’essentiel, nous ne stagnons pas. Certaines personnes sont des « posers » et ne peuvent pas gérer le poids et les responsabilités d’être un membre d’ICED EARTH. C’est une bataille de tous les jours, nous sommes un groupe de heavy-métal moyen en termes de popularité nous n’avons pas les moyens financiers de METALLICA ou IRON MAIDEN, leurs budgets. Certains pensent que parce que nous sortons des albums nous sommes riches et ce n’est pas le cas. Nous travaillons dur pour maintenir un niveau de vie des classes moyennes. Nous voulons amener ce groupe vers de nouveaux sommets, je voudrais que nous soyons tous riches, ce serait génial. Mais il faut travailler dur et certains ne le comprennent pas. C’est ainsi.

Je ne cherche pas à tout prix à changer ce que nous sommes maintenant mais il y a beaucoup de bons musiciens un peu partout. Actuellement nous sommes tous là pour de bonnes raisons. Raphael (NDLR : Raphael Saini batteur) est venu nous donner un coup de main à un moment difficile et il a bossé sous beaucoup de pression et j’ai apprécié sa contribution et son aide. Mais nous quatre, nous étions déjà très proches, Troy et Luke sont de la famille, ce dernier est nouveau mais super talentueux, jeune… Il a proposé des lignes de basses géniales sur ce disque, il a joué comme un putain de guerrier.

 

15. Un petit retour vers le futur à présent: quand tu as créé PURGATORY en 1984, est-ce que tu t'imaginais sortir des albums et partir en tournée dans le monde entier 30 ans après ?

JS : Ma carrière s’est déroulée comme je l’avais envisagé et espérée. J’ai toujours voulu un investissement pour la vie. Je ne m’attendais à ce que ce soit aussi intense et difficile, plus jeune je n’imaginais pas dans quoi je m’embarquais, au niveau du business aussi, la brutalité de ce milieu, les contrats ne pardonnent rien. En débutant tu ne peux deviner tous ces écueils mais mon objectif est et a toujours été de faire de ce groupe un acteur incontournable de la scène métal, aussi gros que METALLICA et IRON MAIDEN. Nous n’y sommes pas encore parvenu mais nous luttons chaque jour pour cela.

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16. Quelle a été l’étincelle à l'origine de votre carrière artistique ?

JS : Pour ma part, j’ai pris ma décision en 1979 après un show de KISS.

SB : En y repensant, cela a toujours été en moi, j’ai toujours été un performer, même à la maison devant mes parents. Quand il y avait des invités à la maison, j’essaye de me faire voir, chanter des chansons… Nous avions cette cheminée sur laquelle je pouvais m’installer à la vue de tous pour faire quelque chose, raconter une histoire ou n’importe quoi d’autre, tu vois ? Et je svais donc dès mon plus jeune âge que ce serait quelque chose que j’aimerai faire. Quand j’ai décidé de chanter tu définis les styles qui t’intéressent et je suis donc rapidement tomber dans le rock n’roll. J’ai commencé avec Phil Collins, mon père écoutait GENESIS et RUSH et ce genre de groupes, des crooners, du jazz. Ce fut la chorale de l’école puis je suis devenu un garçon un peu rebel donc j’avais besoin de musique plus lourde et le métal a été la réponse. Donc je me suis lancé là-dedans aussi au niveau chant…

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

JS : « Highwayman » du nouvel album d’ICED EARTH ! Mes potes sont dessus, je serais réconforté à chaque fois.

SB : Oui c’est ça, je prends pareil, une pure tuerie !

 

2. Premier album acheté ?

JS : Alive de KISS

SB : Il existe un groupe à Vancouver qui s’appelle DAYGLO ABORTIONS avec un album titré Feed US A Fetus (1986). C’est un groupe punk, super intense.

JS : Quel titre, génial !

 

3. Dernier album acheté ?

JS : C’est soit le dernier GHOST ou VOLBEAT. Le VOLBEAT car je l’ai acheté en digital et Michael m’en a donné aussi une copie. Je suis un grand fan.

SB : Oui moi c’est le GHOST que j’ai acheté sur iTunes.

 

Tous nos remerciements à Olivier GARNIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Pour ceux qui ne vous connaitraient pas malgré une déjà belle carrière, pourriez-vous présenter TAD MOROSE à nos lecteurs ?

Christer 'Krunt' Andersson: Nous sommes un groupe de heavy métal suédois, rien de très particulier ni d’extraordinaire nous concernant. Nous sommes cinq personnes normales qui faisons ce que nous aimons, de la musique. Simplement un heavy métal honnête. Pour ce qui me concerne j’ai toujours joué de la musique, de la guitare en particulier et j’ai créé TAD MOROSE il y a bien longtemps de cela. J’ai toujours été dans différents groupes mais rien ne se passait alors où n’avançait vraiment. Je ne pouvais pas rester ainsi à tourner à rond, en changeant constamment de musiciens… Et moi je voulais voir afin aboutir mes idées et j’ai pu atteindre cet objectif via la création de ce groupe.

Nous entamons désormais un deuxième chapitre comme tu l’appelles même si en réalité nous n’avons jamais abandonné le groupe. Nous travaillons sur cet album depuis dix ans. Chaque fois que nous étions prêts à rentrer en studio pour donner un successeur à Modus Vivendi, un membre du groupe nous quittait et nous étions alors coincés et nous repartions donc pour quelques années de galère pour trouver un remplaçant et à nouveau se préparer. Puis un autre membre nous quittait et rebelote. En plus de ces écueils, de mon côté et également pour Pete, le batteur (NDLR : Peter Morén), nous avons eu chacun de notre côté des enfants et donc c’est la vie quotidienne de monsieur tout le monde qui nous a pris également du temps pour finaliser le disque. Et donc malgré ces dix ans nous avons pris un plaisir fou à faire Revenant, c’est tellement de plaisir et de joie. Je voyage dans le monde, je rencontre beaucoup de gens, je bois des bières, nous profitons de la vie !

Ronny Hemlin : Je connais ces mecs depuis toujours. Quand le batteur de STEEL ATTACK est parti, nous avons demandé à Peter de TAD MOROSE de nous rejoindre pour enregistrer notre disque. Il l’a fait. Ensuite STEEL ATTACK s’est transformé et je n’en faisais plus parti. Peter m’alors dit, je joue sur ton album donc maintenant tu dois chanter sur le mien. Pour ainsi dire, il s’agissait d’un échange de bons procédés, histoire de rendre courte une longue histoire. En fait TAD MOROSE m’avait déjà demandé de les rejoindre comme chanteur il y a des années de cela mais à cette époque-là j’étais très occupé avec STEEL ATTACK donc cela ne s’est pas fait. Avec le recul, j’aurais aimé avoir dit oui à TAD MOROSE à ce moment-là mais on ne refait pas l’histoire.

CA : Oui c’est vrai quand Urban (NDLR : Urban Breed) a quitté le groupe, bien sûr notre premier choix s’est porté sur Ronny. Nous en avons longuement discuté mais STEEL ATTACK lui laissait peu de temps disponible. Donc nous avons eu Joe Comeau (ex-OVERKILL, ex-ANNIHILATOR) pendant un certain temps mais il est ardu d’être un groupe pleinement fonctionnel en ayant ton chanteur de l’autre côté de l’Atlantique. Nous avions en anticipé cette difficulté mais nous nous sommes dits qu’il était dommage de ne pas essayer. Et donc nous avons à nouveau relancer Ronny et à ce moment il avait le temps donc cela s’est enfin fait. A la fin nous avons compris qu’il nous fallait un chanteur suédois car nous sommes un peu old-school dans la démarche et dans l’esprit. Pour nous, il faut pouvoir se voir et répéter souvent donc la proximité géographique est importante. Internet c’est bien pour s’envoyer des idées via des fichiers, nous le faisons mais être face à face c’est vraiment mieux. Nous sommes des amis et nous prenons du bon temps ensemble en jouant de la musique. Et il faut donc se connaître aussi sur le plan humain avant de pouvoir partir de longues semaines en tournée…

RH : le mot old-school est important à mes yeux, nous nous voyons, nous répétons tous ensembles toutes les semaines. Cela se perd et c’est bien dommage. C’est naze de ne bosser que pas fichiers interposés.

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02. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce nom de groupe énigmatique ? Pourquoi ce choix ?

CA : C’est une expression an anglais typique des Etats-Unis. Cela signifie être « grincheux ». Je viens d’apprendre de te bouche que « morose » est aussi un mot en français, le sens est le même que dans ta langue. Et « Tad » signifie un petit peu. Donc le nom du groupe signifie « un peu grincheux » ou « un peu morose ». J’ai trouvé cette expression d’un un vieux magazine, Guitar World, il y a longtemps de cela. Il s’agissait alors d’une interview avec Michael Schenker (ex-SCORPIONS, UFO, MSG) qui était alors connu pour être une personne turbulente, détruisant des chambres d’hôtels… Et à la fin de l’article, le journaliste disait qu’en le rencontrant il avait découvert que ce n’était pas une mauvaise personne après tout, il était simplement « Tad Morose » (un peu grincheux en français). Et alors j’ai trouvé que cela ferait un très bon nom de groupe.

Et en général quand tu recherches le nom de ton groupe, quoique tu choisisses tu peux déjà parier que deux cents autres groupes ont déjà choisi le même que toi. Et là sans vérifier, avec TAD MOROSE, nous avons su que personne n’aurait eu la même idée que nous. Et de plus, j’aime les noms composés de deux mots qui claquent comme BLACK SABBATH ou IRON MAIDEN… Ce nom est assez inhabituel et se retient très facilement.

 

03. Bien évidemment le titre de l’album est fort pour un groupe silencieux depuis dix ans. Quelle était votre idée en débutant le travail sur Revenant ?

CA : Nous voulions vraiment que le titre de l’album et son visuel frappe les gens et rappelle que ça y est, TAD MOROSE est de retour ! J’aime beaucoup le choix de Revenant comme titre et cette pochette. Elle correspond au disque et elle correspond aussi au groupe.

RH : Et puis les chansons de cet album ont été écrites sur une période très longues, certaines datent de dix ans et certaines autres sont toutes neuves.

CA : Peut-être deux ou trois chansons datent d’il y a bien longtemps, quelques riffs de guitares sont également assez anciens mais plus de la moitié de ces compositions ont été écrites que très récemment. Dans l’ensemble, ce disque représente le groupe sur toute la dernière décennie.

RH : Il y a deux ans de cela, quand Markus a quitté le groupe (NDLR : Markus Albertson – guitares), il est parti avec les quatre ou cinq chansons qu’il avait composées. Nous avons donc perdu d’un coup presque la moitié de l’album

CA : oui car quand un des membres contribue à l’écriture des chansons et que finalement il part, il prend souvent avec lui les riffs qu’il avait apportés et donc nous perdons énormément de temps. Tu as écrit une chanson que tu ne peux plus utiliser.

RH : Il a fallu donc recommencer à composer pour compenser ce demi album désormais inaccessible. Nous avons composé de nouveaux riffs, des chansons que nous aimons. Notre processus de création est finalement très simple, rien de magique là-dedans.

CA : la touche peut-être plus agressive ou thrash de certaines chansons vient du fait que nous étions très énervés, frustrés de la situation du groupe, ne parvenant pas à avancer et enregistrer un nouvel album. Cet état d’esprit a donc forcément eu un impact sur la musique. Même si la chanson n’est pas spécialement agressive, si tu es dans cet état d’esprit en l’enregistrant, elle prend aussi cette couleur.

 

04. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de Revenant ?

CA : Nous avons enregistrer dans différents endroit, ici et là mais principalement dans notre propre studio . Cela explique aussi pourquoi il nous a fallu trois ans pour venir à bout de l’enregistrement. Car dans ce cas là tu as toujours tendance à prendre ton temps et à être très perfectionniste. Tu te dis toujours, « ah je pourrais faire mieux et réenregistrer telle partie demain ». Tu repousses donc chaque fois d’autant la finalisation de l’enregistrement proprement dit.

RH : Mais finalement nous avions besoin de tout ce temps pour obtenir à un résultat satisfaisant à nos yeux.

CA : Et en plus pendant la phase d’enregistrement nous n’avions pas de contrat avec un label donc nous n’avions pas de calendrier précis à respecter. Nous étions les seuls décideurs et cela a pris quand même dix ans en tout. Bien sûr pendant cette décennie les choses ont changé dans le business musical. Avant tu rentrais en studio et tout le monde enregistrait ses parties. Maintenant les groupes agissent par étapes. Nous avons enregistré les guitares dans mon studio, la batterie, la basse et le chant dans le studio de Ronny, nous avons tout fait nous-même et cela a pu aussi engendrer des erreurs, des pertes de temps.

RH : En réalité pendant ce processus-là tu ne sais pas vraiment où tu vas, tu tâtonnes jusqu’à trouver le son qui te plait. Tu modifies encore et encore les différents réglages et boutons jusqu’à ce que le son te plaise. Rien n’est gravé dans la pierre. En studio de nouvelles idées émergent forcément et donc tu expérimentes. Tu ajoutes des couches et à un moment tu te dis stop car il faut bien finir le travail. Avant d’enregistrer nous avons des démo Cubase des chansons et donc je m’imprègne de la mélodie et je définis mes lignes de chant. Je m’assied devant mon ordinateur, j’écoute la musique et je chantonne jusqu’à trouver la bonne mélodie. Puis j’écris les paroles avant de tout essayer en grandeur nature en studio. Parfois cela ne passe finalement pas et donc il faut retravailler pour obtenir le bon mélange.

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05. Comment vous sentez-vous quelques semaines après la sortie de l’album ?

CA : D’habitude pour moi, pour nos premiers albums je ne pouvais plus les écouter pendant plusieurs mois après la sortie. Nous étions sortis exténués et « gavés » de l’enregistrement. Quand tu reçois le premier exemplaire dans ta boite aux lettres bien sûr tu regardes et tu écoutes une fois pour t’assurer que tout va bien mais c’est tout. Avec celui-ci la situation est assez différente. Nous avons vécu si longtemps avec ces chansons que finalement je continue à écouter régulièrement Revenant et il est toujours dans la stéréo de ma voiture. C’est vraiment le premier disque qui continue à me donner une vraie satisfaction. Tu écoutes toujours les défauts où les éléments que tu aurais pu faire différemment mais nous sommes plus vieux et plus matures et donc tu acceptes les qualités et les défauts des albums.

RH : Je l’écoute très régulièrement même si en général j’écoute peu de musique car rien de ce qui sort en ce moment ne me plait vraiment. Je me cantonne aux vieux trucs pour me détendre. J’apprécie certains groupes récents mais pas autant, pas avec la même passion que les vieux albums. Il n’y aura plus jamais un nouveau BLACK SABBATH, ou en tout cas un groupe fondateur de ce calibre. Je ne retrouverai plus jamais l’excitation de découvrir un album comme dans les années 80 ou 90 où tu pouvais écouter un disque dix fois par jour. Tu ne fais plus cela maintenant. Tu écoutes une demi-chanson puis tu skip vers la suivante. C’est peut-être une déformation professionnelle car je suis musicien, j’analyse tout. Et c’est franchement naze !

CA : En réalité, de mon point de vue, il me semble que la majorité des groupes modernes sonnent tous exactement de la même façon. On y trouve les mêmes accélérations, les mêmes parties agressives et cela devient inutiles finalement. Cela fait bien longtemps qu’un nouveau groupe ne m’a pas donné la chair de poule. C’est triste…

 

06. Quelles évolutions de votre point de vue entre Modus Vivendi & Revenant ? 10 ans c’est long…

CA : Bien sûr nous sommes désormais de bien meilleurs musiciens maintenant qu’à l’époque de Modus Vivendi. Et je pense également que nous sommes de meilleurs compositeurs. Nous avons amélioré tous les aspects. Et c’est l’avantage d’avoir tout fait nous-mêmes ici, si tu n’aimes pas telle ou telle partie, tu peux la refaire jusqu’à ce que tu sois satisfait. En général, la production de ce disque m’apparait être encore plus soignée et bien meilleure que n’importe lequel de nos disques précédents. Nous avons également voulu simplifier notre propos et notre son en ne multipliant pas trop les couches musicales sur Revenant par rapport à Modus Vivendi. Il faut dire que notre précédent chanteur Urban breed avait tendance à ajouter encore et encore des couches, des orchestrations, chœurs… et cela devenait finalement indigeste parfois.

Mais cela le rendait heureux. Mais là nous avons fait attention d’aller à l’essentiel. Le studio est un aspect mais le live est aussi un aspect important. Cela ne me dérange pas que de petites différences existent mais lors de l’enregistrement en studio nous avons constamment gardé à l’esprit que nous voulions aussi pouvoir jouer ces nouvelles compositions sur scène.

RH : Nous pensons vraiment à la scène, nos chansons doivent pouvoir donne leur plein potentiel dans ce contexte live.

CA : Sur ce disque tu trouveras ici et là des claviers par exemple mais tu peux sans problème jouer ces chansons sans ses parties là sans qu’elles soient dénaturées.

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07. Que pouvez-vous nous dire de la pochette, est-ce encore une œuvre de Jan Meininghaus ?

RH : Tu parles d’un artiste mais en réalité il s’agit d’une artiste.

CA : Pour les précédents disques nous fournissions la musique et nous laissions l’artiste peindre selon son choix, son inspiration lié à nos chansons. Mais nous n’avions jamais imposé de voir ceci ou cela sur la pochette. Mais pour celui-là le processus a été différent car nous avons imposé l’idée et c’est une œuvre digitale. L’artiste est Isis Sousa (site ici) et elle est très talentueuse. Elle nous a demandé ce que nous voulions et nous lui avons répondu, un crâne peut-être et nous avons eu l’idée de ce crâne sortant des eaux comme cela. Donc elle a fait quelques sketchs et nous a proposé que tout un corps émerge de ce drôle d’océan. Et nous avons trouvé ça cool et nous l’avons encouragé à poursuivre dans cette direction. Le choix des couleurs, ce rouge, est son idée. Nous n’avons imposé que cette histoire de crâne et le titre de l’album.

RH : En fait le processus de création de cette pochette a été franchement long. Elle nous envoyait des idées, des dessins et nous commentions, demandions des modifications ici et là.

CA : Cet aller-retour constant entre le groupe et l’artiste pour obtenir exactement ce que tu veux est possible dans le cas d’une œuvre digitale. Si comme auparavant il s’agit d’une peinture, les modifications sont forcément limitées.

 

08. Avez-vous des projets de tournées en Europe dans les mois qui viennent ?

RH : nous visons une domination mondiale (rires) !

CA : notre management est actuellement en train de chercher des opportunités et de définir de quoi sera fait les mois qui viennent. Rien n’est encore prévu pour ce que nous en savons mais nous espérons vraiment avoir plus de visibilité dans les semaines qui viennent. Ce serait génial de participer à des festivals l’été prochain, en attendant nous jouons ensembles au maximum pour être prêts le moment venu. Nous rassemblons également des idées, nous composons de nouvelles choses pour le prochain disque. Nous avons eu une release party en Suède avec beaucoup d’amis et c’était génial ! Nous faisons de la musique d’abord pour nous et même si cela n’intéressait personne nous continuerions à la faire.

RH : On dirait que nos vieux fans apprécient également l’album et que nous gagnons également de nouveaux fans qui nous découvrent grâce à Revenant.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

CA : « Neon Knights » de BLACK SABBATH

RH : « Metal Church » de METAL CHURCH

 

2. Premier album acheté ?

CA : Rock and Roll Over de KISS

RH : Virgin Killer des SCORPIONS

 

3. Dernier album acheté ?

RH : Give Me Your Soul…Please de KING DIAMOND

CA : Le même que Ronny en fait

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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