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Entretien avec Nic Maeder et Leo Leoni de Gotthard le mardi 25 février à Paris.

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Metalchroniques. Firebirth a été enregistré il y a environ deux ans ans. Vous sortez assez vite un nouveau disque, Bang. Avant d’en parler, peut-on faire un bilan de Firebirth et de son écho ?

Nic Maeder. Firebirth est un disque qu’on a dû faire assez rapidement. On a tout fait en un an : écrire, le disque, le produire et puis la tournée. La réception a été incroyable et on a été très content du soutien, notamment des fans, tout à incroyable. Ça fait trois ans que je suis dans le groupe. Cette fois on avait un peu plus de temps et on se connaissait un peu mieux musicalement. On a écrit des chansons plus par rapport à ma voix.

MC. Je me souviens d’interviews données à l’époque par Leo qui disait que changer de chanteurs était toujours compliqué et qu’il y avait toujours des fans qui refusaient de suivre un groupe après un tel changement. J’ai toutefois l’impression que toutefois, dans le cas de Gotthard, tout le monde a suivi.Il n’y a pas de clivages entre les fans qui refusent le changement et ceux qui accèdent l’arrivée de Nic.

Leo Leoni. Je pense que tu as raison. C’est toujours un type de situation compliquée. Il y a très peu de groupes qui ont réussi à ne pas perdre de fans dans un tel contexte. Toutefois, lorsque un groupe connaît une telle tragédie comme c’est notre cas, les fans se clivent. Ça été le cas aussi d’AC/DC d’ailleurs, après la mort de Bon Scott. Et encore, quarante après l’intégration de Brian Johnson, il y a des gens qui disent « oui, mais… ».

Nous, on a vraiement l’impression que quasiment tous les fans sont restés. L’accueil pour Nic et pour le nouveau Gotthard a été un excellent. La première date en Amérique du Sud, où nous n’avions jamais joué, il y avait 2 000 fans pour nous. Une excellente surprise ! 

NM. Je pense aussi que les fans ont très bien compris que le groupe n’essayait de pas de remplacer Steve. C’est plutôt un nouveau chapitre. Une nouvelle époque.

MC. Ce ne serait pas aussi lié au fait que vous n’avez pas choisi une « copie » de Steve Lee comme chanteur ? Vous avez plutôt choisi quelqu’un avec une vraie personnalité.

LL. On ne peut pas trouver de nouveau Steve Lee. Il était unique. Chercher une copie aurait été une erreur. Et puis nous avons trouvé quelqu’un qui nous a donné des émotions très fortes. Et si le chanteur nous transmet des émotions, ça sera la même chose pour le public. C'est ce que nous nous sommes dit lorsque nous avons choisi Nic Maeder.

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MC. Cette fois, qu’est-ce qui a changé pour Bang par rapport à la situation de Firebirth ?

NM. Le processus de composition n’a pas changé. Depuis que je suis dans le groupe, on a toujours écrit de la même manière. Ce qui a été un peu différent pour ce disque, c’est qu’on se connaissait mieux et on a pu écrire pour ces chansons beaucoup plus par rapport à ma voix. Et puis on s’est permis quelques expérimentation, des choses qu’on n’aurait pas essayé sur Firebirth. Chanter très bas.

LL. Après deux années de travail, du live, il y a des choses qu’on a découvertes, notamment le fait de chanter plus bas, ce qu’on ne faisait pas auparavant.

MC. Parmi les nouveautés que j’ai observées, il y a le choix du single : vous avez avec « Feel What I Feel », un morceau beaucoup plus axé radio, que sur Firebirth où c'était « Starlight ». C’est votre choix ou celui du label ?

NM. Non, c’est le choix du groupe. Nous avons un bon système de démocratie.

LL. On est en Suisse !

NM. C’est le morceau qui revenait le plus souvent parmi nous. C’est en effet une grosse décision pour le single. C’est celui qui représentait le mieux l’album. Les couplets y sont chantés assez bas.

LL. Quelle version as-tu écouté ? Il y a une version radio et une version album. Le mix est franchement différent. Le mix radio est un peu plus accessible.

MC. Au niveau aussi des nouveautés, on remarque aussi la présence, plus que jamais, de l’orgue hammond sur le disque. C’était déjà en partie le cas, mais c’est beaucoup plus prononcé que d’habitude.

LL. Ça c’est vrai. Il y a avait des claviers et des cordes avant, mais il y a plus de claviers. Je trouve que ça donne de nouvelles couleurs et que ça capte l’attention. On a fait un essai pour le premier morceau, puis pour le deuxième et ça a bien marché et on a continué. Pourquoi ne pas utiliser de nouvelles couleurs quand c’est possible ? Sur scène, il y a dans tous les cas un claviériste avec nous. Pourquoi ne pas l’utiliser un peu plus dans la production, alors ?

L’orgue hammond est un instrument bien défini qui vient du blues et du rock. C’est un instrument historique, comme nous !

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MC. Il n’a jamais été question qu’il y ait un claviériste à temps plein dans le groupe ?

LL. Des fois les claviéristes ne sont pas disponibles au bon moment. Il y en a plusieurs que l’on utilise. Il faudrait peut-être leur demander leur avis d’ailleurs !

NM. Il ne faut surtout pas leur demander ! (rires) Plus sérieusement, le format du groupe est ainsi. Le groupe a été quatre puis cinq et c’est la formation stable.

LL. On ne cache pas nos claviéristes et d’ailleurs je crois que sur Domino Effect, il y a une photo de Nicolò (Fragile).

MC. Qui compose les parties de clavier ? Tu joues du clavier Nic, il me semble ?

NM. Je joue un peu de piano mais pas pour enregistrer, c’est surtout pour composer.

LL. L’orgue hammond c’est un vrai instrument. On ne peut pas simplement transposer des parties piano vers l’orgue hammond comme ça. On ne s’improvise pas chef de cuisine ! Ce sont des deux instruments différents et nous avons besoin de quelqu’un de très compétent pour matérialiser nos idées. Nicolò est un très bon joueur d’hammond et c’est un atout pour les parties. On verra qui jouera live cette fois avec nous les claviers.

On peut en dire d’ailleurs de même pour les arrangements de corde qui apparaissent notamment sur un morceau « Thank You ».

MC. Sur ce titre, c’est la première fois que vous atteignez un format qui dépasse les dix minutes…

LL. C’est un morceau qui s’est agrandi avec le temps lorsqu’on l’enregistrait. C’est un morceau très important : il s’agissait de remercier ma mère. Elle était malade à cette époque et j’ai pu lui dire que nous faisions ce morceau pour la remercier, elle et toutes les mères du monde. On ne prend peut-être pas assez de temps pour rendre tout l’amour qu’on a reçu. Avec ce long morceau chacun peut se faire un petit film, dans sa tête.

MC. Souvent quand on évoque un sujet aussi sensible, on choisit un morceau très simple avec uniquement un clavier ou une guitare et une durée courte. Là, ce n’est pas le cas…

LL. Il s’agissait d’évoquer une vie que l’on passe ensemble : on vit, on grandit avec une personne. La longue durée s’imposait. Il s’agissait d’avoir le panorama d’une vie avec différents moments avec beaucoup d’émotion. Et beaucoup de variété comme dans la vie !

NM. Au début, il n’y avait pas grand chose. Comme tu le dis : une guitare acoustique et une voix. Un très truc très doux. Ça c’est développé aussi du fait du développement des problèmes de santé de la maman de Leo.

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MC. Il y a aussi un autre morceau où un sujet grave est évoqué, c’est « Spread Your Wings ».

NM. C’est une chanson qui parle d’une situation où quelqu’un est à l’époque et où on sait qu’il n’y a pas d’issue… Il faut alors savoir le laisser partir. Souvent, on ne veut pas laisser partir. C’est pas une chanson négative toutefois.

LL. Il s’agit de donner la force de comprendre et d’accepter que la vie continue. On ne sait pas ce qui se passe de l’autre côté… Peut-être y a-t-il autre chose ? Qu’on garde la même forme ?

NM. Ce morceau à la base est un blues, surtout dans les couplets. Il y a donc ce côté mélancolique donc.

LL. C’est le refrain qui crie plus et ça correspond aussi à l’espoir que le calvaire se finisse…On espère qu’à un moment, cela va se finir. Cela correspond très bien au blues qui est aussi une musique d’espoir.

MC. Pour ce disque, au niveau de la coproduction et du mixage, vous avez fait appel à Ronald Prent et Charlie Bauerfeind soit deux techniciens qui ont un profil assez différents : un profil « classic rock » pour le premier et un profil de producteur de métal moderner (Helloween, Saxon), pour le second. Comment avez-vous eu l’idée d’associer ses personnes ?

NM. On avait une liste de plusieurs personnes dont ces deux personnes pour faire la co-production avec Leo. On a essayé avec les deux, et notamment des versions démo (« Spread Your Wings » avec Charlie car on n’avait jamais travaillé avec lui). On connaissait mieux Ronald avec lequel on avait déjà travaillé. Ronald Prent ne pouvait faire produire l’album dans les dates qui étaient les nôtres. Mais il a mixé quand même. Ce qui était bien c’est d’avoir cette combinaison d’une personne plus rock ‘n’ roll et l’autre, Charlie, plus métal et très fort pour tout ce qui est basse-batterie.

LL. Il s’agissait d’avoir un son digne de 2014. Et Ronald est un des meilleurs techniciens du son au monde. Il est issu de la vieille école ce qui était important.

MC. Une des autres nouveautés, c’est l’existence d’un duo au niveau du chant, sur « May Be »…

LL. C’est la deuxième fois : il y a eu un duo avec Montserrat Caballé. Mais ce n’était pas sur album mais sur un single !

NM. Ce n’était pas du tout prévu. On prend toujours du monde pour faire les chœurs. Un ami à nous nous a conseillé une amie à lui qui était américaine et qui avait une super voix et qui vivait à Lugano.

LL. On voulait une voix pour les backing vocals assez angélique et ce type d’émotion.

NM. Quand on est arrivé à « Maybe », elle faisait juste des harmonies, un chœur mais elle s’est trompée et a chanté un peu plus loin et on a entendu sa voix dans un autre contexte qu’on a trouvé très cool. Pourquoi ne pas essayer un truc alors que sa voix se mariait bien avec la mienne ? On a aimé et on a gardé. Et ça amène quelque chose de plus au morceau et une couleur de plus à l’album.

Entretien avec Baptiste

 

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs MYLIDIAN ?

Notre musique est basée sur un jeu de rôle appelé MYLIDIAN. La première trilogie raconte commet le monde de MYLIDIAN va être créé. Sept entités, les sept seigneurs luttent entre eux et vont arriver sur Terre pour poursuivre ce conflit. Et en parallèle les péripéties d’un groupe d’adolescents dont Antoine est le personnage principal.

 

02. Pourquoi être passé de PHOENIX à MYLIDIAN ?

Un changement de nom s’imposait. Armendar (chant, guitares) avait participé à la création de ce jeu de rôle et nous a proposé au sein de PHOENIX de faire une autre musique, de changer d’orientation musicale. Le tout allait être basé sur cette histoire, la trame narrative allait se construire autour des dialogues. Bref un projet plus conceptuel avec un mélange de styles variés, des voix qui s’adaptent à la psychologie des personnages. Avant nous faisons du heavy, teinté de speed alors que là nous cassons un peu les barrières qui peuvent exister entre le heavy et l’extrême.

Donc tu trouveras désormais des choses plus dures mais aussi du symphonique pas très éloigné d’un THERION par exemple. Un nouveau nom pour une ambition différente. Un album raconte une partie de histoire cadrée et donc nous faisons l’extraction de toutes les scènes importantes pour ensuite composer sur ces scènes et sur les personnages présents.

 

03. Deux mois après la sortie de ce deuxième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Nous en sommes toujours très fiers. Bien sûr je l’écoute encore régulièrement, moins qu’avant car il faut aussi avancer mais une grande fierté de notre côté. Ce fut un peu long à accoucher mais ce disque me semble être vraiment dans l’air du temps car des touches symphoniques mais résolument modernes via des refrains accrocheurs, de solides riffs. Nous avons obtenu l’ambiance voulue. Nous sommes allés au bout de notre idée.

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04. De ton point de vue, quelles sont les principales évolutions musicales entre Rise of the Cursed Son et Seven Lords ?

Le premier album finalement marquait une tendance assez heavy, avec quelques passages extrêmes mais le style d’ensemble restait quand même très heavy au niveau stylistique même si le mélange de style était déjà présent. Là nous avons voulu aller plus loin, sans compromis. Ce qui doit être violent va être très violent, ce qui doit être ambiance va être très ambiance. Nous voulions du contraste, mettre en valeur les scènes, comme dans un film. Il nous fallait créer du contraste, du changement, de l’émotion. Il ne faut pas que l’auditeur s’ennuie.

 

05. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Seven Lords ?

Notre processus est finalement assez simple. Une fois que nous avons fait le découpage des scènes à mettre en musique, je travaille avec Armendar pour la mise en place de la musique. Chacun apporte ses idées de mélodies, de riffs et de voix ou des thèmes d’orchestrations. Ensuite nous répartissons ces idées selon les scènes. Les musiques plus agressives pour les scènes les plus violentes et ainsi nous créons la chanson tous les deux, je ne dirais pas de A à Z mais pas loin en fait. Et puis suite à cette phase de composition, nous travaillons ces chansons en studio avec les autres musiciens qui contribuent au groupe. Des choses changent alors, certains passages ont été entièrement réenregistrées voir recréées en studio pour correspondre mieux à notre attente.

Pour la dernière chanson, tu trouveras à un moment un passage assez long avec des soli, des duels de guitares etc… et donc tout ce passage-là a été créé en studio. A deux, en une après-midi, nous avons tout remis à plat et tout refait. Tout est fait à la base avec Armendar puis dans un deuxième temps tous les musiciens apportent leur touche. Quand nous entrons en studio, tout est déjà très écrit, peaufiné. Nous faisons un gros travail de home-studio pour tout fixer à l’avance. Tout es très « maquetté » pour cet album-là A un moment lors de l’enregistrement, nous avons dû faire un break car le studio a déménagé. Tout s’est passé à Dreux au MI et MII et donc avions soit le choix entre attendre et enregistrer ailleurs avec quelqu’un d’autre que Didier Chesneau. Mais nous avons préféré être patients.

Cela a nourri notre réflexion car nous étions parti sur un plan plus orienté NIGHTWISH avec l’orchestre très en avant de changer d’idée de de proposer quelque chose de plus moderne avec de grosses guitares, une grosse rythmique et des refrains plus accrocheurs et plus présents.

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06. Comment trouvez-vous l’équilibre au niveau du chant entre les voix masculines et féminines ?

Finalement nous ne cherchons pas vraiment l’équilibre. La voix féminine n’intervient que si cela se justifie par la présence d’une femme dans l’action ou la scène illustrée dans la chanson en question. Pour cet album, un personnage féminin joue un rôle vraiment important d’où l’intervention de Béatrice Descamps sur plusieurs titres. Nous ne nous posons pas la question en termes d’équilibre, cela pourrait être simplement une touche ou même une omniprésence si cela se justifie au niveau de l’histoire. Tu trouveras ici pas mal de dialogue dans les deux chanteurs se répondent. Parfois Béatrice est totalement absente.

 

07. Le chant en anglais est-il une évidence ?

Non non, l’anglais s’est toujours imposé à nous. Globalement nous trouvons que cela passe bien mieux et les groupes chantant en français ne constituent pas forcément notre tasse de thé. Et puis en anglais tu peux toucher un public plus large et te connaître plus facilement hors de tes frontières.

 

08. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment travailler vous avec l’artiste ?

Donc pour celui-là nous avons bossé avec Alexandre Chaigne qui avait déjà réalisé les deux pochettes d’ASYLUM PYRE (http://alexartcreations.fr/). C’est un groupe que nous connaissons bien puisque Armendar y contribue et nous les avions rencontrés au studio chez Didier Chesneau. Nous avions aimé le travail fait sur leur album au niveau du visuel. Donc nous l’avons contacté et il nous a fait quelques maquettes. Il est doué pour retranscrire les ambiances et celle de l’univers Mylidian en particulier via les textures et les couleurs.

C’est du très bon travail et cela fait plaisir de vous un artiste de cette qualité. Bien sûr nous lui avons donné quelques pistes, il fallait le personnage principal, Antoine, transformé en vampire qui tue le cyber-traître, c’est un moment clé de l’histoire. Et pour le décor, nous voulions un paysage post-apocalyptique, l’illustration de la guerre que se livre les seigneurs. Et enfin l’église qui rappelle le côté omniprésent du religieux dans la société.

 

09. Vous annoncez dès le début travailler sur un trilogie. Voici les deux premiers chapitres, où en êtes-vous du troisième opus ?

Bien sûr l’histoire existe déjà. Nous avons des stocks d’idées et de riffs, disons que trois ou quatre chansons sont déjà bien avancées. Les idées sont là pour des instrumentales ou pour ajouter ensuite du chant dessus à voir. Cette année nous allons essayer de continuer à composer en parallèle des concerts avec un enregistrement si tout va bien pour 2015.

 

10. Vous avez partagez des scène avec des groupes divers de MISANTHROPE, VANDEN PLAS, ADAGIO. Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences ?

Nous avons appris… pas tant de chose que cela car nous avons-nous-mêmes une bonne expérience, nous avions déjà fait pas mal de concerts déjà à l’époque PHOENIX. Côtoyer ces groupes n’a fait que confirmer nos impressions, il faut être prêts, être capables de jouer dans différentes conditions. Les gens au final sont très humains et accessibles. Que ce soit dans un petit club ou sur une grosse scène, un groupe vient jouer et donner à faire voir son spectacle et il faut assurer même si tout n’est parfois pas idéal. Ce n’est souvent pas juste tu branches tes instruments et tu joues.

Nous utilisons des samples pour retranscrire la complexité de notre musique, toutes les orchestrations et une partie des chœurs. Nous ne pouvons pas tout faire seul sur scène. Mais nous mettons l’accent sur notre présence scénique. Nous avons maintenant deux guitaristes sur scène, Armendar au chant mais aussi Béatrice qui assure tous les refrains avec lui. Le bassiste Fabien assure lui aussi beaucoup de chœurs. Malgré les samples, le groupe est là et s’impose sur scène. Nous sommes plus agressifs, plus « métal » sur scène. La musique s’exprime vraiment plus et est moins adoucit par les orchestrations. Les guitares sont plus flagrantes, plus en avant. En studio pour que le son soit propre, il faut que tout soit carré et droit alors que là on se lâche plus.

 

11. Vous avez tourné récemment une vidéo pour la chanson « Cyberduel ». Comment cela s’est-il passé et appréciez-vous ce type d’exercice ?

Cela s’est très bien passé sur deux jours en totalité. Une première petite journée de tournage dédiée au groupe en train de jouer, les scènes live et le lendemain était consacrée à toutes les parties scénarisées, le kidnapping que l’on voit au début, l’opération avec l’implant matriciel. Ce côté-là était assez marrant avec tous les maquillages. Nous voulions des scènes très soignées pour avoir une belle dimension musique de film et donner envie de creuser le concept et l’histoire. Pas juste un groupe qui joue. Nous n’avons pas trop eu d’attente, j’ai surtout assisté à la partie groupe en live.

Tu attends parfois quand sont réalisés les plans musicien par musicien mais l’ambiance est bonne. La personne en charge fait pas mal de clips et de court-métrages et il nous guidait. C’était super réglé et la journée est vite passé avec à chaque fois des plans tournés vite et bien, une organisation très efficace. Si tout va bien, nous devrions encore faire un ou deux autres clips pour ce disque. Normalement nous devrions au moins avoir aussi « Opus Dei ». Avec un prêtre, dans un cadre visuel religieux, un beau potentiel…

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12. Qui a eu l’idée de proposé un string en vente dans la boutique dédiée au groupe ?

Ah ah ah, je ne sais plus qui a eu cette idée, cela date du merchandising du premier album en fait. Nous avons trouvé cela sympa et marrant comme goodies pas cher, que les gens puissent repartir pas simplement avec un T-Shirt. Moi, je ne connaissais que MANOWAR pour faire cela… NO RETURN aussi l’a fait à une époque.

 

13. Vu de Paris/Normandie, comment voyez-vous la scène métal française ?

Je suis le parisien de service, les autres sont en Normandie. La scène française étonne et montre un vrai gros potentiel je trouve. Certains groupes émergent et pourraient connaître un beau succès. Je citerai TANK qui monte sérieusement, ASYLUMP PYRE aussi. Bref du potentiel mais il est toujours très difficile de s’exporter et c’est là que le bât blesse. Il faut aussi se battre pour trouver des dates ou des premières parties dans les salles intéressantes. Il faudrait que nous puissions plus largement nous exprimer. Les groupes collaborent pas mal, ils montent des collectifs, montent conjointement des dates. C’est surtout au niveau des salles que faire jouer un petit plateau métal est périlleux. Ils préfèrent programmer des têtes d’affiche pour les remplir.

 

14. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour MYLIDIAN ?

A court terme des avons des concerts comme celui d’Eragny dans quelques semaines. Il faut voir tout cela sur notre site internet. Nous démarchons et finalisons des dates pour 2014. Ce serait une bonne chose si nous pouvions décrocher une belle première partie et cerise sur le gâteau un deal au niveau européen. On démarche les tourneurs et on verra bien.

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Love is All » de Roger Glover avec Dio et « Babe I'm Gonna Leave You » de LED ZEPPELIN

 

2. Le déclic qui t’as fait de lancer dans l’apprentissage de la guitare ?

C’est quand j’ai commencé à écouter AC/DC.

 

3. Premier album acheté ?

Back in Black d’AC/DC

 

4. Dernier album acheté ?

Le dernier JAMES LABRIE (Impermanent Resonance)

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Pour ceux qui ne vous connaitraient pas malgré une déjà belle carrière, pourriez-vous présenter TRUCKFIGHTERS à nos lecteurs ?

En réalité nous existons déjà depuis un bon bout de temps. Tout cela date de l’année 2001. Au début l’idée était de prendre du plaisir, de s’amuser en jouant un musique orientée desert rock ou stoner rock avec un nom de groupe tiré d’un livre pour enfants. Dès le début cela s’est fait en un éclair, nous avions le feu sacré dans nos veines et nous nous sommes lancés. Et puis nous nous sommes vite aperçus que cette activité était à la fois très amusante et aussi bonne pour nous. Donc nous avons mis plus de professionnalisme là-dedans et nous nous sommes lancés à corps perdus dans ce projet.

Les années ont alors vite passé avec un premier album en 2005, plus orienté stoner rock, puis un autre disque Mania en 2009, il y a près de cinq ans de cela et maintenant en 2014 Universe. Nous avons beaucoup évolué au niveau de nos influences et de notre son au cours de toutes ces années. Comme je le disais, notre premier disque était très orienté stoner rock et ce nouvel album Universe me semble plus varié, plus orienté rock alternatif, prog, et tout ce que tu voudras y voir.

 

02. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de Universe ?

En fait ce disque a été mis en boite au cours de nombreuses sessions d’enregistrement. Cela a été un long et difficile processus. En fait cela a dû prendre entre eux et trois années pour enregistrer Universe. Le travail n’a pas été continu, nous avons travaillé section après section avec parfois des semaines entre chaque sessions. Maintenant avec le recul et l’album entre nos mains, ce processus semble avoir été positif pour nous. La batterie est un bon exemple. Rien que pour cette partie-là, nous avons dû faire six ou sept sessions d’enregistrement différentes. Cela signifie que chaque titre possède, au niveau du son, un feeling particulier car, toutes les prises ne sont pas issues d’une même session.

Même chose pour la basse, la guitare et le chant, chaque élément a été enregistré de son côté avec des timings très différents. Cela apporte une puissance et un son organique à ce disque. Contrairement à d’autres où tu appuies sur la touche play et tu écoutes le même son pendant quarante-cinq minutes, l’auditeur trouvera ici une grande variété dans les chansons mais aussi l’approche sonore choisie. Chaque son a sa touche particulière.

 

03. Pourquoi avoir découpé ainsi les sessions d’enregistrement ? Question d’argent ? Choix artistique ?

Effectivement nous donnions en permanence des concerts en plus d’enregistrer l’album. Donc l’agenda a beaucoup joué. Nous ne sommes pas restés à la maison pendant un an pour enregistrer ce disque. L’année dernière par exemple, nous avons donné 90 concerts tout en terminant de mettre en boite ce disque quand nous étions à la maison. Ce choix s’explique aussi par le poste de batteur qui a évolué au niveau du personnel et cela interrompt forcément aussi le processus. Depuis nos débuts nous gérons notre propre label et donc il faut aussi faire toute l’administratif lié à notre business. C’est particulièrement ennuyeux mais nécessaire.

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04. En découpant ainsi l’enregistrement vous gagnez le côté organique du son mais vous risquez de perdre en homogénéité au niveau du son non ?

Tu as raison et c’est pourquoi ce fut un enfer pour mixer l’album, pour retrouver cet équilibre malgré l’origine varié des prises sonores. En terme de temps passé, chaque chanson pour son mixage a nécessité le temps habituellement consacré pour un album complet. Donc cela a pris un temps vraiment dingue. Mais cela valait la peine car le résultat est très bon, un album avec un son organique. Nous n’utiliserons pas la même approche pour le prochain disque. Des centaines d’heures pour arriver à ce résultat, c’est absolument dingue.

Comme nous sommes propriétaires de notre label et de notre studio, nous pourrions être paresseux et donc prendre un temps fou pour composer et enregistrer. Mais ce n’est pas le cas. Nous sommes perfectionnistes et donc nous voulons régler chaque détail. Il faut donc accepter de prendre du temps pour cela. C’est notre problème. Nous arrêtons de travailler sur une chanson, quand nous pensons qu’elle a atteint son plein potentiel, quand le résultat nous plait. Par exemple, je propose de solo de guitare de peut-être trente secondes sur la chanson « The Chairman ». Mais il m’a fallu cinq heures pour l’enregistrer. Et le lendemain pour plus tard, j’ai fait mon choix entre les différentes prises que j’avais réalisées.

Nous écrivons beaucoup de choses en studio, l’improvisation n’a pas vraiment sa place. Tout est là pour une raison et doit faire sens. Quand nous commençons une nouvelle chanson, nous en proposons une version simplifiée avec une mise en place basique. Tous les détails vont venir et être ajoutés en studio lors de la phase sérieuse de l’enregistrement. Et nous faisons cela pour tous les instruments et le chant également. Et si l’un de nous joue quelque chose à la guitare, les autres l’entendent pour la première fois car la chanson nait sous nos yeux et n’est pas encore finie. Si les autres n’aiment pas, je recommence avec un autre essai. Nous n’hésitons jamais à refaire telle ou telle partie si cela nous semble perfectible. Nous essayons beaucoup et donc nous jetons aussi beaucoup. Une fois terminée il faut assumer tes chansons pour le reste de ta vie.

 

05. Donc vous stockez dans vos tiroirs des trésors pour vos fans, des versions alternatives ou différentes de chacun de vos morceaux ?

Oui et en fait pour une chanson en particulier qui pendant longtemps a été longue et sur un rythme plutôt lent, très différentes de sa version finale. Et soudainement, nous avons fait table rase en prenant la chose avec une autre orientation tout en conservant le thème musical de base. Il est difficile de reconnaître la chanson entre ses versions. Nous ne conservons pas grand-chose de nos sessions à part les chansons finales. Et il serait plus drôle de travailler sur un nouveau disque que sur un album uniquement composé de versions alternatives de vieilleries.

 

06. A quelques jours de la sortie du nouvel album, pouvez-vous l’écouter avec plaisir ou n’entendez-vous que les défauts ?

Oui nous l’écoutons encore très régulièrement. Nous n’avons pas beaucoup de temps, nous aimerions pouvoir l’écouter plus souvent mais nous en sommes très heureux et fiers. Les chansons sont bonnes et nous n’en sommes pas encore saturés. Quand tu as lancé le processus de pressage des cds, tu peux tout laisser derrière toi, le stress, la pression, tous les bagages que tu peux accumulés pendant les semaines ou les mois d’enregistrement. Tu peux alors écouter tes chansons juste pour le plaisir.

 

07. Quelles évolutions de votre point de vue entre Mania & Universe ?

C’est encore meilleur et nous pensons bien sûr en ce moment que Universe est notre meilleur disque, le meilleur qui n’est jamais été enregistré. C’est plus mélodique, plus progressif, plus heavy, plus extrême d’une certaine façon. L’évolution a été naturelle depuis nos débuts plus orientés classic rock et stoner. C’est les TRUCKFIGHTERS, et nous continuons à avancer.

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08. Que pouvez-vous nous dire de la pochette, quelle signification doit-on comprendre ?

Nous ne pouvons donner aucune explication sur les aspects symboliques de cette pochette car nous n’en avons aucune idée. C’est l’artiste en charge de sa réalisation qui nous a proposé ce visuel. Nous lui avons simplement dit, le titre de l’album est Universe et fait nous une pochette à partir de ça ! Ce titre reflète bien le temps et les efforts consentis pour faire exister ce disque. Cela nous a consumé et c’est notre univers. Nous avons quand même précisé que nous souhaitions voir des éléments mystiques. Et il faut le prendre comme une métaphore de notre petit univers des TRUCKFIGHTERS. C’est son interprétation.

Il n’y a rien de caché ici, et si nos fans trouvent des détails et des explications cohérentes qu’ils nous les envoient ! Il faudra faire un concours pour trouver la meilleure théorie. Il y a de nombreux symboles historiques mélangés. Comme nos vidéos, le visuel est surprenant et varié pour un groupe comme nous.

 

09. Est-ce important pour vous de proposer aux fans des éditions limitées de vos albums, une édition vinyle par exemple pour celui-là ?

Oui tout à fait. Nous possédons le label qui nous éditent donc nous faisons ce qui nous plait sans vraiment regarder les ventes. Nous ne regardons pas trop les budgets, quelqu’un vient avec l’idée de sortir un disque sous tel format, nous trouvons cela génial et nous le faisons. Nous suivons l’enthousiasme de nos proches et des fans pour sortir des éditions limitées et collector. Nous pensons émotion et ensuite seulement budget. Nous bénéficions d’une liberté artistique totale et nous en profitons. Nous aimons les vinyles. Nous ne sommes pas nostalgiques de tout cela, nous travaillons en analogiques mais avec les moyens informatiques modernes, avec Cubase par exemple. Certains disent que le son est meilleur au format vinyle par rapport au Cd, je n’en suis pas sûr.

 

10. Que pouvez-vous nous dire de cette récente tournée aux USA, comment cela s’est-il passé ?

C’était génial d’être dans le désert, le désert américain, c’est cool ! Nous sommes allés là où tout à commencer pour tant de groupe de desert rock et stoner ont commencé. Et tous ces mecs de KYUSS et d’autres groupes nous connaissaient et semblaient apprécier notre musique. Nos concerts étaient pleins à chaque fois et ce fut un sacré plaisir. Nous avons réussi à nous faire un nom auprès de ces légendes du desert rock et du stoner ! Nous ne savions pas à quoi nous attendre et nous avons réuni plus de 400 personnes à Los Angeles alors que nous étions pour le première fois en Californie. C’est dingue.

Mais simplement le fait de conduire de Californie vers l’Arizona, à travers le désert, sept heures de voyage uniquement à travers le désert en écoutant à fond dans la voiture tous les disques de TRUCKFIGHTERS, ce fut une sacrée expérience. Une expérience religieuse ! En deux semaines nous avons donné une quinzaine de concert avec un jour off et un jour avec deux concerts programmés.

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11. Quelle était votre démarche pour le projet Truckfighters – Fuzzomentary ?

Nous n’avons rien demandé ni rien programmé mais les réalisateurs nous avaient interviewés. Il nous ont vu en concert lors d’un festival en Allemagne et après le show ils nous on dit que c’était la meilleure chose qu’ils avaient jamais vu et souhaitait tourner un film sur nous. Et nous avons dit ok sans nous attendre à ce que cela devienne un vrai film. Un an plus tard, nous avions enregistré Mania et ils sont venus nous suivre quelques jours. Ils ont tournés des concerts et ils ont parlé de nous avons d’autres artistes. Nous n’avons vu que le résultat final, et c’était génial. Finalement nous n’avons fait que le financement du pressage physique du DVD.

 

12. Vous avez tourné un vidéoclip pour la chanson “Prophet”. Comment cela s’est-il pasé et appréciez-vous ce genre d’exercice ?

Ce tournage a été vraiment bizarre car nous avons tourné devant des écrans verts et donc difficile de se faire une idée du résultat final. Une caméra nous tournait autour et il fallait faire comme si. Cela a pris plusieurs heures pour mettre le tout en boite. Nous aimons le résultat c’est sympa. Le directeur de la vidéo avait une grande liberté pour faire ce qu’il voulait. Sur le plan musical nous voulons être en contrôle mais sur les aspects visuels nous faisons confiance et laissons les autres interpréter notre travail.

 

13. La position de batteur semble être délicate au sein du groupe, vous avez beaucoup change de musicien. Que se passe-t-il ?

C’est le hasard, notre batteur est assis sur un siège éjectable. Donc si on ne fait pas attention on peut presser le mauvais bouton. Pour être plus sérieux, l’un de nos anciens batteurs est parti déjà trois fois du groupe et chaque fois il nous quittait après avoir fumé trop d’herbe. Cela l’intéressait plus que la musique. Un autre nous a quitté car ses poignets étaient endommagés et il ne pouvait plus physiquement jouer. Un autre ne supportait pas de faire partir d’un groupe, un autre en avait marre de jouer de la batterie… Donc nous avons déjà usé cinq batteur et nous verrons bien pourquoi Poncho nous quittera. Mais nous souhaitons un line-up stable et conserver longtemps notre batteur dans le groupe.

 

14. Que pensez-vous de la scène rock suédoise ?

De bonnes choses et de très mauvaises choses en même temps. Il existe beaucoup de très bons groupes en Suède mais les endroits pour jouer sont assez limités finalement. Entre les bars et les grandes salles, il n’existe pas grand-chose. Les grands groupes actuellement en Suède sont plutôt mauvais. SABATON est le plus mauvais groupe en ce moment en Suède et ils sont également parmi les plus populaires. JE les déteste. Même chose pour HAMMERFALL, énorme, tout le monde semble acheter et c’est pourtant très mauvais.

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15. Vu de France, nous avons parfois l’impression qu’il suffit d’arrêter n’importe quel suédois dans la rue à Stockholm ou Malmö pour trouver un type qui joue de la guitare comme Malmsteen … Est-ce vrai ?

Il existe c’est vrai des explications pour cela. D’abord les hivers sont longs et donc il faut bien s’occuper. L’organisation scolaire fait beaucoup pour cela car tu peux essayer facilement un instrument à l’école dès le plus jeune âge, avoir accès à des instruments facilement. Donc tu peux essayer jusqu’à trouver l’instrument qui te plait et ensuite facilement pratiquer. Cela aide à donner à chacun une solide culture musicale et aux plus courageux un bon bagage technique. Le gouvernement aide à tr avers ces écoles musicales ouvertes à tous. Le prix est bas car le gouvernement finance largement. Donc le système facilite la recherche des talents. Cela aide aussi à trouver des salles de réception à un prix très bas tout en ayant tout l’équipement nécessaire.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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En concert

28 Février – Divan du Monde Paris, France

07 Mars – AB Bruxelles, Belgique