Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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Etre invité à une conférence de presse avec l’un des membres de GHOST ne se refuse pas. Que l’on déteste où que l’on adore, les suédois ne laissent personne de marbre et c’est déjà un véritable exploit de nos jours. Désormais tout le monde semble blasé. Ok, on aurait aimé voir Papa Emeritus II mais bon on va se délecter quand même avec joie d’un Nameless Ghoul. Dans le cadre bien sympathique du Hard Rock Café parisien, il y avait la foule des grands jours ce soir-là. Quelques personnalités du petit monde métal comme Laurent Karila (ami et contributeur de SATAN JOKERS) ou encore Stéphane Buriez (LOUDBLAST) dans la salle. Tous les principaux médias, audio, vidéo et webzines français étaient bien présents pour cette messe improvisée.

En attendant l’arrivée de notre invité costumé, nous subissons en fond sonore l’EP If You Have Ghost récemment sorti dans les bacs. Se taper quatre ou cinq fois de suites ces reprises et ce titre live confirme le peu d’intérêt du disque. Après une première découverte, l’auditeur que je suis s’ennuie profondément de ces reprises trop proche des originales et sans aucune magie. Je confirme encore et encore ma chronique, les suédois auraient mieux fait de s’abstenir. Bref, la Goule arrive et la conférence de presse peut débuter.

Commençons par saluer le professionnalisme de l’artiste. Notre ami tout vêtu de noir semble être extrêmement à l’aise, parle un anglais immaculé et réponde toujours avec humour et intelligence aux questions posées. Alors qu’il vient de se taper une journée de promo avec deux cents fois les mêmes questions, il parait être toujours frais et enthousiastes. Par contre, je n’en dirais pas autant pour son public. La salle a beau être bondé, cette conférence de presse s’avère poussive tant les questions se font rares et il faut le courage des cinq ou six mêmes (dont votre serviteur) pour raccourcir le passages trop réguliers des anges. Notre amie goule a dû parfois se demander où il était…

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Voici les deux questions que votre serviteur aura posées et leur réponses:

01. Vous avez publié votre album il y a environ six mois de cela. Pourquoi proposer déjà si vite un nouvel EP, fallait-il déjà rallumer la flamme ?

En réalité nous avons enregistré les chansons qui apparaissent sur l’EP avant l’album lui-même. Initialement, ces chansons avaient été sélectionnées pour être ce que tu pourrais qualifier de faces B. Mais quand Dave (NDLR : Dave Grohl FOO-FIGHTERS, ex-NIRVANA) est entré dans l’équation, nous avons changé d’avis et fait le choix d’enregistrer ces reprises avec lui aux manettes. Avec Dave à nos côtés et comme ces chansons étaient plus accessibles que nos propres compositions, nous ne voulions pas que ces reprises se mélange avec notre album.

Nos propres chansons ont toujours une dimension « sale », un élément de gêne que tu ne peux retrouver dans un genre plus accessible et mainstream comme ces reprises de tubes connus dans le monde entier, à la radio. Donc nous ne voulions pas que ces titres fassent de l’ombre à nos chansons au sein de l’album. Donc ces titres sont devenus une sortie à part entière à travers cet EP publié actuellement, assez loin de l’album pour que le second ne parasite pas le premier. Cela nous a permis de rester vivants (rires) !

 

02. Vous revenez à peine d’une tournée en Amérique du Nord. Avez-vous des anecdotes à nous narrer à propos de ces concerts ? Comment avez-vous été perçus dans une Amérique souvent très puritaine ? 

De ce point de vue il ne s’est pas passé grand-chose. Les gens sont très polis. Bien sûr AVENGED SEVENFOLD, tête d’affiche de cette tournée, à un attrait plus accessible, plus mainstream que nous. Même s’ils peuvent traîner une image de mauvais garçons parfois, ils apparaissent être en réalité beaucoup plus sains que nous pour le public US. Donc nous savions dès le début qu’une partie de leur public, en particulier dans le MidWest allait réagir négativement vis-à-vis de nous. Mais notre objectif était simplement de nous faire mieux connaître et attirer de nouveaux fans. Et à chaque concert je pense que nous avons réussir à conquérir à chaque fois la moitié du public. A chaque fois tu vois des gens faire des grimaces en nous voyant. Croyez-moi je suis en train en ce moment même de reproduire leurs grimaces (NDLR : on ne voit rien bien sûr puisqu’il porte un masque) et c’est super drôle !

Mais ce qui est amusant aux Etats-Unis où nous avons déjà beaucoup tourné en tête d’affiche c’est de constater la nature de notre public. Tu y verras souvent des pères et mères accompagnés de leurs enfants. A chaque fois, je vois au moins un enfant lors de nos shows. Et c’est la même chose pour AVENGED SEVENFOLD. Et donc tu vois ce gamin de huit ou neuf ans très enthousiaste et excité qui exprime toute sa joie : « Yeaaah ! ». Ils ont le t-shirt, ils battent des mains… Et en même temps, de l’autre côté de la salle tu as des parents similaires qui par contre sont eux dégoutés et atterrés et tente de couvrir les yeux et les oreilles de leurs enfants pour que nous notre musique ne les touche pas.

Donc nous avons vu pas mal de comportement de ce type mais ce ne n’est pas agressif envers nous et nous pouvons comprendre cette réaction. Si tu es religieux, que tu emmènes tes enfants voir AVENGED SEVENFOLD et que tu dois subir contre ton gré notre image et notre musique, bien sûr cela risque d’être un choc pour toi.

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La fin de la conférence de presse a été un peu poussive avant que le Nameless Ghoul nous quitte. Et là je dois bien avouer avoir fait ma groupie de base. Comme bien d’autres j’étais fier et excité de pouvoir faire une photo en compagnie de notre ami suédois masqué. Il m’a beaucoup impressionné lors de cette conférence de presse par sa disponibilité et son professionnalisme. Gimmick sans aucun doute mais le costume lui confère une vraie présente, une belle aura de mystère. J’en suis ressortir tout retourné et excité de pouvoir rapidement les revoir sur scène en France au mois de mars 2014 et d’écouter le prochain album, déjà dans les tuyaux, au printemps 2015.

Tous nos remerciements à Roger WESSIER & Olivier GARNIER (Replica Promotion) 

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Chronique de l'EP ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs OPERADYSE ?

Damien Marco (Guitares): Nous sommes un groupe de Power symphonique, français. On essaie de s’éclater, de prendre un maximum de plaisir en faisant la musique qui nous plait. Donc tu as devant toi Franck au chant, moi-même à la guitare, Bastien aux claviers, Manu également chez ULTRA-VOMIT à la batterie et Stéphane à la basse. L’aventure est née en 2006 mais ce n’était pas vraiment OPERAYSE à l’époque, plus un groupe de garage, nous faisions alors des reprises.

 

02. Comment vous sentez-vous quelques semaines avant la sortie de Pandemonium ?

Franck Garcia (chant): Excités

DM : Oui absolument excités. Maintenant nous avons déjà connu une première sortie, au Japon. Et c’était déjà agréable. Là cela va sortir un peu partout alors les attentes sont grandes de notre côté. Je pense que ça va être pas mal, il existe déjà une effervescence sur internet et les réseaux sociaux. Les premières chroniques sortent alors qu’il n’est disponible qu’au Japon, il s’agit vraiment d’une bonne sensation.

FG : Bien sûr tu as toujours le doute, savoir comment les gens vont accueillir ce disque. Maintenant c’est le même état d’esprit que tu peux avoir avant de monter sur scène. C’est un trac assez proche mais juste beaucoup plus long. Cela reste du plaisir, la consécration de plusieurs mois de travail un aboutissement. Les chroniques pourries ont ne vas pas insister, si on se ramasse, on se ramasse.

DM : Nous avons déjà reçu du positif et cela rassure quand même, cela prouve qu’il y a du positif à prendre. Un chroniqueur allemand nous a mis un beau 10/10 et album métal de l’année devant RHAPSODY. Le seul élément pour nous c’est que des gens kiffent l’album, nous n’en demandons pas plus. C’est du réconfort.

 

03. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Pandemonium ?

FG : Cela s’est fait avec beaucoup de travail, beaucoup de sérieux mais sans que cela devienne douloureux ou une souffrance pour nous. L’ambiance est resté très bonne mais si nous correspondions principalement par mail, sans avoir la personne forcément en face de soi. Chacun des messages distillaient beaucoup de positivité et cela se ressent forcément au sein de l’album.

DM : Cela s’est fait en plusieurs fois. La première partie fin de l’été 2012 avec 10 jours je crois pour les batteries. Au début de l’automne le reste du groupe est monté au studio alors que Manu avait déjà enregistré ses parties. Et donc nous avons alors complété l’enregistrement avec tous les autres ingrédients. Grosso modo, si tu prends tout en compte, on parle d’un processus de trois à quatre mois pour l’enregistrement. Un peu moins peut-être…

FG : Oui dix jours de batterie, deux semaines pour le chant et les chœurs qui ont été très longs à mettre en boite. Tous les claviers avaient été quasiment préenregistrés avant donc tout mis bout à bout cela doit faire un mois et demi. Mais le tout a été réparti sur une plus longue période, six mois, nous n’avons pas tout enchainés. Je n’étais pas tout le temps disponible mais j’ai du matériel d’enregistrement chez moi donc c’est plus facile de le faire à la maison. Mais pas tout seul non plus et donc je me suis fait épauler par Damien et Bastien. Ils étaient aux commandes et moi je restais derrière mon micro. Donc cela s’est fait comme cela.

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04. Pourquoi enregistrer aux Drudenhaus Studios plus typé musique extrême ?

DM : Manu avait déjà testé et approuvé puisqu’il y a déjà travaillé avec ULTRA VOMIT et ERA NOVA. Le professionnalisme de l’équipe sur place et en particulier de Benoit Roux a beaucoup joué. Il t’apprend des choses sur chaque instrument, tu sors de là plus fort. Il a un regard très critique mais constructif et donc tu vas progresser à chaque fois. En sortant, tu ne joues plus pareil. Il dit les choses et ne vient pas juste encaisser ton chèque.

FG : Il veut vraiment valoriser ton travail et fait tout pour y arriver, avec le groupe. Son but c’est que tu sortes grandi de ton passage dans son studio. Musicalement il t’apporte son expérience et son savoir.

DM : On a passé des heures au téléphone avant pour en parler pour qu’il cerne nos envies et nos objectifs. Ensuite il met tout en œuvre pour atteindre tes buts. Ce n’est pas juste, bonjour, enregistrement et départ avec une galette. Quand nous sommes arrivés en studio, tout était écrit, il n’y avait pas de surprise de ce côté-là, on avait déjà fait un gros travail en pré-prod.

 

05. Quelle est votre processus de création dans le groupe ?

FG : C’est pas un dictateur. C’est Damien qui porte la création et qui élabore les chansons mais sans rien imposer, vraiment pas un dictateur. Cela ne se voit pas forcément car si tu lis les crédits des chansons tu verras paroles et musiques signées par Damien mais c’est un gars qui demande l’avis des autres, qui jettent beaucoup lui-même par autocritique. La base vient de lui mais il n’impose rien. Chaque fois il nous demandait si cela nous plaisaient. Et bingo à chaque fois il a fait mouche et nous avons adhéré. Quand c’était pourri, on lui disait et donc il modifiait la partie en question.

DM : Oui c’est vrai cela se passe comme ça. On échangent des fichiers entre nous. Du genre « aujourd’hui j’ai composé cela qu’est-ce que vous en pensez ? ». Les bases des chansons sont là et puis bien sûr la composition peut alors connaître une évolution avec les chœurs et le chant par exemple. Les arrangements évoluent car je compose des parties de batterie mais Manu va y apporter sa patte et l’adapter à son jeu. Je n’impose pas au batteur ses breaks et son feeling.

FG : Pour revenir sur le travail de Manu, si tu écoutes juste ses parties de batteries, elles sont supers. Rien que cela vaut largement l’écoute, uniquement la batterie. Tu verras que chaque action musicale derrière que ce soit des claviers, la guitare ou des chœurs est accentuée et mise en valeur par la batterie avec un break, un rythme quelquechose de fort.

DM: De sa bouche même un des albums les plus « chaud » à enregistrer.

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06. Dans le métal symphonique le principal défi est de trouver l’équilibre entre technique et mélodie. Quelle est votre démarche ?

DM : C’est naturel tout en faisant attention à cet équilibre. Dans le monde des guitariste j’en apprécie beaucoup mais j’ai quand même du mal à trouver exactement chaussure à mon pied. En général je suis rarement 100% d’accord. Souvent le guitariste métal veut se mettre en avant, montrer qu’il joue bien et qu’il joue vite alors que moi je préfère me mettre eu un peu en retrait du reste, fondu avec le reste de la musique. Je ne veux pas aller dans la surenchère su solo, en jouant super vite. Un peu oui mais il faut que cela raconte quelquechose et contribue à l’album. Je veux faire chanter la guitare.

FG : L’idée c’est bien de proposer de la musique vraiment.

DM : Si t’aimes les mecs qui jouent à 200 à l’heure, tu seras plus intéressés par DRAGONFORCE ou PATHFINDER. J’aime beaucoup moi-même mais c’est déjà fait. J’aime la bonne note qui arrive au bon moment. Même avec Malmsteen, cela devenait tellement trop qu’à la fin cela perd son sens. Alors que la bonne petite montée au bon moment apporte un vrai plus. C’est pas une épreuve de force.

 

07. Côté business, comment cela se passe-t-il pour signer avec Sonic Attack/SPV et Japon avec Avalon / Marquee ?

DM : Il n’y a pas d réel secret. Nous avons beaucoup bossé et avons surtout fournir un produit fini. L’album était complet, terminé, enregistré avec l’artwork. Nous avions les bandes sorties de studio et entièrement finalisées. On a alors créé un press-book sur internet et nous avons tout simplement démarché. Un des premiers à nous contacter c’est Karl, le manager de Sonic Attack (NDLR : Karl Walterbach). Et c’est lui qui nous a dit moi cela m’intéresse mais il faut d’abord que je vérifie si mes contacts au Japon sont également intéressés. Il a vérifié et est revenu vers nous disant c’est ok pour moi et le Japon également. Et on ne sait pas que c’est Avalon / Marquee. Deux jours plus tard, il nous dit, à au fait, je ne l’ai pas précisé mais au Japon c’est un des gros labels, Avalon / Marquee. Bam, premier champagne !

Puis quelque jours plus tard, il précise qu’il vient de signer avec SPV et que nous serons donc distribués par eux ! Re-champagne. Pour info Sonic Attack c’est Karl qui avant avait Noise Records. Il a revendu en 2001 quand cela fonctionnait moins et il a remonté Sonic Attack. Il a fait voir le jour au premier Keepers d’HELLOWEEN. Finalement nous avons eu de la chance, la recherche de label a été super rapide. Cela n’a pas dû prendre plus de deux mois entre le moment du début du démarchage et le contact avec Karl.

FG : On a vraiment fait les choses dans l’ordre. On s’est rencontré et cela a bien collé, on a beaucoup bossé, enregistrement, artbook, pressbook et démarchage. Chance oui mais un gros travail aussi. Rien n’est venu tout seul. Maintenant il faut un produit fini et investir surtout pour un nouveau groupe. L’investissement est important.

DM: Il y a eu d’autres labels intéressés, en Allemagne aussi. Limb music pour ne pas les citer.

 

08. Pourquoi attendre 1 an pour le sortir cet album ?

DM : L’album est prêt depuis début janvier. L’attente vient de l’initiative du label qui souhaite faire les choses bien et prendre le temps de mettre en place une solide campagne de promo… Notre boulot c’était de faire un bon travail et de proposer un bel album et eux devaient le « marketer » au mieux également. Donc il y a beaucoup de préparation, beaucoup d’échanges de mail, ils voulaient être rassurés car nous venions de nulle part. Si tu prends un peu de distance, c’est allé quand même vite.

En mars nous avons contact avec Sonic Attack, le temps de négocier avril la signature du contrat , mai juin pour l’artwork qu’il faut adapté au pressage du disque. Septembre pour une sortie…. Cinq mois ce n’est pas si long. Sortie Japon nickel avec Avalon et Sonic Attack a voulu décaler de quelques semaines finalement la sortie finale mais c’est leur choix, on respecte.

FG : Cela nous a laissé aussi le temps de retomber sur nos pieds à la sortie du studio. Tout c’était quand même vite enchainé avant donc il faut souffler et préparer la suite pour un business plan… Il ne faut pas faire n’importe quoi.

 

09. Vous avez fourni un bonus track pour le Japon ?

FG : oui un titre de plus. DM : Il s’agit d’un titre supplémentaire, une sorte d’outro chantée mais pas métal, un titre purement sympho avec la voix. C’était pas prévue, on l’a enregistré rapidement, le premier titre composé à deux avec Franck car il faut vite. Karl nous dit dans 15 jours il me faut un titre en plus pour le Japon. Donc j’appelle Franck et lui dit: "viens à la maison, on assemble nos idées et on fait un truc bien !".

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10. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment avez travaillé avec Andreas Zafiratos ?

FG : On ne voulait retomber dans quelque chose de déjà fait donc un artiste déjà beaucoup utilisé par d’autres groupes. On savait que l’on pouvait affronter la critique facile sur le style et l’univers fantastique et le chevalier à l’épée… Donc on veut quelqu’un avec une patte et on a cherché sur le site Deviantart. Nous sommes alors tombé sur lui et il nous a séduit. Et donc nous l’avons cadré pour avoir un visuel proche des paroles.

DM : A la base on devait travailler avec Genzoman mais avec KERION et FAIRYLMAND cela faisait beaucoup. Puis on s’était dit Jean-Pascal Fournier et donc il a fait une pochette, nous l’avons et elle est géniale mais nous aurions aussi pris des gifles car elle reste assez traditionnelle, un ange avec une épée donc on aurait pris des boites. Les premières ébauches en noir & blanc pourtant d’Andreas nous ont tout de suite convaincue, nous avions le personnage. Tous les cinq ont a kiffé. Si tu veux en voir plus, dans l’album, toutes les pages sont illustrées. Ça prend du temps mais il bosse hyper vite. Impressionnant dès nos remarques, il changeait et c’était top. Le logo vient du claviériste, c’est son œuvre. Un mec talentueux aussi.

 

11. Comment voyez-vous la scène métal Montpellier et française ?

DM : J’ai l’impression qu’il y a un tournant qui se passe en ce moment. Il existait un gros manque de solidarité à une période et on avait l’impression que le monde métal était en froid les uns aves les autres.

FG : Tout le monde était dans une boite, toi tu fais du Black, toi du Death, du Power symphonique et personne ne se parle ou collabore.

DM : Mais il existe tellement de bonnes choses dans tous styles c’est impressionnant et il est super difficile de suivre .Moi-même j’écoute de tout en termes de styles : SEPTICFLESH, DIMMU BORGOR, CRADLE OF FILTH… L’émission de M6 sur le Hellfest a peut-être solidariser les gens sur la scène française. Cela se structure de plus en plus.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

DM : C’est trop dur. En ce moment ce serait Archangel de TWO STEPS FROM HELL. C’est purement sympho. TWO STEPS FROM HELL est une société américaine de production musicale spécialisée dans les musiques de bande-annonce. Sinon WINTERSUN c’est une belle découverte.

FG : Pour ma part, en ce moment, je redécouvre l’album acoustique d’HELLOWEEN. En ce moment c’est ça.

 

2. Premier album acheté ?

FG : Piece of Mind d’IRON MAIDEN

DM: Moi un best-of de GAMMA RAY, Blast from the Past

 

3. Dernier album acheté ?

FG : Je suis sur Deezer. Le dernier téléchargé ? DREAM THEATER le dernier. J’en suis à la moitié et je suis pas vraiment convaincu par ce demi-album. A confirmer.

DM: CRADLE of FILTH leur album sympho

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

Chronique de l'album ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs HOLY CROSS ?

Adrien LIBORIO : Et bien nous sommes une joyeuses bande de cons. Très clairement. Nous sommes cinq : chanteur deux guitaristes, basse et batterie. Et on est là depuis fin 2006. Le groupe existait déjà avant mais il a fallu du temps pour trouver les bonnes personnes. On a commencé les concerts en décembre 2006, une démo l’année suivante. Notre premier disque est sortie n 2009 et cette année en 2013 voici le second disque, Place Your Bets. Nous proposons du heavy métal avec pas mal d’influences comme des touches trash ici et là. Et enfin nous sommes un groupe français, de Saint-Etienne plus exactement.

 

02. Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

Nous cherchions une identité comme tout groupe qui se forme. A l’époque on avait le délire autour de la mythologie nordique et donc en cherchant sur internet nous somme tombé sur un symbole, cette croix de la mythologie nordique. Elle apparait sous la forme du lustre sur le nouvel album. C’est une croix nordique, cinq croix qui en forme une seule, un symbole de ralliement, qui nous uni. Le choix du nom est venu de là. Le logo je l’ai dessiné en cours de sciences physiques lors de mon BTS CIRA (Contrôle industriel et régulation automatique) un lundi matin entre 8h et 10h. Je me faisais vraiment chier car le prof était nul donc j’ai passé le temps à dessiner ce logo. Merci le prof de physique, il est super sympa mais très chiant en cours.

 

03. Une semaine après la sortie de ce nouvel album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Enfin, on peut lâcher ce nouvel album dans la nature et passer aux concerts. Là pendant huit à dix mois nous étions constamment sur la brèche, sous pression pour composer, enregistrer ce disque du mieux possible, la tête dans le guidon. Nous passons à autre chose, aux concerts, il faut que cela s’arrête, se finisse car le processus est super long. Nous voulons défendre ces chansons sur scène, rencontrer des métalleux et c’est là que nous atteindrons notre apogée de plaisir. Comment l’album est perçu c’est important mais tu n’y peux rien. Tu sais que des gens vont aimer et d’autres détester mais on fait de la musique pour nous d’abord, pour nous faire plaisir.

Nous ne sommes pas des professionnels, nous n’en vivons pas, chacun a un boulot à côté donc il s’agit d’assouvir une passion en faisant de notre mieux, pour que cela nous plaise avant tout et ensuite advienne que pourra. C’est de l’éclate pour nous et ce serait dommage de ne pas faire ce que tu veux. Il n’y a pas de stress du succès, nous faisons les choses bien mais si l’aventure un jour doit d’arrêter c’est que nous aurons atteint un palier. Nous faisons tout pour que cela dure encore et encore mais sans se prendre la tête. Nous restons les gros cons que nous sommes sans stress inutile.

 

04. Quelles sont vos principales influences ?

Déjà individuellement chacun d’entre nous est très éclectique dans ses goûts musicaux, nous sommes loin du cliché du métalleux avec des œillères qui n’écoute qu’un seul genre de musique. Moi-même j’écoute du classique, de la pop, de la variété italienne, de la dance old-school… Le batteur et le bassiste aiment l’électro à la JUSTICE que j’apprécie également. Donc tout cela ne se retrouve pas dans notre musique mais cela joue une petite part quand même. Cela forge quelque chose. J’ai commencé à apprendre la guitare avec AC/DC donc j’aime les grosses rythmiques. Côté influences il faut rechercher cela du côté du métal des années 80-92 avec JUDAS PROEST, IRON MAIDEN. Plus récemment tu trouveras des touches à la MEGADETH, nous voulions élargir notre spectre, on ne se fixe aucune barrière. Pourquoi se limiter alors que cela ne pourrait que gêner de la frustration. Nous laissons notre instinct et nos envies parler.

 

05. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Place Your Bets ?

Généralement, 75% du temps, j’amène les premières ébauches, les premiers riffs. Je propose un thème ou une couleur sur une nouvelle chanson. Et là soit ça parle ou ça parle pas aux autres. Si les autres ne sont pas réactifs on met de de côté et un beau jour cela ressortira avec une évolution, une maturité. Si tout le monde accroche, on travaille tous ensemble pour lui donner corps et la faire évoluer. Il y a beaucoup de discussions, d’échanges au sein d’HOLY CROSS. Pas forcément que sur le plan musical mais également sur le ressenti de chacun, voir si un passage doit être modifié ou accéléré pour coller encore plus à l’esprit du groupe… On parle beaucoup et tout le monde se comprend et la musique est évidente. J’aime beaucoup ce mot car quand la musique est évidente, elle coule de source est tout vient naturellement. Pour un groupe, c’est alors gagné.

Nous avons fait une autoproduction au DLM studio qui appartient à notre batteur. Il est ingénieur du son. Cela a duré environ deux ou trois mois maximum. Mixage au DLM également avant un mastering au Finnvox en Finlande. Comme sur Under the Flag en gros. C’est un gros avantage de bosser chez soi, moins de stress et le temps disponible pour faire les choses correctement. Nous sommes très concentrés en studio et cela fatigue énormément. Tes oreilles bouffent toute la journée du son, des décibels et cela fatigue.

 

06. Le chant en anglais a-t-il toujours été une évidence ?

Et comment vous partagez-vous le boulot pour l’écriture des paroles ? Le chant en anglais était une évidence. En français cela fait kitsch, un peu ringard sans vouloir être méchant. L’anglais est universel, le sonorité est meilleure, ça pète plus, musicalement c’est punchy. Le chant en allemand est horrible, ce n’est que mon avis, alors que l’anglais parle tout seul. Moi je suis à la base des thèmes mais c’est notre chanteur Mickey (NDLR : Mickaël CHAMPON) qui a fait un gros boulot sur les paroles avec l’aide précieuse de notre notre autre guitariste Loïc (NDLR : Loïc CHALINDAR). L’idée c’est que je suis arrivé avec mes compos en disant voilà, cela a telle énergie, telle couleur musicale. Cela t’inspire-t-il un sujet ? Et c’était oui à 99% et je leur laissais alors le bébé. Cela a super bien fonctionné comme ça !

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07. Quels sont les thèmes de Place Your Bets ?

Sur Under the Flag nous étions plus jeune, moins mature plus fortement liés à nos influences. Donc il s’agissait d’un album vraiment pus identitaire, nous étions tout jeune sur le marché bien que je déteste ce mot. Pour ce deuxième nous voulions de trucs plus actuels, plus graves, les problèmes sociaux, les maux de notre société moderne. Le fil rouge de cet album est le choix foireux que nous pouvons faire individuellement pour essayer de nous en sortir. L’exemple c’est le mec qui vit difficilement, il a divorcé, il a des enfants et pour améliorer cela, comme un imbécile, il prend sa paye et va la jouer au casino en espérant résoudre ces problèmes. Et malheureusement cela arrive beaucoup de nos jours. On parle de la folie, la liberté, des sujets actuels, moins conventionnel, dragons, épées, nous sommes passés à autre chose. A cet instant de notre vie, nous avons eu envie de faire cela.

 

08. Vous avez signé avec Pure Steel Records, comment cela s’est-il passé ?

On fait une musique qui plait en Allemagne. Under the Flag proposait déjà une musique très germanique à la base et ils nous avaient contacté par l’intermédiaire de je ne sais plus qui pour la démo je crois au départ. Et quand notre premier disque est sorti, nous avons recherché un label, un distributeur. Nous les avons contacté et ils ont été intéressés et ils ont fait un super boulot. Pure Steel Records a été très enthousiaste alors que finalement peu de gens avait fait part d’un intérêt quelconque pour nous. Nous avions arrosé large. Donc on a signé, le boulot a été super, nous sommes passés au sein du mag Rock Hard en Allemagne via une chronique et sur le magazine Heavy également via une interview et une chronique. Vraiment des gros acteurs outre-Rhin.

La promo a été mondiale. Sur les mille Cds que nous avons pressés, une partie est allé au Japon, aux USA. L’album était dispo en France à la FNAC, chez Chapitre, saturne, Virgin, même chez Leclerc… Donc on a vite su que ce n’était pas des amateurs. Donc pour ce second opus, nous retravaillons avec eux avec d’autres acteurs comme aujourd’hui avec Replica Promotion. 

 

09. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment avez-vous travaillé avec une pointure comme Andreas Marschall (BLIND GUARDIAN, RAGE, RUNNING WILD) ?

Cela a été tout simple. Via son site internet, nous l’avons contacté via un mail courtois et c’est tout. C’est un mec simple, très sympa, très accessible, même financièrement. Et il est ultra professionnel. On lui a envoyé le premier album pour nous connaître et lui donner notre esprit. Ensuite nous lui avons transis un mail hyper détaillé sur ce que nous voulions pour notre futur projet. En fait plus tu lui donnes de billes mieux c’est pour lui pour bosser. Il doit comprendre ton idée. Nous lui avons décrit la scène que nous voulions voir, il nous a transmis en retour un croquis et c’était déjà ça. Et il nous a avoué, petite anecdote, qu’il n’avait pas été ainsi inspiré par un thème depuis plusieurs années. On voulait l’image d’un casino malsain, un peu cathédrale avec une ambition lourde. Vu la gueule du perso, il est mal barré. Nous sommes old-school au niveau musical donc Marshall était idéal pour nous, le visuel est important pour nous. Un Picture-disc-vinyle serait génial mais on négocie c’est compliqué et cher. La priorité c’est un clip.

 

10. La stabilité du line-up est compliquée à trouver pour un groupe. Bassiste et batteur ont changé, comment vivez-vous cela ?

C’est difficile en France car nous ne sommes pas professionnels donc il ne faut pas vouloir en vivre. Et puis il y a également la proximité géographique. Si les mecs habitent en Bretagne c’est compliqué de répéter. Notre batteur sur Under the Flag est passé intermittent du spectacle et donc il a besoin de bosser régulièrement et donc vivre de son activité. Financièrement on ne pouvait plus se comprendre, c’est normal. Niveau bassiste, Pélisson nous a dépanné mais Benoit (NDLR : Benoit VICARINI) est arrivé juste après l’enregistrement du premier. Il est lui aussi musicien pro et pendant un an il n’était plus avec nous pour suivre un cursus musical scolaire. Il est revenu juste après que le livret soit fait mais c’est lui sur l’album.

 

11. Vous sillonner en ce moment les routes de l’hexagone pour défendre et faire connaitre Place Your Bets. Comment cela se passe-t-il et que retirez-vous de ces expériences ?

Concert au Klub hier soir, génial. Et nous avons tourné très récemment avec BATTALION, un groupe génial thrash old-school suisse. Des mecs supers nous nous très bien entendus et le métal est un langage universel. Que du bonheur… Certaines dates sont plus difficiles au niveau des conditions de jeu ou du public mais cela forge aussi le caractère et un groupe comme nous apprend beaucoup de ces expériences. Cela nous fait relativiser et évoluer. Cela fait du bien. Les dix dates d’octobre sont bonnes, parfois difficiles mais l’éclate totale, des instants fabuleux.

 

12. Vu de Saint Etienne, comment voyez-vous la scène métal française ?

Sur car nous habitons un pays latin et la musique rock n’est pas à la mode. Mauvaise image et il est difficile de jouer. Même dans certaines villes comme Saint-Etienne où une belle petite scène existe, on rame, tous. Il manque des strcutures et pourtant les mairies aident parfois. Le métal n’est pas ancré dans les mœurs, il existe un public pourtant mais cela intéresse peu les décideurs.

 

13. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour HOLY CROSS ?

Surtout rester cons et débiles comme maintenant. Ne pas changer d’état d’esprit et s’amuser un maximum. Il faut garder la santé, malgré nos rêves de pseudo-gloire le plus important est l’aventure humaine. Il faut se marrer le plus longtemps possible. La chapitre Place Your Bets va durer encore longtemps et aller sur la route un maximum.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Ecstasy of Gold » d’Ennio Morricone

 

2. Premier album acheté ?

Stiff Upper Lip d’AC/DC. Sinon Back in Black d’AC/DC en vinyle et Defenders of the Faith de JUDAS PRIEST en vinyle aussi. C’était des cadeaux.

 

3. Dernier album acheté ?

Le BATTALION Set the Phantom Afire acheté sur la tourné Sinon le Super Collider de MEGADETH que j’ai beaucoup apprécié.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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Chronique de l'album ici

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