Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs Slave Machine ?

Kevin : Donc moi c’est Kevin et je suis le batteur du groupe. Avec moi dans le combo j’ai David, le guitariste, Nico le chanteur et Guile le bassiste. Pour l’historique du groupe, David est moi avons créé SLAVE MACHINE et nous avons commencé à composer en instrumental et nous avons mis presque un an à trouver Nico après la fondation du groupe. Il nous a rejoint il a écrit des parties vocales et enfin Guile qui nous a lui aussi rejoint assez tardivement pour l’enregistrement studio et la suite qui s’écrit en ce moment même comme la promotion…

 

02. Vous avez chacun de l’expérience, que peux-tu nous dire de votre parcours respectif ?

Nous avons tous chacun de notre côté roulé notre bosse et donc accumuler de l’expérience depuis 10-15 ans. Personnellement je suis dans le métal depuis l’âge de 19 ans donc cela va onze ans que je baigne dedans. David même chose, lui et moi avons un peu le même parcours. Nous avons joué dans des petits groupes franciliens sans ambition qui faisaient parfois un peu de scène mais rien d’extraordinaire. Et nous avons tous les deux eus envie d’un truc un peu plus gros, un peu plus pro aussi, mieux organisé avec la liberté de faire ce que nous voulions. Nous avions l’ambition d’aller beaucoup plus loin que de simples live avec nos compositions. Nico et Guile de leur côté ont joué tous les deux au sein de KANDJAR, une formation qui a pas mal tourné et a eu son heure de gloire. Et ensuite pareil, de multiples groupes mais sans l’ambition que nous avons aujourd’hui avec SLAVE MACHINE. Donc quand nous avons contacté Nico il était emballé de ce projet et il a donc appelé son pote Guile pour compléter le line-up. C’est un très petit monde finalement.

 

03. De quand date la composition des premières notes ?

Cela date de juillet 2011. Nous nous étions rencontrés avec David lors d’un de nos précédents groupes et c’est là que nous avons vraiment commencé à composer avec l’ambition de ce qu’allait devenir SLAVE MACHINE. Finalement des divergences d’opinion avec les autres ont précipité notre départ de ce groupe pour monter notre propre projet. Cela a nous a permis de trouver les bonnes personnes pour nous accompagner en faisant une sélection très stricte. Nous voulions également cadré, bordé mieux le projet dès le départ pour partir sur des bases solides.

David et moi nous avions simplement posé sur nos démos la guitare et la batterie. David arrive avec des ébauches de compositions à la guitare avec des parties de batterie de base. Ensuite moi j ‘arrive derrière avec mon expérience côté batterie et nous remanions alors l’ensemble des compositions. On mélange le travail, c’est un processus très participatif chacun pour agir sur le domaine de l’autre. Et là nous n’avions alors aucune idée sur le chant, hurlé, clair, un mix des deux, rien n’était figé. Cela allait également dépendre du chanteur que nous allions trouver, nous cherchions une voix mais sans idée préconçue. Cela allait se passer au feeling, si la personne nous plait humainement, si sa voix nous plait, on y va.

Donc nous sommes tombés sur Nico qui en plus d’être super doué avait la capacité de composer des lignes de chants et des paroles à même de s’adapter à nos trames instrumentales. Là-dessus nous lui avons laissé carte blanche sans trop nous en occuper. Nous lui avons transmis nos maquettes, il les a écoutées jusqu’à ce que quelquechose en sorte et ensuite il a posé sa partie chant dessus. Nous avons un peu remanié certaines structures pour que cela colle mieux à ses lignes d chant et voilà !

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04. N’ayant pas pendant longtemps de chanteur, avez-vous envisager un projet instrumental ?

Non, nous n’avons jamais envisagé un projet instrumental, nous voulions une voix dessus. C’est vrai un peu de frustration pendant un an avec la musique prête mais pas de chanteur. Donc nous avons posé des annonces. Tous les gens qui répondent ne collent alors par forcément au profil recherché. Sans chercher quelquechose de précis, nous recherchions quand même la perle rare, nous avions une vraie idée et nous voulions quelqu’un à même de nous suivre professionnellement sur le projet. Financièrement aussi car cela coûte cher de sortir un album. Il fallait un chanteur qui colle à tous les critères. Donc nous avons fait un peu la fine bouche. Donc frustration oui mais aussi nous avons pu avancer en prenant notre temps sans être trop sous pression. L’idée était d’arrivée à quelquechose de qualité.

 

05. Pourquoi ce nom SLAVE MACHINE ?

Cela part d’une idée d’un thème général. Dans notre société moderne les gens se renferment trop sur eux-mêmes. Il faut y voir un côté cyber, avec les technologies d’aujourd’hui qui coupent un peu les gens de la réalité. Le nom du groupe et cet album traite de cette thématique. Disconnected fait justement référence aux personnes déconnectées de la réalité, un peu trop à fond dans leur vie cybernétique.

 

06. Plus d’un mois après la sortie de ce premier album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Nous sommes très excités à l’idée de montrer ce que nous sommes capables de faire à tout le monde, vois si cela peut plaire au public et savoir si nous avons fait les choses comme il faut afin de rendre cela accessible au plus grand nombre. C’est également un libération car c’est beaucoup de travail, de pression et de stress pour que cela sorte à temps. Donc désormais nous sommes satisfaits heureux du résultat et heureux de n’avoir pas bosser si fort pour rien. Toute cette énergie a abouti à du concret.

Nous avons déjà des bons retours, les personnes qui l’ont écouté nous disent que cela envoie du lourd. Nous avons composé pour le live surtout et donc les premières dates arrivant il existait aussi une interrogation quant au résultat sur scène. Nous avons fait une date la semaine dernière et le public a bien répondu et nous étions contents, le public est resté jusqu’à la fin, les amateurs ont headbangué tout du long… Nous avons aussi reçu des retours de professionnels de la musique qui sont positifs donc tout cela reste très gratifiant.

 

07. Quelles sont vos principales influences ?

Les influences du chanteur Nico sont déjà très présentes à travers sa performance. Il est fan de Corey Taylor (SLIPKNOT) dans les compos et sa façon de chanter. Pour moi et David, on peut citer STRAPPING YOUNG LAD, FEAR FACTORY, DEVIN TOWNSEND et donc ces influences, ces ambiances nous ont nourri pour composer. Pour le côté martial, on trouve une touche de RAMMSTEIN… Bref notre musique est un mélange de tout cela. Le bassiste est plus fan de groupes de neo mais il n’a pas eu vraiment l’occasion de participer au processus de composition étant arrivé assez tard, nous rentrions juste en studio. Mais il participera à la composition du deuxième album et enrichira encore plus notre son avec de nouvelles influences.

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08. Quelle était votre démarche en composant ?

Nous sommes des musiciens mais nous ne voulions pas proposer de la musique justement destinée qu’aux musiciens. Nous voulions pouvoir toucher un large public. Donc nous n’avons pas souhaité accentuer le côté technique avec des rythmiques complexes, des changement de tempo que les profanes ne comprennent pas. Il ne faut pas que le public soit figé pendant nos concerts mais que la musique leur parle directement et les rende dingue. On veut voir des gens headbanguer. Nous avons donc voulu garder une efficacité dans le son, super incisif, efficace et épuré à mort. Il faut que cela sonne bien et que les gens en redemande quand le morceau est fini. Nous pensons avoir réussi à atteindre cet objectif. Nous adorons MESHUGGAH mais c’est beaucoup plus complexe à suivre qu’un bon FEAR FACTORY.

 

09. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Disconnected ?

Nous nous sommes beaucoup préparé, gros travail pour apprendre les morceaux et savoir les jouer de façon nickel en studio, c’est un minimum. Nous n’étions pas ultra stressés, nous y sommes allés détendus, un peu à la cool. Nous faisons du métal, c’est rock n’roll et nous sommes là pour nous amuser aussi. Le courant passait bien au Dome studio avec les frères Potvin à Angers.

L’ambiance était cool. Nous avons commencé par les parties de batterie avant d’enchaîner. Nous nous sommes laissés des plages de liberté pour remanier certains titres. Cela pouvait ne pas bien sonner après l’enregistrement, un truc pouvait gêner donc des choses ont été remodeler. Nos maquettes étaient déjà très abouties à la base et donc seulement des détails ont été modifiés et revus en studio. En tout, l’enregistrement a dû durer vingt-trois jours je crois.

Beaucoup d’essais ont été fait avant le studio. David a essayé plusieurs têtes d’ampli pour voir lequel convenait le mieux à notre son, de mon côté j’avais renouvelé mes peaux… Grâce aux conseils de David Potvin en studio, nous avons pu obtenir un meilleur son, un impact plus fort de nos chansons une fois gravées sur disque. Nous avons reçu beaucoup de conseils pour aller dans la bonne direction, nous savions où nous voulions aller et nous avons su communiquer notre idée à David Potvin.

 

10. Vous vendez votre album au prix modique de sept euros, il est entièrement écoutable Spotify en écoute libre. Pourquoi et est-ce cela l’avenir du musique business ?

A la base nous sommes un groupe qui sort de nulle part, totalement inconnu. Même si nous avons mis en place un plan promo sur la table, l’idée c’est d’avoir de la visibilité, de nous faire connaître. Pour avoir du concret il faut que les gens puissent facilement écouter notre musique et espérer qu’ils aiment. Donc c’est normal de mettre l’album sur Google Play et Spotify, beaucoup de groupes y sont maintenant. Donc ils découvrent l’album et peuvent l’acheter pas cher. Notre démarche c’est de proposer un album de qualité encore une fois très accessible même à l’achat. Donc nous allons petit à petit nous faire connaitre et à sept euros, les gens peuvent se faire plaisir et même l’offrir autour d’eux. Le prix a été réfléchi pour que cela ne soit pas trop bas pour dévaloriser le disque. A trois euros tu peux te dire que le son est forcément merdique… Et donc pas trop cher pour conserver cette attractivité. C’est un choix commercial et de promotion.

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11. L’artwork est simple mais le livret est beau, super chiadé. Comment avez-vous bosser avec l’artiste ?

Le personnage qui apparait sur le disque lui-même illustre le concept du groupe et de l’album. Le fait que le pochette soit simple, blanche était une volonté de notre part de proposer quelquechose de très pur, aseptisé sans fioritures. C’est futuriste et représente pas notre musique. L’idée était d’avoir un beau produit jusqu’au bout pour rendre hommage aussi au boulot réalisé sur les compositions et la production sonore de l’album. Pour cela nous sommes allés voir Dose Production qui a réalisé l’artwork. En particulier Sam Hayles, l’artiste en question.

Nous avons beaucoup cherché et nous avons aimé son travail pour les autres groupes. Beau background. Il a collé au projet. On lui a laissé carte blanche et les premiers jets étaient assez éloigné de nos attentes donc nous avons recadrer et préciser ce que nous voulions après un brainstorming dans le groupe. Au départ le perso du cd devait être sur la pochette mais cela devenait chargé à notre goût. Donc au lieu de le perdre nous l’avons mis sur le cd lui-même. Quand on ouvre l’album notre univers apparait et c’est cool !

 

12. Vous avez partagez la scène du Warmup Fest de Vernouillet avec des groupes divers de NAPALM DEATH à ZUUL FX. Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences ?

On a pas joué le même jour que NAPALM DEATH et BENIGHTED donc dommage pour nous car nous aurions bien aimé les rencontrer. Mais ce festival est très sympa, une belle organisation, nous avons été super bien accueillis. La salle est belle, la scène est grande. Maintenant ce qui pèche c’est la communication, la promotion autour de cet événement même localement. Donc il y avait finalement peu de monde et c’est dommage vu l’affiche. Ils se donnent beaucoup de mal. En tant que groupe bonne expérience mais il manquait du public. Déjà que les gens ont du mal à se bouger…

 

13. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour Slave Machine ?

On se projette déjà plus loin, des bribes de morceaux existent et on travaille dessus. On va avoir une vraie identité sonore sur le second LP, nous voulons un son plus personnel moins influencé. Avec également plus de compositions, une dizaine, le tout pour début 2015. Un cycle de deux ans c’est bien et avec l’expérience de premier disque, nous irons plus vite, nous serons quoi faire et ne pas refaire les mêmes erreurs. Et puis le line-up est complet avant le début. Niveau concerts, des négociations existent en France et ailleurs, nous sommes ouverts à toute proposition.

 

14.Vu des Yvelines, comment voyez-vous la scène métal française ?

Aujourd’hui il existe beaucoup, énormément de groupes. Et grâce aux réseaux sociaux, tous peuvent plus ou moins se faire connaître. Maintenant en s’en donnant les moyens, on peut émerger et ne pas être noyé dans la masse. Ce que nous faisons en promotion, il faut savoir contacter les bonnes personnes. Le plus important c’est la qualité de la musique, savoir ce que tu peux offrir aux gens. On rame autant en Ile de France que dans le reste du pays. Oui il existe beaucoup plus de salles potentiellement mais le nombre de groupes est lui aussi beaucoup plus élevé. Chacun tente de creuser son trou. Difficile d’émerger en tant que nouveau groupe.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Deliverance » d’OPETH

 

2. Premier album acheté ?

Oceanborn de NIGHTWISH, c’était ma période mélodique ah ah

 

3. Dernier album acheté ?

Le dernier FLESHGOD APOCALYPSE (Labyrinth), il tue !

 

4. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Quand mon chat ronronne ou l’orgasme de ma femme…

 

5. Quel son ou bruit détestez-vous ?

L’alarme de mon boulot quand j’arrive super tôt. Cela me vrille les oreilles.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs SINHERESY ?

Salut nous sommes un groupe de heavy métal symphonique originaire de Trieste en Italie. Ses membres sont Stefano et moi-même au chant masculin et féminin, le guitariste Lorenzo, le batteur Alex, le bassiste Davide et le claviériste Daniele. SINHERESY est né en 2009 de l’initiative de Lorenzo et Davide puis rapidement ils ont été rejoint par Alex, Stefano et moi-même. Daniele est devenu membre deux ans plus tard avec la sortie de notre premier EP, The Spiders And The Butterfly. Nous sommes désormais au complet, plus fort que jamais !

 

02. Comment vous sentez-vous quelques semaines après la sortie de votre premier album ?

Nous sommes encore submergé par l’enthousiasme autour de ce nouveau projet, nous recevons des messages du monde entier au quotidien. C’est fantastique, en particulier parce qu’il était important pour nous de montrer que nous avions beaucoup progressé depuis notre premier EP et que nous avons mis beaucoup travaillé pour arriver à ce résultat. Toute cette excitation autour de Paint the World nous excite à notre tour mais le véritable impact de l’album se verra à l’avenir quand nous ne parlerons plus de lui comme étant nouveau. La partie la plus difficile arrive maintenant, ces chansons vont-elles s’ancrer pour longtemps dans l’esprit et le cœur de nos fans ? J’espère et je suis confiante. De mon point de vue, je chante ces chansons depuis bien longtemps maintenant, elles ont été composées il y a environ un an et demi de cela, et je n’en suis pas fatiguées. J’espère que ce sera le cas pour tous ceux qui écouteront l’album. Je crois que Paint the World nous apportera bien des satisfactions.

 

03. De ton point de vue, quelles sont les principales évolutions musicales entre The Spiders And The Butterfly et Paint the World ?

La plus grosse évolution est à chercher du côté de la variété des thèmes que nous abordons avec ce nouvel album. The Spiders And The Butterfly n’était pas un album concept bien que toutes les chansons soient reliées par une négativité commune. Avec Paint the World, nous nous sommes ouverts à de nouveaux aspects des relations humaines, des sentiments négatifs comme l’obsession ou la paresse pour arriver à des choses beaucoup plus positives comme la volonté de se remettre dans le droit chemin ou l’amour inconditionnel. Tous ces aspects sont magnifiés par la musique, comme la bande son des mots exprimés par les paroles des chansons. Je souhaite continuer sur ce chemin et améliorer encore et toujours cette fusion entre la musique et le sens des paroles.

 

04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Paint the World ?

Nous avons enregistré le disque dans différents studio entre avril et mai. Les chœurs et les instruments acoustiques ont été mis en boite à Trieste, aux Urban Recording Studios et Fandango Sound Studio respectivement. Puis nous sommes partis à Ravenne pour enregistrer les voix au Studio 73 (là où nous avions déjà enregistré The Spiders And The Butterfly) et tous les autres instruments au Fear Studio. C’est dans ce dernier endroit que nous avons passé le plus de temps, ayant l’opportunité de travailler et d’apprendre beaucoup de grands ingénieurs-son comme Gabriele Ravaglia et Max Canali. Nous avons pris du bon temps avec eux aussi ! Nous enregistrions à partir du début d’après-midi jusqu’à tard dans la nuit pour finir avec de supers barbecues en visionnant des films d’horreur ! (rires)

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05. Un des éléments clés du métal symphonique/mélodique est l’équilibre entre les voix masculines et féminines. Comment travaillez-vous cet aspect-là, comment décidez-vous qui chantera quoi ?

Cela dépend des paroles. Quand je le peux, j’aime dramatiser les paroles pour que nous puissions véritablement jouer un rôle en chantant. De bons exemples sont les chansons « Roses & Thorns » et « Elua’s Gift ». Dans ce cas, ces chansons s’avèrent être en réalité un dialogue entre un homme et une femme, donc il le choix est alors vite fait. Dans les autres cas, nous essayons de nombreuses fois de chanter chaque partie pour voir quelle voix s’adapte le mieux à la mélodie et au groove. Nous faisons souvent des « répétitions spéciales » avec simplement Stefano, Lorenzo et moi pour enregistrer plus de pistes alternatives de chant de la même chanson pour pouvoir ensuite choisir la meilleure prise entre elles.

 

06. Quelles sont vos principales influences ?

Pour ma part, j’aime QUEEN, PLACEBO et SYSTEM OF A DOWN. J’aime les groupes qui font preuve d’une fort personnalité mais qui savent évoluer. Ils n’ont pas peur de changer et tu peux trouver dans leurs chansons un véritable amour pur ce qu’ils font. Les garçons ont également beaucoup d’autres influences. Par exemple Stefano écoute de tout, du métal jusqu’à la dance, Daniele et Lorenzo sont très branchés power/prog avec des groupes comme SYMPHONY X et CHILDREN OF BODOM, Davide préfère les groupes gothiques et Alex écoute tous les groupes qui bastonnent au niveau de la batterie !

 

07. Vous allez rapidement entamer une courte tournée italienne avec ALMAH et SECRET SPHERE, excités ?

Bien sûr ! D’ailleurs nous avons déjà eu l’opportunité de jouer avec Michele Luppi et son groupe et nous avons découvert que c’est un mec très marrant ! Donc nous sommes curieux, honorés et excités en prévision de l’expérience à venir. Nous nous attendons à passer de supers moments !

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08. Comment voyez-vous la scène metal italienne ?

Ici en Italie, il existe beaucoup de bons groupes mais ils restent confinés au sein de la scène underground parce qu’il n’existe pas beaucoup de place pour la culture métal. Nous sommes submergés d’artistes pop, produits par la TV qui donnent une fausse image de la quantité de passion et les sacrifices que tu dois consentir pour suivre une carrière musicale. Cela donne également une mauvaise image de notre pays à l’étranger. Mêmes les labels n’aident pas les groupes underground, souvent ils les utilisent même en leur promettant une campagne de promotion extraordinaire contre de l’argent. Donc ils ne comptent qu’exclusivement sur leur force et le déni de la réalité.

 

09. Quels sont vos principales attentes et espoirs pour SINHERESY ? Pourra-t-on vous voir sur scène hors d’Italie ?

Oui, ton vœu est immédiatement exaucé puisque nous jouerons en fin d’année en Ukraine en tant que première partie d’un groupe à la mode… mais je ne veux pas gâcher la surprise ! Nous espérons continuer à grandir, pas seulement au niveau succès mais aussi en tant que chanteuse et compositrice, voyager dans le monde grâce à notre musique et engranger des tonnes de supers souvenirs quelque soit les lieux où cette aventure nous mènera. 

 

10. Merci, les derniers mots t’appartiennent…

Merci à toi. Ecoutez SINHERESY et continuez à nous soutenir \m/. Bises à tous les lecteurs et nous vous souhaitons le meilleur !

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Pas facile celle-là. Je dirais «Who Wants To Live Forever» de QUEEN

 

2. Premier album acheté ?

A Night at the Opera de QUEEN

 

3. Dernier album acheté ?

Je ne l’ai pas acheté mais ce fut un cadeau d’anniversaire de mes meilleurs amis Loud Like Love de PLACEBO

 

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Le son d’un piano *_*

 

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Je n’y ai jamais pensé, je dirais un piano désaccordé XD 

 

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Chronique de l'album ici

Site du groupe

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs ABINCHOVA et ses membres ?

ABINCHOVA est un groupe de death/folk métal originaire de Lucerne en Suisse. Il se compose de sept musiciens : Dave (guitare), Alex (guitare), Wigi (basse), Stef (batterie), Patricia (claviers), Nora (chant & violon) et Arnaud (chant). Musicalement parlant, nous sommes assez proches de groupes comme ENSIFERUM, WINTERSUN, MITHOTYN et EPICA. Cependant nous essayons toujours de nous renouveller et de nous différencier à travers l'utilisation de nouveaux éléments sonores ou des paroles différentes chantées en allemand.

 

02. Plus de deux ans après la sortie de Versteckte Pfade comment considérez-vous cet album ? Et que sont ces "sentiers solitaires"?

Versteckte Pfade résulte de plusieurs années de composition. Certains titres étaient déjà assez anciens et certains autres n’ont été finalisés que quelques semaines avant notre entrée en studio. Avec le recul, en tant que groupe, nous sommes conscients que certaines chansons sont plus faibles que d'autres. Cela vient surtout du fait que nous avons aggloméré des compositions d’époques différentes un seul album.

Notre disque à venir, Wegweser, a été composé différemment, toutes les chansons sont contemporaines, écrites sur une période de temps assez courte. Donc l’auditeur peut espérer un album plus uniforme et cohérent au niveau compositions. Le titre Versteckte Pfade est notre façon de synthétiser le contenu des paroles de l’album. Elles sont basés sur de vieilles (et souvent oubliées) légendes suisses. Cette expression symbolisait bien également notre approche du genre folk métal en général.

 

03. Comment gère-t-on un groupe de sept personnes, les discussions concernant les compositions ou l'orientation musicale du groupe ne se transforment-t-elles pas parfois en vaste pugilat ?

Bien sûr avoir sept membres dans le groupe n’est pas toujours simple à gérer. Il faut tenir compte des idées et opinions de sept individus. Cela complique la recherche de l’unanimité, cela prend du temps mais nous sommes chanceux car nous partageons tous une vision commune de la musique Nous surmontons finalement assez facilement nos divergences, sans violence et sans drame.

 

04. Le clip de "Wegweiser" est très réussi et assez amusant. comment cela s'est-il passé ?

Dès le début nous voulions proposer un clip vidéo mémorable, amusant. Nous voulions surtout ne pas reproduire le même schéma que les autres groupes (folk) métal. L’idée du groupe jouant au buea milieu de la nature, habillé en viking avec des figurants travestis dans la même veine médiévale/fantasy nous ne séduisait pas beaucoup. Mais proposer un clip parodiant les gimmicks de différents courants métal et les liens avec le business, comme tout bon projet parodique, n’est pas qu’une simple critique mais également un hommage envers toute cette scène. Nous aimons tous ces groupes et les styles musicaux moqués à travers ce clip.

 

05. Pour financer l'enregistrement du nouvel album, Wegweiser, vous avez lancé (avec grand succès) une campagne de crowdfunding. Pourquoi cette démarche et est-ce pour vous l'avenir du music business ?

Nous voulions vraiment proposer quelque chose de génial pour notre prochain album. Beaucoup de groupes luttent pour rassembler l’argent nécessaire pour enregistrer dans un studio décent et ABINCHOVA ne fait pas exception. Nous ne voulions vraiment pas, dans l’avenir, regarder avec regret ce disque en pensant que nous aurions dû faire encore plus pour en améliorer le son. Donc nous avons pris la décision d’essayer de nous financer par ce projet de crowdfunding pour voir jusqu’où cela pourrait nous mener.

Nous sommes absolument émerveillés d’avoir pu atteindre et même dépasser notre objectif de financement. Cela démontre qu’il existe une possibilité supplémentaire, pour les groupes, de fonctionner de façon indépendante vis-à-vis des labels en se connectant directement à ses fans. Nous ne pouvons affirmer qu’il s’agit là de l’avenir du music business mais cette option doit sans aucun doute être considérée quand l’enregistrement d’un nouvel album se fait jour.

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06. Que peut-on attendre de ce nouvel album à venir ? Comment le son d'ABINCHOVA va-t-il évoluer ?

Le nouvel album donnera à l’auditeur une vue plus large de notre talent musical. La majorité des chansons apportera une bonne dose de nouveauté tout en conservant les qualités que les gens aiment dans notre musique. Il s’avère difficile de dire dès à présent comment l’album sonnera avant d’avoir pu entendre le mix final. Cependant, nous sommes excités par ce nouveau projet et nous sommes impatients de le proposer à nos fans.

 

07. Vous avez récemment travaillé avec un brass band qui porte le même nom que vous… Qu'avez-vous retenu de cette experience ?

Haha, tu as été piégé ! Nous n’avons jamais travaillé avec eux, cette annonce fait partie du poisson d’avril de cette année 2013. Nous avons cette tradition dans ABINCHOVA de proposer ce type de blagues chaque 1er avril et nous sommes heureux de constater que cela marche toujours aussi bien, hehe !

 

08. Quelles sont vos principales influences ?

Comme nous l’avons précisé plut tôt dans l’interview, nos influences sont à chercher du côté de groupes comme ENSIFERUM, WINTERSUN, EPICA… Bien sûr chacun de nous a ses préférences et cela se ressent quand nous composons et jouons nos chansons. Au niveau des paroles, nous nous inspirons de vieilles histoires et légendes helvétiques, de poètes et écrivains de la période romantique comme Eichendorff ou Hoffmann

 

09. Dans votre genre musical, pas trop dur d'exister dans l'ombre d'un ELUVEITIE ? Voyez-vous une différence entre la scène métal romande et alémanique ?

Nous sommes bien sûr souvent comparés à ELUVEITIE que ce soit en interview, lors de discussions avec nos fans ou à travers les chroniques de nos albums. Nous comprenons bien que le lien soit assez facile à faire puisque nous sommes comme eux un groupe de folk métal originaire de Suisse. Cependant, le succès d’ELUVIETIE ne nous affecte pas en tant que groupe. Nous sommes heureux qu’ils aient été les pionniers pour faire connaître notre style musical à un public plus large et cela nous a aidé à avoir plus d’attention des fans,  des médias et un été également un coup de pouce pour donner plus de concerts. La scène métal est assez large pour accueillir et faire cohabiter de nombreux groupes dans la même veine tant que chacun travaille dur pour mériter sa place.

Il n’existe pas de grande différence entre la scène alémanique et romande en Suisse, vu de l’extérieur. Le public reste très largement le même et ils apprécient les mêmes choses: faire du headbanging, écouter la musique et faire la fête. En tant que groupe alémanique, nous constatons simplement une gradation dans l’enthousiasme du public lors des concerts. Les gens semblent faire plus attention à un groupe si celui-ci parle une autre langue ou s’il vient d’un autre pays. Et cela s’applique à la majorité des groupes dans la plupart des pays. Les gens sont plus curieux et intrigués par les groupes « étrangers » que par les groupes locaux.

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10. Quels sont vos espoirs et tes attentes pour ABINCHOVA à court/moyen terme ?

Pour le moment, nous sommes concentrés sur la livraison d’un super deuxième album. Nous espérons également donner de bons concerts d’ici la fin de 2013 et en 2014 bien sûr. A long terme, nous travaillons dur pour être à même de toucher un nouveau public, donner des concerts dans des nouveaux endroits à la rencontre de nouvelles personnes. Nous adorons jouer notre musique en concert et espérons pouvoir nous produire encore et encore à l’avenir.

 

11. Tradition oblige, on vous laisse le mot de la fin…

“It ain’t easy being cheesy !” (NDLR : une expression souvent utilisée en réponse à une attaque verbale. Souvent dit quand la personne est blâmée pour un évènement qui est clairement de sa faute).

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview (réponse d'Arnaud, chanteur):

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

THE LAWRENCE ARMS – « The Disaster March »

 

02. Premier album acheté ?

Gigi D’Agostino – L’Amour Toujours / Métal Album: RAMMSTEIN – Mutter

 

03. Dernier album acheté ?

THE FLATLINERS – Dead Language

 

04. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Black, Industrial, Folk, Pagan, Viking, Death Metal / Punk Rock / Hardcore / Folk Punk / Traditional Folk / Medieval Folk / Neo Folk / 80s Pop Music

 

05. Quel son ou bruit détestez-vous?

La musique pop contemporaine

 

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