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Mister Patate
Fév
21
Vous êtes à la recherche d’un bon défouloir sonore ? D’une galette honnête, simple, qui vous fera secouer la tignasse et mettre des beignes à vos voisins ? À ce petit jeu-là, il y a fort à parier que Still, quatrième effort des teigneux de Weekend Nachos, réponde à vos attentes.
Au menu, un mélange de powerviolence et de sludge, avec une petite touche Hardcore sur certains morceaux (ce passage ultime sur « S.C.A.B. » après un démarrage typiquement bourrin, comme si on passait d’un album de Weekend Nachos à un opus de Biohazard avec les gang vocals et la rythmique un poil sautillante avant d’enchaîner sur un « Satan Sucker » qui débute dans la lourdeur et la fange avant de repartir à fonds les ballons). Une recette pas forcément courante ou évidente, mais qui a le mérite de tenir la route. En 12 morceaux et 21 minutes, Weekend Nachos crache son énergie comme si sa vie en dépendait. Le riff est acéré, le son grésillant, la section rythmique abat un travail colossal, alternant passages pesants et volées de blast. Vous l’aurez compris, ici, la seule dentelle, c’est la dentelle de tympans en fin d’album.
Still est un album qui se savoure le cerveau sur OFF, un moyen idéal de canaliser vos frustrations et de les évacuer en rythme avec les 12 plages. Il ne révolutionnera pas le genre, il n’entrera pas dans la légende, mais il fait son petit effet, et je ne lui en demandais pas plus.
Mister Patate (7,5/10)
Facebook officiel
Relapse Records / 2013
Tracklist (21:30) 1. Sickened No More 2. No Idols and No Heroes 3. S.C.A.B. 4. Satan Sucker 5. Late Night Walks 6. Watch You Suffer 7. Wolves 8. You're Not Punk 9. Ignore 10. Yes Way 11. Broken Mirror 12. Still
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Mister Patate
Fév
21
Brutal Truth met fin à sa carrière cette année. À 50 balais, le longiligne Dan Lilker a décidé de raccrocher la basse au clou et de profiter d’une retraite bien méritée. Là où certains se traînent jusqu’à l’agonie sur scène (qui a dit Motörhead ?), Brutal Truth, qui n’a pourtant pas perdu grand-chose de sa force de frappe, a le courage de dire stop. Par contre, j’ose espérer que ce split avec Bastard Noise ne sera pas l’épitaphe du groupe… parce qu’on est en droit de s’étrangler avec sa binouze si c’est le cas.
Parce que non, il n’est pas question de grindcore ici, loin s’en faut. Axiom Of Post Inhumanity est un assemblage bâtard de bruits, bips et autres grincements. Bastard Noise, à ce petit jeu, remporte la palme de l’inconfort auditif avec ses bruitages (sur)aigus. On croirait la bande originale d’un remake porno SM de Transformers III : The Dark Side Of Your Moon. Et Brutal Truth ? Brutal Truth fait à peine mieux. On croit entendre en toile de fond une touche de grind, mais elle est noyée dans une mélasse bruitiste désagréable au possible. Ça, le chant du cygne d’un groupe-phare du grindcore ?
Vous l’aurez compris, ce split atypique ne m’a pas convaincu. Je me demande même qui il pourrait convaincre. Peut-être les fans de Pryapisme, ou des remix du dernier album de Morbid Angel ? Fans de la Vérité Brutale, passez votre chemin, allez plutôt voir le groupe sur scène une dernière fois.
Mister Patate (beeeep/10)
Relapse Records / 2013
Tracklist (57:19) 1. Bastard Noise – The Duel of the Ant and the Dragonfly 2. Bastard Noise – The Horizon on Lynx 3. Bastard Noise – Horned Beetle Conflict 4. Bastard Noise – Mantis Colony 5. Brutal Truth – Control Room: Smoke Grind and Sleep Mix 6. Brutal Truth – The Stroy
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Mister Patate
Fév
12
Après un Mare très recommandable (sorti à l'époque chez Napalm Records), les Norvégiens de Kampfar nous reviennent avec un sixième effort qui aura eu le mérite de me faire hausser le sourcil droit à la première écoute avant de me convaincre très rapidement que je tenais là quelque chose de bien bon.
En effet, Mare m'avait séduit par son côté épique : "Bergtatt", bordel, cette envie de bomber le torse et de brandir son épée, les cheveux au vent ! Djevelmakt, dès lors, m'avait un peu pris par défaut, le groupe semblant davantage miser sur le côté hypnotique des morceaux ("Kujon", par exemple, avec ce chant presque parlé). Je pouvais donc ranger mon épée au placard et espérer que Kampfar ne me plongerait pas dans un ennui profond.
Ils sont doués, ces Norvégiens.
En effet, Djevelmakt a beau marquer une petite rupture avec Mare, il n'en reste pas moins convaincant à sa manière. Avec près de 50 minutes au compteur (sur 8 morceaux, ça vous donne une idée de la durée moyenne d'un morceau), ce nouvel effort de Kampfar joue davantage sur les ambiances sombres, lancinantes. Là où certains se prennent lamentablement les pieds dans le tapis, Kampfar a su déjouer ce piège et nous livre un album maîtrisé de bout en bout, lorgnant parfois vers le mid-tempo ravageur et toujours équilibré. Voilà enfin un album qui me surprend positivement, voilà un groupe qui a su évoluer sans renier son passé et nous livre une des meilleures sorties de ce premier trimestre. Vous aimez le Black qui sait jouer sur les ambiances, sans tomber dans l'occultisme ? Kampfar devrait vous séduire sans mal.
Mister Patate (8/10)
Facebook officiel
Indie Recordings / 2014
Tracklist (49:05) 1. Mylder 2. Kujon 3. Blod, Eder og Galle 4. Swarm Norvegicus 5. Fortapelse 6. De Dødes Fane 7. Svarte Sjelers Salme 8. Our Hounds, Our Legion