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bbqVoyons voir : un groupe au nom ridicule, composé uniquement de filles et qui fait du rock. Bon, voilà qui commence fort. Histoire d’en rajouter une couche, ces demoiselles se la jouent rebelle : « ouais, fumons, buvons, faisons des cochonneries, amusons-nous, vivons l’instant présent et on verra ce que l’avenir vous réserve ! ». Je crois savoir ce que leur réserve l’avenir : des MST, une cirrhose ou un cancer du poumon, au choix. Pour la gloire à laquelle elles aspirent tant, par contre, elles repasseront.

Mais pourquoi il est si méchant, Patate ?

Parce que Breaking All The Rules est médiocre. Le genre d’album écouté une fois et qui finit bien vite par prendre la poussière sur une étagère. En onze titres, ces cinq demoiselles nous proposent les mêmes poncifs éculés, du « booze, sex, wok’n woll » en version girly, où les mojitos remplacent les binouzes. Je sais, je ne ménage pas les Barbe-Q-Barbies, mais tout sonne tellement faux sur cette galette, tellement programmé ! Morceau punchy qui fait se secouer les miches ? Check. Balade larmoyante ? Check aussi, du désespoir au rabais, du Avril Lavigne en mode hiver finlandais. Quatre minutes et des poussières de pleurnicheries, MAIS PUTAIN APPUIE SUR LA GÂCHETTE !

Vous l’aurez compris : Breaking All The Rules est loin d’être convaincant à mes yeux : trop lisse, trop propre, trop gentil pour un album qui se veut résolument rock. Dommage, ces cinq Finlandaises avaient pourtant le potentiel pour être la bouffée d’air frais qui aurait balayé le monde du rock.

Mister Patate (2/10)

 

Facebook officiel 

Candlelight Records / 2013

Tracklist : 1. Crashing Down 2. One More (And I’ll Be Gone) 3. Whole Lotta You 4. Breaking All The Rules 5. STFU 6. Due Time 7. Love Machine 8. Can’t Get What You’re Looking For 9. Gun In My Hand 10. Shout It Out 11. Friday

Sorcery – Arrival At Six

sor6Une nouvelle fois, la Suède nous livre un groupe qui aura sommeillé pendant des années après son premier album et qui fait son retour fracassant sur le devant de la scène, profitant de l’engouement actuel pour le Death suédois old school. Cette fois, le combo s’appelle Sorcery et le laps de temps entre les deux sorties est de 22 ans… mais que peut-on espérer d’un groupe qui est resté dans l’ombre pendant presque un quart de siècle ?

La réponse coule de source : un hommage au Death old school, au riff bien gras, à la rythmique de mammouth, le tout fait avec amour par des vieux de la vieille. Ces gars ne singent pas le Death Old School de leurs aînés, ils sont les aînés et ont retrouvé le chemin du studio dans le même état d’esprit qu’à l’époque. Ce n’est pas à un vieux Suédois qu’on apprend à déboucher des conduits auditifs : le résultat a beau faire preuve d’un manque d’originalité flagrant (on croirait entendre un vieux Grave, un vieux Dismember ou un Entombed d’époque), il n’en est pas moins efficace.

Arrival At Six s’ajoute à la liste déjà longue d’albums qui fleure bon les nineties et la Suède. On peut certes s’interroger sur la pertinence de telles sorties qui n’apportent rien en termes d’innovation, mais le résultat final est tellement bien maîtrisé qu’il serait dommage de n’invoquer que cet argument et de se détourner d’un album qui, s’il était sorti en 1994, aurait peut-être aujourd’hui un statut bien plus prestigieux…

Mister Patate (7,5/10)

Site officiel 

Xtreem Music – 2013
Tracklist (41:57) 1. We Who Walk Among the Dead 2. Created from Darkness and Rage 3. Master of the Chains 4. United Satanic Alliance 5. Arrival at Six 6. Warbringer 7. Maculated Life 8. Beyond the Wall 9. Reborn Through Hate

Ade – Spartacus

adeComme quoi, il suffit parfois d’une seule personne pour apporter de profonds changements à un groupe. Prenez Ade, un groupe italien avec un seul album sous le bras : sympa mais sans plus, thématique romaine comme Ex Deo, passé inaperçu. Ajoutez maintenant George Kollias dans l’équation et le résultat est tout à fait différent. De « plutôt banal », Ade passe au rang de « side-project du sieur Kollias », ce qui en jette directement un peu plus… et vu ses talents de cogneurs, on peut s’attendre à du plus que correct…

Et en effet, Spartacus a de quoi plaire. L’influence « romaine », par exemple, est très bien équilibrée : pas trop envahissante, ni trop discrète, elle vient ajouter une saveur au Death pratiqué par le groupe, une petite touche qui est la bienvenue. Mais le point fort de cet album est bien entendu le rôle joué par George en tant que guest à la batterie : comme chez Nile, il abat un boulot considérable derrière les fûts, et son jeu à la fois brutal et technique fait une nouvelle fois merveille.

Cependant, la seule présence de ce monstre à la batterie ne garantissait pas pour autant la qualité de l’album, et le reste du line-up a su aussi hausser son niveau pour livrer au final un album vraiment intéressant. On pensera certes immédiatement à un croisement entre Nile (pour le genre pratiqué) et Ex Deo (pour la thématique)… et c’est un peu le cas, reconnaissons-le, mais pourquoi bouder son plaisir si le résultat final vaut le détour ? Sans être incontournable, Spartacus tient la route sans passer pour le Nile du pauvre. Une des bonnes surprises du début de l’année.

Mister Patate (7/10)

Myspace officiel 

Blast Head Records – 2013
Tracklist (42:15) 1. Betrayer From Thrace 2. Sanguine Pluit in Arena 3. The Endless Runaway 4. Crixius Flags Of Dishonor 5. Duelling The Shadow Of Spartacus 6. Mars Unpredictable Favour 7. Decimate The Coward 8. Six Thousands Crosses 9. Divinitus Victor 10. For Everything To Be The Same…