Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux tu nous en dire un peu plus sur toi et ta carrière jusqu’à présent ?

Hello mon nom est Hagen Grohe et je viens d’Allemagne. Je suis le principal chanteur au sein de ce groupe 21 OCTAYNE et je suis un artiste depuis environ l’âge de seize ans. Je poursuis une carrière d’arsite professionnel depuis environ huit ans maintenant à travers d’innombrables groupes, principalement en Allemagne bien sûr.

En 2009 j’ai rejoint Joe Perry d’AEROSMITH au sein de son groupe solo, le JOE PERRY PROJECT et j’ai enregistré en sa compagnie un album qui s’appelle Have Guitar, Will Travel et je l’ai également accompagné sur scène pour une tournée outre-Atlantique avec son groupe solo. Nous sommes également passés au Canada et en Grande-Bretagne en 2009 et 2010. Et maintenant je poursuis l’aventure 21 OCTAYNE à toute allure !

 

02. Que peux-tu nous dire sur cette expérience avec une légende du rock comme Joe Perry ?

Et bien sûr ce fut une expérience superbe et unique, une des plus belles jeunes de ma vie jusqu’à présent. En particulier pour moi car je suis un énorme fan d’AEROSMITH depuis l’age de 13 ans, avant même que je décide de poursuivre une carrière artistique. Et au niveau du chant, Steven Tyler a toujours été une de mes plus grosses influences. Donc ce fut un projet génial, travailler avec une légende comme Joe Perry mais aussi avoir l’opportunité de le connaître au niveau personnel. Nous sommes toujours en contact, amis et nous prenons régulièrement des nouvelles l’un de l’autre. Je n’aurais pu rêver de cela.

 

03. Peux tu nous présenter le groupe et nous expliquer les circonstances de sa création ?

La première étincelle est né dès 2008 lorsque Marco (NDLR : Wriedt, AXXIS) notre guitariste a rencontré notre batteur Alex (Landenburg, Luca Turilli’s RHAPSODY) car il faisait alors partie d’AXXIS, le groupe allemand et il recherchait un nouveau batteur. Alex a rencontré le groupe en postulant pour cette place et les deux se sont de suite entendus comme larrons en foire. Ils parlaient des groupes qu’ils aimaient, ce qu’ils aimaient jouer et donc petit à petit une belle « chimie » artistique s’est créée entre eux. Après cette audition Alex a dit à Marco que quoi qu’il arrive du côté d’AXXIS, il serait bien qu’ils puissent tous les deux travailler ensemble. Finalement Alex a eu le job donc ils ont travaillé tous les deux en commun quelques années et cela a renforcé leur amitié.

En 2010 cette idée de monter un groupe est devenue plus sérieuse mais il fallait des musiciens pour les rejoindre. Alex a tout de suis pensé à Andrew Lauer (basse, Paul Gilbert), notre bassiste car ils se connaissent depuis longtemps pour avoir grandi dans le même coin. Il accepte et dès 2010 ils jamment ensemble et cela confirme que la mayonnaise prend rapidement et qu’ils disposent rapidement de chansons. Manquait donc un dernier morceau au puzzle, un chanteur. Ils pensaient recruter un chanteur scandinave ou aux Etats-Unis car il ne pensait pas pouvoir trouver la bonne personne en Allemagne. Andrew me connaissait déjà car nous avions travaillé ensemble au sein d’autres groupes.

Donc il en a parlé aux autres, ils connaissaient un chanteur ayant bossé avec Joe Perry et qui n’habitait pas très loin de chez eux. Ils ne l’ont pas cru et donc il a montré certaines de mes vidéos sur You Tube et donc ils ont décidé d’essayer en me téléphonant. J’ai été intéressé, nous nous sommes rencontrés dans le local de répétition pour jammer et encore une fois, tout s’est naturellement mis en place parfaitement et la symbiose artistique et personnelle était super ! Nous nous sommes beaucoup amusés car nous avons trouvé de nombreux points communs tous les quatre.

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04. Avaient-ils déjà des chansons à te proposer lors de cette première rencontre dans le local de répétition ?

Non absolument pas, nous étions d’accord pour faire quelques reprises pour voir ce que cela allait donner et ensuite quand la magie est née, nous avons pu discuter tous les quatre quelle chemin musical nous allions emprunter. Après une demi-heure, nous avons jammé pour créer quelque chose de neuf et ne pas nous contenter seulement de reprises.

Et lors de cette première rencontre une chanson de l’album est née, il s’agit de « Leave My Head », la chanson bonus de la version digipak. Et puis la machine était lancée et nous avons alors composé en vue de cet album.

 

05. Que peux-tu nous dire des sessions d’enregistrement d’Into the Open ?

Oui les choses furent un peu spéciales pour ce disque parce que nous avions déjà enregistré certaines chansons dès 2011 avec un producteur extérieur et nous avions bien avancés, en ayant presque tout enregistré avant de se rendre compte que la direction vers laquelle nous allions ne nous convenait pas. Les titres ne sonnaient pas de la bonne façon à notre goût, cela ne correspondait pas à ce que nous voulions, ce que nous avions en tête. Donc il a fallu prendre alors une décision difficile et tout arrêter, et conclure notre coopération avec ce producteur. Et après finalement pas mal de temps, pour tout remettre à plat, remettre en place et mettre en œuvre une nouvelle stratégie, nous avons décidé de tout enregistrer nous-mêmes.

J’ai pris la casquette de producteur et j’ai assumé la production de cet album. Nous avons travaillé dans mon studio et nous avons tout fait nous-mêmes, la composition, l’enregistrement, j’ai aussi fait le mixage et le mastering, même le visuel de la pochette, bref tout a été fait maison. Avec le recul, cela a été une très bonne décision et la bonne pour assurer que ne serions 100% fiers de notre album. Nous avons pu tout contrôler. Un groupe n’a qu’un album pour faire ses premiers pas et il fallait que le travail soit bien fait.

 

06. Je suppose que pour pouvoir assumer la casquette de producteur, ce n’était pas ta première expérience d’enregistrement ni de gestion mixage, mastering…

Oui effectivement je m’occupe de cela depuis quelques années maintenant. J’ai poursuivis des études pour devenir ingé-son et donc tout cela est en fait mon métier dans un Institut international pour apprendre le métier. J’ai terminé mon cursus en 2006 et j’ai exercé mes talents pour différents groupes avant 21OCTAYNE pour des démos ou des albums complets pour des groupes locaux, rien d’international à part peut-être NASTY BULLETZ…

En plus de cela j’ai monté mon propre studio d’enregistrement pour mener à bien tous ces projets de façon indépendante. Et je compte bien continuer à poursuivre ces activités d’enregistrement et de production d’album.

21 OCTAYNE - Hagen Grohe (Vocals)

07. Quelques semaines après la sortie de ce deuxième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

C’est une question intéressante et nous parlions justement lors de l’une de mes interviews précédentes. Je dois bien avouer être moi-même encore très surpris du plaisir que je prends à réécouter encore très régulièrement cet album principalement ces derniers temps. En particulier moi car j’ai travaillé sur ces chansons pendant des mois et des semaines pour en assurer la production, le mixage et le mastering.

Donc j’ai écouté ces titres encore et encore. Donc quand tu as fini et que tu envoies le temps au label, normalement je prends une certaine distance avec l’album pendant quelques mois au moins pour m’y remettre ensuite. Là, pour Into the Open, c’est différent et le plaisir est toujours là.

 

08. Quelles seraient tes trois chansons favorites de cet album ?

C’est une question que l’on pose souvent et cela reste pourtant l’une des plus difficile. J’aime toutes les chansons car chacune a une histoire particulière de part sa création ou son enregistrement mais puisqu’il faut choisir disons : « Into the Open », « Me Myself and I » est aussi importante à mes yeux et enfin « She’s Killing Me ».

 

09. Tu as mentionné le fait que la musique état le fruit d’un effort collectif, qu’en est-il des paroles des chansons ?

J’ai écrit toutes les paroles de cet album alors qu’effectivement, la musique et la structuration des chansons ont été créées tous les quatre ensembles dans la même pièce en condition live. Nous avons d’abord enregistré des versions démos avant de finaliser le tout pour tout mettre définitivement en boite. Avec l’aide de ces chansons à l’état démo, j’ai laissé l’inspiration venir et j’ai écrit toutes ces paroles et les mélodies vocales. Mais cela ne va pas dire que j’ai le monopole des paroles et que cela sera toujours ainsi au sein de 21OCTAYNE. Cette fois-ci cela s’est passé comme cela mais si un des autres membres se sent de le faire cela se fera ainsi.

Les thèmes abordés sont sérieux, il ne s’agit pas d’histoires fantastiques ou de Science-Fiction. Je me suis inspiré d’expériences ou d’émotions personnelles pour écrire selon les images qui me venaient à l’écoute de la musique. Je parle du quotidien, ce que tout le monde peut comprendre et a, sans doute, déjà vécu dans sa vie personnelle. Par exemple une chanson comme « Into the Open » parle du moment dans ta vie où tu dois faire face à un vrai défi, à des choix qui pourront tout changer en bien ou en mal, un pas dans l’inconnu, comme nous en tant que nouveau groupe.

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10. Devons nous comprendre des chansons comme « Dear Friend » ou « She’s Killing Me » comme des messages que tu laisses à des personnes de ton entourage ?

Non pas du tout même si « She’s Killing Me » est probablement la chanson qui a une résonance particulière avec une ironie spécifique, un peu too much, un effet comique avec ces références sexuelles, juste histoire de s’amuser dans une tradition rock. Pour « Dear Friend » parle d’une amitié brisée, je me suis juste imaginé ce que se serait de se sentir trahi par un ami très proche. Je ne fais pas référence à un événement de ma vie personnelle. La haine qui peut naître de cette déception, une collision entre amour et haine.

 

11. Que peut-on vous souhaiter maintenant, quelle est la suite des événements pour le groupe ?

Nous attendons encore des confirmations mais des concerts s’annoncent pour nous pendant l’été et dans les jours à venir. Tout sera sur Facebook. Deux apparitions en festival sont prévues, l’un en juillet en Allemagne et l’autre en août aux Pays-Bas je crois. En dehors de cela, une tournée s’annonce en Allemagne pour novembre et décembre avec URIAH HEEP, une superbe opportunité pour nous. Nous planifions aussi d’autres concerts dans notre pays avant cela, je ne sais pas si nous pourrons proposer des concerts hors d’Allemagne d’ici là.

L’année prochaine sans aucun doute. Sinon nous retournons régulièrement en répétition pour peaufiner les concerts à venir et composer de nouvelles chansons. Chacun de nous a des idées qu’il a accumulé de son côté, des paroles pour moi, des riffs de guitare du côté de Marco. Nous mettrons tout en commun pour voir ce qu’il peut en ressortir. Nous ne partirons pas de zéro mais beaucoup reste à faire.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Une chanson je ne peux pas, si tu veux un album, je te réponds Bryan Adams avec Waking Up the Neighbours. Je prendrai toujours un grand plaisir à l’écouter quelque que soit le moment choisi ou mon humeur.

 

2. Premier album rock acheté ?

Je pense qu’il s’agit comme premier Cd acheté de MEAT LOAF en 1993 Bat Out of Hell II: Back Into Hell, un autre de mes albums favoris.

 

3. Dernier album acheté ?

Ce doit être le dernier GOTTHARD, Bang.

 

4. Un album en particulier a-t-il créé l’étincelle confirmant que tu voulais poursuivre une carrière de chanteur ?

Non pas vraiment, je suis devenu chanteur par accident, j’ai commencé comme bassiste dans des groupes de jeunes. Ne trouvant alors pas de chanteur j’ai essayé et cela a fonctionné.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs ARCANIA ?

Nous sommes avant tout un groupe constitué de potes d’enfance créé il y a quinze ans de cela, nous avions alors treize ou quatorze ans avec la volonté de faire une musique proche des groupes que nous aimions, dont nous regardions les vidéos live, les METALLICA, les PANTERA ou encore SLAYER. Nous voulions faire pareil et donc on s’est mis tous ensembles alors que nous ne savions pas jouer de musique. Donc nous nous sommes un peu repartis les instruments et chacun à bosser, à gratouillé pour apprendre et grandir tous ensemble en tant que musiciens. Le batteur de l’époque pratiquait déjà depuis un ou deux ans mais au niveau guitare et basse nous sommes partis de zéro.

 

02. Trois mots pour résumer le groupe et pourquoi ?

Rires : nous passons notre temps à nous amuser et à prendre la vie par le bon bout. L’ambiance est excellente entre nous. C’est le plus important pour moi. Tu dois faire face à assez de galères au quotidien pour ne pas faire de la musique comme une corvée en plus.

Travail : Nous bossons quand même beaucoup entre nous et chacun avec son instrument pour arriver là, rien ne vient tout cuit il faut s’investir à fond pour avancer et progresser. Pour le troisième, je ne sais pas trop…

 

03. Je peux te suggérer « adversité », c’est assez marquant en lisant la bio du groupe…

Oui nous avons expérimentés des hauts mais surtout de sacrés bas dans notre parcours jusque là et ces moments difficiles ont aussi construit notre identité et de ce que nous sommes. Et c’est ce passé qui fait aussi que nous rigolons beaucoup entre nous et que nous profitons au maximum de toutes les opportunités.

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04. Que retiens-tu de la période Sweet Angel Dust ?

Ce album représente pour moi un gros pas un avant, une étape très importante pour nous, la possibilité après presque dix ans d’existence à proposer un produit fini, professionnel, enregistré dans un vrai studio, avec une énorme rigueur des compositions finement travaillées et abouties, des cds pressés, un label, une distribution, la boucle se bouclait. Ce fut un vrai changement de cap dans la bonne direction.

 

05. À la sortie de Sweet Angel Dust vous êtes-vous fait le délire cliché d’aller chez votre disquaire découvrir votre album dans les bacs ?

Oui bien sûr, carrément. Le kiff d’aller le chercher oui bien sûr mais surtout le plaisir de tomber dessus par hasard chez un disquaire d’une autre ville et cela s’est cool. Tu n’y vas pas pour cela, tu flânes et tu peux voir ton disque. Là c’est vraiment le pied… C’est l’aboutissement de quelque chose. Nous ne sommes pas devant la grille du magasin le matin même surtout que les dates de sortie sont fluctuantes mais tu y passes quelques jours après te faire ce petit plaisir.

 

06. Quelques semaines avant la sortie de ce deuxième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

C’est Season of Mist qui nous distribue et il devrait être disponible pour tout un chacun pour le Hellfest sur leur stand. On tout cas nous croisons les doigts. La sortie officielle dans les bas est prévue aujourd’hui au 7 juillet. C’est long je sais… Le sentiment qui prédomine chez nous est nettement de l’ordre du soulagement de pouvoir le faire écouter à tout le monde. Nous avons hâte d’enfin le présenter à ces nombreuses personnes qui nous suivent depuis nos débuts et qui n’en peuvent plus d’attendre de découvrir ces nouvelles chansons. Cela représente un cap important pour nous.

 

07. De ton point de vue, quelles sont les principales évolutions musicales entre Sweet Angel Dust et ce Dreams are Dead ?

Nous avons surtout essayé de pousser toutes les manettes à l’extrême, d’un point de vue brutalité ou technique, ce qui n’était pas le cas sur Sweet Angel Dust mais aussi du côté mélodique et ambiance. Cet équilibre était important à nos yeux. Ensuite les progrès sont importants ne serait-ce qu’au niveau de la connaissance et de l’apprentissage de nos instruments. De mon côté j’ai du modifié ma façon de jouer ou mon approche de la basse pour proposer et ensuite pouvoir exécuter certains plans. La remise en question s’est avérée nécessaire.

J’ai dû modifier par exemple ma position de poignet et mon relâchement pour gagner en rapidité ou passer tel ou tel passage plus technique, pour avoir plus d’impact. Pouvoir suivre la double de la batterie au mediator il a fallu que je m’adapte. Pour tout ce qui est plus mélodique je le joue au doigt pour avoir un son plus global, j’utilise du slap pour les parties plus percutantes sinon j’utilise aussi du tapping. Cette variété est importante pour me faire plaisir et apporter une valeur ajoutée au son et à la musique proposée en général. C’est un défi pour moi de jouer à la basse ce que font la guitare et la batterie. Je veux proposer un jeu intéressant.

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08. Etait-ce naturel pour vous de retravailler avec David Potvin au Dome Studio (Lyzanxia, One Way Mirror, Phaze 1) ?

Oui ce fut naturel mais on s’est quand même posé la question d’avoir voir ailleurs pour obtenir autre chose. Mais entre les deux albums nous avons beaucoup évolué, nous avons gagné en maturité artistiquement parlant et en expérience d’enregistrement. Donc nous sommes arrivés avec un projet réel et ficelé en disant à David nous voulons ça, ça et ça et surtout pas ça, ça et ça. Nous avons discuté avec lui, il était ok et donc c’est parti comme cela.

Nous arrivons en studio avec des compositions bouclées terminées, nous ne pouvons pas laisser d’inconnus en entrant en studio. Nous nous laissons par contre une petite marge au niveau des arrangements, mais sinon tout le reste est fixé au poil près. Et donc pour Dreams are Dead nous avons dû prendre une semaine voir une semaine à demi pour tout mettre en boîte avec quasiment tout le monde en studio pendant tout le process. Pour les sessions de batterie, nous avons consacré trois jours. Notre guitariste soliste habite Quimper donc difficile d’être là en permanence pour lui. Pour les autres, nous devions être quasiment tout le temps pas très loin des studios.

Les guitares ont été enregistrées tout seul avec David, même chose pour moi à la basse… Cela dépendait des possibilités de chacun. Pour la suite je ne sais pas du tout, nous sommes très satisfaits de son travail, c’est un réel plaisir et c’est à côté de chez nous. Nous n’avons pas à aller à l’étranger ou de l’autre côté de la France pour avoir un bon son.

 

09. Comment fonctionne la magie au sein du groupe ou la composition des nouvelles chansons ?

Cyril notre guitariste chanteur compose de son côté et nous propose des structures de chansons très abouties, terminées ou quasiment terminées de A à Z. Les arrangements guitares sont déjà en place reste à travailler les autres arrangements : chœurs, voix, synthés si besoin. Une boite à rythme donne une trame rythmique, bref le titre fini. Il nous envoie cela, chacun fait sa popote de son côté avec son instrument et définit comment il voit son instrument dans le morceau et nous mettons tout en commun dans notre local de répétition.

Le squelette reste le même et tout le reste se fait ensemble en répétition. Pour notre guitariste solo, Niko, il se pose sur les structures existantes et pour l’album il s’est concentré en particulier sur les solos. Nous bossons à trois les noyaux des morceaux, nous habitons proches les uns des autres. Nous bossons beaucoup les bases basse et batterie pour fixer de solides fondations pour que les autres puissent développer et se lâcher sur cette base. C’est très important.

 

10. Comment trouvez-vous l’équilibre entre l’approche purement thrash et les touches plus mélodique, certains diraient progressives ? Comment travaillez-vous cela ?

Très bonne question car nous nous sommes toujours faits, depuis le départ, un point d’honneur à vraiment garder le côté mélodique, partout partout, un coup avec la guitare, un coup avec la basse ou avec le chant ou via les arrangements avec des chœurs en fond ou via la batterie qui peut rehausser un peu la trame principale. Même si nous proposons parfois des parties assez brutales, la mélodie ne sera jamais très éloignée. Parfois avec le recul nous revenons sur certains passages en trouvant cela trop mélodique ou trop brutal mais il faut travailler pour trouver le bon équilibre.

Cela passe parfois par un besoin de remonter le click ou voir quel instrument pourrait apporter le petit plus nécessaire. La trame est déjà là, tout est réfléchi et penser avec précision par Cyril et donc nous ne faisons que des ajustements. Si le morceau n’est pas cohérent, il ne nous le présente même pas.

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11. Pourquoi avoir pris tant de temps entre les deux disques ?

Plusieurs raisons, d’abord il nous faut du temps pour composer, travailler, arranger et enfin enregistrer tous ces morceaux. Nous n’avons pas d’urgence et donc nous faisons ce qu’il faut pour obtenir le bon résultat. Il a aussi fallu du temps pour pouvoir défendre Sweet Angel Dust sur scène convenablement. Et puis les changements de line-up retardent aussi les choses. Notre premier guitariste, Nicolas Alberny, a du quitté le groupe, il a fallu trouver un nouveau gratteux. Trois ans ce n’est finalement pas énorme, la sortie en bas après ne dépend pas forcément de nous.

 

12. Le chant en anglais est-il une évidence ?

La question s’est posée puisque sur nos premières démos, le chant était en français. Mais nous sommes finalement assez vite passé à l’anglais. Cela s’est fait naturellement, les débats ont été ouverts, Cyril aimait bien moi je n’étais pas très favorable au français… L’anglais s’y prête bien mais on ne sait pas de quoi sera fait l’avenir, c’est un choix global.

 

13. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment avez-vous travaillé avec l’artiste ? Pas très thrash pourtant, vouliez-vous brouiller les cartes ?

Pour casser les codes, nous voulions un visuel assez éloigné des images habituelles utilisées par les groupes qui évoluent dans la même veine que nous. Nous voulions un dessin qui nous représente, sur nos choix à nous, nos influences… Cela a pris beaucoup de temps car d’abord nous n’étions pas d’accord entre nous sur ce que nous voulions voir sur la pochette et ensuite il y a aussi eu des débats sur le rendu final. Pour celle-ci c’est le frère de Cyril qui a fait en peinture la lune et le personnage et Niko Beleg, notre guitariste soliste, qui est aussi infographiste a finalisé la chose. Notre ancienne pochette était l’œuvre de notre ancien batteur. Le titre est le visuel est plus sombre, plus pessimiste si l’on veut… 

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14. Vous semblez avoir une relation étrange avec GOROD. Comment se passe-t-il ?

Ce sont de très bons copains depuis 2004, depuis que nous avons enregistré notre maxi là-bas. Nous avons un super contact avec eux et Nicolas Alberny, notre (ancien) guitariste était de Bordeaux alors que GOROD cherchait un guitariste et son intégration s’est faite assez naturellement. Mais tout va pour le mieux mais il y a une longue histoire commune entre eux et nous. On rigole énormément avec eux, nous avons partagé quelques dates avec eux et ce fut à chaque fois un plaisir.

 

15. Vous avez partagez des scènes avec des groupes divers et même participé au Hellfest. Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences ? 

C’est à chaque fois une expérience importante mais très différente car chaque groupe à sa propre personnalité et tu accroches plus ou moins avec les autres musiciens. GOROD se sont des amis, nous venons de le dire, même chose pour TREPALIUM, BLACK BOMB A nous ne les avons pas vu, ils jouaient après nous, ULTRA VOMIT super contact également, nous avons ouvert pour eux. Cela reste un petit milieu et donc tout le monde se connaît. L’ambiance est bonne et plutôt positive.

16. Comment voyez-vous la scène métal française vue d’Angers ?

De façon très positive, la scène française pullule de très bons groupes, franchement mais le gros point noir reste de trouver des dates de concerts. C’est l’horreur et surtout de pire en pire. Les structures qui accompagnent bien et positivement les groupes sont très rares. Nous arrivons à la catastrophe, c’est un peu n’importe quoi.

 

17. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour ARCANIA ?

Nous espérons recevoir un très bon accueil pour ce nouvel album et que cela nous permette de tourner, de donner un maximum de concerts un peu partout. Les jalons sont posés, nous discutons et nous avons certaines perspectives avec GOJIRA bientôt, avec DAGOBA à l’automne… Tout sera annoncé via Facebook.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Ars Moriendi » de MR BUNGLE

 

2. Le déclic qui t’a fait de lancer dans l’apprentissage de la basse ?

Le son de l’instrument m’a plu dès le début. Le déclic est venu de PANTERA.

 

3. Premier album acheté ?

J’hésite entre Appetite for Destruction de GUNS N' ROSES et le premier IRON MAIDEN.

 

4. Dernier album acheté ?

Deux tournent beaucoup en ce moment : The Parallax II: Future Sequence de BETWEEN THE BURIED AND ME et Earth Rocker de CLUTCH.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs ABINAYA ? (Abinaya signifie en langue indienne (sanskrit, Inde), « transmettre, communiquer avec … »).

Nicolas Vieilhomme : C’est un groupe de thrash ethnique, un trio basse, batterie guitares & chant plus une percussion. En fait le chanteur Igor Achard a passé pas mal de temps en Inde et il a toujours baigné dans ce milieu, son père est prof de Yoga donc tout cet univers culturel l’imprègne et l’influence énormément. Je n’étais pas présent personnellement au début du groupe donc je suis arrivé entre temps et j’ai pris le train en route. J’ai trouvé l’idée bonne, cela permet de communiquer facilement sur le groupe, que du positif. J’aime bien. 

 

02. Trois mots pour résumer le groupe et pourquoi ?

Efficace : sur scène nous ne faisons pas semblant, nous mouillons vraiment le chemise en concert en espérant que le public fasse pareil.

Contestataire : Igor notre chanteur s’implique et s’engage dans nos textes, il écrit beaucoup sur des faits d’actualité et en ce moment il y a de quoi faire.

Pour le troisième, je ne sais pas trop, deux c’est déjà pas mal.

 

03. Ce mélange métal avec une approche ethnique n’est pas commun. Comment cela vous est-il venus ?

Et bien ces éléments sont là depuis nos débuts. Dès les premiers travaux, Igor et le percussionniste Nicolas Heraud ont travaillé dans ce sens pour le premier album. Ce premier opus était plus orienté rock alternatif mais les percussions étaient déjà bien présentes, ils ont toujours joué ensembles, guitares et percussions. Ensuite André Santos est arrivé à la basse, moi je suis arrivé à la batterie un an après je pense. En 2009 nous avons sorti l’album Corps qui prenait un chemin nettement plus marqué heavy-rock et ensuite nous voulions aller encore plus loin et nous avons donc évolué, basculé vers un son clairement métal.

Ce fut une évolution naturelle, alourdir le son, le rendre plus agressif et prendre une orientation clairement métal. Le premier batteur du groupe jouait très bien mais plus dans un style pop-rock. A ce moment-là je suis arrivé et j’ai dit au gars que je maîtrisais la double grosse caisse. « Est-ce que cela vous branche ? ». Alors ils ne connaissaient pas trop et on a essayé. Cela leur a plu et quand tu introduis de la double, tu as tendance à jouer en peu plus vite et puis tout le monde a adhéré.

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04. Quel est ton parcours avant ABINAYA ?

Moi j’avais clairement une préférence pour un son plus rapide et lourd. J’ai toujours travaillé dans le métal et c’est un pote qui nous a mis en contact. Il m’a dit, « ce groupe-là évolue dans l’alternatif mais ils aimeraient passer votre autre-chose. ». Donc j’ai essayé et la mayonnaise a fini par prendre tous ensemble. Bien sûr cela ne s’est pas fait du jour au lendemain, tout doit évoluer, les techniques de guitares sont différentes, il a fallu que chacun prenne ses marques. On n’a pas triché, les éléments constitutifs du groupe comme les percussions étaient là dès nos débuts.

Et notre évolution est venue toute seule, tranquillement, mois après mois sans que cela soit imposé par des considérations autres qu’artistiques. On n’est pas tombé sur « Roots Bloody Roots » de SEPULTURA en se disant que c’est cela que nous voulions faire. Mes influences ne sont pas à chercher de ce côté-là, en ce qui me concerne j’écoute plutôt SLAYER, NAPALM DEATH, VADER, CANNIBAL CORPSE… qui ne contiennent pas des montagnes de percussions… 

 

05. Quelques semaines après la sortie de ce troisième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Finalement nous avons moins stressés sur ce nouvel album que sur celui d’avant, Corps. Nous sortons un album tous les cinq ans et avec Corps nous avions commencé notre mue, nous commencions à toucher un public métal. Et le risque c’était de se trouver ne deux feux, le cul entre deux chaises entre un public rock alternatif et un public métal. Igor se demandait alors si nous n’allions pas nous faire cartonner des deux côtés. Il avait adopté à cette période-là une voix plus claire qui pouvait manque d’agressivité pour les plus métalleux.

A l’époque on nous comparait pas mal à NOIR DESIR, maintenant ce serait bien difficile. Et donc pas mal de stress avant que les premières chroniques se passent bien, même à l’étranger, et donc la locomotive était partie. Pour Beauté Païenne nous continuons sur la même lancé, tout se passe bien et Corps nous a beaucoup aidé. Des gens semblent accrocher à ces nouvelles chansons donc nous sommes très contents.

 

06. Cinq ans ce sont écoulés entre deux albums. Presque aussi longtemps qu’entre les deux premiers. Pourquoi ?

Il n’y a pas vraiment de cycles, les albums arrivent quand ils sont prêts. Nous n’avons pas de pression, d’impératifs liés au label donc cela prend du temps et que nous sommes peut-être aussi un peu fainéants. Cela se passe presque toujours de la façon suivante : Igor le chanteur et moi nous sommes presque toutes les semaines tous les deux en studio, à Planet Live à Bondy. Et là on essaye, on compose, on réarrange… Igor arrive avec des idées, des riffs, j’écoute, il me demande ce que j’en pense et on travaille dessus. Je calcule alors les temps, on ajoute des batteries pour avoir une première structure.

Arrive là-dessus André par ajouter ses lignes de basses et là il faut encore ajouter les percussions. Mais notre ami habite Bordeaux donc on prépare les chansons pour lui, on lui laisse de la place en créant des creux… pour qu’il puisse s’exprimer. Dès que tout est prêt, Nicolas Heraud monte alors à Paris et il parvient à se caler sur les compos. Nous anticipons les besoins en percussion ce qui évite que cela vienne comme un cheveu sur la soupe. Il est très malin et il parvient toujours à ce faire de la place.

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07. Mais moi, pauvre béotien, entre batteur et percussionniste, vous ne vous tirez jamais la bourre ?

Si tu as raison, et surtout au début. Normalement non, dans un monde idéal, nous ne devrions pas nous marcher dur les pieds car le percussionniste renforce le batteur. Le batteur fixe le tempo et les percussions amènent les contretemps. Mais avec la pratique nous nous sommes aperçus que nous faisions à peu près les mêmes frappes fortes, nous nous doublions l’un l’autre. Et finalement c’était dommage car il veut mieux se compléter, que l’on contrebalance l’autre.

Maintenant nous sommes beaucoup mieux calés et donc cela roule franchement bien désormais. Nous nous renvoyons en permanence la balle et c’est beaucoup plus agréable et même amusant. Comme je bosse dès la genèse des chansons avec Igor, je cale en premier la batterie. Mais ensuite Nicolas écoute et suggère telle ou telle approche. Il m’envoie son idée par le net, j’écoute et je retravaille à partir de cela. Cela prend du temps et c’est souvent assez compliqué car nous essayons, nous expérimentons beaucoup.

C’est tout bénéf pour moi car cela me fait travailler, cela fait évoluer mon jeu ne permanence et j’apprécie cela. Avant je faisais plutôt du Thrash ou du Death et c’est vrai que j’avais un jeu plus direct, avec des blast-beats… J’en fais moins maintenant et je privilégie le côté sautillant, un peu groove métal quoi.

 

08. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Beauté Païenne ? Pourquoi aller aux USA ?

Sur l’album Corps, décidemment on en parle beaucoup, il est à la base de beaucoup de choses, nous avions travaillé avec un ingé-son du nom de Kevin Pandele qui depuis s’est installé aux Etats-Unis, à Philadelphie. Mais à l’époque en 2009 il était en France et nous avions enregistré dans un chalet appartenant aux parents d’Igor, à la roots, petit budget mais il était venu avec son matériel dans les Alpes. Cela nous avait bluffés à l’époque, il était venu avec un ordinateur portable et puis roule ma poule ! Donc cela s’était alors super bien passé et nous voulions retravailler avec lui. Mais étant aux Etats-Unis nous avions deux options : aller chez lui dans son studio là-bas ou qu’il vienne en France mais il fallait payer les billets d’avion, louer un studio…

Cela revient cher. Nous devons fournir un album fini, enregistré, pressé, imprimé à Brennus pour la distribution de l’album. Donc tous les frais sont pour notre pomme. Donc on s’est mis d’accord de faire tout chez lui, outre-Atlantique. Moi, je n’ai pas pu y aller donc j’ai enregistré toutes mes parties de batterie, au click, à Planet Live pendant cinq jours, une cabine pour la batterie, une autre pour la gratte et Igor est parti là-bas quinze jours. Là-bas, il a fait guitares, chant sur place avec Kevin.

Une fois cela terminée, avec les bandes finales, nous sommes allés dans un dernier studio pour la basse et les percussions. Cela a été sportif, nous avons essayé de minimiser les couts car emmener tout le monde à Philadelphie allait couter une fortune.

 

09. Et donc le jeu en valait la chandelle ?

Ecoute pour nous oui, cela se justifie car le son est très bon nous avons obtenu le résultat souhaité et jusqu’à présent nous n’avons pas de plainte de ce côté-là. L’important est que chacune des sources soient bonnes. J’ai demandé une super batterie chez Planet Live, du matériel qu’ils louent aux groupes selon les besoins. Lors de l’enregistrement tu enlèves toutes les reverb, tous les artifices pour que le son soit le plus naturel possible pour que Kevin puisse le retravailler si besoin. Les guitares ont été enregistrées à Philadelphie et pour la basse/percussions là aussi le son, le plus direct et le plus pur possible, en direct. On a fait au plus simple, au plus efficace.

Dans cinq ans, plus le prochain nous espérons toujours travailler avec Kevin, en espérant qu’il ne sera pas alors en Australie. On s’entend super bien avec lui et quand Igor était à Philadelphie, nous pouvions discuter via Skype, deux fois par jour, nous faisions des points tous les jours, ils m’envoyaient le travail du jour, en écoutait, on en discutait, le travail était vraiment collaboratif. Avec le décalage cela pouvait être parfois amusant.

 

10. Le chant en français est-il une évidence ?

Igor écrit beaucoup en français, c’est naturel, et nous ne sommes pas beaucoup posé la question, il faut bien l’avoué. Et finalement c’est mieux ainsi, nous avons pu lire dans une chronique anglaise que le chant en français plaisait bien, le mec disait qu’il ne comprenait rien mais que les sonorités collaient bien à la musique. « Et on moins, ils ne sont pas semblant de chanter dans notre langue ! ». Cette réaction nous a plus, au moins nous sommes francs et nous faisons ce que nous savons faire. La presse anglaise est assez réceptive

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11. Vous êtes une des rares groupes qui chantent en français qui semble trouver grâce aux oreilles des médias métal étrangers (Rock Hard Grèce)…

Nous sommes très surpris, La nana de TERRORIZER à tout de suite accroché au son même si elle ne comprend pas ce que nous racontons dans nos chansons. Il y a des traducteurs sur le net si besoin mais dans le métal tu écoutes souvent la guitare et les rythmes, la langue finalement n’a pas une importance majeure. De nombreux magazines britanniques et plus largement européens ont apprécié et publier des chroniques et même des interviews parfois. Cela commence à sortir c’est sympa.

Le côté ethnique, l’ajout des percussions qui apportent un groove et une dimension inhabituelle plait et cela fait parler de nous en dehors des frontières hexagonales. C’est presque dansant, innovateur. Tant mieux pour nous. Sur Corps déjà, nous commencions à avoir un peu de presse, au Texas par exemple où ils aimaient bien le gros son que nous proposions.

 

12. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment avez-vous travaillé avec Above Chaos ?

Je ne peux pas beaucoup t’en parler (NDLR : Nicolas est déficient visuel). C’est Above Chaos qui s’est chargée de la pochette, Igor avait vu des t-shirts de MAGOA qui lui avait plu et donc il avait pris contact. Ils font tout, les visuels, les affiches. J’ai une vague idée, je sais ce que cela représente, tu me confirmes que l’on ne m’a pas menti (rires) ?

 

13. Vous avez partagez des scènes avec des groupes divers même des artistes rap (sinon MSG, VADER). Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences ?

Nous avons rencontré Youssoupha lors d’un tremplin jeunes talents, c’était le parrain de l’événement. Nous sommes arrivés avec nos gros sabots, nous avons proposé notre heavy métal à bloc et il a aimé, cela lui rappelait l’esprit des années 90, le travail entre ANTHRAX et PUBLIC ENEMY. Ce n’est pas un artiste fermé et donc ce fut une discussion sympathique. Mais nous n’avons pas gardé contact, il évolue dans d’autres sphères. Entre artistes cela se passe plutôt bien, le plus dur est de conquérir le public, cela peut être beaucoup plus tendu. Pas facile d’arriver devant un public hip-hop avec le risque de se faire démonter.

Et puis on a attaqué d’emblée par un titre « Enfant d'Orient » sur les enfants soldats en Palestine et les mecs ont été surpris de voir des textes intelligents. Et donc ils ont écouté et ont été assez réceptifs. Cela n’a pas duré longtemps mais bon, un bon accueil. On a fait aussi des trucs bizarres, un festival de reggae roots… Tout le monde était content. L’énergie que l’on déploie plait souvent, on ne fait pas la gueule… VADER c’était cool, nous sommes devenus potes avec MPIRE OF EVIL (avec un ex-VENOM)…

Assez bizarrement, nous avons du mal à rentrer dans la scène heavy-métal française avec ABINAYA. Pas de difficulté pour rentrer dans la scène Death Métal alors que c’est beaucoup plus bourrin mais nous ne parvenons à tisser des liens avec la partie heavy métal donc on ne joue pas avec eux. Nous avons ouvert pour VULCAIN, ADX nous ne parvenons pas à la croiser, BLASPHEME, nous ne nous croisons pas avec ces groupes, pas sur les mêmes créneaux à priori. Alors que nous sommes proches de BENIGHTED, IN ARKADIA qui nous accepte alors que c’est tendance boucherie par rapport à nous. Nous avons joué plusieurs fois avec eux.

 

14. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour ABINAYA ?

De beaux concerts à venir en juin puis à la rentrée avec le 13 septembre un concert sur la scène Principale des Forges de Feu, puis le 20 avec Tim « Ripper » Owens à Grenoble. Si tout va bien, fin octobre une tournée en Angleterre, de belles perspectives quoi ! Le mec nous a repérés dans TERRORIZER et les échanges avec Igor ont été fructueux.

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

J’écoute beaucoup en ce moment « Spirit in Black » sur Seasons in the Abyss de SLAYER

 

2. Le déclic qui t’a fait te lancer dans l’apprentissage de la batterie ?

En tant que déficient visuel, en tant qu’aveugle, la musique est vite abordée. En CM2 je faisais du piano mais le classique m’a gonflé. J’ai découvert le métal et j’ai voulu avancer dans ce domaine-là. J’ai essayé la guitare et je n’étais pas très bon alors que la batterie m’a tout de suite trouvé un écho chez moi. Donc j’y suis allé à fond. J’en faisais beaucoup au bahut et ensuite dans des groupes. C’est beaucoup de travail, avec la double surtout… Je pratique un peu moins mais parfois je suis raide sur des roulements…

 

3. Premier album acheté ?

En cd c’était le live de TELEPHONE.

 

4. Dernier album acheté ?

Cela fait longtemps, j’écoute en ce moment sur You tube AUSTRIAN DEATH MACHINE. C’est bourrin mais j’aime bien le côté hardcore.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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