Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs RED MOURNING ?

Romaric: Alors RED MOURNING est un groupe de southern métal pour synthétiser, avec des influences blues que nous revendiquons, un hommage aux racines blues de la musique rock. Nous sommes originaires de la région parisienne et nous existons depuis dix ans, depuis 2004. Notre line-up est stable depuis 2006-2007 et c’est une très bonne chose car cela nous permet d’évoluer, d’aller toujours un peu plus loin dans ce que nous voulons faire ensemble. A notre actif nous avons une démo, un maxi et trois albums.

 

02. En quoi votre deuil est-il rouge ?

C’est un hommage aux esclaves américains, à ceux qui sont à l’origine du blues US. On trouve des formes de blues même en Afrique, des mecs comme Salif Keita ils font du blues mais à l’africaine. Les ghanéens pour eux la couleur du deuil c’est le rouge. Culturellement ce n’est pas le noir comme pour nous en France mais le rouge. Nous avons trouvé que ce nom était un bel hommage aux esclaves sans pour autant exploiter le folklore. C’est vraiment un hommage aux blues et à ses origines. Mais pour te donner une anecdote, nous avons failli nous appeler Lafayette pour le côté sud des Etats-Unis.

 

03. Ce mélange métal + blues aux racines de l’ancienne Amérique sudiste n’est pas commun. Comment cela vous est-il venu ?

Ce n’est effectivement pas commun mais nous étions surtout influencés à nos débuts par la scène du sud des Etats-Unis, des trucs comme PANTERA, la scène stoner dans les sonorités et puis le blues surtout. Et quand nous nous sommes retrouvés avec JC à la genèse du groupe, nous étions d’accord sur ce choix artistique. Nous n’avons pas forcément à atteindre notre objectif dès le départ, nous avons tâtonné, nous sommes toujours influencés par nos idoles et nous avions parfois du mal à prendre du recul et à ne pas appliquer un schéma déjà connu.

Cela a mis du temps à se construire et à travers ces trois albums je trouve que nous avons beaucoup progressé dans l’appropriation d’un style qui nous est propre, ce mélange avec du blues dans lequel moi et JC nous nous retrouvons, Aurélien peut-être un peu moins parfois mais cela fait partie de notre identité. Nous avons baigné dans cet univers folk, country, blues américain et donc du coup, nous avons vraiment voulu véhiculer ces influences dans notre musique tout en faisant du métal. Il fallait ce côté agressif, un exutoire, sinon nous aurions fait un groupe de blues. Nous voulions faire du métal mais à notre manière.

Nous ne révolutionnons pas la musique, nous n’avons aucune prétention à ce niveau-là mais il était important de se faire plaisir et ce que nous voulions c’était de la puissance avec également du feeling. Et donc à nos yeux cela passe du métal et du blues.

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04. Je ne sais pas si tu seras d’accord avec moi mais en écoutant l’album, j’ai revu dans ma tête des scènes du film « O’Brother » des frères Coen. Votre musique serait pour moi la bande-son d’une version déjantée de ce film…

C’est amusant que tu mentionnes ce film car oui cela nous correspond bien. C’est une Amérique un peu clichée qui est présentée. Nous idéalisons cette période, comme pour le blues, il y a beaucoup de rêve, un mythe autour de l’origine du blues, ce brassage de culture n’est pas né en un jour. Et cette référence à ce film tombe bien car nous avons récemment tourné un clip qui sera bientôt projeté et je trouve qu’il y a un esprit un peu « O’Brother » qui se dégage de ces images.

Mais je n’en dirai pas plus. C’est chouette car si nous parvenons à instiller cela dans la tête de l’auditeur c’est que nous avons réussi à insuffler une dose d’authenticité dans notre musique qui est pourtant très actuelle. Et c’est cela que nous recherchons, évoquer cette image sudiste tout en exprimant cette violence, cette rage que nous portons en nous au quotidien. C’est ce qui nous plait.

 

05. Que retiendrais-tu de la période Pregnant With Promise ?

Le titre de l’album dit un peu tout, c’était une période riche en promesses. Ce fut un peu de plus pour nous, carrément, pour la maitrise de nos instruments de la composition, pour voir si nous étions tous les quatre assez solides pour continuer à faire ensemble de la musique car il s’agit d’un investissement constant : physique, matériel, financier. C’est un gouffre, le mec qui fait des albums maintenant il est maso. Surtout nous en fait car quand nous rentrons en studio c’est pour six semaines. Ce n’est pas comme si nous étions chez nous à chacun enregistrer sa partie, les batteries sur easydrummer… Nous faisons les choses à l’ancienne mais c’est important pour nous.

Si nous faisions cela pour l’argent cela se saurait et nous ne ferions pas du métal. Donc à la fin de la période de l’album précédent nous étions rassurés nous proposions une musique qui rencontrait son public, nos chansons plaisaient à des gens, nous continuons à faire des bons concerts et nous progressons, nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin. Cela reste une démarche très égoïste, nous faisons cela d’abord pour nous, vendre des cds c’est important pour le label que s’engage à nos côtés et donc doit pouvoir rentrer dans ses frais, cela nous fait plaisir mais dans l’absolu on s’en fout un peu. On nous fait confiance et donc il est important d’avoir cette crédibilité de vendre des albums pour pouvoir poursuivre notre aventure. Arriver en concert et avoir un public réceptif, c’est que du bonus.

Mais les chansons ont composées égoïstement pour nous, 90% du temps nous sommes en répétition, tous les dimanches et tous les mardis, tous les dimanches de 14h à 20h et trois heures les mardis soir et cela depuis dix ans ! Donc les concerts ne représentent que la cerise sur le gâteau. Donc vendre des cds et faire des concerts c’est du bonus, du plaisir mais cela ne représente qu’une petite partie de notre vie de musicien.

 

06. Quelle a été votre idée, votre démarche à l’aune de la composition de ce troisième disque ?

Nous voulions aller plus loin dans la préparation et la réalisation de l’l’album, rajouter des interludes, intégrer de nouveaux instruments… Aller plus loin dans l’ambiance que nous insufflons dans notre musique. Ensuite les morceaux ils viennent naturellement, l’inspiration ne se commande pas. Parfois ils arrivent supers bluesy mais cela peut parfois tomber dans le stoner ou ressembler à des choses déjà proposées mille fois. Donc là tu t’arrêtes et tu te dis que tu fais fausse route.

Des fois tu fais un truc super métal et c’est trop, cela ne s’inscrit pas dans ce que nous voulons dégager comme ambiance. Donc il faut travailler pour aboutir à un pur titre RED MOURNING, avoir suivi un certain cheminement. Il n’y a pas de recette toute faite mais à l’écoute il faut que la puissance et le feeling apparaissent.

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07. A la veille de la sortie de ce troisième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Pour moi le sentiment qui clairement prédomine c’est la satisfaction d’être arrivé au bout d’un processus et de pouvoir proposer un nouvel album. Je ne vois pas vraiment de stress, les gens n’aiment pas et bien c’est comme ça, cela ne se commande pas et si les gens aiment et bien tant mieux. Si personne n’aime nous aurons au moins la satisfaction d’avoir fait une musique sincère. Nous sommes perfectionnistes mais pour l’instant dans ce nouvel album, il y a très peu de passages où je me dis que nous aurions pu faire mieux ou en tout cas autrement.

Je prends plaisir à l’écouter si j’en ai l’occasion même si je ne me masturbe pas à l’écouter tous les jours. C’est un peu se regarder dans un miroir, un petit côté narcissique. Nous acceptons toutes les critiques positives et négatives mais il faut que le propos soit construit.

 

08. Pourquoi ce choix de Francis Caste (BUKOWSKI, THE STICKY BOYS, SVART CROWN) ? Il semble devenir le producteur à la mode en France…

Nous avons commencé à enregistrer avec lui en 2007, il devait déjà avoir enregistré THE ARRS. Il nous semblait être la bonne personne pour nous, l’aspect être à la mode ou pas ne rentre pas en ligne de compte, on s’en fout. Il nous connait, nous le connaissons, nous ne trainons pas avec lui tous les jours mais quand on se voit nous sommes contents et c’est un plaisir de bosser avec lui. Il est très pro, il sait mettre en confiance les musiciens et il sait aussi nous pousser dans la bonne direction.

Nous n’avons pas bossé avec un autre ingé-son et je ne sais pas si nous avons les moyens, le jeu, les épaules pour se mettre en danger et tenter l’aventure dans un autre studio pour au final ne pas pouvoir obtenir quelque chose de mieux que ce que nous avons avec Francis. Pourquoi pas un jour changer mais pour l’instant nous sommes très satisfait et si nous faisons un quatrième album avec lui, nous serons, je pense, les détenteurs d’un record d’albums enregistrés chez Francis !

 

09. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment avez-vous travaillé avec Hicham Haddaji ?

Premier album une pochette que nous trouvons tous bien, réalisé par un graphiste de notre label. Elle convient à notre besoin à l’époque, nous n’étions pas très exigeants car c’était une opportunité d’avoir une pochette gratos donc tu ne fais pas les divas. Elle est sympa. Pour le second album, nous avons essayé de faire quelque chose qui allait à contre-courant des pochettes de métal mas nous ne sommes pas allés au fond des choses avec le graphiste car nous n’avons pas eu beaucoup de communication, d’échanges avec lui. Nous aurions dû être plus exigeants, ce n’est pas le visuel sont nous sommes le plus fiers. C’est un peu facile par rapport au titre de l’album.

Donc pour le troisième nous voulions prendre le temps d’avoir vraiment le visuel dont nous rêvions, arrêter de faire des compromis. Donc on va s’offrir un pro et on va le faire chier jusqu’à obtenir le résultat final rêvé. Et donc nous avons mis six mois pour obtenir cette pochette, avec d’incessants échanges de mails avec Hicham qui a été ultra-pro. Même si on le paye nous avons été vraiment casse-couilles… Au début on l’a laissé faire en lui disant simplement ce que nous avions en tête mais il avait les mains libres. Nous voulions une pochette massive mais avec deux lectures, un rapport avec le blues mais aussi avec le titre de l’album. Le cahier des charges un peu dément. Hicham a d’abord dit non, ne pensant pas pouvoir rassembler son univers au nôtre. Et nous l’avons relancé et il a fait des essais.

Aonc après de nombreux échanges nous avons réussi à atteindre ce visuel, cet homme enchainé. Donc de loin on voit ce géant, et de près tu vois ces bagnards qui cassent des cailloux aux pieds du géant comme un tableau à la Bruegel… Tu peux te perdre dans les détails de la pochette et imaginer ce qui se passe dans la tête des mecs qui cassent des cailloux. Avec cette couleur ocre, mystérieuse… Tout est voulu, pensé sur cette pochette. Nous n’étions pas assez exigeants dans le passé mais c’est de notre faute nous ne pouvons en demander plus à notre label. Donc là c’est nous qui avons payé.

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10. Et pourquoi changer à chaque album de logo ?

Et bien jusqu’à présent nous n’avons pas réussi à avoir de logo. On cherche encore et encore, sans vraiment trouver. Nous avons demandé à Hicham mais il n’est pas à fond dans les logos. On n’y arrive tout simplement pas, j’aime bien pas contre la police d’écriture utilisée sur l’album. Donc je ne sais pas, cela restera peut-être comme cela. Ce n’est pas la fin du monde mais un bon logo est catchy, il attrape l’œil et c’est sympa. On tâtonne totalement, nous aimerions trouver un visuel fixe, comme le style du groupe, tu trouveras de tout.

 

11. Vous avez tourné récemment une vidéo ? Quel titre ? Et appréciez-vous ce type d’exercice (One Step Away sur le précédent) ?

Le clip qui arrive est pour le titre « The Sound Of Flies ». On tourne avec Fred Sorel, le réalisateur et aussi l’acteur et qui a d’ailleurs un petit rôle dans « Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? ». Il donne la réplique à Christian Clavier. C’est super pro, comme pour Francis, chacun dans son domaine c’est un plaisir de bosser avec des mecs comme cela. C’est un magicien car avec trois francs et six sous il fait de belles choses. Il a monteur qui s’appelle Fred Noël est qui est aussi un mec exceptionnel, un gourou du montage et donc nous sommes très satisfaits.

Pour le deuxième album nous nous sommes beaucoup amusés mais si cela représente bien du travail de faire encore et encore les mêmes choses. Et là pour le clip de cet album, là aussi beaucoup de travail, avec un résultat qui sort de l’ordinaire, des parties scénarisées… Nous avons voulu allez à contre-courant du clip métal classique. A voir si tout va bien le 23 mai lors de la release party sinon diffusion massive via les réseaux sociaux.

 

12. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour RED MOURNING ?

Nous aimerions bien pouvoir tourner le plus possible, éventuellement, pourquoi pas, avoir un tourneur, un professionnel qui s’occupe de nous, décrocher une première partie d’un groupe plus important en France ou en Europe. Si j’avais une baguette magique et que je pouvais choisir d’ouvrir pour le groupe que je veux, ce serait MASTODON. Sans hésiter, une grosse influence pour nous sur notre approche du chant par exemple. L’affiche aurait de la gueule…

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Là, à l’instant où l’on se parle ce serait une chanson country de FLORIDA GEORGIA LINE « Tip It Back ». C’est de la new country super efficace…

 

2. Le déclic qui t’a fait de lancer dans l’apprentissage de la guitare ?

En matière de guitare le déclic a été quand j’ai vu le clip de « 5 Minutes Alone » de PANTERA. J’aimais leur second degré.

 

3. Premier album acheté ?

RAGE AGAINST THE MACHINE, mon premier cd rock acheté. Mais une amie de ma mère m’a filé tous les vinyles dont elle voulait se débarrasser, ROLLING STONES, DEEP PURPLE… Donc une découverte du rock à partir de 15-16 ans.

 

4. Dernier album acheté ?

Port of Morrow du groupe THE SHINS. C’est de l’indi pop américaine et j’en suis hyper fan, après les BEATLES il n’y a pas mieux.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Que retiens-tu de la période The Burden of God ?

Enormément de bonnes choses, des choses intéressantes pour le groupe surtout au niveau des concerts qui ont pu suivre. Un palier de plus a été franchi pour nous. Nous avons énormément tourné, nous avons participé à de gros événements comme 70000 Tons Of Metal. Nous sommes désormais partis sur autre chose, toujours en gardant le même esprit mais en continuant à progresser et à évoluer.

Chaque album a été une étape nécessaire et enrichissante pour nous. Il faut constamment avancer car si tu t’arrêtes tu régresses. Donc il faut avancer encore et encore et toujours donner le maximum. Monter les marches dans le bon ordre.

 

02. Quelques jours avant la sortie de ce neuvième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Notre état d’esprit est très positif mais en même temps avec aussi beaucoup d’interrogation quant à la réaction du public. Nous avons tellement la tête dedans qu’il n’est pas toujours facile de prendre du recul. Et les premiers retours sont très positifs et nous rassurent un peu. Dans la tension de l’enregistrement et de la production tu te demandes toujours si tu fais les bons choix. Surtout au bout du neuvième album ce n’est pas simple, ne pas se répéter et faire encore mieux que le précédent. Notre longue histoire est une force mais aussi une pression quand tu attaques la composition et l’enregistrement d’un nouveau disque.

Maintenant nous sommes agréablement surpris de ce que nous dises les mecs qui nous interviewent, en France et à l’étranger. C’est quasi unanime et ce n’est pas si souvent en ce qui concerne notre musique. Il faut savoir garder une certaine humilité, à écouter les groupes, leur dernier album est toujours le meilleur. Ce n’est pas forcément vrai mais le plus important c’est que les mecs mettent leurs tripes sur la table et donnent leur meilleur du moment.

 

03. Quel est votre processus créatif à l’orée de l’enregistrement d’un nouvel album ?

En fait, à la base, nous avons toujours plus au moins la même méthode. Les guitaristes arrivent en répétition avec des riffs, des idées qu’ils partagent et nous construisons autour de cela, chacun amenant son contribution sa patte à l’ensemble. Et on travaille encore et encore jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait. Et puis ces carcasses évoluent jusqu’à ce que nous trouvions le bon équilibre, les bons éléments pour en faire un vrai titre de NIGHTMARE.

Donc le processus reste toujours le même ensuite la clé bien sûr c’est l’inspiration ! Cela ne se commande pas, ça vient ou pas sur le moment et il te faut donc apprendre la patience. Finalement on défait beaucoup, un riff nous plait sur le moment puis un mois après tu réécoutes et tu accroches moins…

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04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de The Aftermath ?

Notre philosophie est de laisser parler l’inspiration, de laisser cela gentiment en maturation pour ensuite faire le tri et ne conserver que le meilleur. On se laisse toujours la possibilité de trouver mieux à chaque fois. La magie vient du riff de base qui va parler à tous et qui va aussi colorer forcément le morceau. Ensuite il faut construire avec les lignes de chants, la batterie, la basse qui viennent soutenir l’effort et enrichir encore les guitares. Méthode traditionnelle avec la réalisation de maquettes assez pointues chez nous avant d’entrer en studio, toujours en se laissant la liberté de modifier telle ou telle chose. Le producteur peut suggérer des modifications et surtout il faudra laisser la place et faire des adaptations pour le chant. Il est nécessaire parfois de changer des accords ou des passages ici et là pour que le chant puisse s’exprimer au mieux.

Notre méthode est intéressante, nous enregistrons le chant avec des guitares témoins et cela te donne donc la possibilité de changer facilement les choses si l’accord de guitare ne correspond pas à ce dont nous avons besoin. Nous prenons notre temps et tout le processus d’enregistrement peut facilement durer en totalité plus de six mois. Nous ne sommes pas « speed » à vouloir se presser car si nous nous précipitons nous risquons ensuite de la regretter. On se donne donc le la marge, nous ne nous imposons pas de composer lors des tournées… Nous avons dû passer environ trois semaines en studio de façon décousue selon les disponibilités. Pour le chant cela a dû être trois ou quatre week-ends…

 

05. Tout ce qui a été enregistré apparait sur le disque ?

Oui mais nous en avons gardé sous le coude pour fournir un bonus dédié au marché japonais puisque c’est la demande du label, une chanson complète et toute nouvelle pas simplement un instrumental ou une version légèrement modifiée. Et puis il existe aussi un single digital exclusif qui sera ensuite proposé sur la tournée en version limitée.

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06. C’est comment de bosser avec un label allemand comme AFM Records, une belle structure avec une belle distribution ?

Pour l’instant nous sommes assez satisfaits comme nous nous sentons vraiment à la maison en terme de style. Nous étions avant sur des labels comme Napalm avec des locomotives comme MARDUK ou DARK FUNERAL qui ne jouaient pas sur les mêmes terrains que nous et nous avions un peu le rôle d’OVNI dans le roster du label. Avec AFM c’est plus simple car l’identité affichée nous convient bien, nous sommes plus dans le moule des BRAINSTORM ou encore des U.D.O. Cela reste très professionnel et c’est assez agréable maintenant nous en voudrions toujours plus.

Cela ne nous aide pas plus que cela aujourd’hui sur les tournées par exemple car le marché est dans un tel état que les maisons de disques n’ont plus de budget pour te soutenir sur scène. Nous devons nous débrouiller plus ou moins tout seuls, l’aide vient pour la promo et la mise en bacs mais pour les tournées il faut savoir faire sans et travailler directement avec les différents agents. Certains en dehors du business rêvent de tout cela mais aujourd’hui avec le marché tout est compliqué.

Ou alors il faut beaucoup investir, on nous a proposé d’ouvrir pour GAMMA RAY et RHAPSODY mais il fallait sortir un paquet de fric chaque jour pour y aller. Donc nous avons décliné car AFM ne suivait pas, la tournée était un peu tôt. Notre chance est d’avoir eu une autre opportunité derrière, super, mais sinon tu te débrouilles avec les moyens du bord. Nous n’avons pas les moyens de payer des sommes mirobolants pour tourner à tout prix.

 

07. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment avez-vous travaillé avec l’artiste ?

Là le processus a été assez différent du passé car là Franck (Milleliri : guitares) avait cette idée d’arbre. Et c’est notre graphiste qui a déroulé et poursuivi cette idée pour lui donner une existence graphique, en dessin. Il a proposé sa propre interprétation et de là le titre de l’album est lui aussi né de l’évolution du dessin. D’habitude c’est plutôt l’inverse, tu as le titre et tu cherches un visuel en adéquation. Là, la pochette a été définie ne même temps que l’album et elle a pu nous guider musicalement ensuite. Ce fut assez intéressant de travailler comme cela.

Cette pochette est l’œuvre d’un pote à nous, Anthony Mouchet, un mec de grand talent avec qui nous travaillons depuis peu. Nous avons changé beaucoup de chose autour de nous et c’est vraiment quelqu’un d’intéressant. Il est aussi en train de réaliser notre clip.

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08. Belle transition, vous tournez régulièrement des clips vidéos. Est-ce déjà prévu pour cet album ? Aimes-tu cet exercice ?

Non non c’est un bel exercice que nous apprécions de faire pour proposer un beau produit aux fans. Là nous travaillons sur « Forbidden Tribe », nous sommes dessus en ce moment et vous découvrirez la surprise en temps et en heure, quand ce sera prêt. Ce sera un clip scénarisé avec un story-board et nous enregistrons la partie avec le groupe la semaine prochaine avec de belles conditions, une scène qui a de la gueule…

 

09. Que peut-on vous souhaiter à court/moyen terme ?

Il nous faut continuer à monter les paliers c’est important de progresser mais sin nous vivons cette aventure au jour le jour. Aujourd’hui nous sommes concentrés sur la promo de cet album, il sort bientôt et nous avons déjà un programme très chargé, je ne sais pas si tu as vu les dates.

Nous ne pouvons qu’être satisfais de ce qui nous arrivent, c’est la première fois que tout est calé entre la sortie et la tournée des semaines à l’avance. Nous allons faire Wacken et tous ne se rendent pas forcément compte de ce que cela signifie au niveau européen. Même si ce n’est pas sur la mainstage cela signifie beaucoup pour nous.

 

10. Vu de Grenoble, comment voyez-vous la scène métal française ?

Nous voyons cela de façon très positive, nous connaissons bien par exemple GOJIRA, nous voyons ce qu’ils rencontrent un beau succès, mérité, en France et surtout à l’étranger. Il faut encore et encore travailler et il faut défendre cette scène car de nombreux groupes s’exportent, DAGOBA, pour en citer un autre et cela fait chaud au cœur. Il a de nombreux jeunes groupes, ils ne doivent pas se brûler les ailes, avancer par étapes sur le modèle de GOJIRA.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Un titre que je trouve génial c’est « In Dark Places » de CRIMSON GLORY sur l’album Transcendence.

 

2. Premier album acheté ?

A l’époque j’étais plutôt branché punk, genre U.K. SUBS. Le premier acheté doit être un disque de THE DAMNED.

 

3. Dernier album acheté ?

Certains vous dirent que c’est calculé mais ce n’est pas du tout le cas, le dernier album de LOUDBLAST, Burial Ground.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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01. Trois mots pour résumer le groupe et pourquoi ?

Henrik Danhage : Ce sera assez simple car nous n’aimons pas trop nous prendre la tête, la musique vient des tripes, tu sais. Je dirais donc « bonne, bien jouée et rock ». Il faut prendre du plaisir, t’amuser en faisant cela. Tout notre aventure a commencé comme cela, nous avions tous des groupes « sérieux » et nous voulions simplement avoir un espace pour nous amuser. Finalement cela nous a amené à construire un vrai groupe mais cette philosophie reste ancrée en nous.

 

02. Si l’on revient un moment sur la période du premier album. Que retiens-tu de cette époque ?

Ce qui me vient à l’esprit c'est la grande fierté que nous avons pu ressentir, de pouvoir montrer aux autres, à tout le monde, ce dont nous étions capables. C’était un nouveau groupe, nous nous sommes lancés dans l’inconnu sans parachute ni certitude. Alors que nous voulions simplement nous amuser, rapidement nous sommes signés chez Sony. Tu montes alors sur scène et tu donnes ton meilleur pour tout renverser. C’est une bonne période pour nous, tout semblait facile.

 

03. Cette volonté de prendre du plaisir était-elle née d’une réaction face à l’ennui, la pression qui vous pouviez ressentir au sein de votre groupe précédent (EVERGREY) ?

Oui bien sûr même si je garde également de bons souvenirs de cette période avec des moments également joyeux et amusants. Mais disons que les derniers mois ont été plus difficiles à vivre mais ils ne doivent pas effacer le bon temps que nous avons pu prendre au sein d’EVERGREY. Cela reste de solides amis et tout va bien entre nous. Musicalement parlant nous voulions aussi faire autre chose et donc notre frustration, notre insatisfaction grandissait. La musique que nous proposons maintenant est beaucoup plus proche de mes racines, de ce que jouais étant plus jeune. EVERGREY n’a jamais construit sa musique autour du groove, tout était plus complexe et à la fin je n’étais plus comblé. Et maintenant certains élément d’EVERGREY me manque, bref la vie est une éternelle insatisfaction !

Mais avec Tony (Jelencovich – chant) avec nous maintenant notre palette s’avère plus large et je peux passer du noir au gris. Avec le premier disque, je voulais faire table rase du passé et mettre le plus de distance possible avec mon groupe précédent. Maintenant je redécouvre certains aspects et je peux à nouveaux m’ouvrir à d’autres influences, à des suggestions plus variées.

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04. Depuis le premier album, vous avez dû faire face à des changements de line-up. Que peux-tu nous en dire ?

A l’époque du premier album nous étions un groupe très uni et nous voulions avancer tous ensemble et faire de nouveaux albums. Mais assez rapidement Jonas et moi en avons eu marre d’être assis et d’attendre. Attendre que les autres gars soient disponibles, Fredrik (Larsson – basse) également. J’aurais pu comprendre cette attitude si nous avions alors été signé sur un label de seconde, zone sans grand avenir, ce n'était pas grave mais nous étions chez Sony et ils nous disaient d’avancer. Et nous leur répondions : « oui nous voudrions vraiment proposer un second album mais le chanteur est en ce moment-là et le bassiste encore ailleurs… ».

Cela ne faisait vraiment pas sérieux. Nous savions vu le CV des gars que nous pourrions rencontrer ce problème mais cela n’était pas géré sérieusement. Encore maintenant nous pourrions affronter cette situation mais désormais je pense différemment. Si tu n’es pas prêt à faire les efforts nécessaires, ne les fait pas, personne n’a un flingue sur la tempe… Et nous avons eu de la chance en trouvant Tony qui était alors prêt à s’investir pour le groupe.

 

05. Quelle a été votre idée, votre démarche en commençant à travailler sur ce second album ?

Ici presque tout est neuf alors que si tu regardes en détail les chansons du premier album étaient toutes déjà ancienne car composées tout au long de ces dernières années. Avec Jonas nous voulions encore plus nous concentrer et faire exploser le groove. Le processus fut assez long, nous avons enregistré l’EP d’abord et puis certaines chansons se sont alors imposées à nous. Nous étions alors en train de trouver notre son et avec l’arrivée de Tony, le champ des possibles a grandi.

Nous pouvions encore élargir notre palette parce que Jimmie Strimell est un super hurleur mais parfois il ne pouvait pas rendre justice à certaines chansons car ses possibilités étaient limitées en dehors du chant hurlé. Et nous devions alors rejeter certaines idées car cela n’aurait pas eu de sens avec le chant de Jimmie. Avec Tony, tout d’un coup je peux me permettre d’utiliser des riffs plus doux ou même plus durs et donc nous pouvions alors travailler sr la dynamique des compositions.

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06. En quoi l’arrivée de Tony a-t-elle changé la chimie du groupe, quelle a été sa contribution ?

Je ne sais pas vraiment te répondre. A nouveau le sentiment qui a pu prévaloir alors est le fait de bénéficier d’un coup de plus de liberté. Et Tony comme nous aime beaucoup le principe des jams, nous testons des choses nous essayons en direct selon nos idées du moment et nous voyons ce qui sort de ces sessions. Nous ne sommes pas du genre à nous asseoir des jour pour intellectualiser les choses. Parfois l’un de nous souhaite travailler dans un ton plus lent ou plus sombre et nous essayons directement voir ce que cela peut donner.

A l’origine des chansons, la plupart du temps, Jonas ou moi arrivons avec des riffs et nous voyons comment la magie opère. Fredrik a aussi une très bonne oreille, donc il nous dit si cela lui plait, il ajoute de la basse et donc la chanson prend forme. Tony arrive alors également avec des oreilles neuves et suggèrent certaines choses. Ce n’est pas simple comme processus, il faut du temps mais cela marche bien pour nous ainsi.

 

07. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement du nouvel album ?

Il a fallu donner encore plus que pour le premier, s’investir et aller encore plus en profondeur. Nous connaissions aussi mieux le producteur cette fois-ci. Il avait aussi pris de la bouteille et donc était plus confiant pour nous dire les choses ou nous suggérer certaines modifications. Autant la composition s’est bien passée, nous avions beaucoup d’idées autant l’enregistrement a été plus ardu. Pour certains des riffs de Jonas, comme tout est minutieusement construit sur ordinateur, je ne les avais jamais joués avant d’entrer en studio.

C’est de la pression car le studio coûte cher. Même chose pour Jonas, c’est facile de programmer sur ordinateur des séquences de batterie folles et géniales mais c’est une autre paire de manches que de les reproduire en studio. Mais une fois l’enregistrement final en main nous étions encore plus fiers que pour le premier, le travail a payé.

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08. Que peux-tu nous dire de la pochette de cet album ?

Nous avons trouvé ce mec qui s’appelle Dmitry (Vtorushyn) et qui réalise vraiment des visuels très réussis et cool. Tony le connaissait et donc nous sommes allez voir en détail ce qu’il proposait et découvrir son style. Nous avons regardé sur le net et vraiment apprécié qu’il développe son propre style graphique. Et c’est important si tu réfléchis un peu plus loin que ta pochette, pour le merchandising du groupe par exemple. Et donc il a fait en tout trois pochettes pour nous, vous verrez les autres bientôt. Son style nous correspond parfaitement et c’est désormais devenu un ami du groupe.

J’aimerais bien que ce crâne devienne un de nos gimmicks au niveau visuel, notre Eddy à nous. Cela pourrait être sympa, un symbole pour nous fans et nous saurons dans quelques années si ce crâne a été une bonne chose pour nous. Même chose pour le nom. Cela fait sourire beaucoup, de monde mais nous l’avons choisi sans nous prendre trop la tête et soudainement nous sommes signés chez Sony.

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09. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour DEATHDESTRUCTION ?

Ce serait bien de pouvoir participer à certains festivals d’été à venir et puis de prendre part à quelques tournées à la rentrée et en 2015. Rien n’est prévu pour l’instant car c’est difficile de démarché quand tu n’as pas de nouvel album sous la main et la sortir de ce disque a été tant de fois repoussée que nos démarches n’ont pas encore abouties. Cette situation a été difficile car nous étions sans défense face aux décisions du label, tu ne comprends pas et le groupe se meurt, se détruit vis-à-vis du public si tu ne proposes pas de nouveau disque. Et donc notre frustration montait forcément.

Etre sur une major est une très bonne chose quand tout va pour le mieux mais nous ne sommes rien en comparaison de leurs grands artistes internationaux. Et étant presque les seuls métalleux, ils n’ont pas de référence par rapport aux autres et nous pouvons parfois être délaissés. Nous signons nos contrats album après album donc nous verrons quel est le meilleur choix pour nous pour la suite de notre carrière.

 

10. Parlons un peu de la scène métal suédoise. Le plus gros vendeur actuellement semble être SABATON. Que penses-tu de cette situation ?

C’est bien pour eux mais pour être honnête avec toi je m’en fous un peu. Je leur dit bravo, c’est bien pour eux parce qu’ils ont beaucoup travaillé pour cela et qu’ils ont été eux aussi un petit groupe avant de progresser disque après disque. Et tu ne peux leur retirer qu’ils méritent ce qu’ils ont car cela n’a pas été facile tous les jours. Le côté business est aussi traité de façon professionnel et je respecte cela. Si tu n’es pas un artiste musicien professionnel plus gros qu’eux, tu ne devrais pas les critiquer. Ce fut la même chose pour nous quand tu lis les forums comme celui de Blabbermouth. Tu peux y lire des mecs se moquant de nous en disant « peut-être devrais-je monter un groupe qui s’appelle METALLICASLAYER ». Et là j’ai envie de répondre à ce fils de p… « oui fais donc cela et on verra si tu peux te faire signer sur une major ! ». C’est la même chose !

J’ai déjà fait des interviews où on me demande de critiquer les autres groupes et à la fin tu fais le constat que ce n’est pas bon pour eux et pas bon pour toi non plus. Je me souviens que SABATON a ouvert pour EVERGREY il y a des années de cela et les bases de leur show étaient déjà là mais ils bénéficient désormais de très gros moyens. Mais en ce qui me concerne, et je n’apprécie pas vraiment le genre power-méta car tous les groupes me semblent identiques et proposent la même chose, je leur tire mon chapeau pour le travail accompli. Je suis heureux quand IN FLAMES rencontrent un énorme succès car ce sont mes amis. Le travail est toujours respectable.

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11. Nous avons appris récemment la mort par suicide du leader de THE DEVIL’S BLOOD (Selim Lemouchi). Penses-tu que les artistes sont plus enclins à avoir ce type de comportement extrême ?

Les artistes sont des gens très créatifs et donc expérimentent souvent des sentiments extrêmes, dans la joie ou la tristesse. Chacun est un grand carré et cette forme est remplit de nos expériences et de nos émotions. Les artistes en général et moi-même, nous sommes des gens plutôt égoïstes. A travers ma musique je me vends aux autres, mon travail e celui de trois autres personnes. Je mets tout dans ma musique, mon cœur et mon âme. En tant qu’artiste tu espères rencontrer le succès en étant constamment loin de ta famille et de tes proches, en tournée. Donc tu dois accepter et supporter des choses que les gens hors de ce business ne feraient pas.

Mais être artiste n’excuse pas tout, tu décides de ta vie en bien ou en mal et tu n’as pas de circonstances atténuantes car tu es un artiste. Le mec qui boit trois bouteilles de vins par jour et un putain d’alcoolique, qu’il soit musicien ou pas et qu’ils se produisent devant vingt ou vingt mille personnes. Je peux m’imaginer en train de me donner la mort, qui sait si quelque chose de grave arrive à mon famille. Alors mes talents de musiciens ne me maintiendront pas en vie. Je ne sais pas…

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

1. Le déclic qui t’a fait de lancer dans l’apprentissage de la guitare ?

Alive de KISS que j’ai reçu de mon grand-père quand j’avais cinq ans. Cela a créé quelquechose en moi mais je ne savais bien sûr pas encore à cet âge ce que je ferai de cette envie. Ace Frehley m’a fait choisir la guitare.

 

2. Le meilleur solo de guitare à ton avis ?

« Eruption » sur le premier album de VAN HALEN.

 

3. La chanson que tu as composée pour laquelle tu voudrais que l’on se souvienne de toi ?

Au moment où l’on se parle, je suis très fier de « Towards the Light ». Mais cette réponse est assez réductrice. Je suis très fier de mon temps avec EVERGREY, ce fut souvent fantastique. Mais j’ai dû vraiment lutter pour sortir de moi « Towards the Light » donc cette chanson est spéciale à mes yeux.

 

04. Un artiste ou un groupe avec lequel tu rêvais oui rêve encore de jouer sur scène ?

Oh merde ! Plus que jouer avec eux, je n’ai jamais vu PANTERA sur scène et cela me gonfle de savoir que cette opportunité a aujourd’hui disparue. Ils sont venus trois fois en Suède et à chaque fois j’ai décidé de ne pas y aller et cela me fait gamberger.

Sinon être un enfant et faire l’expérience de KISS sur scène sur la période Alive aurait été génial ! Ou encore voir VAN HALEN sur scène pour l’un de leurs trois premiers albums…

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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