Archive for août, 2007

Elvenking – The Scythe

Le nouveau chapitre de la saga Elvenking est sur nos pupitres, un an et demi à peine après The Winter Wake. Le thème central de la mort (impossible de passer à côté de sa pochette) a pris place dans ce quatrième échantillon musicale des italiens et il y a fort à parier que le groupe confirmera toute l’attention dont il a fait preuve jusque ici par des fans friands de ce power métal teinté de folk. The Scythe regorge d’énergie, de violons relativement discrets et d’une sympathique ferveur métallique à force de gros riffs parfois thrash (Death And The Suffering), de subtilités ou de fervents hymnes imparables. Magique "Poison Tears" ou "A Riddle Of Stars". Les italiens avaient fort à faire pour poursuivre leur résonance dans notre monde métallique et il est clair que si jusque-là vous étiez passé à côté du groupe, il est désormais bien peu judicieux d’éviter Elvenking.

Parler de maturité serait inopportun, celle-ci étant bien acquise dès le second album, Wyrd, mais il faut reconnaître que les efforts déployaient valent largement le déplacement auditif. La folk attitude s’amoindrit pour forcer le propos et engendre des morceaux détonants dont j’ai encore du mal à évaluer l’impact sur ma légitime objectivité, je suis tellement conquis par The Scythe qu’il serait déplacé d’en rajouter sous peine de faire de cette chronique un condensé de louanges plus lèche cul les unes que les autres. Elvenking confirme sa profonde personnalité et un son propre avec une prod de l’équipe Nino Laurenne et Miko Jussila. The Scythe tranche dans le vif pour notre plus grande satisfaction, Elvenking enfonce cette faux pour marquer de nouveaux points. Impossible désormais de passer à côté du groupe sous peine de rater cinq gars en en plein travail de sape sur nos esgourdes et aux qualités indéniables.

Chaudement recommandé par votre serviteur !

[09/10] Clayman

 

Site Officiel

MySpace Officiel

 

AFM Records / 2007

Tracklist (55:07 mn) 01. The Scythe 02. Lost Hill Of Memories 03. Infection 04. Poison Tears 05. A Riddle Of Stars 06. Romance & Wrath 07. The Divided Heart 08. Totentanz 09. Death And The Suffering 10. Dominhate

Awake – Illumination

awake-illuminationSi certains présentent ce groupe comme les sauveurs du metal anglais, moi j'opterai plutôt pour : clone d'Evergrey. Structure des chansons, tics vocaux, sons…
C'est même le leader du combo suédois qui produit ce deuxième album. Il semble que les britanniques aient changé de nom entre les deux (Humanity pour le premier essai).
Mais outre le fait que Awake n'a pas grand chose de progressif, c'est le manque criant de personnalité qui frappe ici. En dehors du déficit de créativité et de virtuosité, les morceaux sont tous très courts, ce qui ne permet pas de développer les rares breaks tentés par le quintet. Curieusement d'ailleurs, une visite sur le site officiel montre des musiciens au look plutôt Néo/Emo…

Awake propose des morceaux assez attrayants, plutôt bien joués et bien chantés, mais qui n'ont rien de marquants. Si les claviers sont en valeur, grâce au talentueux Craig Burkitt, la guitare de Richard Hall est totalement en retrait. Ses rares soli sont d'une grande humilité, pour ne pas utiliser une tournure plus négative. Et là, c'est à Threshold qu'on pense.
Awake n'a commencé qu'en 2000, et sa moyenne d'âge semble ne pas excéder 25 ans. Voilà qui laisse de la marge pour progresser (au sens propre !) dans tous les domaines.

David Taugis (06/10)

myspace.com/awakeuk

Lion Music / 2007

Tracklist (48:50) : 01. Disbelief 02. Retribution 03. A Crime Of Passion 04. Choices In Time 05. Begin Again 06. The Price You Have To Pay 07. Dream Within 08. Illumination 09. Forgiven Now Forever 10. My Last Goodbye 11. Shadows

 

Abandoned – Thrash You !

abandoned_thrashyouComment ne pas reconnaître cette touche germanique si particulière dès les premières secondes de Thrash You (Ou tout du moins les premières secondes suivant la courte et plus qu’inutile intro imposée par le groupe). Car si Abandoned revendique l’héritage de Slayer et testament, c’est bien du côté du thrash teuton qu’il faut regarder pour découvrir ce qui a inspiré le groupe lors de la composition de ce second album. Autant être clair dès le départ, les fans de thrash à la recherche de nouveautés bien saignantes et innovantes peuvent passer leur chemin à la vitesse d’un titre de grind. Abandoned font les choses comme à la bonne époque, la vieille, celle qui pue l’alcool et la poussière.

Ils le font bien certes, et avec beaucoup d’enthousiasme, mais certainement pas pour apporter une pierre toute neuve et toute brillante à l’édifice. Leur envie étant plutôt de se trouver une petite faille à sa base, histoire de s’y poser gentiment. Des parties de guitares ultra-basiques, mais pourtant efficaces pour la grande majorité. Une batterie plus qu’enthousiaste, qui arrivent vraiment à donner une pêche toute particulière aux compositions, sans pour autant faire des émules au niveau technique. Un chant très vieillot qui sent bien les influences du père Lemmy et de la jeunesse de Peavy Wagner.
Le groupe va droit au but, sans aucune fioriture, sans aucune prise de tête, juste avec quelques mélodies et leur énergie à toute épreuve. L’ensemble de l’album est ainsi basé sur un premier titre intitulé Visions of Death, qui pose les bases de ce que seront les cinquante petites minutes suivantes. Si ce titre pose clairement la structure de ses petits frères, on trouve pourtant bien mieux sur ce petit skeud tout fumant, mais aussi parfois pire, bien malheureusement. Le titre Die in Dignity résume ainsi à merveille ce qui nous attend de meilleur avec Abandonned. Un chant simple mais très efficace, qui sait proposer en de rares moments de vraies bonnes idées qui font la différence, des parties de guitares énergiques qui mènent la danse tout du long, avec une batterie ultra rapide et groovy suivant le tout. Si on ajoute à ça des refrains souvent très bien trouvés, même si redondants d’un morceau à l’autre, on aurait presque une vraie bonne petite galette.

Malheureusement d’autres titres comme Feel the Fire nous font sombrer trop vite dans le kitsch et dans l’auto-parodie pour que le disque reste efficace dans son ensemble. Bien sûre, on ne se plaindra pas des excellents refrains présents dans Damned for All Time, ou des très bonnes idées que propose la guitare sur Repentance et sur la reprise de Visions of Death en fin d’album. (Preuve, s’il en était besoin, que ce titre domine clairement la galette dans son ensemble) Une reprise qui propose au passage un chant clair du meilleur effet, qui apporte un vrai plus. Mais le disque n’est au final pas assez bien construit du haut de ces cinquante minutes pour s’imposer définitivement comme une réussite. On se contentera donc de le qualifier comme un très bon petit album de thrash, que les fans de la première heure apprécieront beaucoup, mais qui manque encore de quelques petits trucs pour vraiment passer à la vitesse supérieure.

Necrogunslinger (07/10)

Site Officiel : www.gebolze.de

Myspace Officiel :  www.myspace.com/abandonedthrash

Dockyard 1 – Underclass / 2007

Tracklist (48:06)
01.Incantation 02.Visions of Death 03.We are Hell 04.Disorder 05.Die in Dignity 06.Sands of Time 07.Feel the Fire 08.Damned for All time 09.This is the end 10.Repentance 11.Too Blind to See 12.In Search of Sanity 13.Trapped 14.V.O.D. Reprise