Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

QUICK & DIRTY est né en 2014 à Paris de l’initiative du guitariste et chanteur Ludovic Caussin complété de l’autre guitariste du groupe, Fabrice David. Faire du rock à deux c’est bien mais à quatre c’est encore mieux. Ils partent donc à la recherches de musiciens complémentaires et recrutent coup sur coup un batteur puis un bassiste. Avec un groupe au complet, le quatuor travaille fort pour développer un son et une identité musicale forte dans les pas des FOO FIGHTERS, LED ZEPPELIN ou encore IGGY POP. Après un changement de bassiste, ils attaquent les choses sérieuses en multipliant les concerts sur toutes les scènes parisiennes en 2016. Mais il fallait bien rentrer en studio pour graver dans le marbre l’énergie et la folie affichées sur scène. Après un crowdfunding réussi, QUICK & DIRTY se présente à nous avec un EP cinq titres sous le bras.

L’habit fait parfois le moine et pour Falling Down, le visuel aguicheur fait son petit effet et annonce la couleur d’entrée. Les parisiens ne tentent pas d’impressionner son monde par une approche ultra technique et jamais entendue auparavant, ils jouent la sécurité et déploient un rock simple mais très accrocheur et mélodique qui fera battre le petit cœur des rockers. Les compositions tournent autour des quatre minutes et vont à l’essentiel sans s’encombrer de fioritures inutiles. Quelques riffs bien sentis, une solide section rythmique et un chant bourré de conviction de Ludovic Caussin font monter efficacement la mayonnaise et donnent envie de taper du pied. Cela reste très rock et accessible, à même de plaire à un large public. Chacun met la main à la pâte et les interventions de Fabrice et Tanguy sur les refrains donne un supplément d’énergie bien agréable.

Avec Falling Down, QUICK & DIRTY livre la marchandise attendue, un EP rock sérieux et bien réalisé. Avec une carte de visite de cette qualité, parions que les parisiens risquent de rapidement squatter à nouveau les salles de la capitale. A voir ou à revoir sur scène pour constater si les promesses de cet EP sont tenues en concert.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction / 2017
Tracklist (20:22 mn) 01. Falling Down 02. I Was Born 03. East West 04. Trust Me 05. Would You Like to Dance

 

 

D’ici quelques années, les princes du space/stoner rock, MONSTER MAGNET, pourront fêter dignement leurs trente ans de carrières. En attendant, Napalm Records a décidé de réédité les deux premiers opus des américains, Tab & Spine of God. Né en 1989 dans le New Jersey, MONSTER MAGNET propose dès l’année suivante un premier EP éponyme sur Glitterhouse Records. L’album Spine Of God sort chez Caroline Records en 1992 et rencontre très rapidement son public. Il est considéré par les Américains comme le premier album du groupe puisque Tab n’y sortira qu’en 1993 après le succès rencontré par Spine Of God.

Tab, quant à lui, est sorti en Europe en 1991 sur Glitterhouse Records mais ne verra le jour aux États-Unis sur Caroline Records qu’en 1993. Bref, les dates changent selon votre position d’un côté ou de l’autre de l’océan atlantique mais tous les fans se rassemblent pour louer l’impact de ces disques sur la scène rock. MONSTER MAGNET prend alors une nouvelle dimension et s’affirme comme l’un des successeurs les plus prometteurs des HAWKWIND, BLACK SABBATH ou encore MC5. A partir de ce terreau fertile, les disques de références vont s’enchaîner avec Superjudge, Dopes To Infinity & Powertrip pour des américains des références de la scène rock.

Ces rééditions combleront les fans avides de compléter leur collection ou ceux qui voudront s’immerger dans les racines musicales de ce groupe talentueux. Une belle initiative.

Oshyrya (7,5/10)

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Napalm Records / 2017
Tracklist (58:30 mn) 01. Tab 02. 25/Longhair 03. Lord 13 04. Spine of God (live)

Tracklist (61:00 mn) 01. Pill Shovel 02. Medicine 03. Nod Scene 04. Black Mastermind 05. Zodiac Lung 06. Spine Of God 07. Snake Dance SIDE B 08. Sin’s A Good Man’s Brother 09. Ozium 10. Ozium (Demo Version)

Lost Opera – Hidden Sides

Autant les premiers contacts avec l’opus précédent de LOST OPERA n’avaient pas été des plus positifs autant Hidden Sides, le second album, séduit presque immédiatement. En ouvrant sur un « Today I Cry » brillant et bourré d’énergie, les normands installent l’auditeur dans les meilleures conditions pour goûter le fruit de leur travail.

Formé en 2007, LOST OPERA mène depuis son petit bonhomme de chemin, à son rythme. Alchemy of Quintessence voit le jour en 2011 et travail de composition sur le deuxième chapitre de leurs aventures débute dès 2013. Encouragés par diverses récompenses pour leurs clips live, LOST OPERA lance en 2015 une campagne de financement participatif pour mener à bien son nouveau projet. Le quintet rentrer en studio l’été suivant et accouche de ces douze nouvelles compositions pour un peu plus de cinquante-six minutes de musique originale.

Ces cinq années de travail entre les deux albums se sont avérées extrêmement bénéfiques car les normands affichent un bel état de forme, une maturité et une maîtrise inattendue. Nous ne doutions pas du talent du quintet, les signes étaient déjà évidents sur Alchemy of Quintessence, mais le propos est désormais canalisé et fait des merveilles. Les titres sont, dans l’ensemble, calibrés autour des cinq minutes et affichent immédiatement un visage attractif et accrocheur. Les guitares s’en donnent à cœur joie, astucieusement complété par des claviers très présents mais toujours au service de la mélodie. La section rythmique ne fait pas de la figuration et pose des fondations à toute épreuve. En quelques années, LOST OPERA a su travaillé, apprendre et se transcender pour accoucher d’un album imparable. Derrière son micro, Loïc propose une très solide performance, ses growls font merveille et son chant clair assure l’essentiel (même si un accent français assez prononcé et des mélodies vocales parfois fragiles déçoivent). Rien à redire sur la forme avec un digipak à la pochette soignée et un son au niveau concocté par Jacob Hansen.

Des solides graines avaient été plantées en 2011 et nous voici désormais en face d’un chêne solide et majestueux. Avec Hidden Sides, LOST OPERA frappe fort et risque d’en impressionner plus d’un. En attendant l’hypothétique retour d’un FAIRYLAND, ce disque vous apportera des heures de plaisir. Bien joué !

Oshyrya (08/10)

 

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Wavelength Records – Dooweet Agency / 2016
Tracklist (56:23 mn) 01. The Inquisitor 02. Today I Cry 03. Follow the Signs 04. Rage 05. Betrayal 06. The Lonely Owl 07. The Sinner 08. May I ? 09. So Wrong 10. O.P.S. 11. My Silent Hill 12. The Weight of the Cross