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Mob Rules – Beast Reborn

Pour les amateurs d’une certaine tradition de heavy metal mélodique école allemande, voir régulièrement sortir les albums de MOB RULES a de quoi rassurer. Les teutons n’ont jamais déçu, tout n’est, bien sûr, pas génial mais leurs standards restent tout de même élevés. Avec un Klaus Dirks fidèle au poste derrière le micro et dernier rescapés des débuts en 1994, le quintet continue de livrer son lot de titres accrocheurs et puissants tous les deux ou trois ans. Votre serviteur avoue avoir fait l’impasse, sans le vouloir, sur l’opus précédent, Tales from Beyond, et retrouve avec excitation MOB RULES avec son neuvième disque, Beast Reborn.

Il en a coulé de l’eau sous le ponts depuis presque vingt-cinq ans et pourtant la recette fonctionne toujours aussi bien. Si vous aimez les HELLOWEEN, GAMMA RAY et consorts, vous suivez sans doute la carrière des allemands depuis bien des années désormais. La force du groupe reste d’avoir su proposer pour chaque album un ou plusieurs brûlots imparables, des mélodies et des refrains efficaces instantanément. Vous les garderez longtemps dans la tête. Beast Reborn perpétue cette tradition avec des « Ghost Of A Chance », « Sinister Light » ou « Traveller In Time ».

La voix de Dirks continue de marquer au fer rouge l’identité de MOB RULES et il affiche encore une fois une grande classe et une sacrée maîtrise. Les allemands n’innovent pas, ils continuent de labourer les mêmes chants entre IRON MAIDEN et BLIND GUARDIAN pour la touche teutonne. Mais reconnaissons que la talent et le savoir-faire sont indéniables, nos amis connaissent toutes les ficelles et continuent de trouver l’inspiration malgré les années. A deux exceptions près, les chansons proposés affichent entre quatre et cinq minutes au compteur et s’adressent visent directement le cœur et les tripes. Sur la forme comme sur le fond rien à redire, la pochette s’avère être colorée et plutôt réussie comme la production générale de cet album.

Alors que le genre Power Métal est très largement rentré dans le rang par rapport à son apogée des années 80 ou du début des années 2000, de groupes continuent d’avancer contre vents et marées, soutenu par un public fidèle et enthousiaste. MOB RULES a su soigner ses fans en ne mégotant jamais sur la qualité. Leur longévité en atteste. Beast Reborn vous apportera son lot de bons moments, du tout bon !

Oshyrya (08/10)

 

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Steamhammer – SPV / 2018
Tracklist (57:32 mn) 01. Beast Reborn 02. Ghost Of A Chance 03. Shores Ahead 04. Sinister Light 05. Traveller In Time 06. Children’s Crusade 06. War Of Currents 07. The Explorer 08. Revenant Of The Sea 09. Way Back Home 10. My Sobriety Mind (For Those Who Left)

 

 

Revocation – The Outer Ones

Changer une équipe qui gagne ? Voilà une question qui ne se pose pas du côté du combo de Boston qui n’est pas du genre à se prélasser sur ses lauriers. A l’évidence, à l’écoute de ce septième opus, passer le cap de la décennie n’a pas entamé la détermination du groupe de Death Metal technique et un poil mélodique. Vous voilà prévenus. D’ailleurs en coulisses, derrière les manettes, il n’y a pas de bouleversement, le groupe poursuit sa collaboration avec Zeuss (Hatebreed, Kataklysm) et à fait appel au producteur Shane Frisby (The Ghost Inside, Bury Your Dead). Tu aimes le son bétonné qui t’écrase proprement ? Tu seras servi généreusement.

« The Outer Ones » démarre au quart de tour comme ses prédécesseurs, le nouveau monstre est de sortie et ce n’est pas une promenade digestive lounge qui s’annonce au menu,  » Of Unworldly Origin  » démolit tout sur son passage. Le groupe livre une fois encore des compos précises, acérées, bourrées d’énergie, mais sans pour autant se restreindre à une salve du genre lâcher de coups sans répit en mode tapis de bombes sur les esgourdes.
Le groupe varie l’intensité, l’ambiance pour mieux sauter à la gorge de l’auditoire, sans négliger un poil de mélodie au détour d’une mandale.  » Blood Atonement  » est exemplaire à ce titre de la richesse des compositions de Revocation. Le groupe varie les plaisirs sans se priver. Seules les vocalises pourraient être (une fois encore) prises en défaut de ce point de vue,  mais c’est bien le seul domaine ou Revocation flirte avec la linéarité. Ailleurs c’est le feu d’artifice pendant près de 50 minutes, Revocation souffle le chaud et le froid, mêle sauvagerie et riffs techniques complexes, tandis que la section rythmique tabasse méthodiquement et plus spécialement le batteur implacable Ash Pearson.
Une nuance au tableau, par rapport aux albums précédents, l’ambiance se fait un poil plus sombre, les sujets sociétaux laissent la place à l’univers de l’écrivain H.P. Lovecraft. Il va de soi que l’emprunt au mythe de Cthulhu dans les titres n’invite pas à la légèreté. Quand Dave Davidson affirme que cet album est le plus sombre et le plus proche du Death Metal, on ne peut qu’approuver. Un poil plus Death, avec quelques soupçons de passages progressifs, et d’envolées mélodiques relevées ( notamment sur l’instrumental « Ex Nihilo »), sans jamais tomber dans la démonstration stérile, Revocation frappe une nouvelle fois très fort. Un  » Luciferous  » devrait combler les amateurs de brutalité intense. Si vous avez aimé les efforts précédents du groupe ? Il ne fait guère de doute que le petit dernier trouvera grâce à vos yeux et (surtout à à vos conduits auditifs en mal d’agression sonore).

Hamster (09/10)

revocationband.com

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Metal Blade Records / 2018 

Tracklist (48 Minutes) 1. Of Unworldly Origin 2. That Which Consumes All Things 3. Blood Atonement 4. Fathomless Catacombs 5. The Outer Ones 6. Vanitas
7. Ex Nihilo 8. Luciferous 9. A Starless Darkness

Le monde des artisans s’avère toujours riche et passionnant. Voir ces artistes mettre en pratique leur art avec talent, technique et maîtrise ne cessera de ravir les curieux. Après avoir connus les ors du music business dans les années 80, Lars Eric Mattsson est désormais devenu un de ces artisans, connus surtout des spécialistes, mais qui mène contre vents et marées son œuvre dans son petit atelier.

On the Edge est la cinquième et dernière réédition des albums de VISION après l’opus éponyme, 1993:II, Live+ & enfin Till the End of Time. Publié en 2004 à l’origine, On the Edge n’a pas pu être mené de façon satisfaisante selon Mattsson. Cela avait laissé bien des regrets chez li et il avait à cœur de corrigé cette situation. Toutes les lignes de basse ainsi que certaines pistes de chant, guitares et claviers ont été réenregistrées et remises au goût du jour. Voici le disque paré de son plus beau costume, tel qu’il aurait dû apparaître une décennie auparavant.

Comme pour les disques précédents, les fans et les collectionneurs seront sans aucun doute ravis de retrouver ces chansons dépoussiérées et lustrées 14 ans après. Le rock sympathique, mélodique et accessible de Mattsson possède bien des charmes. Pas de quoi se relever la nuit mais voici dix chansons recommandables. Le chant féminin n’est pas toujours au top, la voix sonne souvent fragile. Le guitariste finlandais lui-même s’en sort bien mieux même si les effets sur la voix doivent aider dans cet exercice. On The Edge ne s’adresse qu’aux aficionados et aux nostalgiques du rock / hard-rock suranné des années 80.

Oshyrya

 

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Lion Music / 2018
Tracklist (47:06 mn) 01. Mountain Of Love 02. Girl Goodbye 03. Prove It To You 04. On The Edge 05. Feels So Strange 06. Feel The Cold Wind 07. Stranded 08. Meant To Be 9. Keepin’ Your Dreams Alive 10. Susanna