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Dead Lord – Surrender

Mine de rien, Hakim Krim, leader de Dead Lord, mène sa barque avec l’assurance de celui qui sait. Assurément sympathique, on l’imagine bien en geek fondu de vieux rock ; avec sous le bras une tonne de vieux vinyles de Nazareth, Free et surtout de Thin Lizzy. Depuis qu’il a débarqué en 2013 au sein de cette vague du rétro-rock à la mode, lui et son groupe ont effectué un parcours sans faute.

Comme ses prédécesseurs, Surrender est une vraie machine à remonter le temps. S’il se réfère aux grands anciens du hard-rock, ce dernier album possède une identité forte. De part un songwriting solide, les compos sont irrésistibles (« Dark end of the rainbow ») et s’incrustent immédiatement dans le cortex. « Letter from Allen St. », « Evil always win », « Messin’up » sont des morceaux attachants vers lesquels nous reviendrons souvent. L’orchestre joue sa partition avec application ; les riffs sont cool (« Distance over time »), les mélodies efficaces (« Authority »). L’ensemble est porté par la voix toujours aussi captivante de Krim.

S’il n’y a aucune surprise notable, Surrender est une œuvre qui perpétue la tradition ancestrale de ce hard-rock que l’on appelait pas encore metal. Comme pour chaque style musical en vogue, seul les meilleurs resteront. Et sur ce point, nous ne nous faisons pas trop de soucis pour Dead Lord.

Nico (7,5/10)

Site Officiel : https://www.deadlord.com/

Century Media /2020

01. Distance over time 02. Letter from Allen St 03. Authority 04. Evil always win 05. Messin’ up 06. Dark end of the rainsbow 07. Bridges 08. The loner’s ways 09. Gonna get me 10. Dystopia 11. Hands down 12. Moonchild 13. I staden som aldrig slumar till

 

Shane Embury (Napalm Death) et Kevin Sharp (ex Brutal Truth) sont comme deux larrons en foire : ils sortent encore un album ensemble. Ces amis de longue date, vieux tauliers de la musique extrême, sont quasiment inséparables. A un tel point que l’on soupçonne Venomous Concept de n’être qu’une excuse pour que les deux compères passent un peu de temps ensemble ; en plus de rameuter de vieux copains (Dan Lilker, Danny Herrera, John Cooke) pour faire la fête. Bref, Venomous Concept nous offre son quatrième effort : Politics versus the erection.

Ici, nous n’avons pas affaire à un diesel chevrotant mais plutôt à une 103 SP avec un pot ninja trafiqué à la nitroglycérine. Venomous Concept est remonté comme une pendule et enchaîne les pains comme jamais. « Simian fly » annonce la couleur : Politics versus the erection est sec, vif, sans gras. Un uppercut de trente-trois minutes et quarante-trois secondes. Une glorification du hardcore/punk. Un hommage permanent à Poison Idea dont le groupe se réclame depuis toujours. Contrairement à son, quand même très bon, prédécesseur, les morceaux sont plus structurés (« Promise »), plus aboutis, plus efficaces. Si le chant de Sharp se fait plus nuancé, il prouve une fois de plus que l’ex Brutal Truth reste l’un des meilleurs du genre. L’orchestre, quant à lui, fait le job avec l’assurance de ceux qui savent. On navigue donc entre urgence ultra punk (« Dementia degeneration »), réminiscences à la Napalm Death (« Carrion ») et une efficacité de haute volée à vous péter les dents (« Broken teeth »).

Venomous Concept réussit encore une fois son coup. En plus de nous proposer une pochette hilarante, mais tellement d’actualité, le quatuor nous livre avec Politics versus the erection l’album extrême de l’année. Celui qui nous enthousiasme. Celui vers lequel on reviendra régulièrement. Un bonheur de chaque instant.

Nico (9/10)

Site Officiel : https://venomousconcept.bandcamp.com/

Season Of Mist /2020

01. Simian Flu 02. Hole in the Ground 03. Eliminate 04. Lemonade 05. Colossal Failure 06. Promise 07. Septic Mind 08. Dementia Degeneration 09. Carrion 10. Broken Teeth 11. Shadows 12. Mantis Toboggan 13. Politics Versus the Erection

Mercyless n’est pas né de la dernière pluie. Connu pour avoir sorti le meilleur premier album de death français (Abject offerings), le groupe de Max Otero partait sur de bonnes bases. État de grâce prolongé le temps d’un Coloured funeral, suivi de deux albums malheureusement en deçà des espérances. Après un silence radio de onze ans, Otero reprend la route, resserre les boulons et accouche de deux opus renouant avec la belle époque. Et en 2020, année de la covid-19, les death-metalleux sortent ce bien nommé The mother of all plagues.

Si Unholy black splendor et Pathetic divinity rassuraient, The mother of all plagues ne fait qu’enfoncer un peu plus le clou. Mercyless est là pour régner ! Après l’intro d’ambiance « Infection », le quartet passe aux choses sérieuses. « Rival the nazarene » s’impose d’emblée comme un classique : incandescent et rageux. La suite est du même acabit. « Banished from heaven » et « Bring me his head » déboulent à toute vitesse et laissent bouche bée. Les riffs secouent, les refrains se greffent dans la tête avec une préférence pour le dantesque « All souls are mine ».

Ces onze titres imposent un constat clair et net : les années passent et n’ont aucune prise sur Mercyless. Le groupe ne renie en rien la haine et la violence de ses débuts. Il offre une proposition musicale qui se solidifie au fil des ans. De fait, The mother of all plagues est un pur album de death-metal qui balaye une grande partie de la concurrence. Preuve irréfutable que Mercyless est, si vous ne le saviez pas encore, un géant du genre.

Nico (8,5/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/mercylesscult

Xenokorp /2020

01. Infection 02. Rival of the Nazarene 03. Banished from Heaven 04. Bring Me His Head 05. Contagion 06. Laqueum Diaboli 07. Descending to Conquer 08. Inherit the Kingdom of Horus 09. The Mother of All Plagues 10. All Souls Are Mine 11. Litany of Supplication