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Le groupe finlandais STEVE ‘N’ SEAGULLS ne peut que créer de la sympathie autour de lui. Ces cinq gaillards semblent être de bons vivants, ils prennent sans aucun doute du plaisir et proposent à chaque fois un travail sérieux et bien réalisé. Maintenant, comme APOCALYPTICA, une fois la première découverte passée, il faut savoir se réinventer et dépasser le concept de base pour exister et faire une véritable carrière. Après un premier disque, Farm Machine (chronique ici) en 2015, les voici de retour armés d’un second album, Brothers in Farms.

On reprend la même recette et on continue sur la même lancée. Les finlandais n’ont choisi que des tubes connus de tous et qui ont fait preuve de leur efficacité. Tous les métalleux pourront trouver leur bonheur sur ce disque avec des reprises d’IRON MAIDEN, NIRVANA, MEGADETH, GUNS N’ROSES ou encore NIGHWISH. La relecture bluegrass s’avère à chaque fois très soignée et on s’amuse à la première écoute à découvrir ce que STEVE ‘N’ SEAGULLS a bien pu faire de ces titres si mythiques. Le ton est plus léger, doux et dansant et c’est l’occasion de grands sourires et de franches rigolades. Rien à redire sur l’exécution, nos amis maîtrisent sur le bout des doigts leurs instruments et parviennent régulièrement à créer la surprise. Pas de quoi crier au génie sur Brothers In Farms mais un concept assumé et surtout inattaquable sur le fond comme sur le forme. Par contre, la lassitude tend à rapidement s’installer au bout de quelques écoutes et le disque risque de rapidement prendre la poussière. Sur scène, la magie fera toujours effet, chez soi, dans son salon, le soufflé finit quand même par rapidement retomber.

Là encore, comme leur ainés (on peut aussi citer VAN CANTO pour les groupes à concept), il faudra bien un jour que STEVE ‘N’ SEAGULLS entame un début du virage, les reprises amusantes à la sauce country / bluegrass devront bien, à un moment ou un autre, être remplacées par des compositions originales. Les finlandais ne perdront-il pas alors un grande partie de leur charme ? L’avenir nous le dira.

Oshyrya (07/10)

 

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Spinefarm / 2016

Tracklist (56:56 mn): 01. Aces High 02. Sad But True 03. Wishmaster 04. It's A Long Way To The Top 05. You Could Be Mine 06. November Rain 07. In Bloom 08. Symphony Of Destruction 09. Fill Up The Tank 10. Burn 11. The Pretender 12. Self Esteem 13. Out In The Fields 14. Born To Be Wild

L’histoire de Life Of Agony n’est pas un long fleuve tranquille. Entre les allers/retours de leur vocaliste, de longs hiatus et quelques actes manqués, il y a matière à écrire un roman aussi passionnant que le The Dirt de Mötley Crüe. Si pas mal de choses ont changé en douze ans (Keith Caputo est devenu Mina, Alan Robert a failli rester paralysé), le quatuor ne nous a jamais déçus.

Avec A place where there's no more pain, Life Of Agony nous apparaît décomplexé et en pleine forme. Si « Make my maker » est une intro honorable, on entre dans le vif du sujet avec le lourd et mélodique « Right this wrong ». Life Of Agony garde cette superbe qui le place un poil au dessus des autres groupes. Les mélodies accrochent toujours autant (le titre éponyme) et les riffs font mouche. Les huit autres morceaux ne sont pas en reste et s’incrustent immédiatement dans le cortex. « Dead speak kindly », très influencé par Alice In Chains, est une vrai leçon de songwriting. Tout comme le très émotionnel « Bag of bones » où Mina Caputo se révèle et délivre l’une de ses plus belles performances toutes périodes confondues.

A place where there’s no more pain est une réussite. C’est un album passionnant qui se hisse au niveau des précédents efforts des New-yorkais, quelque part entre Soul searching sun et Broken Valley. Au final, l’attente en a valu la chandelle.

Nico (9/10)

Site Officiel : http://www.lifeofagony.com/

Napalm Records / 2017

1. Meet My Maker 2. Right This Wrong 3. A Place Where There’s No More Pain 4. Dead Speak Kindly 5. A New Low 6. World Gone Mad 7. Bag Of Bones 8. Walking Catastrophe 9. Song For The Abused 10. Little Spots Of You

L’EP Opacities (chronique ici) paru en 2015 chez Peaceville avait marqué le grand retour sur le devant de la scène des britanniques de SIKTH après un hiatus de presque huit ans. Après la réédition en 2016 de l’album Death Of A Dead Day, il était grand temps pour le groupe de proposer du matériel original sous la forme d’un nouvel album que voici, The Future In Whose Eyes?

Dès les premières secondes de Vivid, les fans se retrouveront en terrain connu avec ces riffs hardcore et ces rythmiques hyper agressives. Le duo de chanteurs s’en donnent à cœur joie et enfoncent le clou dans la seconde. Joe Rosser qui a remplacé Justin Hill aux côtés de Mikee Goodman tient sa place et apporte le répondant attendu à son camarade. Les refrains se veulent plus mélodiques en chant clair et apporte un pincée de douceurs dans ce maelstrom tranchant et hyper technique. En un peu plus de quatre minutes, la messe est dite et un grand souri balaye le visage de tout un chacun. Malgré les années, le style si particulier des britanniques n’a pas pris une ride. C’est leur marque de fabrique et ils déploient des merveilles dans ce genre.

Par définition inclassable, SIKTH emprunte et mélange à sa sauce de nombreux éléments du metal, du rock et du hardcore. Cette démarche non-conformiste et hétérogène assimile le tout dans un métal technique et complexe évoquant parfois le mathcore. Difficile de ne pas penser ici et là à SYSTEM OF A DOWN mais cette étiquette serait trop réductrice. Malgré cette maestria, la musique de ce disque se veut très calibrée avec des chansons affichant au compteur quatre à cinq minutes en dehors d’interludes plus courts comme « This Ship Has Sailed », « The Moon`s Been Gone for Hours » et « When It Rains ». SIKTH démontre alors une belle subtilité.

Autant Opacities avait su rassurer après un silence aussi long, autant The Future In Whose Eyes? Frappe fort et séduit immédiatement. La talent avec lequel SIKTH parvient à mélanger agressivité, mélodie et technique devrait en impressionner plus d’un. Le disque bénéficie d’une production remarquable et passe à toute vitesse. Dan Weller et Adam “Nolly” Getgood (PERIPHERY) ont fait un excellent travail. En plus des oreilles, vos yeux seront également flattés avec une super pochette signée Meats Meier.

Oshyrya (08/10)

 

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Millennium Night / 2017

Tracklist: 01. Vivid 02. Century Of The Narcissist? 03. The Aura 04. This Ship Has Sailed 05. Weavers Of Woe 06. Cracks Of Light 07. Golden Cufflinks 08. The Moon`s Been Gone for Hours 09. Riddles Of Humanity 10. No Wishbones 11. Ride The Illusion 12. When It Rains