Son : bon dans l’ensemble
Lights : jolis sur la grande scène et l’Helldorado, un poil minimaliste a la Morgue. Une fois encore à la limite de provoquer une migraine ophtalmique sur la Swamp Stage.
Affluence : 60.000 personnes pour un festival qui affichait complet.
Ambiance : plutôt cool.
Météo : supportable entre deux vagues de chaleur, une seule pluie fine au rendez vous, une organisation qui a veillé a distribuer de l’eau et de la crème solaire.
Hamster : La poussière, abondante, est retombée sur la 19e édition du festival qui se déroulait sur 4 jours. Une affiche dense et variée, et un public qui répond présent au point que la population carcérale du site affichait complet.
La première journée démarre en douceur pour nous. Arrivés sur le site, les navettes sont au rendez-vous, nous arrivons rapidement près de l’entrée, ou il faudra patienter une heure et quart avant d’entrer sur le site, il y a du monde et ça bouchonne. On espère que l’organisation saura tenir compte de l’impatience du public l’année prochaine en ouvrant l’accès plus tôt. Nous ratons le groupe Aeveris, le groupe metalcore de Bruges a semble t-il convaincu le public présent dans la Swamp stage, une nouvelle fois décrétée résidence secondaire du Hamster.
Nico : Il s’agit de notre seconde venue à l’Alcatraz. Festival (cette fois-ci pour l’intégralité du festival), à Courtrai en Belgique. Avec sa programmation diverse et variée, mais principalement métallique, l’Alcatraz attire une foule grandissante. Pour preuve, ce sold-out annoncé quelques jours avant le début des hostilités.
Pas de grands chamboulements au niveau de l’organisation. Quatre scènes (Prison, Swamp, Helldorado et Morgue), une « boite de nuit », le Presidio, dédié au Djing, et une petite nouveauté, une tyrolienne pour ceux qui seraient en mal de sensations fortes.
Une market-place fournie et des stands de nourriture abondants… Le festival suit la norme actuelle : si tu veux manger et boire, apprête-toi à débourser ! C’est partout pareil. Mais sinon rien à redire ; l’organisation est carrée (hormis l’embouteillage de la première journée aux entrées) et bienveillante. Une composante qui assure aussi le succès du festival.
Les présentations sont faites, passons au peigne fin la programmation musicale…
Wing Of Steel est le premier groupe à fouler la Prison Stage. Le heavy metal des Américains est une excellente mise en jambe, véloce et entraînant. Nous retenons la belle prestation de Leo Unnermark au chant et les réjouissantes poses calculées et les solos précis du guitariste Parker Halub. Cet Alcatraz 2026 commence plutôt bien.
Hamster : Cyclone et son thrash metal à l’ancienne déroule à son tour sur la Swamp stage. Une réelle envie de montrer que le groupe veut en découdre, un débat au sein de la rédac sur la qualité du son nous laisse sur notre faim.
Nico : Sous la Swamp, l’ambiance est tout autre. Cyclone, relique thrash made in Belgium, est là pour nous offrir du bon vieux thrash à l’ancienne ! Le groupe fait le plein malgré un son un chouïa brouillon. Mais les classiques (« Take thy breath », « In the grip of Evil ») s’enchaînent avec vigueur. C’est un retour gagnant.
Hamster : Soulfly attire la foule devant la grande scène pour livrer une prestation sans surprise, qui ne nous convainc pas, toujours la même rengaine. En revanche la Morgue pleine a craquer reçoit la première claque du festival pour nous avec Left To Die en grande forme qui aurait mérité une plus grande scène. Sacred Reich va plier la Swamp Stage, le public est ravi de la prestation du groupe américain. On retiendra l’ultime tournée de Channel Zero qui passe par la grande scène et qui livre un concert très convaincant. Mikkey Dee dans la Swanp stage rend hommage a ses comparses disparus de Motorhead, l’exercice est louable, mais trop appliqué, trop sage. La première journée se termine déjà pour nous, il faut tenir les 3 jours qui suivent.
Nico : Max Cavalera a pris ses aises à l’Alcatraz depuis l’édition 2025 avec Nailbomb (il reviendra en 2027 avec son frère pour interpréter le mythique Chaos A.D). Aujourd’hui, il joue avec Soulfly. Le Brésilien nous sert la même tambouille depuis quelques années. Le concert démarre en fanfare : « Back to the primitive », « Seek’n’strike », « No hope = no fear ». Mais le soufflet retombe avec « Prophecy » et des morceaux plus faibles. Avec ses mercenaires interchangeables, Max ne retrouve pas l’unité qui faisait de Soulfly un vrai groupe à ses débuts. L’affaire se termine tout de même avec un « Eye for an eye » rageur.
Retour sous la Swamp pour Sacred Reich. Pas de déception, c’est parfait, Sacred Reich est en pleine forme. Phil Rind, tout sourire, harangue la foule. Ses acolytes thrashent comme il faut et Eduardo Baldo se montre digne successeur de Dave McLain à la batterie. Ce qui n’est pas une mince affaire. La set-list enchaîne les tubes avec générosité (« Surf Nicaragua », « Salvation », « Independent »…). Du tout bon.
Pour sa dernière tournée, Channel Zero foule la Prison Stage motivé. La set-list parcourt l’intégralité de la carrière du quartet. « Black fuel », « Fool’s parade » et « Suck my energy » n’ont rien perdu de leur pertinence. Ce groove metal thrash, toujours d’actualité, enchante une assistance attentive et respectueuse. Mention spéciale à Franky DSVD qui assure malgré un bras en écharpe. On est bien devant le plus grand groupe de metal made in Belgium.
Direction la Swamp pour voir Mikkey Dee et ses amis. Nous avons beau aimer le Suédois pour tout ce qu’il a apporté au metal, c’est une sacrée déconvenue. Nous sommes ici face à un tribute band sans intérêt. Mikkey a recruté un pseudo Lemmy qui n’égalera jamais la version d’origine. Jouer sur une Rickenbaker et porter les bacchantes n’y feront rien. C’est médiocre et nous plions les gaules pour aller nous coucher. Il y a encore trois journées bien fournies qui nous attendent.
Hamster & Nico
Les photos du festival se trouvent ici.





