Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs DEFICIENCY ?

Vianney Habert : Oui bien sûr. Le groupe a été créé en 2008, nous évoluons dans une veine trash mélodique. Le groupe a pas mal tourné au début avec des reprises. Pour un répertoire s’est progressivement constitué pour aboutir à un premier album en 2011, State of Disillusion. Moi c’est bien à ce moment-là que j’ai rejoint les rangs, fin 2010, début 2011. Suite à cela on a tourné un peu partout en France et également en Belgique pour défendre ce disque sur scène. Ensuite nous avons connu quelques petits changements de line-up, notre guitariste Mathieu Michels est parti a été remplacé alors par Jérôme Meichelbeck qui est depuis avec nous. Suite à cela, on a continué les concerts et le processus de composition pour déboucher là avec notre deuxième album en octobre 2013.

 

02. Pourquoi être passé de BLACK AGE à DEFICIENCY ?

En fait entre les deux entités, le groupe avait complétement changé de line-up, entre les deux seul Laurent Gisonna (guitare / chant) faisait le lien. Le style avait également radicalement changé en passant d’un style heavy à un style beaucoup plus orienté thrash. Donc une page de l’histoire se tournait et donc changement de groupe, changement de style et donc changement de nom.

 

03. Un peu plus d’un mois après la sortie de ce deuxième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Nous croyons beaucoup en ce nouvel album, nous nous sommes donnés les moyens aussi bien au niveau humain que musicale de faire de belles choses. Nous avons aussi investi financièrement pour avoir un rendu costaud, avec de l’impact. Et donc on pense que le résultat est là et les premières chroniques le confirme bien. Vous-même Métal Chroniques avait bien aimé The Prodigal Child (lien vers la chronique d’Hamster ci-dessous). Tous les retours jusqu’à présent sont bons, positifs et cela fait plaisir.

Nous avons ressenti un certaine pression pour ce deuxième album, pour le composer et l’enregistrer mais également ensuite pour la sortie car nous avons tout fait par nous-mêmes. Nous agissons en tant qu’association et donc pour la soirée de sortie du disque nous avons tout géré nous-mêmes, de A à Z : location de la salle, la boisson, trouver les bénévoles, organiser un concert en résumé pas loin de Forbach à Creutzwald. Cela s’est très bien passé, sans encombre donc ce stress a été utile pour tout boucler à temps. Nous nous sommes vite libéré.

 

04. Au niveau business, comment c’est faite la signature chez Fantai’zic Productions ?

Le premier disque était en complète autoproduction, toujours du DIY. Et nous avons été mis en contact avec Fantai’zic Productions par le biais d’une rencontre. Le boss du label joue dans plusieurs groupes qui sont sur son label et donc nous avons eu l’occasion de jouer plusieurs fois avec lui. C’est Matthieu Morand (Guitare / ELVARON, AKROMA, SYMAKYA). Donc nous lui avons parlé à l’occasion de notre nouvel album et donc il nous a pris au sein de son label comme premier groupe auquel il n’appartient pas, nous avons été un peu cobaye.

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05. De ton point de vue, quelles sont les principales évolutions musicales entre State of Disillusion et The Prodigal Child ?

Pour le premier, le groupe a tout fait lui-même, du début à la fin, production et enregistrement inclus. Là pour le deuxième c’est toujours autofinancé par nous mais nous avons travaillé avec des professionnels de chaque secteur pour avoir un produit plus abouti. Nous fournissons au label me produit fini, le cd lui-même. Le label nous aide pour la mise en bac, la distribution. Nous sommes donc présent dans différents réseaux comme la FNAC, ou en distribution digitale sur les grands site ou en partage sur Deezer et Spotify…

Cela nous permet de toucher plus de gens. Nous avons pas mal de chronique grâce à Replica bien sûr mais le label agit également. Fantai’zic Productions nous offre une structure sur laquelle nous appuyer pour avoir accès à des choses impossibles si tu n’as pas de label. La distribution en particulier. Les retours sont nombreux, soixante sur un mois, c’est pas mal vu le marché actuel du disque.

 

06. Quelles sont vos principales influences ?

Comme dit, nous évoluons dans une veine thrash mélodique avec des touches autant old-school que modernes. Notre identité vient justement du mélange des deux. Au niveau des groupes, on se rejoint tous sur METALLICA, MEGADETH et EXODUS. Pour les groupes plus modernes, citons MACHINE HEAD, SOILWORK et ensuite tous les autres ont des influences propres du djent, du prog… MESHUGGAH, DREAM THEATER… le tout condensé donne DEFICIENCY.

 

07. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de The Prodigal Child ?

Je te confirme que tout c’est extrêmement bien passé. Nous avons enregistré la batterie à part et tout le reste au Dome Studio à Angers. La batterie nous l’avons fait dans un studio près de Strasbourg en quatre jours je crois et le reste donc au Dome Studio en deux semaines et demi environ pour tout le reste à savoir les guitares, la basse et le chant. L’un dans l’autre cet album représente trois semaines de studio. Nous avions des titres déjà très aboutis et quasiment prêt mais nous nous sommes également laissé une petite partie de créativité et de liberté en studio directement.

Quelques éléments ont été modifié au dernier moment pour coller aux chansons ou en suivant les conseils du producteur. Mais nos chansons étaient globalement finies avant d’enregistrer. Nous avions beaucoup bossé en amont. Mais certains titres sont très techniques et il faut donc des prises très propres. Moi à la basse ça été mais c’était plus compliqué pour les guitares, c’est bien compréhensibles. Mais nous n’avons pas eu d’obstacle majeur.

 

08. Les chansons sont-elles résultat de jam ou tout est écrit d’avance ?

C’est plutôt la deuxième méthode. Nous fonctionnons avec un schéma simple. Laurent amène les bases des morceaux, ses idées. Il peut s’agir de riff ou des tablatures que chacun ensuite bosse à la maison. Donc chacun ce fait son avis et quand nous nous retrouvons en répétition nous la jouons et chacun y ajoute sa patte ou précise que telle chose ne lui plait pas. Donc les chansons évoluent, nous les modifions jusqu’à obtenir le bon équilibre. On modifie la structure jusqu’à ce que cela convienne à chacun. Nous arrivons alors au melting-pot final qui fait l’unanimité. A quatre c’est parfois compliqué mais bon on y arrive dans la bonne humeur.

 

09. Le chant en anglais est-il une évidence ?

Oui dès les débuts le groupe n’a chanté qu’exclusivement en anglais. Dès la période BLACK AGE c’était déjà comme ça. Laurent se charge de rédiger les paroles ainsi que le concept à la base de l’album. Il bosse et construit l’histoire avec sa compagne. Nous en avions beaucoup parlé entre nous. Comme pour la musique, il est venu avec la base et ensuite chacun a pu apporter ses idées pour aller plus loin : le thème des paroles et le visuel…

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10. Que peux-tu nous dire de la pochette absolument superbe, comment travailler vous avec l’artiste Ludovic Cordelières (Rusalkadesign) ?

Là pour le coup, comme il s’agit d’un concept album, nous avons été très directifs et avons directement préciser à Ludovic ce que nous voulions. Pour le premier disque c’était différent, l’artwork était une photo. Donc le rendu artistique est très différent. Cela devait faire un tout avec le concept et nous ne voulions pas faire les choses à moitié. Si on investit dans le son autant investir aussi dans le reste pour proposer un bel objet, que l’auditeur puisse avoir plaisir à feuilleter le livret qui encadre ce concept. Donc nous avons travaillé avec quelqu’un de sa compétences. La rencontre a été le fruit du hasard, nous avions entendu parler de lui car il a fait l’artwork aussi de TANK aussi enregistré au Dome studio. Donc nous avons regardé son site et nous avons tous pris une claque dans la gueule !

Il est super doué et donc nous l’avons contacté pour lui demander si cela l’intéressait, il a dit oui et nous sommes très heureux du résultat. Nous avons décrit précisément ce que nous voulions à travers des petits dessins, des petits croquis sans prétention. Et derrière il nous a pondu quelquechose de grandiose. Nous avons encadré son travail car le visuel devait suivre l’histoire développé dans l’album. Le livret est un carnet de bord résumant le concept. L’idée est de pousser l’auditeur à se poser des questions sur l’espèce humaine, son destin… Tous les dessins sont en rapport avec le concept. Cela a pris plusieurs mois en totalité, des allers retours entre lui et nous, des choix aussi. Avant il y avait les noms entiers sous les photos et nous avons finalement préféré ne mettre que les initiales. Tout le visuel est l’œuvre de Ludovic…

 

11. Que peux-tu nous dire du le "Prodigal Tour", qui l'amènera à sillonner les routes de France et d'Europe jusqu'en 2014 ?

Cette tournée a déjà commencé avec la release party dont nous parlions tout à l’heure et également six dates déjà effectuées ce mois-ci : à Liège, à Lille, à Reims, à Brest, à Paris et à Colmar. Nous avons déjà bien pu promouvoir l’album et constater les réactions du public. Nous partageons toujours l’affiche avec d’autres groupes. Le plus gros concert devait être à Brest avec VOIGHT KAMPFF, SILENT DAWN et ANTHARES. C’était une petite salle vraiment bondée, une grosse ambiance, le pied quoi ! C’était la guerre dans le public, cool ! Demain on joue dans les Vosges puis la semaine prochaine à St Avold dans notre coin. Nous faisons alors une pause en décembre et janvier avant de redémarrer en février avec des week-ends presque tous bookés.

En mai 2014, un beau festival se présente avec Lezard'Os Metal Fest à Matignicourt-Goncourt dans la Marne avec des groupes de belle notoriété comme BENIGHTED, ASPHYX et IN ARKADIA. Cela fait vraiment envie. 12. Vous avez partagez des scène avec des groupes divers de DECAPITATED, EVILE, SUICIDAL ANGELS, OTARGOS. Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences. Le contact humain s’est toujours super bien passé. SUICIDAL ANGELS ce sont des Grecs super sympas, ils ont toujours le sourire, la déconne. Bien souvent il s’agit de gens simples, tranquilles, très posés, pas stress. EVILE même chose, nous avons d’ailleurs passer pas mal de temps avec eux après le concert pour discuter. DECAPITATED également, à fond dans la déconne. Nous n’avons pas eu de contact avec OTARGOS, nous avons partagé la même scène qu’eux mais c’était lors d’un fest donc pas plus de contact que cela.

 

13. Vu de Lorraine, comment voyez-vous la scène métal française ?

En ce moment cela fait plutôt plaisir car on voir pas mal de gros groupes qui émergent progressivement. Les gros albums s’enchainent pour des groupes qui chantent aussi en français comme THE ARRS ou SMASH HIT COMBO dans un registre plus hardcore. La qualité sonore devient excellente, les compos sont travaillées, abouties. Et elle a un bel avenir devant elle. Maintenant ce qui fait moins plaisir c’est au niveau de l’événementiel. Surtout dans notre région en Lorraine car nous avons de plus en plus d’établissements qui mettent la clé sous la porte. C’est plus rentable pour eux. Donc pour nous c’est de plus en plus difficile de nous produire sur scène. Les opportunités sont rares.

 

14. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour DEFICIENCY ?

D’abord nous espérons continuer à nous éclater sur scène et avoir des opportunités de jouer dans des plus grandes salles avec un public plus nombreux. Peut-être donc jouer en première partie de groupes plus installés que nous pour continuer à grandir. L’expérience est toujours exceptionnelle et donc on se donne au maximum. Quelques festivals se seraient bien aussi. Nous n’attendons que de pouvoir faire le HELLFEST, nous continuons à nous faire des contacts pour maximiser nos chances. Cela passe par un bon carnet d’adresse, on ne peut pas prévoir les choses.

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview. (Nous sommes alors rejoint par Laurent Gisonna & Jérôme Meichelbeck).

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

VH : « Halo » de MACHINE HEAD

LG : « Blackened » de METALLICA

JM : « …And Justice For All » de METALLICA

 

2. Premier album acheté ?

VH : Reign in Blood de SLAYER

LG : S&M de METALLICA

JM : Aucune idée

 

3. Dernier album acheté ?

VH : Silhouettes de TEXTURES

LG : le dernier ALTER BRIDGE

JM :les albums des groupes que nous accompagnons en concert comme VOIGHT KAMPFF

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

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Chronique de l'album ici

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Etre invité à une conférence de presse avec l’un des membres de GHOST ne se refuse pas. Que l’on déteste où que l’on adore, les suédois ne laissent personne de marbre et c’est déjà un véritable exploit de nos jours. Désormais tout le monde semble blasé. Ok, on aurait aimé voir Papa Emeritus II mais bon on va se délecter quand même avec joie d’un Nameless Ghoul. Dans le cadre bien sympathique du Hard Rock Café parisien, il y avait la foule des grands jours ce soir-là. Quelques personnalités du petit monde métal comme Laurent Karila (ami et contributeur de SATAN JOKERS) ou encore Stéphane Buriez (LOUDBLAST) dans la salle. Tous les principaux médias, audio, vidéo et webzines français étaient bien présents pour cette messe improvisée.

En attendant l’arrivée de notre invité costumé, nous subissons en fond sonore l’EP If You Have Ghost récemment sorti dans les bacs. Se taper quatre ou cinq fois de suites ces reprises et ce titre live confirme le peu d’intérêt du disque. Après une première découverte, l’auditeur que je suis s’ennuie profondément de ces reprises trop proche des originales et sans aucune magie. Je confirme encore et encore ma chronique, les suédois auraient mieux fait de s’abstenir. Bref, la Goule arrive et la conférence de presse peut débuter.

Commençons par saluer le professionnalisme de l’artiste. Notre ami tout vêtu de noir semble être extrêmement à l’aise, parle un anglais immaculé et réponde toujours avec humour et intelligence aux questions posées. Alors qu’il vient de se taper une journée de promo avec deux cents fois les mêmes questions, il parait être toujours frais et enthousiastes. Par contre, je n’en dirais pas autant pour son public. La salle a beau être bondé, cette conférence de presse s’avère poussive tant les questions se font rares et il faut le courage des cinq ou six mêmes (dont votre serviteur) pour raccourcir le passages trop réguliers des anges. Notre amie goule a dû parfois se demander où il était…

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Voici les deux questions que votre serviteur aura posées et leur réponses:

01. Vous avez publié votre album il y a environ six mois de cela. Pourquoi proposer déjà si vite un nouvel EP, fallait-il déjà rallumer la flamme ?

En réalité nous avons enregistré les chansons qui apparaissent sur l’EP avant l’album lui-même. Initialement, ces chansons avaient été sélectionnées pour être ce que tu pourrais qualifier de faces B. Mais quand Dave (NDLR : Dave Grohl FOO-FIGHTERS, ex-NIRVANA) est entré dans l’équation, nous avons changé d’avis et fait le choix d’enregistrer ces reprises avec lui aux manettes. Avec Dave à nos côtés et comme ces chansons étaient plus accessibles que nos propres compositions, nous ne voulions pas que ces reprises se mélange avec notre album.

Nos propres chansons ont toujours une dimension « sale », un élément de gêne que tu ne peux retrouver dans un genre plus accessible et mainstream comme ces reprises de tubes connus dans le monde entier, à la radio. Donc nous ne voulions pas que ces titres fassent de l’ombre à nos chansons au sein de l’album. Donc ces titres sont devenus une sortie à part entière à travers cet EP publié actuellement, assez loin de l’album pour que le second ne parasite pas le premier. Cela nous a permis de rester vivants (rires) !

 

02. Vous revenez à peine d’une tournée en Amérique du Nord. Avez-vous des anecdotes à nous narrer à propos de ces concerts ? Comment avez-vous été perçus dans une Amérique souvent très puritaine ? 

De ce point de vue il ne s’est pas passé grand-chose. Les gens sont très polis. Bien sûr AVENGED SEVENFOLD, tête d’affiche de cette tournée, à un attrait plus accessible, plus mainstream que nous. Même s’ils peuvent traîner une image de mauvais garçons parfois, ils apparaissent être en réalité beaucoup plus sains que nous pour le public US. Donc nous savions dès le début qu’une partie de leur public, en particulier dans le MidWest allait réagir négativement vis-à-vis de nous. Mais notre objectif était simplement de nous faire mieux connaître et attirer de nouveaux fans. Et à chaque concert je pense que nous avons réussir à conquérir à chaque fois la moitié du public. A chaque fois tu vois des gens faire des grimaces en nous voyant. Croyez-moi je suis en train en ce moment même de reproduire leurs grimaces (NDLR : on ne voit rien bien sûr puisqu’il porte un masque) et c’est super drôle !

Mais ce qui est amusant aux Etats-Unis où nous avons déjà beaucoup tourné en tête d’affiche c’est de constater la nature de notre public. Tu y verras souvent des pères et mères accompagnés de leurs enfants. A chaque fois, je vois au moins un enfant lors de nos shows. Et c’est la même chose pour AVENGED SEVENFOLD. Et donc tu vois ce gamin de huit ou neuf ans très enthousiaste et excité qui exprime toute sa joie : « Yeaaah ! ». Ils ont le t-shirt, ils battent des mains… Et en même temps, de l’autre côté de la salle tu as des parents similaires qui par contre sont eux dégoutés et atterrés et tente de couvrir les yeux et les oreilles de leurs enfants pour que nous notre musique ne les touche pas.

Donc nous avons vu pas mal de comportement de ce type mais ce ne n’est pas agressif envers nous et nous pouvons comprendre cette réaction. Si tu es religieux, que tu emmènes tes enfants voir AVENGED SEVENFOLD et que tu dois subir contre ton gré notre image et notre musique, bien sûr cela risque d’être un choc pour toi.

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La fin de la conférence de presse a été un peu poussive avant que le Nameless Ghoul nous quitte. Et là je dois bien avouer avoir fait ma groupie de base. Comme bien d’autres j’étais fier et excité de pouvoir faire une photo en compagnie de notre ami suédois masqué. Il m’a beaucoup impressionné lors de cette conférence de presse par sa disponibilité et son professionnalisme. Gimmick sans aucun doute mais le costume lui confère une vraie présente, une belle aura de mystère. J’en suis ressortir tout retourné et excité de pouvoir rapidement les revoir sur scène en France au mois de mars 2014 et d’écouter le prochain album, déjà dans les tuyaux, au printemps 2015.

Tous nos remerciements à Roger WESSIER & Olivier GARNIER (Replica Promotion) 

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Chronique de l'EP ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs OPERADYSE ?

Damien Marco (Guitares): Nous sommes un groupe de Power symphonique, français. On essaie de s’éclater, de prendre un maximum de plaisir en faisant la musique qui nous plait. Donc tu as devant toi Franck au chant, moi-même à la guitare, Bastien aux claviers, Manu également chez ULTRA-VOMIT à la batterie et Stéphane à la basse. L’aventure est née en 2006 mais ce n’était pas vraiment OPERAYSE à l’époque, plus un groupe de garage, nous faisions alors des reprises.

 

02. Comment vous sentez-vous quelques semaines avant la sortie de Pandemonium ?

Franck Garcia (chant): Excités

DM : Oui absolument excités. Maintenant nous avons déjà connu une première sortie, au Japon. Et c’était déjà agréable. Là cela va sortir un peu partout alors les attentes sont grandes de notre côté. Je pense que ça va être pas mal, il existe déjà une effervescence sur internet et les réseaux sociaux. Les premières chroniques sortent alors qu’il n’est disponible qu’au Japon, il s’agit vraiment d’une bonne sensation.

FG : Bien sûr tu as toujours le doute, savoir comment les gens vont accueillir ce disque. Maintenant c’est le même état d’esprit que tu peux avoir avant de monter sur scène. C’est un trac assez proche mais juste beaucoup plus long. Cela reste du plaisir, la consécration de plusieurs mois de travail un aboutissement. Les chroniques pourries ont ne vas pas insister, si on se ramasse, on se ramasse.

DM : Nous avons déjà reçu du positif et cela rassure quand même, cela prouve qu’il y a du positif à prendre. Un chroniqueur allemand nous a mis un beau 10/10 et album métal de l’année devant RHAPSODY. Le seul élément pour nous c’est que des gens kiffent l’album, nous n’en demandons pas plus. C’est du réconfort.

 

03. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Pandemonium ?

FG : Cela s’est fait avec beaucoup de travail, beaucoup de sérieux mais sans que cela devienne douloureux ou une souffrance pour nous. L’ambiance est resté très bonne mais si nous correspondions principalement par mail, sans avoir la personne forcément en face de soi. Chacun des messages distillaient beaucoup de positivité et cela se ressent forcément au sein de l’album.

DM : Cela s’est fait en plusieurs fois. La première partie fin de l’été 2012 avec 10 jours je crois pour les batteries. Au début de l’automne le reste du groupe est monté au studio alors que Manu avait déjà enregistré ses parties. Et donc nous avons alors complété l’enregistrement avec tous les autres ingrédients. Grosso modo, si tu prends tout en compte, on parle d’un processus de trois à quatre mois pour l’enregistrement. Un peu moins peut-être…

FG : Oui dix jours de batterie, deux semaines pour le chant et les chœurs qui ont été très longs à mettre en boite. Tous les claviers avaient été quasiment préenregistrés avant donc tout mis bout à bout cela doit faire un mois et demi. Mais le tout a été réparti sur une plus longue période, six mois, nous n’avons pas tout enchainés. Je n’étais pas tout le temps disponible mais j’ai du matériel d’enregistrement chez moi donc c’est plus facile de le faire à la maison. Mais pas tout seul non plus et donc je me suis fait épauler par Damien et Bastien. Ils étaient aux commandes et moi je restais derrière mon micro. Donc cela s’est fait comme cela.

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04. Pourquoi enregistrer aux Drudenhaus Studios plus typé musique extrême ?

DM : Manu avait déjà testé et approuvé puisqu’il y a déjà travaillé avec ULTRA VOMIT et ERA NOVA. Le professionnalisme de l’équipe sur place et en particulier de Benoit Roux a beaucoup joué. Il t’apprend des choses sur chaque instrument, tu sors de là plus fort. Il a un regard très critique mais constructif et donc tu vas progresser à chaque fois. En sortant, tu ne joues plus pareil. Il dit les choses et ne vient pas juste encaisser ton chèque.

FG : Il veut vraiment valoriser ton travail et fait tout pour y arriver, avec le groupe. Son but c’est que tu sortes grandi de ton passage dans son studio. Musicalement il t’apporte son expérience et son savoir.

DM : On a passé des heures au téléphone avant pour en parler pour qu’il cerne nos envies et nos objectifs. Ensuite il met tout en œuvre pour atteindre tes buts. Ce n’est pas juste, bonjour, enregistrement et départ avec une galette. Quand nous sommes arrivés en studio, tout était écrit, il n’y avait pas de surprise de ce côté-là, on avait déjà fait un gros travail en pré-prod.

 

05. Quelle est votre processus de création dans le groupe ?

FG : C’est pas un dictateur. C’est Damien qui porte la création et qui élabore les chansons mais sans rien imposer, vraiment pas un dictateur. Cela ne se voit pas forcément car si tu lis les crédits des chansons tu verras paroles et musiques signées par Damien mais c’est un gars qui demande l’avis des autres, qui jettent beaucoup lui-même par autocritique. La base vient de lui mais il n’impose rien. Chaque fois il nous demandait si cela nous plaisaient. Et bingo à chaque fois il a fait mouche et nous avons adhéré. Quand c’était pourri, on lui disait et donc il modifiait la partie en question.

DM : Oui c’est vrai cela se passe comme ça. On échangent des fichiers entre nous. Du genre « aujourd’hui j’ai composé cela qu’est-ce que vous en pensez ? ». Les bases des chansons sont là et puis bien sûr la composition peut alors connaître une évolution avec les chœurs et le chant par exemple. Les arrangements évoluent car je compose des parties de batterie mais Manu va y apporter sa patte et l’adapter à son jeu. Je n’impose pas au batteur ses breaks et son feeling.

FG : Pour revenir sur le travail de Manu, si tu écoutes juste ses parties de batteries, elles sont supers. Rien que cela vaut largement l’écoute, uniquement la batterie. Tu verras que chaque action musicale derrière que ce soit des claviers, la guitare ou des chœurs est accentuée et mise en valeur par la batterie avec un break, un rythme quelquechose de fort.

DM: De sa bouche même un des albums les plus « chaud » à enregistrer.

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06. Dans le métal symphonique le principal défi est de trouver l’équilibre entre technique et mélodie. Quelle est votre démarche ?

DM : C’est naturel tout en faisant attention à cet équilibre. Dans le monde des guitariste j’en apprécie beaucoup mais j’ai quand même du mal à trouver exactement chaussure à mon pied. En général je suis rarement 100% d’accord. Souvent le guitariste métal veut se mettre en avant, montrer qu’il joue bien et qu’il joue vite alors que moi je préfère me mettre eu un peu en retrait du reste, fondu avec le reste de la musique. Je ne veux pas aller dans la surenchère su solo, en jouant super vite. Un peu oui mais il faut que cela raconte quelquechose et contribue à l’album. Je veux faire chanter la guitare.

FG : L’idée c’est bien de proposer de la musique vraiment.

DM : Si t’aimes les mecs qui jouent à 200 à l’heure, tu seras plus intéressés par DRAGONFORCE ou PATHFINDER. J’aime beaucoup moi-même mais c’est déjà fait. J’aime la bonne note qui arrive au bon moment. Même avec Malmsteen, cela devenait tellement trop qu’à la fin cela perd son sens. Alors que la bonne petite montée au bon moment apporte un vrai plus. C’est pas une épreuve de force.

 

07. Côté business, comment cela se passe-t-il pour signer avec Sonic Attack/SPV et Japon avec Avalon / Marquee ?

DM : Il n’y a pas d réel secret. Nous avons beaucoup bossé et avons surtout fournir un produit fini. L’album était complet, terminé, enregistré avec l’artwork. Nous avions les bandes sorties de studio et entièrement finalisées. On a alors créé un press-book sur internet et nous avons tout simplement démarché. Un des premiers à nous contacter c’est Karl, le manager de Sonic Attack (NDLR : Karl Walterbach). Et c’est lui qui nous a dit moi cela m’intéresse mais il faut d’abord que je vérifie si mes contacts au Japon sont également intéressés. Il a vérifié et est revenu vers nous disant c’est ok pour moi et le Japon également. Et on ne sait pas que c’est Avalon / Marquee. Deux jours plus tard, il nous dit, à au fait, je ne l’ai pas précisé mais au Japon c’est un des gros labels, Avalon / Marquee. Bam, premier champagne !

Puis quelque jours plus tard, il précise qu’il vient de signer avec SPV et que nous serons donc distribués par eux ! Re-champagne. Pour info Sonic Attack c’est Karl qui avant avait Noise Records. Il a revendu en 2001 quand cela fonctionnait moins et il a remonté Sonic Attack. Il a fait voir le jour au premier Keepers d’HELLOWEEN. Finalement nous avons eu de la chance, la recherche de label a été super rapide. Cela n’a pas dû prendre plus de deux mois entre le moment du début du démarchage et le contact avec Karl.

FG : On a vraiment fait les choses dans l’ordre. On s’est rencontré et cela a bien collé, on a beaucoup bossé, enregistrement, artbook, pressbook et démarchage. Chance oui mais un gros travail aussi. Rien n’est venu tout seul. Maintenant il faut un produit fini et investir surtout pour un nouveau groupe. L’investissement est important.

DM: Il y a eu d’autres labels intéressés, en Allemagne aussi. Limb music pour ne pas les citer.

 

08. Pourquoi attendre 1 an pour le sortir cet album ?

DM : L’album est prêt depuis début janvier. L’attente vient de l’initiative du label qui souhaite faire les choses bien et prendre le temps de mettre en place une solide campagne de promo… Notre boulot c’était de faire un bon travail et de proposer un bel album et eux devaient le « marketer » au mieux également. Donc il y a beaucoup de préparation, beaucoup d’échanges de mail, ils voulaient être rassurés car nous venions de nulle part. Si tu prends un peu de distance, c’est allé quand même vite.

En mars nous avons contact avec Sonic Attack, le temps de négocier avril la signature du contrat , mai juin pour l’artwork qu’il faut adapté au pressage du disque. Septembre pour une sortie…. Cinq mois ce n’est pas si long. Sortie Japon nickel avec Avalon et Sonic Attack a voulu décaler de quelques semaines finalement la sortie finale mais c’est leur choix, on respecte.

FG : Cela nous a laissé aussi le temps de retomber sur nos pieds à la sortie du studio. Tout c’était quand même vite enchainé avant donc il faut souffler et préparer la suite pour un business plan… Il ne faut pas faire n’importe quoi.

 

09. Vous avez fourni un bonus track pour le Japon ?

FG : oui un titre de plus. DM : Il s’agit d’un titre supplémentaire, une sorte d’outro chantée mais pas métal, un titre purement sympho avec la voix. C’était pas prévue, on l’a enregistré rapidement, le premier titre composé à deux avec Franck car il faut vite. Karl nous dit dans 15 jours il me faut un titre en plus pour le Japon. Donc j’appelle Franck et lui dit: "viens à la maison, on assemble nos idées et on fait un truc bien !".

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10. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment avez travaillé avec Andreas Zafiratos ?

FG : On ne voulait retomber dans quelque chose de déjà fait donc un artiste déjà beaucoup utilisé par d’autres groupes. On savait que l’on pouvait affronter la critique facile sur le style et l’univers fantastique et le chevalier à l’épée… Donc on veut quelqu’un avec une patte et on a cherché sur le site Deviantart. Nous sommes alors tombé sur lui et il nous a séduit. Et donc nous l’avons cadré pour avoir un visuel proche des paroles.

DM : A la base on devait travailler avec Genzoman mais avec KERION et FAIRYLMAND cela faisait beaucoup. Puis on s’était dit Jean-Pascal Fournier et donc il a fait une pochette, nous l’avons et elle est géniale mais nous aurions aussi pris des gifles car elle reste assez traditionnelle, un ange avec une épée donc on aurait pris des boites. Les premières ébauches en noir & blanc pourtant d’Andreas nous ont tout de suite convaincue, nous avions le personnage. Tous les cinq ont a kiffé. Si tu veux en voir plus, dans l’album, toutes les pages sont illustrées. Ça prend du temps mais il bosse hyper vite. Impressionnant dès nos remarques, il changeait et c’était top. Le logo vient du claviériste, c’est son œuvre. Un mec talentueux aussi.

 

11. Comment voyez-vous la scène métal Montpellier et française ?

DM : J’ai l’impression qu’il y a un tournant qui se passe en ce moment. Il existait un gros manque de solidarité à une période et on avait l’impression que le monde métal était en froid les uns aves les autres.

FG : Tout le monde était dans une boite, toi tu fais du Black, toi du Death, du Power symphonique et personne ne se parle ou collabore.

DM : Mais il existe tellement de bonnes choses dans tous styles c’est impressionnant et il est super difficile de suivre .Moi-même j’écoute de tout en termes de styles : SEPTICFLESH, DIMMU BORGOR, CRADLE OF FILTH… L’émission de M6 sur le Hellfest a peut-être solidariser les gens sur la scène française. Cela se structure de plus en plus.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

DM : C’est trop dur. En ce moment ce serait Archangel de TWO STEPS FROM HELL. C’est purement sympho. TWO STEPS FROM HELL est une société américaine de production musicale spécialisée dans les musiques de bande-annonce. Sinon WINTERSUN c’est une belle découverte.

FG : Pour ma part, en ce moment, je redécouvre l’album acoustique d’HELLOWEEN. En ce moment c’est ça.

 

2. Premier album acheté ?

FG : Piece of Mind d’IRON MAIDEN

DM: Moi un best-of de GAMMA RAY, Blast from the Past

 

3. Dernier album acheté ?

FG : Je suis sur Deezer. Le dernier téléchargé ? DREAM THEATER le dernier. J’en suis à la moitié et je suis pas vraiment convaincu par ce demi-album. A confirmer.

DM: CRADLE of FILTH leur album sympho

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

Chronique de l'album ici

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