Archive for the ‘ Interviews ’ Category

entombed-logo

Entretien avec Lars Goran Petrov  (chant) : 

Dans la biographie jointe à la copie promo du nouvel album, Alex Hellid ne fait plus partie du groupe. Histoire de rassurer ceux qui ont lu ce PDF : c’est bien une erreur, hein ?

Lars : Heu… oui, bon… on met les pieds dans le plat dès la première question. Je n'ai pas envie d'en parler publiquement pour l'instant, cela reste interne et privé pour le moment. Mais ce n'est pas une erreur dans la biographie. Question suivante ? (Rires) 

entombed2013

Le nouvel album va sortir dans quelques semaines dans quel état d'esprit est tu ?

Lars : Je suis vraiment excité et impatient, vraiment heureux, cela fait quelques années qu'on y travaille, le temps passe si vite et on vieillit. Il est enfin prêt à voir le jour, nous allons pouvoir enfin tourner avec nos nouvelles chansons. C'est comme une renaissance pour nous, cela me fait tellement plaisir de l'avoir entre les mains, nous l'avons fait, une fois encore !

Il s’agit du premier album du groupe chez Century Media Records. Quels ont été les éléments qui ont motivé le groupe à se tourner vers ce label plutôt que vers un autre ? 

Lars : Oui, nous avons discuté pendant un moment avec eux, et nous avons décidé de bosser avec eux. C'est bien d'avoir un vrai label avec une équipe qui te soutienne, ils nous ont bien aidés. On travaille dans la même direction et cela nous permet de nous concentrer sur la musique. Nous n'avions pas eu un travail promotionnel correct sur l'album précédent, cette fois ce sera différent. Nous sommes de nouveaux sur les bons rails.

Il s’agit aussi (et surtout) du premier album du groupe en 6 ans. Pendant ce temps, Grave en a sorti 3. Comment expliques-tu cette différence de rythme de productivité ? Pourquoi Entombed a-t-il eu besoin de tellement de temps pour sortir un album ? 

Lars : Pour l'essentiel, les tournées ont pris du temps, et certains membres du groupe ont des enfants et ont ressenti le besoin de ne pas négliger leur vie de de famille. Et le temps passe si vite, c'est vrai que dans ce laps de temps nous aurions pu sortir un ou deux albums. En tout cas, je peux te garantir que le prochain ne sortira pas dans 6 ans ! Il arrivera bien plus vite.

À une époque où les groupes sont vite perdus dans la masse de sorties, n’est-il pas risqué de rester inactifs si longtemps ? Ou est-ce que le nom Entombed est en quelque sorte une « assurance-vie » et suffit à réveiller les fans dès qu’un nouvel album est annoncé ?

Lars : Oui c'est tout à fait ce que je pense, les fans ne nous oublient pas, nous sommes toujours actifs, nous faisons des tournées à travers le monde. Ils savent que nous sommes toujours dans le coin, enfin, je l'espère (rires) ! Mais en tous cas, le nouvel album va contribuer à ce que l'on n'oublie pas Entombed. Nous revenons plus forts avec de nouveaux titres.

Peux-tu décrire le nouvel album aux fans qui n'ont pas encore entendu le moindre morceau ? A quoi peuvent-ils s'attendre ? Penses-tu qu'ils seront surpris ?

Lars : Oui, l'enregistrement n'était pas compliqué, nous avons passé 5 à 6 mois à travailler sur les nouvelles compositions avant d'entrer en studio. Ils peuvent s'attendre à un album agressif et atmosphérique. Ils pourront ressentir des compositions fraîches et spontanées. C'est old school avec un son massif.

Lars-Goran-Petrov

Ce nouvel album semble plus posé, moins rentre-dedans que son prédécesseur. Avez-vous changé quelque chose au niveau de la méthode d’enregistrement ou est-ce une volonté claire de lever le pied et de proposer autre chose ?

Lars: je pense qu'il y a plus de feeling "Death Metal" dans ce nouvel album, il y a des chansons plus sombres et heavy, mais je ne dirais pas plus lentes. Il y a aussi pas mal de passages rapides. 

Entombed a été une source d’inspiration majeure pour de nombreux groupes, certains utilisent même la même police de caractère pour leur nom (Entrails, signé maintenant chez Metal Blade). Quel est ton sentiment à ce niveau ? Ressens-tu une certaine joie d’avoir tellement inspiré des groupes ou plutôt une « colère » à cause du fait que ces groupes capitalisent clairement le fait qu’ils font du Entombed ?

Lars : Cela me rend heureux. Il n'y a pas de raison valable pour détester cela. Si des gens sont inspirés par notre musique, cela me donne le sourire, un sourire maléfique bien entendu ! Je n'ai pas de sentiments négatifs, un groupe comme Entrails contribue à faire grandir notre influence… et cela me convient.

Aujourd’hui, il y a pas mal de nouveau groupes « old school » et d’autres anciens qui reviennent (Sorcery, Convulse, etc.). Quel est ton point de vue à ce sujet ? 

Lars : pour moi c'est super, ces groupes qui n'ont pas joué depuis un moment et qui reviennent, c'est bien pour la communauté metal d'une manière générale. Il y a toujours un retour aux sources, aux vieux groupes.

En parlant d’anciens groupes, tu penses que Nihilist pourrait revenir un jour ? 

C'est possible. Après tout, regarde Carcass, eux aussi font un grand retour.

Vous avez actuellement lancé une campagne de récolte de fonds pour rééditer trois albums. Votre label ne supportait-il pas cette initiative ? Est-ce que cela vous permet ainsi d’avoir un contrôle total sur les rééditions et d’obtenir le résultat que vous souhaitez obtenir ? Est-ce aussi un moyen de couper l’herbe sous le pied de vos anciens labels qui voudraient rééditer vos albums (on se souvient de la mésaventure de Spawn Of Possession dont un album a été réédité par Osmose sans consultation préalable avec le groupe) ?

Lars : C'est quelque chose dont Alex s'occupe et le reste du groupe n'est pas impliqué à ce sujet.

Ce type de campagnes est-il l’avenir pour les groupes ? A terme, est-ce que les gros groupes pourront ainsi s’affranchir totalement des labels ? Est-ce que cette formule (totale indépendance) serait intéressante / souhaitable pour Entombed ?

Lars : Je ne suis pas très au fait de ce type de projet, si un groupe ressent le besoin de procéder de cette façon pour lever des fonds et enregistrer un nouvel album, grand bien lui fasse. Moi je préfère travailler de manière plus traditionnelle avec un vrai label qui fait son boulot et moi je m'occupe de la musique.

Lors de notre dernière interview avec Alex il y a deux ans, il évoquait vaguement des discussions au sujet d’une nouvelle tournée « Masters Of Death » regroupant le Big Four suédois, projet mis à mal par la disparition de Dismember. Ce projet est-il encore à l’ordre du jour ou préférez-vous aller de l’avant et laisser tomber cette tournée ?

Lars : Cela ne se produira sans doute pas directement, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Il y a un tas de gens à impliquer, mais je me rappelle de la dernière fois où nous sommes partis en tournée avec des groupes suédois. C'était super. Si les autres sont d'accord, je suis partant tout de suite. Il faut qu'on puisse trouver le temps d'organiser cela. Si on me le demande, je dirais oui !

entombed2010

Victor Brandt – basse, L-G Petrov chant, (Alex Hellid), Nico Elgstrand – guitare, Olle Dahlstedt – batterie


Quels sont les prochains projets d’Entombed à terme ? Une tournée ? Un album / DVD live ? Unreal Estate verra-t-il le jour en DVD un de ces quatre ?

Lars : cela fait douze ou treize ans, j'espère qu'un jour cela se fera. Là, on va s'occuper de défendre notre nouvel album en tournée, nous passerons par la France, et on aimerait jouer chez vous sans passer uniquement par Paris. Ce serait cool de jouer dans d'autres endroits en France. 

Un dernier mot ?

Tu sais, être sur scène c'est ma vie, alors venez nous voir en tournée et headbanguer sur nos nouveaux titres.

www.entombed.com 

www.facebook.com/entombedofficial

 

oshy_itw_Castlewa_01

01. Peux-tu présenter à nos lecteurs CASTLEWAY ?

A la base, CastleWay était un projet monté par un groupe de 3-4 amis il y 6 ans et demi de cela, nous étions un batteur, un guitariste, un chanteur et un flûtiste. Après plusieurs sessions de jam on a commencé à structurer des titres et s'orienter dans un style parfois heavy, parfois folk, parfois plus brutal en complétant avec le temps le groupe d'une seconde guitare et d'une basse. La formation musicale à un peu évoluer mais le style est resté le même, le violon a remplacé la flûte. Actuellement on continue à jongler là au milieu avec des titres qui ne se ressemblent pas toujours entre eux. C'est là sans aucun doute l'influence des différents membres du groupe et de leurs gouts parfois très dissemblables.

 

02. Comment vous sentez-vous quelques mois après la sortie de Tales from the Old Times, quels sentiments dominent et quelle était votre démarche ?

Sur la fin, nous étions très stressés car nous avions pris du retard et craignions que la sortie de l'album soit repoussée (une fois encore).Nous avons donc tous mis les bouchées doubles voire triples! Une fois la galette entre les mains le soulagement était tel que nous nous sommes accordé un peu de repos et avons lâché pas mal de lest. A présent on se remet au travail plus sérieusement, on cherche des concerts, on postule aux divers tremplins des festivals européens et on compose pour le prochain album. Nous sommes tous très contents de cet album, l’esprit du groupe ressort bien, et l’album a été bien accueilli du public !

 

03. Pourquoi ce choix de thématiques liées aux vikings ?

C'est ce qui nous a réuni dès le départ, un attrait certain pour la culture qu'elle soit celtique, médiéval ou viking. Le thème viking est très présent surtout dans les paroles, plus orienté du côté mythes, légendes et saga que du côté historique, ça laisse plus de marge de manœuvre et de libres interprétations.

 

04. Les membres de CASTLEWAY semblent beaucoup s’amuser à travers le groupe. S’agit-il d’un projet sérieux ou d’un simple hobby entre amis ?

Dès le départ un des éléments sur lequel on était tous d'accord était de "ne jamais se prendre la tête!". Depuis on s'est inévitablement pris la tête quelque fois mais on a gardé entre nous notre esprit déconne et cela se ressent également lors des concerts, en lisant la biographie ou simplement la pochette de l’album. On ne se déguise pas en fier guerriers arborant une cotte maille grimé de maquillage de guerre mais plutôt en troupe de pouilleux va-nu-pieds crottés de boue. Mais le projet est très sérieux pour nous, et la sortie de l'album a cristallisé notre cohésion et nos intentions !

oshy_itw_Castlewa_01c

05. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Tales from the Old Times ?

Haha! No comment! Heu… Comment le décrire? Ce fut long et fastidieux! Disons que nous avons eu la chance de faire ça à très moindre frais puisque notre ingé son avait à sa disposition énormément de très bon matériel, donc de ce côté-là, tout a été comme sur des roulettes. C'est quand il a fallu coordonner les différents agendas des différents membres, ça a commencé à bloquer : entre le départ à l'armée du chanteur pour 4 mois (l'armée étant obligatoire en Suisse), le départ du guitariste rythmique etc… les sessions d'enregistrement se sont étalées sur plusieurs mois, et lorsque on réécoutait ce qui avait été enregistré il y a 5-6 mois, forcements on s'est dit "on peut faire mieux, la voix ici n'est pas top, le violon là est à refaire, la guitare ici manque de punch etc…" du coup on a presque tout réenregistré… De plus notre ingé son, ayant un travail à côté, n'avait pas tout le temps nécessaire à disposition. Donc ça a trainé, à tous les niveaux. Mais maintenant l'album est là et on en est tous très fiers !

 

06. Quelles sont vos principales influences ?

Vaste question! Chacun à les siennes. Nous avons tous des centres d’intérêt musicaux différents, et cela se ressent lorsque tu écoutes les morceaux. Cependant, l’influence principale reste évidements le Folk et le pagan. C’est d’ailleurs ce qui nous a réuni en 2007 pour notre première jam. Pour les paroles l'Edda et autres saga viking sont de bonnes sources d’idées.

 

07. La balance commerciale suisse se porte bien aux dernières nouvelles. Quelle est la contribution de la Saucibière ?

Peux-tu rappeler de quoi il s’agit ? Oui la Suisse se porte bien, à titre d'exemple le taux de chômage au sein du groupe est de 0%, de quoi faire pâlir d'envie n'importe quel pays de la zone Euro! On ne sait pas trop quel est l'influence de la Saucibière là-dedans mais probablement que ce breuvage mystérieux contribue à la bonne ambiance de nos concerts. Le public apprécie toujours lorsqu'on en vient à ouvrir une bouteille pour la partager avec tous les courageux (assoiffés?) qui en veulent! La recette est tenue secrète et sera notre héritage.

 

08. Un mot sur votre concert à du concert à Marseille (août 2012) ? Pourquoi ? Comment ?

C'est un autre groupe, ami à nous (FAKE MESSIAH) qui organisait ce concert et qui nous a proposé de les accompagner. C'était notre tout premier concert à l'étranger! L'expérience en soi était vraiment super et nous a énormément rapproché les uns des autres, une complicité nouvelle était née! Le concert en soit était une petite déception, dans le sens ou la salle était presque vide, probablement que en août les Marseillais préfèrent trainer sur une terrasse à boire du pastis plutôt que d'aller suer à grosse goutte dans une salle de concert surchauffée par l'abondance des projecteurs. Mais le peu de monde qu'il y avait était sur-motivé et ça fait toujours plus plaisir de voir 10 pelés surexcités que 250 larves qui te regardent les yeux vides.

oshy_itw_Castlewa_03​

09.Comment vois-tu la scène métal helvétique ?

Il y a abondance de groupes, comme partout je pense, des bons, des moins bons, des sympas… Le courant passe généralement bien et entre groupes, nous nous aidons tous. Que ton groupes soit germanophone, italophone ou francophone n’as pas d’importance, on trouve toujours un moyen de se comprendre et de partager nos idées et projets. La scène métal helvétique est très soudée. Le public suisse est un public également très fier des produits du terroir ! Nous recevons beaucoup d’encouragements.

 

10. Quels sont vos espoirs et tes attentes pour CASTLEWAY à court/moyen terme ?

Nous allons tenter nos chances dans beaucoup de festivals européens pour 2014, nous espérons vraiment jouer un max de concerts, car c’est là que tout vibre et que la magie opère. C’est aussi en live que tu découvres le mieux CastleWay. Nous commençons également à composer pour notre prochain Album. On en a déjà terminé quelque unes que nous présentons d’ores et déjà à notre publique sur scène.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

C’est dur, nous sommes 6 (7 avec notre ingé son). Mais voici un morceau qui nous fais tous chanter à tue-tête : « Ghost rider in the Sky » de Johnny Cash.

 

02. Premier album acheté?

…Love, Peace & Happiness: The Original Yoshi's Story Soundtrack

 

03. Dernier album acheté ?

Le dernier Justin Bieber, dédicacé. J’adore cette femme.

 

04. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Le bruit du moteur de la carriole du bûcheron, au départ pour un concert !

 

05. Quel son ou bruit détestez-vous?

Les solos du Tavernier à coin lorsque nous essayons de causer projets et avenir.

 

Tradition oblige, on vous laisse le mot de la fin …

Burp

 

Site internet

Chronique de Tales from the Old Times

oshy_itw_PY_1

01. Peux-tu présenter à nos lecteurs PYG ?

Morgan Marlet : Bien sûr. Donc PYG signifie Projet Yvan Guillevic. Il ya environ trois ans maintenant Yvan a décidé de composer son album solo, on se connait depuis un petit moment maintenant, nous travaillons ensemble depuis une dizaine d’années, nous faisions pas mal de reprises et nous faisons tous les deux parti d’un Tribute Band à PINK FLOYD qui s’appelle EMPTY SPACES. Voilà un peu l’origine du groupe car quand Yvan s’est attelé à ce projet solo, il nous à tous demander de participer à cette aventure. Et finalement, c’est devenu le groupe PYG. Nous sommes sept avec Yvan en grand manitou, qui gère toute cela, compose et écrit et qui nous amène de jolies choses. Le groupe est stable depuis le premier opus, nous sommes une petite famille qui travaille sur pas mal de projets. Nous intervenons au sein de trois ou quatre formations en collectif et après sept ans de travail en communs nous commençons à bien nous connaître. Nous nous apprécions énormément, des automatismes se créent sur scène…

 

02. Et quel est ton parcours personnel, tes goûts musicaux et ton arrivée dans cette aventure ?

Oui, moi je viens de Lorient, nous sommes bretons mis à part le batteur qui vient de Nevers. J’ai commencé à travailler avec des groupes depuis 1988-89, j’habitais à Nîmes à l’époque et j’ai commencé là-bas. Puis je suis rapidement revenu en Bretagne dans un genre plutôt Hard FM. J’ai travaillé avec d’autres formations, plutôt des covers, mais je me suis tournée avec le heavy métal et nous avons sorti deux albums avec un groupe, OVERSTEP, qui a pas mal marché à l’époque. J’ai fini pas rencontré Yvan qui travaillait alors avec MESSIER 87, une musique vivante, très intéressante. En parallèle il travaillait pour une boite de production pour proposer des titres à différents artistes et il avait donc besoin de voix témoins. Et donc nous avons travaillé ensemble, avec Nelly également. Un jour je reçois un mail de sa part me disant qu’il souhaitait monter un Tribute à PINK FLOYD et qu’il m’y verrait bien comme chanteur. Une semaine après, nous étions en répétition et nous avions attaqué cette nouvelle aventure. C’est partir très vite et cela fonctionne encore aujourd’hui. Nous travaillons principalement sur la période Wish You Were Here, Dark Side of the Moon, The Wall… J’ai toujours chanté, depuis que je suis petit. C’est devenu très sérieux en 1988 et j’ai adoré ça. Depuis je fais le maximum pour assouvir cette passion. C’est ma vie au quotidien et j’ai la chance d’en vivre.

 

03. Comment vous sentez-vous quelques semaines avant la sortie de We live, we die, quels sentiments dominent ?

On a déjà quelques très bons retours, de belles chroniques ont été publiées. Là et contrairement au premier album, nous avons pu rôder quelques titres sur scène avant de les enregistrer. Ce n’avait pas pu être le cas dans le passé. Nous avons une réelle impatience de l’intégrer au répertoire et de faire des concerts de le promouvoir. C’est un projet très sérieux dès le départ. Nous avons une rigueur dans le travail malgré une ambiance très détendue car nous nous connaissons désormais très bien. Nous passons beaucoup de temps ensemble sur et en dehors des concerts. Nous aimons tous beaucoup la scène et cet album a été écrit et réalisé sans cette optique là, pour avoir le meilleur rendu possible lors des concerts. Pas de pression particulière par rapport au premier, nous voulons enfoncer le clou à la suite du premier. Sur scène nous avons constaté que cela plaisait et nous voulons poursuivre l’aventure. Il s’agit s’asseoir la notoriété du groupe, de multiplier les concerts et nous pensons déjà à la suite et au troisième album.

oshy_itw_PY_2

04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de We live, We Die ?

Yvan sait exactement où il veut aller et il arrive des titres très avancées. Il a des idées, il nous appelle, nous demande notre avis, nous nous organisons pour faire un test de voix. C’est souvent comme ça que cela se passe car Yvan travaille depuis chez lui dans son home studio. Il y enregistre ses parties de guitares bien sûr mais pas uniquement. Il peux aussi y ajouter la basse, il programme des batteries… Quand la phase maquette est achevée et qu’il s’agit de graver les chansons, il appelle les autres et on passe le temps qu’il faut pour faire ça bien. Yvan gère ensuite tout ce qui est arrangements et mixage. Nous amenons aussi nos idées, on teste, on travaille sur les voix. Nous avons commencé l’enregistrement à la fin de l’été 2012 et le disque était bouclé en janvier-février. Par ma partie chant, Yvan fourni paroles et lignes mélodiques… Nous nous connaissons tellement bien que nous savons qu’il écrit spécialement pour nous. Et c’est une vraie chance, c’est très agréable. Yvan joue le rôle de vrai directeur artistique.

 

05. L’idée de chanter en anglais et d’utiliser voix masculine et féméinine étaient-ils des evidences dès le début de PYG ?

Oui dès les premières idées développées par Yvan pour PYG, le chant en anglais s’est imposé naturellement. Il n’écrit pas en français pour écrire en anglais, il écrit directement en anglais. Il a le matériel pour cela. Nous avons adhéré au projet, nous faisons cela le mieux possible, nous sommes français avec un petit accent. Les pays étrangers ne nous le reprochent pas et nous avons plus de critiques sur ce point dans l’hexagone qu’à l’extérieur. C’est très bien, cela nous convient. Yvan a voulu développer cette idée de duo sur le deuxième album en mettant plus en avant Nelly qui a une voix extraordinaire. Et nous nous sommes rendus compte sur scène que cela passe mieux avec nous deux devant plutôt qu’avoir un background vocal derrière.

C’est moins le cas sur EMPTY SPACES car les voix lead sont masculines mais pour PYG, nous identité se construit autour des deux voix et Nelly est plus en avant. Et elle le mérite, elle apporte énormément d’émotions. Le partage se fait naturellement, certaines compositions imposent un chant masculin ou féminin en lead et l’autre accompagne. Toutes les combinaisons sont possibles et nous prenons la meilleure. Rien n’est figé au départ. L’échange entre nous deux est important sur scène et cela s’impose de toute façon. Yvan restant bien sûr le leader, le chef d’orchestre.

 

06. De ton point de vue quelles sont les principales différences entre End of the World & We Live, We Die ?

Et bien justement le partage des voix, c’est bien plus marqué sur ce deuxième. Et l’autre point que j’ai déjà mentionné, Yvan a écrit cet album avec l’objectif de la scène, ce n’est pas un album concept comme le premier, plus orienté rock que le premier. Quelques personnes nous on dit que Nelly en lead passe très bien aussi. Et cela a eu une influence, les titres prennent une autre dimension sur scène, c’est plus rock plus d’énergie. Et cette tendance va perdurer pour la suite, cela nous plait, à nous et aux gens. Pour le troisième nous avons déjà des choses, celui-ci est fini et Yvan sait vers où il eut aller. Nous allons avoir de nouvelles expériences avec le public sur scène. Voir aussi ce que nous nous allons en faire lors des concerts et tout cela donnera une autre couleur au prochain. Ce sera forcément une évolution.

 

07. Quelles sont vos principales influences ?

PINK FLOYD, YES, QUEENSRCYHE. Nous avons tous des influences similaires et différentes. Il existe des différences d’âge parmi les membres de PYG et donc des préférences variées. Ayant le même âge qu’Yvan, je me retrouve beaucoup dans ses choix. Cela fait un joli mélange. Je continue à beaucoup écouter IRON MAIDEN, Bruce Dickinson reste un maître pour moi. J’admire aussi Glenn Hugues qui a aujourd’hui plus de 65 balais et reste capable d’avoir une puissance extraordinaire sur scène. Si à leur âge je parviens à faire de même, je serai ravi. Yvan a des guitaristes références comme Vai, Van Halen, Malmsteen… AYREON est là aussi…

oshy_itw_PY_3​

08. Comment travailles-tu ta voix ?

On travaille beaucoup à travers de nombreux groupes et donc des dizaines et des dizaines de morceaux à savoir gérer dans différents genres : prog, blues, acoustiques, électriques… On se met en danger… On se retrouve au moins deux fois par semaine pour faire progresser tout cela et donc la voix s’entretient naturellement. Au niveau de l’hygiène de vie, il faut ne pas faire d’excès. Moi-même je suis un peu fumeur, je fais attention pour assurer les concerts qui s’enchainent. On ne fait pas trop les fous mais nous n’avons plus vingt ans. On se donne les moyens de faire ce qui nous plait.

 

09. C’est loin d’être un défaut mais n’est-ce pas parfois difficile de suivre un touche-à-tout très talentueux comme Yvan ?

Nous suivons le mouvement car nous sommes aussi un peu comme lui, touche-à-tout et surtout la musique qu’il propose est excellente. C’est un super guitariste comme tu le dis, un guitar-hero, et donc ce qu’il nous amène nous plait et donc on fonce ! Comme il aime a le dire, il a parfois des fulgurances et surtout le résultat est là. Les bases sont toujours de qualité et il reste ouvert aux suggestions. Il réfléchit beaucoup à sa musique et fait les bons choix. On teste et nous suivons avec plaisir.

 

10. Comment équilibrez-vous la création à travers un PYG et la réinterprétation du travail des autres à travers les tributes ?

Cela fonctionne par période et l’équilibre vient tout seul. A la sortie d’une activité intense avec PYG, nous sommes heureux de retravailler avec EMPTY SPACES et inversement. Par exemple Yvan est un féru de blues et donc faire du blues sur scène c’est aussi sa récréation. Pour PINK FLOYD, a partir du moment où les gens nous ont confirmé que l’esprit du groupe était bien là, nous ne nous sommes pas posés de question et nous avons foncés. Avec quelqu’un de créatif comme Yvan des entités comme PYG se sont imposés pour qu’il puisse s’exprimer. C’est aussi un peu le cas pour nous car nous mettons beaucoup de nous-mêmes dans l’interprétation de ces chansons. PYG me tient très à cœur mais tout est fait avec le même sérieux car cela sera présenté sur scène. Sérieux tout en gardant enthousiasme et vie. Il faut vraiment batailler pour trouver des concerts et parfois nous mélangons les genres. Donc avec EMPTY SPACES ont s’autorise un ou deux titres de PYG.

 

10. Quels sont vos espoirs et tes attentes pour PYG ?

Des concerts sont programmées, tout est sur le site internet. Nous ferons de belles choses cet été avec de belles scènes et un spectacle soigné. Des concerts sont en négociation, on travaille au quotidien pour faire vivre tout cela. Les perspectives sont bonnes et nous espérons enfin sortir de nos frontières nationales. La Bretagne bouge beaucoup, c’est une belle région, très active.

 

11. Quels est ta perception de la scène rock/métal françaises ?

Nous partageons souvent la scène avec d’autres groupes, pour des premières parties… Les groupes collaborent bien en général. Dans notre région en tout cas, il existe de nombreuses belles formations, très pointues et talentueuses. C’est une scène compliquée pour le rock et le progressif en particulier. Il existe un public qu’il faut aller chercher hors des médias quotidiens. Il faut jouer des coudes pour s’imposer ou prouver que ce que nous proposons est de qualité et peut remplir les salles. Ceux qui nous font confiance sont récompensés car nous blindons les salles, les gens ressortent avec la banane et ils nous rappellent. Notre public est notre meilleur ambassadeur. Que les programmateurs viennent nous voir, ils ne le regretteront pas.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques,…) ?

« 22 Acacia Avenue » d’IRON MAIDEN

 

02. Premier album acheté ?

Never Too Late de STATUS QUO

 

03. Dernier album acheté ?

Le dernier David BOWIE, The Next Day. J’aime beaucoup son univers, un grand bonhomme.

 

04. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Le son du téléphone qui annonce des concerts à venir, quand Yvan m’appelle pour me confirmer un show…

 

05. Quel son ou bruit détestes-tu ?

La sonnerie du réveil.

 

Tous nos remerciements à Roger Wessier (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet