Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs STICKY BOYS ? Pourquoi ce nom est quelle est votre démarche ?

Alex : C’est JB à la basse qui d’ailleurs actuellement de la randonnée en Savoie. Il te salues et salues tous lecteurs. Tom à la batterie et moi Alex à la guitare et au chant. Et en plus j’ajoute qu’il y a aussi des chœurs, à la basse et à la batterie pour avoir un gros son ! Pour faire un bref résumé de notre démarche pour ce groupe, avec Tom nous jouons ensemble depuis bien longtemps, nous avons monté pleins de projets ensemble qui se sont cassés la gueule et un jour, un peu désabusés on s’est dit on y va une dernière fois et nous avons fait ce qui nous est passé par le tête à ce moment là. C’est du rock, rock n’roll punk, on avait jamais chanté, on faisait tout à deux.

Tom : Chanter à plusieurs cela cache un peu la misère… Deux voix avec une grosse rythmique ça passe nettement mieux.

Alex : Et petit à petit cela s’est affiné, nous avons bossé le chant de plus en plus. Nous avons décroché des dates en Allemagne donc nous avons recruté un bassiste, le premier était le bon cette fois-ci. Et pourquoi STICKY BOYS ? Nous sortions toujours des shows en sueur donc ce côté collant et puis nous cherchions un nom de groupe simple avec « guys » ou « boys » dedans. Et puis STICKY BOYS est sorti à un moment donné et cela nous a plu.

Tom : En plus BEASTIE BOYS étaient déjà pris…

 

02. Comment vous sentez-vous un an après la sortie de This is Rock n’Roll, quels sentiments dominent ?

Tom : Nous sommes évidemment toujours super fier de cet album. En vérité nous avons commencé à l’enregistrer en 2010. Donc nous avons les mêmes morceaux, les dix mêmes chansons depuis 2010, l’album n’a pas bougé depuis ce temps là. Cela fait trois ans maintenant.

Alex: L’album a été enregistré par bloc. D’abord toute la partie instrumentale puis dans un deuxième temps le chant. Cela s’explique par des questions de disponibilité bien sûr. Les compos ont tourné avant le début de l’enregistrement, ensuite sur scène en attendant de trouver un label, 2 ans de dates non-stop et nous nous sommes interdits de composer pour garder cette fraicheur, ne pas en avoir marre et vraiment pouvoir défendre ce disque. Et pourtant l’envie nous démangeait.

Tom : Si nous devions enregistrer cet album à nouveau maintenant, nous ferions exactement la même chose, après trois ans il est comme nous le voulons. Supers fiers des titres et il s’inscrit dans une période donnée.

Alex: Et donc maintenant on attaque la suite et on va enfin laisser sortir tout ce qui est en nous depuis ces dernières années et ce que nous avons appris depuis ce premier album. On entame le processus de compo et cela fait du bien. Donc mise en boite prévue en février pour une sortie au printemps. Ce sera toujours chez Listenable avec Francis Caste.

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03. Pourquoi ce titre This is Rock n’Roll ? Cela a au moins l’avantage d’être clair…

Tom : Oui c’est ça, c’est un titre direct on en peut décrire mieux ce que nous proposons. Qu’est-ce que le rock n’roll ? Et bien c’est àa le rock n’roll ! Nous, avions une deuxième idée pour le titre mais cela reste une surprise car nous la conservons pour le second opus à venir.

Alex : Cela tournera autour de la symbolique des deux grosses boules comme chez ACCEPT, Balls to the Wall, chez AC/DC et donc nous aussi cela nous intéresse. C’est comme MANOWAR qui avait offert au Hellfest en 2011 je crois, deux boules trempées dans l’acier à Ben Barbot et Olivier Garnier pour les remercier d’avoir joué sur le festival. Donc nous aimons bien jouer avec ces deux boules donc on les pose sur la table et on y va ! L’ampli tu ne le pousses pas à 10 mais à 11, tu vois ?

 

04. Jolie pochette, comment est-elle née et comment avez-vous travaillé avec l’artiste ?

Tom: Nous voulions vraiment un rendu comme celui qui apparait sur la pochette de l’album. Ce qui nous plait dans l’imagerie hard rock c’est cette exubérance, cette énergie folle, toom uch, des mecs super puissants… Et nous pouvons retrouver cela dans les comics et les films d’actions.

Alex : Ouais on a vu des Schwarzenegger avec AC/DC etc… nous avons grandi, avec ça…

Tom : On a vu que les comics marchent vachement bien avec notre musique et donc nous sommes allées chercher les meilleurs qui font ça et ce sont les américains. Et donc nous avons cherches les mecs qui nous plaisaient au niveau du dessin et nous sommes tombé sur Matt Martin, qui bosse maintenant pour Avatar Press mais qui avant a évolué chez Marvel…

Alex : Et ça été finalement super simple. On lui envoie un mail pour se présenter et on lui demande s’il est intéressé… Et ce qui est fou c’est que c’est le premier mec que nous avons contacté ! Coup de bol ce mec là a toujours voulu faire une pochette d’album et ce mec là est fan de hard rock. Oh putain cela commence bien.

Tom : Il avait même créé un faux groupe de hard pendant sa période de lycée juste pour pouvoir créer des pochettes. Cela s’appelait DRAGONSLAYER je crois…

Alex : Donc il écoute notre musique, nos chansons et il a trouvé cela béton et il a dit oui. Donc nous nous étions aux anges.

Tom : Donc il a fait le line-art c'est-à-dire les traits à partir de photos de nous que nous lui avions envoyés. Nous nous étions photographiés dans les postures qui nous plaisaient avec un appareil jetable chacun pour nous, avec différents angles. Et ces photos ne sortiront jamais ! Ensuite quand il avait exécuté le dessin, il nous a conseillé un coloriste qui bosse un Indonésie.

Alex : Matt Martin a l’habitude de bosser avec ce mec là pour des projets de comics. Il lui a donc envoyé son dessin et en une nuit le boulot était fait. On a reçu le truc le lendemain et là une grosse claque, c’était génial, rien à changer, toutes ces couleurs qui claquent ! Ok c’est bon. Pour le logo nous avons eu plusieurs dessins et puis finalement cette version là qui apparait sur This is Rock n’Roll est l’œuvre d’une fille photographe et architecte de formation qui nous a pondu ce logo et notre pote coloriste indonésien a fait le reste.

Tom : Impressionnant car cela donne une vie au dessin d’origine c’est extraordinaire alors que nous ne savions pas trop à quoi nous attendre avec seulement le dessin de base de Matt Martin.

Alex : On commence à penser à la pochette du prochain, nous cogitons et nous gardons un élément de surprise. On va rester sur un graphisme soigné.

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05. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de This is Rock n’Roll ? Pourquoi le choix de Francis Caste et du Studio Ste Marthe ?

Alex : Francis Caste nous a été vite recommandé, il bosse sur Paris il a liste longue comme le bras de collaborations avec divers groupes. Son nom est revenu à nos oreilles plusieurs fois, nous avons rencontré le bonhomme et le courant est très vite passé, il a compris ce que nous voulions. C’est un caméléon ce mec là. BUKOWSKI, THE ARRS, c’est un malade mental, il passe des heures et des heures à bosser…

Tom : De notre côté c’était notre première véritable expérience de studio donc c’était assez difficile de rentrer dedans. Le rock n’roll pour nous c’est la scène, c’est ça que nous aimons et c’est pourquoi nous faisons cela. Le passage studio est nécessaire pour avoir un support, pour inviter les gens à nous voir sur scène et qu’ils puissent repartir chez eux et écouter notre musique mais ce n’est pas la finalité. Donc on arrive en studio et nous n’avons pas forcément l’expérience et même le goût développé pour ça.

Alex : On donc nous avons eu la chance de tomber sur ce mec là. En tout, cela a dû durer trois semaines Les prises de base des instruments ont été faites en conditions live avec une reprise derrière pour donner du volume au son. Après avoir bouclé les instrumentaux, nous sommes revenus deux mois plus tard pour venir y ajouter le chant et les chœurs. Et les paroles et les mélodies vocales ont pas mal maturées pendant ces deux mois.

Tom : Nous pensions avoir tout pour le première séance mais nous n’avons pas eu le temps de commencer le chant. Finalement en revenant deux mois plus tard nous avions changé quelques paroles, le titre de deux chansons…

Alex : Finalement cette coupure a été positive car nous avons pu y penser et cogiter et finalement prendre cela d’une autre manière. A la base il n’y pas de chanteur dans le groupe et je m’y suis collé car nous ne trouvions personne aussi. Donc cela a impacté notre vision des chansons, la musique oui mais le chant a aussi une place super importante. Et on essayé pas mal de trucs pour faire le plus de bruit possible.

 

06. Quels souvenirs conservez-vous du Hellfest 2011 et qu’elle en a été la contribution pour le développement du groupe ?

Alex : C’était une grosse confirmations que nous allions dans le bon sens, c’était un super accueil et une vraie opportunité de se faire connaître en étant tête d’affiche du Métal Corner le jeudi donc la veille du début des hostilités, une fête, un warm-up avant que tout commence.

Tom : Et puis nous adorons aller dans les festivals et depuis super longtemps. Depuis l’adolescence on en fait un maximum Wacken, Graspop en tant que fan et donc d’un coup être sur la scène devant des mecs, c’est nous finalement ce public, des fans de bon son qui viennent s’éclater. Ce sont nos frères et jouer dans ces conditions, sur scène pour ces mecs devant une foule gonflée à bloc car cela fait un an qu’ils attendent le Hellfest. Ils sont remontés comme des piles électriques, ils ont déjà commencés à boire car nous sommes montés sur scène à minuit. C’est la grosse fête, nous n’avons rien à faire, tu envoies un accord et toute la foule hurle et réagit, c’est magique. Et ensuite nous on s’éclate en simple fan pendant trois jour sur le festival lui-même et prendre son pied. Avec la tente dans le camping avec tous les autres et les 45 mn de marche pour attendre les scènes…

Alex : Cela nous adonné une belle visibilité et une belle carte de visite.

Tom : Oui tu te rassures, tu te décomplexes par rapport à ton travail car tu vois les réactions des gens et la réponse que tu reçois est géniale. Notre objectif de faire passe un bon moment marche sur 5000 personnes au Hellfest.

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07. Quelles sont vos principales influences ?

Alex : Nous avons grandis avec les disques rock des parents les STONES, les DEEP PURPLE, AC/DC, ROSE TATOO, MOTORHEAD. Nous avons pris le côté festif de cette scène avec aussi un côté punk via les RAMONES et la scène alternative avec LES BERURIERS NOIRS.

Tom : Nous avons digérer énormément de choses pour nous les approprier et les réinterpréter. Oui bien sûr il y a des rapprochements avec les groupes les plus évidents comme AC/DC et MOTORHEAD mais la palette est large.

 

08. Chance ou travail de promo qui porte ses fruits, comment décroche-t-on ces projets avec des marques comme Converse et la SNCF ?

Alex : C’est purement du hasard. Le projet Converse est né grâce au projet SNCF car le mec nous avait vu et il avait besoin d’un groupe de ce type et il s’est renseigné sur nous.

Tom : Pour la SNCF, un jour nous recevons sur MySpace un message de la SNCF qui te propose de jouer dans une publicité. C’est dingue et on se demande ce que l’on fait. Finalement on appelle et la machine st partie. Il y a effectivement un côté chance mais trouver un groupe crédible qui joue du hard-rock sérieusement qui acceptent de tourner dans un pub second degré, c’est pas facile, il faut que les mecs aient de l’humour… C’est pas si simple et ils ont cherché, des groupes ont refusés avant nous, nous n’avons pas été les premiers à être contactés.

Alex : La scène était planquée et bâchée jusqu’au dernier moment, il fallait accepter de se grimer avec un certain mauvais goût et cela nous a fait marrer et finalement le coup à porter et cela nous a fait un belle visibilité. Nous n’avons pu après qu’échanger quelques mots avec la nana car la SNCF c’est une grosse structure et ils enchainaient les pubs thématiques, 5 spots à tourner. A l’origine ils faisaient croire aux gens qu’ils avaient choisi qu’ils allaient faire un reportage sur eux car la personne prenait le train tous les jours gare de l’Est. Et chaque fois, ils voulaient aussi dégager une passion et pour elle c’était le hard-rock.

Tom : C’était une vraie caméra cachée et c’est un one-shot super bien fait.

Alex : Converse c’était plus petit, une pub internet pour la fête des mères avec un réalisateur qui se lançait dans le métier. Et ils nous ont contactés car ils préféraient un vrai groupe à des comédiens singeant le truc, ils gagnaient du temps. Le projet nous a séduit, on s’est vite mis d’accord sur les conditions de tournage, en gardant un œil sur la direction artistique quand même. Ils ont loué une maison en banlieue parisienne et voilà ça c’est fait en une journée.

Tom: Cela nous a fait gagner quelques fans mais cela n’a pas d’impact immédiat. Bizarrement sans que je sache pourquoi ce genre de guignoleries renforcent en fait la crédibilité du groupe. On s’est posé la question, pas longtemps de savoir si cela allait devenir une casserole finalement pour STICKY BOYS, avec une musique rebelle mais le projet est tellement fun et fendard que ça passe. Nous faisons ce qui nous amusent.

 

09. Comment un groupe de rock n’roll se retrouve signé sur un label spécialisé dans le métal, principalement à tendance extrême (Death metal, black metal, grindcore, metalcore…) comme Listenable Records ?

Tom : Nous avons beaucoup démarché, on a bien arrosé et nous sommes tombés au bon moment car Listenable cherchait à s’ouvrir et à sortir de l’image uniquement extrême. Ils ont un parcours assez proche de nous, ils se sont dits : « nous avons une crédibilité dans l’extrême et donc on relâche la pression et si on a envie de faire du rock n’roll et bien on fait des sorties rock n’roll ». Si cela déplait tant pis. Nous aussi pareil, on a essayé pas mal de genres pour finalement revenir à ce que nous aimons, un bon rock n’roll. Donc nos démarches se sont croisées et cela a bien accrochés entre nous.

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10. Quels sont vos espoirs et tes attentes pour STICKY BOYS ?

Alex: La sortie du film Océane, indépendant dans lequel nous intervenons lors de petites scénettes. Nous jouons notre rôle celui de STICKY BOYS. Des festivals cet été, des contests à droite à gauche mais nous levons le pied aussi pour pouvoir bosser et composer. On peut déjà annoncer un concert avec ELMER FOOD BEAT à la Cigale le 23 janvier 2014. Venez nous voir de cette occasion !

 

 

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Alex : «It is the long way to the top» d’AC/DC car cela fout vraiment la patate !

Tom: ouais !

 

02. Premier album acheté ?

Alex : Un des deux lives de MAIDEN sortis en 1993

Tom : Live in Japan de DEEP PURPLE

 

03. Dernier album acheté ?

Alex : Le dernier AIRBOURNE, Black Dog Barking, pour moi

Tom : RANCID avec …And Out Come the Wolves

 

04. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Alex : les pets !

Tom : La prise jack qui rentre dans le Marshall

 

05. Quel son ou bruit détestez-vous ?

Alex : le sale gosse en bas de chez moi, quand il courre cela résonne dans mon salon

Tom : Les sirènes de flics

 

Tous nos remerciements à Roger Wessier (Replica Promotion)

 

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs MESMERIZE ?

MESMERIZE est né à la fin des années 80 sous l’impulsion d’amis qui voualient jouer du métal tous ensemble (après avoir maitrisé un instrument bien sûr !). Quatre de ces membres fondateurs sont bien toujours présents, nous n’avons connu qu’un changement de line-up en 2003. A nos débuts, nous étions très influencés par le heavy métal classique mais nous avons essayé d’évoluer et d’intégrer petit à petit de nouveaux éléments dans notre musique. Nous avons publié 4 albums jsuqu’en 2005 avant de continuer à évoluer vers un son plus direct, plus trash et moderne. Notre chanteur Folco Orlandini a toujours été décrit comme l’un des tout meilleur chanteur métal italien. Les plus pointus d’entre voius le connaissent déjà à travers ses participations aux projets de TIME MACHINE, KHALI ou encore SKYLARK. J’espère avoir créé de la curiosité pour les lecteurs peut-être futurs fans du groupe !

 

02. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de Paintropy ?

Elles se sont déroulées grosso modo entre juin et décembre 2012 par séquence. Nous avons pu encore une fois enregistrer dans le studio de notre batteur ce qui nous permet de travailler par petites touches en gérant en même temps nos métiers respectifs et nos vies de famille. Nous prenons le temps pour arriver au résultat souhaité, en expérimentant différentes approches pour chaque instrument et trouver la meilleure solution. Par exemple, chaque partie de guitares a été enregistré avec deux micros différents, nous avons intégré à notre son une piste plus « brute » via un logiciel spécifique afin d’ajouter une épaisseur supplémentaire, le chant a parfois été enregistré deux fois, à l’unisson, puis séparé en stéréo pour donner un effet plus large… En novembre nous avons recruté un type talentueux, Andrea Ficara (avant qu’il parte en Australie où il vit désormais), pour le mixage de l’album. Nous voulions un regard neuf et frais pour encore améliorer le son de l’album. Nous étions tous trop investi pour avoir une image d’ensemble. Quelques derniers détails à régler et le tout a été finalisé à la fin de l’année dernière. L’album a été masterisé au House of Audio en Allemagne que nous connaissions depuis l’époque Stainless. Nous avons le produit final dans les mains depuis février !

 

03. Quelles sont vos principales influences ?

Et bien, au début, nous ne jurions que par le heavy metal classique avec des groupes comme IRON MAIDEN ou HELLOWEEN. Et ils font toujours partie de nos racines, de notre ADN métal. Mais nous avons su faire évoluer notre style vers d’autres horizons, vers le thrash à la TESTAMENT ou NEVERMORE, le death métal mélodique dans la veine d’un IN FLAMES, DARK TRANQUILITY. En même temps, notre chanteur Folco apprécie des groupes plus mainstream comme MUSE ou DEPECHE MODE. Donc cela nous influence aussi, au moins au niveau des mélodies vocales.

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04. De votre point de vue quelles sont les principales différences entre Stainless & Paintropy ?

Après Stainless, nous avions atteint le summum de notre évolution depuis le premier album, un power métal fort avec quelques nuances ici et là et nous avons compris que nous avions alors de grandes chances de nous répéter si nous poursuivions dans cette voie. Donc nous avons consciemment pris le parti d’évoluer vers une nouvelle direction en proposant un son plus lourd et plus moderne, agressif en nous éloignant de nos références habituelles. Il fallait nous faire violence pour sortir de notre routine de composition et laisser émerger de nouvelles idées. Ce n’a pas toujours été facile mais une fois que le chemin s’est éclairci les choses sont venues naturellement. Tout en respectant notre passé, nous avons évité à dessein les stéréotypes power métal et je trouve que le résultat est bien plus personnel et spécifique à MESMERIZE.

 

05. Votre son devient de plus en plus sombre et brut de décoffrage avec le temps. Comment l’expliques-tu ?

Certains pensent qu’avec l’âge les gens deviennent plus sages mais ce n’est pas le cas pour nous. Nous sommes des types faciles à vivre et sympas au quotidien mais il y a d’évidence quelque chose qui brûle et hurle en nous et qui s’exprime à travers notre musique. Nous ne rêvons plus de mondes merveilleux comme à l’adolescence, nous avons grandis et vécu notre part d’expérience positives ou négatives. Et la situation merdique actuelle dans nos sociétés contribue aussi à nourrir cette colère.

 

06. Qui a réalisé la pochette et comment avez-vous travaillé avec l’artiste ? Une bête se terre-t-elle dans chacun de nous ?

Oui, c’est plus ou moins le concept… Des expériences chaotiques et douloureuses grandissent comme un monstre dans chacun de nous malgré l’apparence de calme. Cela nous transforme forcément. La pochette est l’œuvre de Jan Yrlund de Darkgrove Design. Nous lui avons donné les concepts généraux de l’album et quelques idées alternatives et il est revenu vers nous avec cette superbe illustration. Nous avons au alors l’idée de reproduire le même concept avec les photos des membres du groupe et proposer quelque chose d’un peu différent par rapport à nos visuels habituels.

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07. Vous tournez en ce moment dans le nord de l’Italie pour promouvoir l’album. Comment cela se passe-t-il ?

Nous avons donné trois ou quatre concerts jusqu’à present avec un concert spécialement dédié à la sortie de l’album dans une sale près de chez nous. Le public a été vraiment génial ! La situation générale pour les concerts en Italie, en particulier pour le métal, est loin d’être idéale. Mais nous planifions des shows cet été dont certains festivals avec de bons groupes italiens comme WHITE SKULL, EXTREMA, TRICK OR TREAT… et en septembre nous nous produirons pour le compte de www.metal.it, l’un des plus gros sites italiens avec SACRED STEEL. De très bons moments s’annoncent donc pour nous et nous pourrons encore continuer à diffuser notre musique plus largement.

 

08. Huit ans entre les deux derniers albums, que s’est-il passé ?

C’est la vie qui fixe les priorité. En plus de travailler pour faire évoluer notre son, nous devons gérer notre vie quotidienne et année après année cela prend de plus en plus de temps. Nous travaillons tous très dur, nous élevons nos familles (ce que nous adorons bien sûr !), le manque de sommeil 😉 il faut gérer tout cela. En plus, nous n’avons pas été totalement absents toutes ces années puisque nous avons publié un collector spécial autour de la chanson « King of Terror », un hommage au personnage de BD italienne Diabolik. Notre chanteur Folco en est fan et collectionne tout ce qui se rapporte à lui. Nous avons donc réenregistré cette chanson en 2007 et tourner un clip qui apparait sur un DVD publié en collaboration avec la maison d’édition de Diabolik. Et l’année dernière, pour le 50ème anniversaire du personnage, nous avons proposé un picture vinyl en édition limitée qui a été très apprécié des fans et s’est vendu en un clin d’œil.

 

09. Comment voyez-vous la scène metal italienne ?

Existe-t-il vraiment un scène metal en Italie ? Pour être clair, on trouve ici un nombre insensé de groupes, dont un bon nombre sont très doués mais peut-on parler de scène sans un nombre conséquent de fans, labels et d’opportunités de jouer live ? La majorité des métalleux italiens ne s’intéressent pas du tout au groupe du pays et ne vont pas les applaudir sur scène. La plupart des (quelques) labels locaux demandent en fait à être payés pour publier des albums (déjà enregistrés aux frais du groupe bien sûr), les soit-disantes agences en charge de programmer des tournées demandent elles aussi de l’argent pour organiser des dates ridicules où les groupes ne seront pas payés… Non, je ne pense pas que tout cela mérite le nom de scène et c’est une honte car il existe ici et de vrais talents qui sont gâchés par ce système.

 

10. Quels sont vos espoirs et tes attentes pour MESMERIZE ?

En vieillissant – en ai-je déjà parlé ? 😉 – je pense que nous devons optimiser notre travail de création pour ne pas trop attendre avant de proposer du nouveau matériel. En ce moment nous nous concentrons sur la promotion de Paintropy à travers des concerts et le travail de réseau sur internet mais dès l’hiver prochain, nous commencerons à coucher sur le papier de nouvelles idées. En ce qui concerne nos espoirs, j’ai perdu mes illusions, je ne rêve plus d’obtenir un succès flamboyant au niveau mondial ! Nous essayons de nous faire connaître le plus possible et nous prenons ce qui vient.

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

C’est sacrément difficile. Je ne suis pas sûr de ne pouvoir en choisir qu’une mais je dirais « Stairway to Heaven » de LED ZEPPELIN, mais j’aurai changé d’avis dans cinq minutes…

 

02. Premier album acheté ?

EUROPE, The Final Countdown

 

03. Dernier album acheté ?

Quelque chose de plus lourd enfin. J’ai acheté en même temps TESTAMENT, Dark Roots of the Earth et IN FLAMES, A Sense of Purpose.

 

04. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Facile ! une guitare rugissante à travers un ampli dans une cabine d’enregistrement

 

05. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Le réveil qui sonne beaucoup trop tôt le matin !

 

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Quel est ton état d’esprit à quelques jours de la sortie de Between ? délivrance ou stress ?

Un peu des deux. Le sentiment de délivrance je l’ai eu quand j’ai tenu le master dans les mains et quand j’ai reçu les albums. Là je suis un peu anxieux car Between sort en France mais également à l’étranger. Ce n’était pas la cas pour l’album précédent et je stresse un peu quant à savoir comment sera perçu l’album dans des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège… J’ai déjà eu une première chronique suédoise très très bonne, je croise les doigts pour que cela dure comme cela.

 

02. Comment travailles-tu, un an après la sortie de l’album, déjà un EP. L’annonce d’un futur album avec des titres en commun ?

En fait au départ de cet album il y a deux titres que j’avais du produire pour des samplers de magazine et qui ne faisaient pas partie de l’album. J’avais donc déjà dû trouver à l’époque un sujet, une thématique qui fasse un peu spin-off par rapport à From the Past. Donc passer de la mythologie grecque à la mythologie romaine était voilà, prendre les mêmes sans prendre les mêmes… Et je trouvais dommage de laisser ces deux titres comme ça seuls dans la nature et j’ai développé un peu l’histoire pour être cohérent avec l’univers de MELTED SPACE et j’y ai adjoint leur maman, la louve de Rome et le dieu Janus qui fait un peu office de méchant de l’histoire. Après pourquoi ne pas attendre d’avoir un troisième album complet ? C’est vrai que je le vois comme une transition entre From the Past et le prochain opus qui est déjà bien… L’histoire complète est déjà écrite, concept bouclé…

MELTED SPACE me demande énormément de travail logistique, de mise en place, d’enregistrement, de gestion des planning d’enregistrement des uns et des autres… Je suis donc assez vite frustré, tu vois sur Between il y a une semaine de travail de composition pour huit mois de travail d’organisation, puis l’enregistrement. J’aime le studio mais au niveau de la phase de création, c’est tout petit. Cela nourrit énormément mon appétit de composer et donc dès que Between était terminé, j’avais déjà des idées qui partaient dans tous les sens pour la suite. On cogite, l’enregistrement de celui-là donne des idées et il suffit qu’un Batman sorte ou qu’un God of War sorte entre temps et cela inspire également. Je suis nourri de films, de jeux vidéo, d’albums… J’aime pas rester à ne rien faire.

 

03. Quel type de compositeur es-tu ?

J’évoquais le prochain album, donc l’histoire est écrite et j’ai consacré beaucoup de temps à cela. Je rentrais le soir et je m’y mettais jusqu’à saturation. Depuis je me chantonne des trucs, des fois je n’arrive pas à dormir car j’ai une idée en tête. Donc je retourne dans mon laboratoire, j’enregistre trois trucs et cela me calme jusqu’au lendemain. J’enregistre beaucoup de petites choses et à un moment je décide de faire un assemblage : j’ai des histoires, des mélodies, des thèmes, des rythmiques, qu’est-ce que je fais avec tout cela ? Cela prend forme et je en lâche pas l’affaire jusqu’à atteindre satisfaction. J’écris une histoire en français. Un découpage en terme de scène se fait et donc certains thèmes et personnages émergent. J'ai fait des études de musique de film à Paris et donc mon travail est naturellement cadré et je vois assez rapidement les structures exploitables. Je vois MELTED SPACE comme un film, sans image, et donc j’essaye d’avoir un train d’avance sur la suite, en anticipant et en étant le plus précis possible. Donc je connais déjà la direction prévue pour la suite.

 

04. Between, est-il un avant-gout de l’album avec certains titres en commun ?

Pas du tout. Le futur album n’a rien à voir avec Between. Le seul élément commun c’est le concept de Two Gods mis en place avec Janus mais cela sera développé différemment. Between est une transition, une jonction avec From the Past et le suivant. L’univers sera le même, un personnage ou deux reviendront mais le gros des troupes sera tout neuf, de nouveaux guests, pas de titres communs… Il y aura peut-être quelques références au niveau des thèmes musicaux pour que l’on reconnaisse un personnage mais rien de plus.

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05. Après la crème de la scène métal underground française, voici des figures reconnues du métal européen (Liv Kristine (LEAVES' EYES), Ashmedi (MELECHESH), Black Messiah (SETH) et Emmanuel Lévy (WORMFOOD). Quelle est la suite pour MELTED SPACE ?

On trouve forcément un progression consciente dans l’ampleur de mon travail. On ne peut pas le nier. Le choix d’Ashmedi et de Liv Kristine n’est pas anodin. Elle fait un louve de Rome parfaite et j’avais presque dès le départ pensé à elle mais c’est vrai que dans la mesure où l’album sort à l’étranger, ces noms-là sont des références fortes. On trouve en Allemagne les deux références du genre. J’ai cette envie de travailler avec des gens reconnus. On m’a demandé avec qui je rêverais de bosser et je réponds la chanteuse Sharon van den Adel et le chanteur de DIMMU BORGTIR, Shagrath. C’est serait un vrai bonheur. Cela ne se fera pas pour l’instant mais j’ai contacté quelques chanteurs pour le prochain et j’ai quelques oui de principe Les noms devraient plaire à la communauté métal.

 

06. Comment contacte-t-on et intéresse-t-on ce type d’artistes internationaux ?

Pour Ashmedi cela s’est déroulé via mon éditeur qui avait déjà bossé avec lui et donc il nous a mis en contact. Cela s’est fait finalement assez simplement. Pour Liv Kristine, je suis passé par le management et je leur ai envoyé un mail : « Je m’appelle untel, j’ai fait si j’ai fait ça et j’aimerais travailler avec Liv Kristine. Est-ce possible ? comment ?… ». Ils en ont parlé avec elle, j’ai envoyé From the Past, ils ont écouté et je pense regardé sur internet voir qui je suis. Donc elle apprécie From the Past, elle apprécie mes maquettes. Je l’ai rencontré lors de son passage avec LEAVE’S EYES et FIREWIND, on a pu discuter une heure en backstage, elle est adorable. Elle est très investie dans son travail.

Même chose avec Ashmedi, lors de l’enregistrement ils proposent des doubles voix et idées de mixage, ils n’ont pas bêtement cachetonné. Elle me l’a dit, « j’aime les chansons, je trouve le projet cool et cela me fait plaisir de le faire ». Pour Liv Kristine, je suis allé dans leur studio, le Mastersound, et j’ai passé une journée de rêve. Je fournis la mélodie, les textes… Sur les démos il y a la voix témoin de la chère et tendre et Liv Kristine s’était préparé quelques jours avant et nous avons donc pu tout boucler en une journée. Après ils sont libres de faire toute suggestion et modification… Nous avons composé les doubles voix ensembles et donc petit moment de grâce de travailler avec l’une des pionnières de ce type de chant métal. Elle avait enregistré des trucs en avance pour que je ne reparte pas trop tard à cause de la neige, bref une charmante collaboration. Et cerise sur le gâteau, elle fait le meilleur café du monde ! (rires).

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07. Le double digipak était déjà beau et ce digipak est magnifique et à prix modique. La forme est-elle aussi importante que le fond ? Comment travailles-tu avec l’artiste en charge de la pochette ?

Effectivement pour moi le voyage commence quand l’auditeur a l’objet entre le mains, que l’on ouvre l’album, quand on met le disque dans la platine et que l’on découvre le livret alors que les premières notes résonnent. On le disait, moi assez dans des AYREON ou AVANTASIA voir DIMMU BORGIR sont des groupes connus pour soigner le visuels et proposer des collectors… J’en ai une armoire pleine… Dans la mesure où mon ambition première est de faire voyages les gens… J’ai l’image de ces films pour enfants où le gamin ouvre un bouquin magique et il est aspiré pour vivre des aventures merveilleuses. C’est ça l’idée avec ce Digipak, cela commence dès que l’objet arrive. Et cela pour un prix modique, 7 euros je crois sur le site de Seasons of Mist… Oui mais il n’y a 35 minutes de musique, ce n’est pas un triple album bourré de chansons. Enfin c’est pourtant le durée d’un album de SLAYER… Pour la pochette, c’est l’œuvre d’Hicham Haddaji de Strychneen Studio. Je lui ai donné les morceaux et deux trois directives générales pour l’inspirer. Et il m’a fait une proposition qui était à 90% le résultat final. C’était pas la statue des jumeaux et on a modifié l’arbre pour lui donner un touche plus « Guillermo Del Toro ». Tout cela pour souligner la dualité de cet album. Il y a deux chansons pour les jumeaux et deux chansons pour la louve et Janus. L’un des instrumental est présenté en miroir pour illustrer les deux visages de Janus, les deux « e » inversé sur le titre… Bref une envie de cohérence jusqu’aux plus petits détails.

 

08. Toujours pas de scène ?

C’est le moment du scoop ! Une tournée est prévue pour le mois d’octobre en première partie de THE OLD DEAD TREE. Voir les dates sur internet pour le détail. Je dois recruter une fière équipe sur défendre cette musique sur scène. Le temps sera limité et donc je tente de résoudre une équation difficile : qui fait quoi ? quelle chanson ? mise en scène ou pas ? C’est très compliquée mais j’en suis très heureux et tout le monde est enthousiaste !

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques" pour terminer cette interview :

01. Paul Di’Anno ou Bruce Dickinson ?

Bruce Dickinson car je connais beaucoup moins son prédécesseur et je préfère au niveau de la voix.

 

02. Ozzy Osbourne ou Ronnie James Dio ?

Très compliqué. Les deux mais pas pour les mêmes raisons. Je vais dire Ozzy Osbourne parce que je l’ai vu récemment en concert. Dio je l’ai malheureusement jamais vu et là ça va être compliqué. Osbourne a pris de l’âge mais il continue à assurer.

 

03. DIMMU BORGIR ou BEHEMOTH ?

C’est quasiment mes deux groupes préférés… DIMMU BORGIR parce que je fais de black métal dans la vie et que j’ai plus de t-shirts des norvégiens.

 

04. AYREON ou AVANTASIA ?

AYREON ! J’ai récemment acheté le dernier Sammet et je n’ai pas eu de surprise particulière. A sa décharge, quand je mets le tout premier, au bout de 3 notes j’ai la banane pour toute la journée.

 

Tous nos remerciements à Roger Wessier (Replica Promotion)

 

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