Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Alors quoi de neuf depuis 2012 et Spasms of Upheaval ? Avez-vous l’impression d’une progression ?

Eh bien pas mal de choses et principalement un troisième album qui s’appelle Symbiosis et qui est sortie il y a deux semaines. Au sein du groupe aussi il y a eu quelques changements : notre bassiste s’est coupé les cheveux et puis nous avons accueilli un nouveau guitariste. Voilà dans les grandes lignes. Quant à la progression, à chaque nouvel album tu te fixes des objectifs plus ou moins concrets mais à chaque fois cela fait particulièrement plaisir de pouvoir les atteindre. Et bien sûr entre le moment où nous avons sorti notre première démo en 2007 ou en 2008, je ne me souviens plus et aujourd’hui, il s’est passé pas mal de choses. Nous avons plus de concerts, nous commençons à être connus et cela reste avant tout une aventure humaine entre musiciens mais aussi avec les gens, avec la communauté qui nous suit. Avec les fans mais aussi avec les gens du business cela devient de plus en plus agréable globalement. Pour l’instant tout se passe plutôt bien.

 

02. Si l’on revient un moment sur la période Spasms of Upheaval. Que retiens-tu de cette époque ?

C’est assez simple, le Hellfest en 2013 vient en premier. Il s’agit vraiment de l’apogée de cette période et également l’un des objectifs que nous nous étions fixés avec Spasms of Upheaval. Et il se trouve que cela a été plutôt une belle réussite pour nous parce que nous avons eu beau jouer à 11h de matin, nous avons joué devant, je ne sais pas, quatre ou cinq milles personnes et nous n’avions jamais joué devant autant de monde. Donc gros travail car c’est bien sûr quelque chose que nous avions préparé bien en amont. Et puis voilà, tu peux préparer autant que tu veux certaines choses mais tout ne se passe pas forcément comme prévu. Mais là tout a bien pris, ce fut vraiment un moment de bonheur. Et ensuite cela a vraiment clôt cette période puisque c’est en rentrant de ce concert que nous nous sommes retrouvés en nous disant qu’il fallait que l’on se remette à bosser pour accoucher de la suite tout en continuant à donner des concerts.

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03. Et cerise sur le gâteau, vous apparaissez dans un reportage TV tourné lors du Hellfest sur « la face cachée des festivals »…

Oui à l’époque notre chargé promo nous avait dit qu’une chaine de TV, W9, voulait nous suivre pour faire un sujet sur les festivals et donc être avec le groupe depuis les répètes jusqu’à sa descente de scène. Et cela nous semblait sympa, une équipe nous a suivi pendant deux jours, en répète sur le festival, lors d’interactions avec les fans, bref à filmer pleins de choses… Et effectivement, nous avons eu la joie de découvrir qu’au montage, ils n’avaient conservé que deux minutes et que l’angle choisi n’était franchement pas idéal. Nous avons eu un peu peur au moment de la diffusion pour finalement se rendre à posteriori qu’ils n’ont pas trouvé grand-chose contre le Hellfest. Globalement certaines personnes picolent, ok, des riverains trouvent que cela fait un peu de bruit mais avec des boules quiès tout va bien et certains groupes ne passent pas à la radio mais qui malgré tout parviennent à jouer devant beaucoup de monde. Cela aurait pu être pire pour nous et pour le métal en général.

 

04. Deux semaines après la sortie de ce quatrième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

L’apaisement peut-être parce que l’album n’a pas été fait dans les meilleures conditions, l’accouchement s’est fait dans la douleur. On en a ch.. et maintenant nous sommes simplement hyper contents du résultat et quand nous avons eu l’objet dans les mains ce fut un véritable aboutissement. Les retours que nous avons pour le moment sont bons et super cool. Mais le plus important a été la réaction des fans de la première heure ceux qui te suivent depuis longtemps et qui aiment encore une fois le fruit de ton travail. Il s’agit souvent de notre public le plus dur qui ne laisse rien passer.

 

05. Depuis 2010 et The Burden of Will chez Symbol Muzik (Brennus) ? Continuité normale ? et avez-vous reçu des offres de labels étrangers ?

Oui cela continue parce que nous sommes contents, ils bossent bien mais nous avons aussi l’objectif de faire connaître et de développer le groupe à l’étranger. Donc cela pouvait passer par un plus gros label. Du coup nous avons fait des démarches, nous avons eu des propositions, dont certaines venaient d’au-delà les océans, et certaines avaient l’air très cool. Mais nous nous sommes vite rendus compte que oui le type te dit qu’il va s’occuper de toi et faire de tes des stars mais dans le détail su vois que les offres étaient complétement déconnectées de la réalité du marché. Il aurait fallu se saigner, avancer des milliers de dollars pour on ne savait pas trop quoi.

Et nous ne voulions pas finir par payer le salaire des mecs du label donc nous avons continué à bosser avec notre label indé actuel car cela bosse bien, cela ne permet de garder le contrôle sur le numérique car cela reste clé. L’album ne sort pas qu’en France mais aussi au Benelux, en Allemagne, en Italie, Autriche et Suisse… Notre développement à l’étranger passera par des accords de licence pour que si nous investissons nous-mêmes, nous sachions où va cet argent. Nous engageons nous-mêmes les gens avec qui nous travaillons pour la promo, la technique…

 

06. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Symbiosis ? Etait-ce logique pour vous de retrouver la même équipe que pour Spasms of Upheaval (Dome Studio à Angers par David Potvin) ?

Oui exactement car David avait fait du très bon travail sur Spasms of Upheaval et avec le temps c’est devenu un ami. Et donc la logique de retourner là-bas s’est imposée à nous, nous nous connaissons bien, il sait ce que nous recherchons. Il est de très bons conseils notamment pour le chant. C’est cool d’avoir David avec nous car nous avons aussi pu le faire participer. Nous avons pu bosser, expérimenter avec lui selon nos envies. Et globalement nous sommes très heureux car je trouve que le son sur Symbiosis est encore meilleur que sur Spasms of Upheaval.

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07. Il semble que le groupe fonctionne par cycle de deux albums, les deux premiers disques enregistré au studio Sainte-Marthe à Paris par Guillaume Mauduit, les deux suivants au Dome Studio à Angers par David Potvin, quid de la suite ?

Oui c’est vrai, tout cela n’est pas calculé mais cela s’est fait ainsi. Nous avons suivi nos envies et les opportunités qui se présentaient à nous. Difficile de te répondre dès maintenant sur ce que sera la suite, je ne le sais pas moi-même. On verra comment les choses viennent, c’est comme cela que nous fonctionnons. Nous ne faisons pas trop de plans sur la comète, nous essayons d’être prévoyant à minimum mais globalement nous faisons les choses avec le plus de spontanéité possible afin de ne pas tomber dans certains travers. Nous faisons de la musique pour le plaisir pas comme une routine quotidienne.

 

08. Comment nait une chanson au sein de T.A.N.K. et tu parlais d’accouchement douloureux, pourquoi ?

Pour nous la phase de composition s’avère toujours un moment difficile. Nous travaillons en démocratie car aucun de nous n’impose ses vues aux autres et vient avec un titre finalisé qui doit être accepté en l’état. Nous travaillons tous ensemble et tout le monde compose pout tous les instruments. Le batteur peut avoir une idée de riff de guitare, la bassiste qui a une idée de chant, le chanteur qui a une idée de rythmique… Bref tout le monde touche à tout et se mêle de tout. Donc cela rend le processus difficile et cela peut donner lieu à des prises de tête même si cela permet aussi au groupe d’avancer et que fait aussi la richesse de notre musique. Le résultat final est aimé de tous dans le groupe alors que nous aimons des choses différentes.

Tout le monde s’investit et il n’y a pas un leader et des suiveurs. Pour ce disque, Nils à la guitare a beaucoup composé et c’était sa première participation à cette phase au sein de T.A.NK. Et heureusement qu’il était là car réussi à trouver un nouveau souffle et compenser les autres qui pouvaient être moins inspirés. Chacun peut connaître des hauts et des bas créatifs mais l’essentiel est d’avoir un bon équilibre. Malgré les tracas divers et variés, nous avons pu continuer à alimenter le fil des compositions et avancer.

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09. Vous semblez apprécier la présence de guests. Après Jon Howard (THREAT SIGNAL) voici Björn “Speed” Strid (SOILWORK). Comment s’est-il fait et pourquoi ce titre en particulier ?

Cela se fait par la chance, en 2015, il existe désormais internet et cela apporte certaines opportunités. Oui le côté négatif c’est que les gens achètent moins d’albums mais à l’inverse tu peux contacter des gens partout dans le monde et cela ne coûte rien d’essayer. Donc nous avons pris ce pari et cela a fonctionné. Le fait que Spasms of Upheaval marche bien, que nous ayons travaillé avec David Potvin que Björn connait bien cela a aidé. Il savait un peu où il mettait les pieds.

Et il a dû apprécier le morceau que nous lui avons envoyé. Pour le coup nous avons vraiment composé un titre en pensant à lui. Nous avons été assez dirigistes tout en lui laissant quelques libertés. Il aime bosser ainsi et cela a vite pris. En l’espace de quelques échanges de mail c’était réglé et nous avions ce que nous voulions. C’était un bonheur, un truc de fou, j’avais ma voix à côté de lui, je chantais à côté de l’une de mes idoles. Si on m’avait dit cela dans 10 ans, je n’y aurais pas cru…

 

10. Et là encore cerise sur le gâteau, vous avez fait le choix du crowfunding pour partir en tournée avec SOILWORK et HATESPHERE… 

Oui c’est un rêve et aussi un but, une sacrée réussite de pouvoir partie en tournée comme cela. C’est la première fois que cela nous arrive, nous avons eu des propositions dans le passé mais ce n’était souvent pas très intéressant. Nous avons bien fait d’attendre mais si cela a mis du temps à venir car nous allons tourner avec des groupes des références que nous adulons avec un package très complémentaire au niveau musical et dans les pays où le disque sort.

Franchement pour l’instant les choses se goupillent bien. Nous avons hâte de partir, de rencontrer des gens, des nouveaux pays, de nouvelles cultures. Ce sera aussi pour nous l’occasion de se professionnaliser dans bien des domaines. Que du bonheur en perspective. Rien que chanter sur la même scène que Björn c’est génial. Même sans le crowdfunding je pense que nous y serions allés, nous aurions vendus nos organes mais bref c’était une opportunité inratable.

Nous étions super déterminés et nous nous sommes dit que nous pouvions aussi demander de l’aide aux gens qui nous suivent. Nous voulions être transparents et leur explique comment cela fonctionne. Et puis les joies de vivre en 2015 c’est que ce genre de campagne peut fédérer les gens et cela fonctionne plutôt bien. Mais ce notre côté il y a aussi un côté flippant car tu espères que cela se passe bien. Nous savions pouvoir compter sur des gens mais jusqu’à atteindre notre objectif, ce n’était pas évident. Et nous en fumes les premiers surpris. Nous avons ainsi récolté plus de sept mille euros. Cela nous enlève une grosse épine du pied et nous permet de partir sereinement et travailler sur d’autres projets comme des clips en préparation… Un grand merci à tous ces gens-là.

 

11. Pour le nouvel album vous avez proposé un vidéo-lyrics « From the Straight and Narrow ». Vous aviez tourné une vidéo pour la chanson « Spasms of Upheaval » Quoi de prévu pour Symbiosis ?

Pour l’instant ne tourne qu’un seul clip pour « From Straight and Narrow » mais la suite est prête puisque nous avons mis en boite un clip. Il n’y a plus qu’à le poster en ligne. Cela se fera tout prochainement.

12. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel comme la pochette avec Rusalka Design ?

Cela fait près de trois ans que nous bossons avec lui car il s’était déjà chargé de la pochette du précédent opus. Aujourd’hui, c’est une personne importante pour le groupe car il ne fait pas que la pochette mais se charge vraiment de toute notre identité visuelle. Il fait les t-shirts, les visuels de scène… Bref dès que nous avons besoin de graphisme, c’est lui qui s’en charge. C’est quelqu’un que l’on voit en dehors du boulot, nous passons de bons moments et il fait partie de l’aventure à part entière. Nous savions qu’il allait s’occuper de Symbiosis donc nous lui avons filé les textes lui précisant simplement que nous voulions un visuel un poil plus frontal, plus simple et direct. Il nous connait, il connait la vie interne du groupe et donc il nous a fait cette proposition qui symbolise pour lui la symbiose des divers sentiments qui nous habités pendant la création de l’album. Et nous avons trouvé cela assez cool !

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs HELL OF A RIDE ? Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

Eh bien le groupe date de fin 2009 mais il y a eu divers changements de line-up. Nous étions deux à l’origine du projet puis le batteur nous a quitté, il a été remplacé par Thibs, nous avons intégré un autre guitariste, le premier bassiste est parti et Franck est arrivé. A partir de là, nous avons sorti un premier EP en 2011 Fast as Lightning que nous avons à disposition sur notre site afin de nous faire plus largement connaître. Pas mal de concerts se sont enchainés ensuite. Et nous trouvions dommage que les gens après les concerts ne puissent pas acheter l’album ou trouver sur musique sur les différentes plateformes musicales. Et nous avons reçu entre temps la proposition de Send the Wood Music de le sortir en physique, disponible chez les bons disquaires et les plateformes digitales nous ne voulions pas d’une simple ressortie, nous voulions l’agrémenter. Nous avions sous la main divers concerts acoustiques, pour lesquels nous avions beaucoup travaillé pour réarranger nos chansons à ce format. L’idée est donc venue de faire une version deluxe de l’EP complétée de ces titres acoustiques. Nous étions alors en 2013 et le travail sur l’album avait déjà débuté. Celui-ci est sorti mi-octobre. Mais entre temps là aussi des concerts et un changement de batteur, un nouveau Thibaut qui nous a rejoint au début 2015. Il avait déjà évolué avec BUKOWSKI.

 

02. Depuis Fast as Lightning en 2013 vous avez pris pas mal de temps avant de sortir l’album pourquoi ?

Les événements se sont enchainés comme tu peux le voir sur notre réponse précédente. Au début nous avons avancé sans support ni label et cela prend du temps. Il a fallu se faire connaître, assurer les dates, travailler pour les concerts acoustiques… Nous avons bien avancé pour composer l’album mais la sortie physique de l’EP a aussi demandé pas mal de travail donc nous avons pris le temps de bien faire. Il fallait préparer le disque, préparer sa sortie, pour que tout se passe bien. Finalement deux ans ce n’est pas très long, cela semble un rythme normal. Peu de groupes sortent un disque tous les ans.

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03. Quelles sont vos principales influences ?

Les influences sont nombreuses, du hard rock classique à la AC/DC, Frank Zappa mais aussi des groupes plus récents comme PAPA ROACH… C’est large, nous appartenons à la grosse famille du rock, heavy rock américain de LYNYRD SKYNYRD à ALTER BRIDGE. Des racines anciennes avec un son très moderne. Le territoire américain est beaucoup plus vaste et le rock a pu se développer spécifiquement. Si l’opportunité se présentait un jour de se produire outre-Atlantique en première partie d’un groupe américain bien installé, ce serait un bonheur immense. Le but est de partagé notre musique, le fruit d’un gros travail.

 

04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Bête Noire ? Pourquoi le choix de bosser avec Charles Massambo ?

Oui nous avons modifié notre façon de travailler car nous avons appris de Fast as Lightning. Nous avions déjà des maquettes enregistrées par nos soins mais nous étions bien mieux préparés. Nous nous connaissions déjà avec Charles "Kallaghan" Massabo et cela a énormément aidé, facilité le processus d’enregistrement. Pour l’EP, nous avions du apprendre à nous connaître alors que là, tout était naturel. Cela aide pour communiquer, évaluer les propositions de chacun et discuter des meilleures options pour le groupe. Pour l’EP c’était le début du groupe, certains membres venaient à peine de l’intégrer.

Là nous étions plus confiants en notre capacité. Par exemple sur deux titres nous ne sommes pas partis d’un riff mais d’une ligne de chant pour construite le morceau. Les guitaristes ont dû s’adapter au chant et pas l’inverse. Pour l’album, pendant trois mois, nous nous sommes arrachés pour produire le maximum de compositions, Kallaghan a pu y mettre sa patte, nous avons retravaillé certaines chansons, ajoutant ou retirant des passages… Nous voulions progresser vis à vis de l’EP, en terme de production mais aussi d’écriture. Nous avions beaucoup d’idées mais il fallait pouvoir dégager de la cohérence.

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05. Pourquoi un mixage à Los Angeles ?

Pour l’EP, Kallaghan habitait encore en France mais ensuite il a rencontré une américaine et il est parti s’installer là-bas avec l’opportunité d’y bosser et d’avoir un studio là-bas. Mais nous sommes restés en contact avec lui et c’est tout naturellement que nous l’avons sollicité pour l’album. Nous l’avons fait venir en France pour mettre en boite l’album car nous n’avions pas les moyens d’y aller. Donc il est venu mais nous n’avons pas fait cela conventionnellement en enregistrant dans un studio mais tout a été fait dans le salon de Djej qui s’est transformé en home-studio. Kallaghan a ramené son ordinateur et sa carte son et voilà. Et donc de retour chez lui, aux USA, il a travaillé sur ces pistes et a rassemblé le tout pour le mixage. Voilà pourquoi c’est fait sur Los Angeles.

 

06. Le chant en en anglais été une évidence ?

Certains d’entre nous dans le groupe dont Djej le chanteur ont déjà eu des expériences passées avec du chant en français. Mais c’était dans un autre contexte mais là ce n’est pas adapté à notre projet, à note délire autour de ce heavy rock US. Cela passait nettement moins bien en français qu’en anglais. Quant au titre, oui il est en français mais il s’agit d’une expression qui est utilisé en anglais et aux Etats-Unis. Cela résume bien la thématique, en écrivant et en enregistrant nos démos ce thème s’est imposé, lutter contre ses démons… Cela donne un côté frenchie, malgré le choix d’un rock américain.

 

07. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment avez-vous travaillé avec Fred Vervisch ?

C’est un dessinateur de BD qui travaille beaucoup sur le contraste et nous avions bien accroché sur son style. Et en pensant à Bête Noire, ce contraste entre la lumière et l’obscurité s’imposait encore plus. Et nous pensions que lui pouvait vraiment transmettre cela dans un dessin. Nous lui avons soumis l’idée et il a été d’accord. Les idées et les propositions se sont enchainées jusqu’au résultat final. La symbolique est forte.

 

08. Vous avez réalisé un clip avec lyrics pour enregistré un clip pour « Aphrodisiac cadillac », est-ce devenu un passage obligé ?

C’est un moyen de diffusion important et cela complétait bien notre concept et les visuels de l’album. Donc nous ne faisons pas des millions de vues mais cela s’avère être un outil précieux pour se faire connaître. Nous attachons beaucoup d’importance à tout cela, à nos visuels, pour lancer la promo de l’album. Nous faisons avec nos moyens.

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01. Alors quoi de neuf depuis 2013 et notre précédente rencontre ?

Chaos Heidi : Nous avons pas mal travaillé, lors de la précédente journée promo, nous étions alors en pleine tournée et donc nous avons continué à donner un maximum de concerts en 2013. Fin de l’année nous nous sommes arrêtés et avons commencé à penser et travailler sur la suite, le nouvel album. Et cela a pris pas mal de temps en démo, pré-production, enregistrement en studio. Ensuite il faut préparer son arrivée et le faire connaître. Voilà les deux, trois dernières années résumées.

 

02. Si l’on revient un moment sur la période Fifty Years Later, que retiens-tu de cette époque ?

En discutant entre nous, ce qui revient souvent c’est notre concert en ouverture de DORO au Divan du monde à Paris. Ce n’était pas prévu à la base, nous sommes arrivés au dernier moment. Le public ne nous connaissait pas et ne nous attendait pas non plus car nous n’avions pas été annoncés. C’était salle comble, nous avons passé un excellent moment, un super concert et les retours ont été très bons. Beaucoup de gens nous suivent depuis ce moment-là et puis rencontrer une artiste confirmée, discuter avec elle c’était très sympa. Donc cela reste un moment marquant de la période Fifty Years Later.

 

03. Nouvelle signature chez Massacre Records surprise ou continuité normale ?

En fait pour l’album d’avant nous avions un deal particulier, un contrat dit de « newcomer » pour les groupes en devenir, pas encore confirmés. Donc il y a un côté essai, tu signes pour un seul album et tu vois comment cela se passe et si nous sommes satisfaits de notre collaboration mutuelle. Et le bilan s’est avéré très positif de notre côté et du leur, ils nous ont dit que nous faisions partie des nouvelles signatures avec les meilleurs résultats. Et donc ils nous en proposé de retravailler avec eux pour celui-ci et du coup c’est ce que nous avons fait. Effectivement, il y a une continuité et une logique. Nous avons discuté avec d’autres labels mais ce n’a pas été assez concluant. Donc finalement c’était bien pour nous de rester chez Massacre.

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04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Spirited Away? L’ambiance était-elle différente que pour Fifty Years Later ?

Oui il y a forcément eu une évolution. Toujours une certaine continuité avec Didier Chesneau toujours dans le même studio mais avec l’envie de creuser certaines choses et d’aller plus loin. Nous ne voulions surtout pas refaire le même album. Il nous fallait garder notre identité tout en intégrant de nouvelles choses. Nous voulions un son plus moderne, explorer de nouvelles voies, que ce soit au niveau des arrangements, des types de sonorités pas utilisées avant, des touches électro, au niveau des guitares (avec l’utilisation plus systématique des sept cordes)…

Et puis Didier est une nouvelle fois très investi au niveau guitare, sur tous les soli, au niveau des arrangements. Tout cela fait que nous continuons d’évoluer par rapport à l’opus précédent. Et si tu ajoutes le changement de thématique au niveau des textes et cela a eu un gros impact pour moi au niveau personnel. Je ne pouvais pas chanter cet album là comme j’avais pu le faire sur le disque précédent. C’était pas le même discours, pas la même charge émotionnelle, donc pas mal de changer ont dû évoluer. Avec l’album d’avant, quand j’ai intégré ASYLUM PYRE, nous étions alors à quelques mois de l’enregistrement. Les titres étaient déjà bouclés, sans être écrits pour ma voix et c’était alors plutôt à moi de m’adapter. Pour celui-ci j’étais présente dès le début du processus, Johann savait que c’était moi qui les chanterai et donc quand il a composé, il a aussi pensé au profil, aux capacités de ma voix. Donc nous nous sommes ouvert tout un champ de possible qui n’avait pas pu être exploré avant.

Sinon la modulation dans le chant et la voix m’intéresse beaucoup, y compris dans un registre extrême. Il y a en avait déjà un peu sur Fifty Years Later mais cela était passé assez inaperçu ou les gens n’avait pas compris que c’était déjà moi qui chantait et là pour Spirited Away il y en a un peu plus et de façon plus marquée. Nous nous sommes effectivement donné à cœur joie là-dessus. Mais nous n’envisageons pas de passer sur un registre 100% extrême ne serait-ce que sur un seul titre. Pas sûr que cela ne corresponde à l’identité du groupe et nous utilisons justement ces différents types de chant comme des effets à même d’exprimer diverses émotions et que cela colle avec le thème du la chanson.

 

05. Il est surprenant de voir que Didier Chesneau est crédité pour la musique, il est beaucoup plus qu’un simple producteur ?

A oui complétement. C’est un artiste et là encore plus que dans le passé, il a pris une part importante dans le choix des arrangements, sur le jeu. Il fait partie intégrante du groupe et n’est pas qu’un acteur extérieur, un simple observateur. C’est nous qui lui avons demandé de prendre son rôle car d’abord nous sommes retournés chez lui car nous avons été très satisfait de son travail et de son apport sur l’album d’avant. Déjà sur Fifty Years Later cela s’était déjà un peu fait mais cela n’avait pas été prévu ni anticipé. Là nous savions où nous allions, ce que nous voulions et donc l’impulsion est venue de nous. Nous savions ce sont il était capable.

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06. Pourquoi ce choix de titre d’album, n’est-ce pas une référence au Voyage de Chihiro du studio Ghibli ?

Dans l’hommage si forcément car nous savons parfaitement que le titre du voyage de Chihiro en anglais est Spirited Away et donc nous l’avons choisi comme titre du disque de façon consciente. Et la chanson elle-même « Spirited Away » est un hommage assumé à Miyazaki. Il est précédé d’un titre instrumental qui reprend carrément des éléments d’un des thèmes du dessin animé. C’est un gros clin d’œil pour le studio Ghibli et son créateur. Cela fait partie des œuvres qui plaisent au groupe dans son ensemble et pour la petite histoire nous avons ce titre sous le coude depuis près de trois ans. A la fin de la période Fifty Years Later, nous discutions et le sujet Miyazaki est arrivé sur le tapis et nous avons eu la même idée au même moment, l’impression que Spirited Away serait le titre parfait pour le prochain opus. Et donc nous avions ce titre bien en avance et le disque s’est plus tard dessiné avec un fil conducteur rattaché aux esprits, à l’âme au cerveau et donc nous avions ce lien qui correspondait bien à Spirited Away. Nous avons associé des idées et des thématiques propres à notre album en plus de la référence à Miyazaki.

 

07. Vous avez voulu prendre de la distance avec les thématiques développées sur vos deux premiers albums en abordant d’autres choses ?

Oui c’est vrai, sur les deux premiers nous avions beaucoup abordé les sujets écologiques assez naturellement, c’est ce que Johann avait à dire à ce moment-là. Mais nous ne voulions pas nous enfermer là-dedans car à force nous aurions peut-être fini par tourner en rond. Là, nous sommes partis sur autre chose sans que les thématiques abordées soient vraiment plus légères. Nous avons notre regard sur d’autres sujets.

08. Vous aviez tourné une vidéo pour la chanson « Only Your Soul ». Comment cela s’est-il passé et appréciez-vous ce type d’exercice ?

Alors il faut savoir qu’il s’agissait de notre premier clip, nous n’en avions pas fait sur l’album précédent. Johann lui-même n’est pas particulièrement fan des clips car ils sont souvent pas très intéressants. Cependant, nous sommes arrivés rapidement au constat qu’il fallait y passer car nous sommes quand même dans un monde de l’image aujourd’hui et que ce n’est pas un aspect anodin dans la vie d’un groupe pour diffuser et faire connaître sa musique, en faire la promotion. Donc quitte à la faire, nous voulions proposer quelque chose de scénarisé, qui ait du sens, qui illustre l’univers du groupe et les paroles. Nous avons choisi ce morceau qui traite de l’enfance perdu, des illusions que l’on perd au moment du passage de l’enfance vers l’âge adulte. Et l’aspect nostalgique que nous pouvons avoir par rapport à ça. Nous avons imaginé très facilement des images sur ces thèmes là et donc nous avons rédigé des idées de scénarios et nous avons travaillé avec l’équipe de production qui a pu apporter son expertise dans le domaine. Et nous avons emmené ce projet là où nous le voulions.

Le tournage s’est déroulé sur trois jours de façon assez intense mais ce n’était pas désagréable non plus. Ce fut une belle expérience, personnellement j’avais très envie de faire ce clip, l’aspect visuel me plait et me parle beaucoup donc cela s’est finalement avéré assez amusant. Nous avons énormément fait appel à l’entourage, les amis, les enfants des amis car nous avions des besoins de figuration. Ensuite, comme nous étions aussi passés par une campagne de financement participatif, cela faisait partie des « lots » des contributeurs de devenir figurant. Nous avons eu un vivier assez large de gens à faire participer.

 

10. Pourquoi avoir fait le choix du crowfunding pour sortir cet album ? Est-ce l’avenir du music business ?

Oui, nous avions demandé près de trois milles euros pour la réalisation du clip et nous avons rapidement reçu la somme demandée et même plus et cela fait plaisir. Nous avons le soutien de nombreuses personnes qui sont prêtes à nous soutenir, à même beaucoup nous soutenir. Même encore là alors que le clip a été mis à disposition, il est très largement diffusé… C’est très encourageant pour nous. Cela se fait de plus en plus et ce n’est pas pour des raisons très joyeuses. Cela prouve que les structures qui sont censés assurer l’enregistrement ne le font plus et que donc les groupes doivent se débrouiller. Et cet autofinancement peut vite s’avérer très lourd donc il est normal que beaucoup de groupes passent par ce système pour avancer. Certains s’en servent pour financer un album, d’autres juste pour un clip ou une tournée. Effectivement, tout coûte énormément d’argent. Est cela l’avenir ? Grande question mais je ne sais pas. Mais on se rend compte que les groupes n’ont plus tellement le choix. Le marché n’est pas facile et ce plus en plus repose sur les épaules du groupe.

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11. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel comme la pochette avec Mythrid Art ?

Eh bien nous sommes par hasard tombés sur un de ses travaux qui circule, sur Facebook je crois. Cela nous a bien plus et nous l’avons donc contacté par ce biais en lui demandant tout simplement si cela pouvait l’intéresser de bosser avec nous. Et il accepté. Nous lui avons donné des indications, le titre de l’album, les thématiques et ce que nous voulions passer comme message. Il nous a fait rapidement des propositions qui ont plu au groupe. On a affiné, affiné et nous sommes parvenus à ce résultat. Il y a eu beaucoup d’aller retours, le concept de base nous a rapidement séduits mais le diable se cachent dans les détails. Ce qui est bien c’est que l’image reste soumise à interprétation et les différents éléments peuvent être compris de différentes manières.

 

12. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour ASYLUM PYRE ?

Nous espérons que l’album sera bien accueilli, les premiers retours sont tous positifs donc tant mieux. Ensuite pouvoir jouer un maximum et nous commençons déjà à annoncer nos premières dates de concerts comme en première partie de STREAM OF PASSION dans plusieurs villes. Espérons que cela soit le début de d’une longue série de beaux concerts et de belles rencontres avec notre public. Nous voulons continuer à progresser et à grandir, aller encore plus loin et continuer à le faire vivre.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Titre que tu aimes le moins de ta discographie ?

Je pense que je dois chercher cela du côté du premier album. Quand j’ai intégré le groupe j’avais dû apprendre quelques morceaux car nous en jouons sur scène. Je dirais « Love Ecstasy », je ne sais pas ce titre ne m’a jamais parlé.

 

02. Chanson que tu aurais adoré avoir composée ?

C’est pas facile non plus ça, les chansons merveilleuses ne manquent pas. Tiens parlons d’un titre inattendu mais qui a eu du succès et qui contient tous les ingrédients nécessaire, un super morceau : « Chandelier » de SIA.

 

03. Tu as le choix d’un guests (morts ou vivants) pour le prochain opus, qui choisis-tu ?

J'ai l’embarras du choix. Je vais être très égoïste mais disons Bruce Dickinson car je rêve de le rencontrer. L’artiste et le personnage me séduisent.

 

04. Tu as la possibilité de te produire n’importe où dans le monde, ou vas-tu ?

Rock in Rio me parle bien, vraiment trop la classe !

 

05. Ton album de l’année jusqu’à présent ?

Toujours très dur comme réponse, je n’écoute pas énormément de choses comme vous les chroniqueurs. J’écoute beaucoup notre album en ce moment pour préparer le live mais sinon c’est Titan de SEPTIC FLESH qui tourne pas mal sur mon lecteur.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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